jeudi 3 mai 2012

Fulcanelli


Sous le nom de Fulcanelli (1839-) parurent Le Mystère des cathédrales en 1926, et Les Demeures philosophales en 1930. Ces ouvrages se proposent de décrypter la symbolique alchimique de plusieurs monuments, comme la cathédrale Notre-Dame de Paris, la cathédrale d'Amiens, ou l'Hôtel Lallemant de Bourges. (...)  Quant à l'identité de Fulcanelli, plusieurs hypothèses ont été émises concernant la personne cachée sous ce pseudonyme, lequel paraît être une combinaison des noms Vulcain et Élie.
Source (et suite) du texte : wikipedia

L'Auteur de ce livre n'est plus, depuis longtemps déjà, parmi nous. L'homme s'est effacé. Seul, son souvenir surnage. J'éprouve quelque peine à évoquer l'image de ce Maître laborieux et savant, auquel je dois tout, en déplorant, hélas ! qu'il soit parti si tôt.
Pouvait-il, arrivé au faite de la Connaissance, refuser d'obéir aux ordres du Destin ? - Nul n'est prophète en son pays. - Ce vieil adage donne, peut-être, la raison occulte du bouleversement que provoque, dans la vie solitaire et studieuse du philosophe, l'étincelle de la Révélation. Sous l'effet de cette flamme divine, le vieil homme est tout entier consumé. Non, famille, patrie, toutes les illusions, toutes les erreurs, toutes les vanités tombent en poussière. Et de ces cendres, comme le phénix des poètes, une personnalité nouvelle renaît. Ainsi, du moins, le veut la Tradition philosophique. (...)
Eugène Canseliet, préface au Mystère des Cathédrales
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Bibliographie :
- Le Mystère des Cathédrales et l’Interprétation ésotérique des symboles hermétiques du Grand-Œuvre. Préface de E. Canseliet, Ouvrage illustré de 36 planches d'après les dessins de Julien Champagne, Paris, Jean Schemit, 1926, in-8, rééd. Pauvert, Paris, 2002, Martino Fine Book, 2011.
- Les Demeures philosophales et le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du grand-œuvre. Préface de Eugène Canseliet, Ouvrage illustré de 40 planches, d'après les dessins de Julien Champagne, Paris, Jean Schemit, 1930, réédition Pauvert, Paris, 2001, 2 volumes.
Pseudo Fulcanelli :
- Finis gloriae mundi, Londres, éditions Liber Mirabilis, 1999.
Etudes :
Axel Brücker "Fulcanelli et le mystère de la croix d'Hendaye", Ed. Séguier, 2005.
Frédéric Courjeaud Fulcanelli. Une identité révélé, Ed.. Claire Vigne, 1996
Geneviève Dubois : Fulcanelli dévoilé, Ed. Dervy, 1992.
Patrick Rivière : Fulcanelli, collection Qui Suis-je ?, Éditions PARDES
Patrick Rivière, Fulcanelli, sa véritable identité enfin révélée. La lumière sur son œuvre, Éditions de Vecchi.
Richard Khaitzine : Fulcanelli et le cabaret du Chat noir, Éd. Ramuel, 1997.
B. Allieu, B. Lonzième, Index Général de l'Œuvre de Fulcanelli, Éditions les Trois R, Le Mesnil Saint-Denis, 1992.
Jean Artero, Présence de Fulcanelli, Arqa, Marseille, 2008.

Blogue dédié : fullgross


I
La plus forte impression de notre prime jeunesse, - nous avions sept ans, - celle dont nous gardons encore un souvenir vivace, fut l'émotion que provoqua, en notre âme d'enfant, la vue d'une cathédrale gothique. Nous en fûmes, sur-le-champs, transporté, extasié, frappé d'admiration, incapable de nous arracher à l'attrait du merveilleux, à la magie du splendide, de l'immense, du vertigineux que dégageait cette oeuvre plus divine qu'humaine.
Depuis, la vision s'est transformée, mais l'impression demeure. Et si l'accoutumance a modifié le caractère prime-sautier et pathétique du premier contact, nous n'avons jamais pu nous défendre d'une sorte de ravissement devant ces beaux livres d'images dressés sur nos parvis, et qui développent jusqu'au ciel leurs feuillets de pierre sculptés. (...)

PARIS
I
La cathédrale de Paris, ainsi que la plupart des basiliques métropolitaines, est placée sous l’invocation de la benoîte Vierge Marie ou Vierge-Mère. En France, le populaire appelle ces églises des Notre-Dame. En Sicile, elles portent un nom encore plus expressif encore, celui de Matrices. Ce sont donc bien des temples dédiés à la Mère (lat. mater, matris), à la Matrone dans le sens primitif, mot qui, par corruption, est devenu la Madone (lat. ma donna), ma Dame, et, par extension, Notre-Dame.

