mercredi 18 octobre 2017

Nourrir la paix

MAJ de la page : Vegan

Conférence bilingue (EN-FR) du Dr. Will Tuttle, "Nourrir la paix"
jeudi 19 octobre 2017, 19h30
Salle Centrale de la Madeleine, entrée libre


en Soirée d’ouverture du Festival Vegan de Genève
vendredi 20 et samedi 21 octobre 2017
Stands et ateliers gratuits




Conference de Will Tuttle (Genève, 2015)

Auteur de Nourrir la paix, Ed. L'Age d'Homme, 2015
Commande sur Amazon : Nourrir la paix


Quel est le message principal du livre ?

L'idée de départ est la suivante : nous sommes tous nés au sein d'une société, d'une civilisation donnée dans laquelle il existe un énorme tabou. Nous ne sommes pas censés en parler ou y réfléchir, ni même en prendre conscience. Ce tabou, c'est la maltraitance à grande échelle d'animaux de manière systématique et implacable, en premier lieu à des fins alimentaires. Nous les maltraitons dans d'autres contextes également, mais certains animaux, comme nous le savons tous – les cochons, les vaches, les poules et poulets, les poissons et quelques autres espèces – sont considérés comme étant purement des matières premières, des marchandises, et non pas comme des êtres vivants.

Nous avons tous été endoctrinés pour nous conformer à un programme culturel qui nous force à assister à des rituels : nos repas. Ces rituels sont exercés par nos parents et amis et autres personnes de notre entourage qui nous influencent. Au cours des ces rituels, des animaux morts sont mangés. Nous avons été obligés d'y assister et d'y participer depuis tout petits. Ainsi, dès notre plus tendre enfance, notre sensibilité, notre compassion et notre sagesse naturelle ont été durement réprimées, étouffées. Ceci a un énorme impact sur la capacité que nous avons en tant qu'espèce à créer une société dans laquelle la paix, la justice, l'égalité et la liberté sont réellement possibles.

Alors que nous nous efforçons de construire une société plus égalitaire, plus juste, plus conviviale et plus libre, il semble que nous fassions très peu de progrès. On peut même avoir l'impression que nous régressons. La raison en est notre maltraitance systématique des animaux.

Une fois qu'ils commencent à entrevoir les ramifications de nos choix alimentaires et à comprendre que nous consommons beaucoup trop d'animaux (environ 75 millions d'animaux sont tués quotidiennement aux États-Unis, donc il s'agit d'une immense machine de mort industrialisée qui œuvre en quelque sorte derrière le rideau), la plupart des gens se rendent compte de trois « hics » :

Et si le problème, c'était la civilisation ?

Et si le problème, c'était la civilisation ?
Par Nicolas Casaux, le 15 octobre 2017 - Le Partage

Le mot civi­li­sa­tion évoque de puis­santes images et d’im­por­tantes concep­tions. On nous enseigne, ici, aux États-Unis, et depuis l’école primaire, qu’une poignée de peuples anciens — comme les Égyp­tiens et les Grecs — étaient « civi­li­sés » et que la civi­li­sa­tion a atteint son niveau opti­mal de déve­lop­pe­ment chez nous et dans d’autres pays occi­den­taux. La civi­li­sa­tion, nous dit-on, est béné­fique, dési­rable — et réso­lu­ment préfé­rable au fait d’être inci­vi­lisé. L’idée de civi­li­sa­tion implique toujours impli­ci­te­ment une compa­rai­son : l’exis­tence de peuples civi­li­sés implique des peuples inci­vi­li­sés, qui sont infé­rieurs parce qu’ils ne sont pas civi­li­sés. Les popu­la­tions inci­vi­li­sées, quant à elles, se sont vues expliquées qu’elles ne pour­raient jamais deve­nir civi­li­sées, ou bien qu’elles devraient tenter de le deve­nir aussi vite que possible ; nombre de celles qui ont essayé ou qui y ont été forcées — comme les habi­tants de l’atoll de Bikini qui ont été expul­sés de leurs îles afin que les USA puissent faire explo­ser des bombes atomiques dans leur lagon après la Seconde Guerre mondiale — ont beau­coup souf­fert du fait de l’ex­pan­sion de la civi­li­sa­tion.
La civi­li­sa­tion est une idée qu’on nous enseigne à l’école. Qui plus est, il s’agit une idée élitiste, qui se défi­nit par la créa­tion de hiérar­chies — entre socié­tés, entre classes, entre cultures, ou entre races. Pour les élites qui ont inventé l’idée, les civi­li­sa­tions sont toujours des socié­tés stra­ti­fiées en classes et fondées sur l’État, et les personnes civi­li­sées appar­tiennent toujours aux classes dont les privi­lèges sont garan­tis par les insti­tu­tions et les pratiques étatiques. Les personnes inci­vi­li­sées sont alors celles qui n’ap­par­tiennent pas à ces classes ou qui vivent en dehors de la civi­li­sa­tion et du contrôle de l’État.
— Thomas C. Patter­son, Inven­ting Western Civi­li­za­tion (1997).

