lundi 2 juillet 2012

Daniel Odier ou Chan Ming Qing



Daniel Robert Odier (nom de plume: Delacorta), né le 17 mai 1945 à Genève en Suisse, est un écrivain suisse et promoteur du shivaïsme cachemirien.
Source (et suite) du texte : wikipedia

Daniel Odier est devenu le disciple de Kalou Rinpoché en 1968. Il a suivi ses enseignements et a reçu la transmission de Mahamûdra. Très tôt fasciné par le Chan (le zen chinois des origines) il a étudié la proximité du Chan et du Tantra, inspiré par les travaux de l'ermite chinois Chien Ming Chen rencontré à Kalimpong en 1968.
Quelques années plus tard, Daniel suit dans un ermitage Himalayen l'enseignement de son maître cachemirien, la yoginî Lalita Devî de laquelle il recevra également la transmission du Mahamûdra et celle des enseignements mystiques les plus profonds des écoles Pratyabhijnâ et Spanda de la tradition Kaula.
Daniel a enseigné le tantrisme et le bouddhisme dans plusieurs universités américaines avant de fonder le centre Tantra/Chan, à Paris, en 1995. En 2000, il dissout ce centre afin d'encourager la pratique indépendante et donne aujourd'hui des séminaires dans le monde entier.
Ses livres sur le tantrisme, traduits en dix langues, traitent des aspects les plus profonds de la voie du tantrisme shivaïte et du Chan.
En 2002, Daniel a reçu en Catalogne, de Kosen Sensei l'Ordination de la tradition Zen Sôto.
En 2004, en Chine, il reçoit la transmission de la lignée de Zhao Zhou (778-897) du Grand Maître Chan (Zen)  Jing Hui, héritier du dharma de Xu Yun (1839-1959) considéré comme le plus grand maître chinois du XXème siècle et détenteur des cinq lignées du Chan. Reconnu comme Sifu (maître Chan)  Daniel réunit ainsi dans son enseignement les deux voies qui le touchent le plus profondément.  Il propose un bouddhisme laïc en prise directe avec la réalité quotidienne touchant l'essence du Chan hors des formes classiques de la prise de refuge, des voeux et des autres engagements formels. La pratique est centrée sur la méditation dans le style de Zhao Zhou, périodes de méditation alternées avec une marche vive et libre, dans la seule présence.
Daniel est également l'auteur de nombreux romans, le dernier : "Les 7 secondes de l’arc-en-ciel" paru chez Albin Michel en 2006.
Il a traduit l'oeuvre de Lalla, une poétesse et maître cachemirienne du XIVème siècle (Seuil) ainsi qu'une anthologie de textes de Maîtres Chan et Zen de Thomas Cleary publiée sous le titre. « Les secrets de la méditation  (Pocket).
Source du texte : Daniel Odier


Bibliographie  :
- Tantra, l'initiation d'un occidental à l'amour absolu, Ed. Lattès, 1996, Pocket, 1998.
- Tantra Yoga, Le tantra de la "connaissance suprême", Ed. Albin Michel, Poche, 2004
- Désirs, passions et spiritualité, Ed. Lattès, 1999.
- Ferveur hindoue, Ed. Payot, 1998
- Tantra, spontanéité de l'extase, Ed. Acte Sud, 2000
- Le Grand sommeil des éveillés, Ed. du Relié, 2000
Traduction :
Lalla, Chants mystiques du tantrisme cachemirien, Ed. du Seuil, 2000
L'incendie du coeur, Le chant tantrique du frémissement (Spandakarika), Ed. du Relié, 2000
Vijnanabhairava tantra, Ed. Albin Michel, 1998
Roman :
- Les 7 secondes de l'arc-en-ciel, Ed. Albin Michel, 2006
Adaptation cinématographique :
Alain Tanner, Les années lumières, 1981, d'après le roman La voie sauvage
Jean-Jacques Beinex, Diva, 1981
Bibliographie complète : wikipedia