Franchissons la grille du porche, et commençons l’étude de la façade par le grand portail, dit porche central ou du Jugement.



L' Alchimie ou la Philosophie, Notre Dame de Paris, pilier trumeau.

Le pilier trumeau, qui partage en deux la baie d’entrée, offre une série de représentations allégoriques des sciences médiévales. Face au parvis, - et à la place d’honneur, - l’alchimie y est figurée par une femme dont le front touche les nues. Assise sur un trône, elle tient de la main gauche un sceptre, - insigne de souveraineté, - tandis que la droite supporte deux livres, l’un fermé (ésotérisme), l’autre ouvert (exotérisme). Maintenue entre ses genoux et appuyée contre sa poitrine se dresse l’échelle aux neuf degrés, scala philosophorum, hiéroglyphe de la patience que doivent posséder ses fidèles, au cours des neufs opérations successives du labeur hermétique (pl. II). " La patience est l’eschelle des Philosophes, nous dit Valois, et l’humilité est la porte de leur jardin; car quiconque persévérera sans orgueil et sans envie, Dieu lui fera miséricorde. "
Tel est le titre du chapitre de ce mutus Liber qu’est le temple gothique; le frontispice de cette Bible occulte aux massifs feuillets de pierre; l’empreinte, le sceau du Grand Oeuvre laïque au front du Grand Oeuvre chrétien. Il ne pouvait être mieux situé qu’au seuil même de l’entrée principale.

Ainsi, la cathédrale nous apparaît basée sur la science alchimique, investigatrice des transformations de la substance originelle, de la Matière élémentaire (latin : materea, racine mater, mère. Car la Vierge Mère, dépouillée de son voile symbolique, n’est autre chose que la personnification de la substance primitive dont se servit pour réaliser ses desseins, le Principe créateur de tout ce qui est. (...)


CONCLUSION
Scire. Potere. Audere. Tacere. 
Zoroastre

La nature n'ouvre pas à tous, indistinctement, la porte du sanctuaire.
Dans ces pages, le profane découvrira peut-être quelque preuve d’une science véritable et positive. Nous ne saurions nous flatter cependant de le convertir, car nous n’ignorons pas combien les préjugés sont tenaces, combien est grande la force des préventions. Le disciple en tirera plus de profit, à condition, toutefois, qu’il ne méprise point les œuvres des vieux Philosophes, qu’il étudie avec soin et pénétration les textes classiques, jusqu’à ce qu’il ait acquis assez de clairvoyance pour discerner les points obscurs du manuel opératoire.
Nul ne peut prétendre à la possession du grand Secret, s’il n’accorde son existence au diapason des recherches entreprises.
Ce n’est pas assez qu’être studieux, actif et persévérant, si l’on manque de principe solide, de base concrète, si l’enthousiasme immodéré aveugle de la raison, si l’orgueil tyrannise le jugement, si l’avidité s’épanouit aux lueurs fauves d’un astre d’or.
La Science mystérieuse réclame beaucoup de justesse, d’exactitude, de perspicacité dans l’observation des faits, un esprit sain, logique et pondéré, une imagination vive sans exaltation, un cœur ardent et pur. Elle exige, en outre, la plus grande simplicité et l’indifférence absolue vis-à-vis des théories, des systèmes, des hypothèses que, sur la foi des livres ou la réputation de leurs auteurs,on admet généralement sans contrôle. Elle veut que ses aspirants apprennent à penser davantage avec leur cerveau, moins avec celui des autres. Elle tient, enfin, à ce qu’ils demandent la vérité de ses principes, la connaissance de sa doctrine et la pratique de ses travaux à la Nature, notre mère commune.
Par l’exercice constant des facultés d’observation et de raisonnement, par la méditation, le néophyte gravira les degrés qui mènent au SAVOIR.
L’imitation naïve des procédés naturels, l’habileté jointe à l’ingéniosité, les lumières d’une longue expérience lui assureront le POUVOIR.
Réalisateur, il aura encore besoin de patience,de constance, d’inébranlable volonté. Audacieux et résolu, la certitude et la confiance nées d’une foi robuste lui permettront de tout OSER.
Enfin, quand le succès aura consacré tant d’années laborieuses, quand ses désirs seront accomplis, le Sage, méprisant les vanités du monde, se rapprochera des humbles, des déshérités, de tout ce qui travaille, souffre, lutte, désespère et pleure ici-bas. Disciple anonyme et muet de la Nature éternelle, apôtre de l’éternelle Charité, il restera fidèle à son vœu de silence. Dans la Science, dans le Bien, l’Adepte doit à jamais SE TAIRE.
Extraits de : Le Mystère des Cathédrales
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