La toute dernière édition du célèbre maga­zine améri­cain The New Yorker, en date de septembre 2017, comporte un article inti­tulé « The Case Against Civi­li­za­tion »[1] (La critique de la civi­li­sa­tion) ; fait excep­tion­nel pour un média grand public.
Cet article se base sur deux livres récem­ment publiés (en anglais seule­ment, pour l’ins­tant) : Against the Grain: A Deep History of the Earliest States (Contre l’agri­cul­ture : une histoire des premiers États), écrit par James C. Scott[2], anthro­po­logue (et anar­chiste reven­diqué, souli­gnons-le) ensei­gnant à l’uni­ver­sité de Yale aux États-Unis, et Affluence Without Abun­dance: The disap­pea­ring world of the Bush­men (La richesse sans l’abon­dance : le monde en voie de dispa­ri­tion des Bush­men) écrit par James Suzman, un anthro­po­logue britan­nique.

À travers ces deux ouvrages, le jour­na­liste du New Yorker dresse un (trop) bref portrait de quelques problèmes liés à l’avè­ne­ment de la civi­li­sa­tion, et dont nous souf­frons toujours aujourd’­hui (il se concentre prin­ci­pa­le­ment sur les inéga­li­tés sociales et quelques valeurs cultu­relles nuisibles).
J’ima­gine déjà les réac­tions d’in­com­pré­hen­sion de beau­coup. La civi­li­sa­tion ? Poser problème ? Comment le « Fait pour un peuple de quit­ter une condi­tion primi­tive (un état de nature) pour progres­ser dans le domaine des mœurs, des connais­sances, des idées » (défi­ni­tion offi­cielle du Centre natio­nal de ressources textuelles et lexi­cales ou CNRTL, un organe du CNRS) pour­rait-il être un problème ?

Eh bien, pour commen­cer, avez-vous remarqué le racisme et le supré­ma­cisme qui carac­té­risent cette défi­ni­tion de la civi­li­sa­tion ? Ce qui est impli­ci­te­ment (et rela­ti­ve­ment expli­ci­te­ment) insi­nué, c’est que les peuples (que les civi­li­sés quali­fient de) « primi­tifs » sont en quelque sorte en retard, ou arrié­rés, « dans le domaine des mœurs, des connais­sances, des idées » par rapport aux peuples civi­li­sés.
(La défi­ni­tion du Larousse ne vaut pas mieux : « État de développement économique, social, poli­tique, cultu­rel auquel sont parve­nues certaines socié­tés et qui est consi­déré comme un idéal à atteindre par les autres. » N’est-ce pas. Nous savons tous que les Indiens d’Amé­rique consi­dé­raient la civi­li­sa­tion qui les a massa­crés comme un idéal à atteindre, à l’ins­tar de tous les autres peuples oppri­més, déci­més ou suppri­més par son expan­sion).