Site officiel : Daniel Odier / Zhaozhou-chan
En ligne :
- Interview "Espace et vibration"
- Une sexualité au parfum d'infini
- Interview "La passion d'être"
- Interview "Émerveillement ordinaire": Clés


L'enfermement du Samadhi.
Quand j’entrais en Samâdhi en présence de Kalou Rimpoché ou de Devî, c’était comme si leur présence me tirait vers l’état manifesté par leur coeur-espace. Puis je fus capable de me mettre moi-même dans cet état. Je commençais à jouer avec ça, me mettant en samâdhi à tout bout de champ. Devî me dit de ne pas faire ça, que ce n’était pas un jeu, que ma pratique devenait vulgaire, qu’il fallait attendre que cela se fasse tout seul.
Le samâdhi est une grâce, ce n’est pas un objet de consommation. C’est très difficile car, dès que notre corps a enregistré comment cela fonctionne, l’immobilité, la quasi-absence de respiration, comme si la peau respirait, nous essayons de reproduire le samâdhi. Alors cela devient artificiel et, très vite, c’est l’enfermement. Chaque fois que Devî me voyait fabriquer du samâdhi, elle faisait exprès de m’interrompre jusqu’à ce qu’enfin je fasse l’expérience de ne plus le rechercher et d’avoir la surprise de la grâce.
Source du texte : Eveil impersonnel

Devi : Tout le monde veut lâcher prise mais comment lâcher prise si l'on ne tient pas les choses, si l'on ne touche pas les choses en pleine conscience, dans l'ouverture totale du Coeur ? Dans le tantrisme, la première chose est de faire l'expérience du toucher, du contact profond et sans perturbation mentale avec les choses, avec l'univers. Tout commence par là. Toucher profondément l'univers. Si tu lâches prise avant de toucher profondément, cela peut provoquer une grave perturbation mentale. Beaucoup de yogin débutants font cette erreur. Ils lâchent avant de prendre. Ils perdent contact avec la réalité. Le Coeur ne s'ouvre jamais. Ils entrent dans un vide stérile et y demeurent emprisonnés. Lorsque tu touches en profondeur, tu n'as plus besoin de lâcher prise, cela s'opère naturellement. Le monde est à traverser en pleine Conscience, il n'y a aucune détour, aucune autre voie, aucun raccourci. Lorsque tu tiens quelque chose de toute ta Conscience, comme un nouveau-né qui te saisit un doigt, il suffit d'ouvrir la main. Pourquoi un nouveau-né a-t-il une si grande force ? Parce qu'il est tout entier dans le mouvement qui le porte à saisir ton doigt. Il est si fort en cet instant que tu est subjugué par sa puissance. Le tantra, c'est accepter de vivre cette puissance. La femme la possède naturellement. Il lui est facile d'en faire l'expérience. L'homme est seulement dans un rêve de puissance. C'est pour cela que la manifestation de sa force n'est pas spontanée et qu'elle prend souvent une forme violente. La violence est de l'impuissance pure. Avoir conscience de sa puissance, c'est pour un homme, passer par la reconnaissance de sa féminité. De la même façon, une femme qui refoule sa puissance naturelle ne trouve pas en elle l'équilibre et l'acceptation de sa faculté d'émerveillement. C'est ainsi que nous définissons l'homme viril dans le tantrisme: "celui qui a conservé la faculté de s'émerveiller."
(...)
L'extase, l'expérience continue du divin dans la connaissance de notre propre nature, c'est notre état naturel. L'enfant connaît cet état, il en jouit dès l'instant de sa conception. Ce n'est que sous la pression extérieure, l'éducation, l'amour souffrant des siens, qu'il perd peu à peu ses facultés, sa force, sa capacité de s'émerveiller, sa confiance absolue en lui même, son ouverture au monde, la libre éclosion de son coeur qu'il apprend à resserrer puis à fermer. Revenir à cet état enfantin est la porte qui rouvre le coeur.
(...) Extrait de : Tantra
Source du texte : Claire Lumière
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