Le Président Trump fait battre les tambours de guerre contre l’Iran

Le Président Trump fait battre les tambours de guerre contre l’Iran
Par Ron Paul, le 17 octobre 2017 - Ron Paul Institut / Arrêt sur info (trad.)

Le Président Trump a fait preuve d’une incohérence notoire en politique étrangère. Il a fait campagne et gagné la présidence à grand renfort de promesses : restaurer les relations avec la Russie, se retirer de guerres impossibles à gagner, comme en Afghanistan, et mettre fin à la politique américaine d’édification de nations outre-mer, qui ont démontré leur inefficacité. Une fois en fonction, il a mené des politiques diamétralement opposées à celles promises pendant sa campagne. Malheureusement, l’Iran compte au nombre des rares régions où le président s’est montré d’une parfaite cohérence. En se trompant sur toute la ligne.
Dans son discours présidentiel la semaine dernière, il a exprimé son opinion : l’Iran n’est pas « fidèle à l’esprit » de l’accord nucléaire de 2015 ; il va donc se tourner vers le Congrès pour faire appliquer de nouvelles sanctions contre l’Iran en vue, espère-t-il, de carrément retirer les États-Unis de cet accord.

Presque chacune des assertions de ce discours se sont avérées incorrectes – on en était gênés pour lui. L’Iran n’est pas allié à Al-Qaïda, comme l’a prétendu le président. L’argent que le président Obama a envoyé aux Iraniens, c’était le leur : en grande partie un acompte versé aux États-Unis pour des avions de chasse jamais livrés, à l’époque où, en 1979, l’Iran est passé du statut d’ami à ennemi. Le président prétend tout aussi faussement que l’Iran a l’intention de faire des États-Unis la cible du terrorisme. Il prétend que l’Iran a « alimenté la violence sectaire en Irak » ; or, ce sont les milices iraniennes qui, en 2014, ont empêché l’EI de prendre Bagdad. Je ne relèverai pas toutes les autres fausses déclarations relevées dans le discours du président : elles sont trop nombreuses.


L’ambassadeur Nikki Haley rencontre Benjamin Netanyahou le 7 juin à l’ambassade US de Tel Aviv

Comment a-t-il pu se tromper aussi grossièrement sur l’Iran, et sur des points aussi fondamentaux ?
Voici un indice : on dit dans les médias que son conseiller numéro un sur l’Iran serait son Ambassadeur à l’ONU, Nikki Haley. L’ambassadeur Haley est une « diplomate » convaincue que la guerre est la meilleure option, la première à envisager, et non la dernière et la pire. Elle n’a aucune expérience préalable en politique étrangère, mais son plus proche mentor c’est John Bolton – le néoconservateur dont les mensonges nous ont valu de nous lancer dans la guerre en Irak.plutôt que la pire, à envisager seulement quand toutes les autres ont échoué. Elle n’a aucune expérience préalable en politique étrangère, mais son plus proche mentor c’est John Bolton – le néoconservateur dont les mensonges nous ont valu de nous lancer dans la guerre en Irak. Comment ces gens peuvent-ils se regarder dans la glace quand ils contemplent toutes les victimes et destructions engendrées par leurs politiques ?

mardi 17 octobre 2017

Une vie une oeuvre - Alexandre Soljenitsyne

MAJ de la page : Alexandre Soljenitsyne



Une vie une oeuvre - Alexandre Soljenitsyne (1ère diffusion : 17/09/2011)

Comme l’a déclaré un jour Bernard Pivot, au cours de l’une des émissions qu’il a consacrées régulièrement à Soljenitsyne, il y a eu le monde avant Soljenitsyne et le monde après lui...

Alexandre Soljenitsyne en 1974.

Par Laetitia Le Guay, réalisée par Jean-Claude Loiseau. Textes lus par Nicolas Struve. Extraits du film Dialogues avec Soljenitsyne d’Alexandre Sokourov. Archives : extraits du Bouillon de Culture de Bernard Pivot consacré à Soljenitsyne en 1998. Documentation INA Hervé Evanno. Rediffusion de l'émission du 17.09.2011. Avec la collaboration de Ghislaine David et d'Annelise Signoret.

Entre les deux, en 1973, la parution de L’Archipel du goulag avait vaincu l’indifférence occidentale par l’ampleur de son témoignage sur les camps soviétiques.
Un homme, rescapé de la guerre et du goulag, par son courage et la force de sa plume, avait ébranlé un système.
Prix Nobel de littérature en 1970, célèbre pour Une journée d’Ivan Denissovitch, La Maison de Matriona ou Le Pavillon des cancéreux, Soljenitsyne est expulsé d’URSS en 1974 à la suite de la parution clandestine de L’Archipel du goulag à l’étranger.
Il passera vingt ans en exil. S’isolant dans le Vermont, dans une maison au milieu des arbres, il consacre toute cette période à sa Roue rouge, cycle romanesque sur la Révolution russe de plusieurs milliers de pages.
Rentré en Russie en 1994, l’écrivain prend position dans le débat public. Celui qui avait été acclamé comme un prophète est alors accusé d’être dogmatique, antisémite et réactionnaire.
Cette émission revient sur le parcours très exceptionnel de l’écrivain. Un parcours fait de ténacité et de passion de l’écriture. Son œuvre, immense, est une interrogation et une méditation sur le destin de la Russie.
Source (et suite) du texte : FC
 

Nothing to hide / Rien à cacher



Marc Meillassoux, Nothing to hide / Rien à cacher (oct. 2016)

Documentaire qui s'intéresse à la place de la surveillance dans la société et à son acceptation dans l'opinion à travers l'argument "je n'ai rien à cacher".
Il est à présent disponible en ligne sous licence Creative Commons* (Oct. 2017).
Rappel: Le film est mis gratuitement sur internet mais sa réalisation n'échappe pas aux contraintes financières de la production audio-visuelle. Chacun est donc libre de faire une donation ici: leetchi.com/c/project-nothing-to-hide
Source : Vimeo

« Rien à cacher » — ou, formulé de façon plus complète, « si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre » — est un argument mis en avant pour soutenir que les analyses des données et les programmes de surveillance des gouvernements ne sont pas un problème pour la vie privée, dans la mesure où cette vie privée ne couvre pas d’activités illégales.
Le slogan « Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre » a été utilisé dans le programme de vidéosurveillance pratiqué dans les villes du Royaume-Uni.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Site dédié : Je n'ai rien à cacher
Lire aussi par  : Nos données personnelles en mains privées… en toute confidentialité ! par Liliane Held-Khawam, le 15 octobre 2017



  

Qu’est-ce que l’équation de Kaya ?



Les ouragans sont-ils causés par le réchauffement climatique ? (RTL, 8/9/2017)
avec Jean-Claude Jancovici. "Aujourd'hui on est en pleine incohérence".


Qu’est-ce que l’équation de Kaya ? 
Par Jean-Marc Jancovici, 1 février 2014 - Jancovici


Emissions de gaz à effet de serre, économie, intensité énergétique, population… Il y aurait un lien entre ces diverses grandeurs, que chacun – physiciens, économistes ou politiques, ingénieurs, démographes – aime à utiliser dans son coin ? Une équation, géniale parce que si simple (et, comme on va le voir, si terrible !), et que la rumeur attribue à un professeur japonais dénommé Kaya (ce qui est sûr, c’est que le Professeur Kaya en question est un chercheur connu pour les questions de politique énergétique), permet de relier entre elles ces notions, même si pour la majorité de mes concitoyens « on ne voit pas le rapport avec la choucroute ».

Cette équation part du principe, très simple – et dont des générations de collégiens se souviennent sûrement ! – que l’on peut toujours multiplier ou diviser par un même nombre chaque coté d’une égalité.

Notre égalité de départ est on ne peut plus évidente. Appelons CO2 les émissions mondiales de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre d’origine humaine, et nous pouvons écrire qu’elles sont égales à elles-mêmes, ce sur quoi on devrait être d’accord :


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