samedi 15 décembre 2018

Chez les Kogis

MAJ de la page : Kogis



Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre (INREES, 2012)




Point de fuite: Kogis, les grands frères de la Sierra Nevada (2018)
Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, la Sierra Nevada, montagne côtière la plus élevée du monde avec ses deux sommets enneigés qui pointent à 5800 mètres, a été le berceau de deux fléaux bien connus en Colombie: le narcotrafic et le conflit entre la guérilla des FARC et les paramilitaires. Patiemment, les indigènes Kogis, de culture précolombienne descendant de la civilisation Tayrona, se sont réfugiés dans les hauteurs de la montagne. Là, ils ont fait ce quʹils font depuis toujours: des rituels à la Terre Mère pour éloigner la violence et préserver les ressources aquifères, la faune et la flore. Les Kogis sont un peuple très spirituel. Ils considèrent que les "petits frères", les hommes civilisés, nʹont de cesse de détruire la nature quʹeux, "grands frères", sʹévertuent à protéger. Aujourdʹhui, la Colombie engagée dans un processus de paix porteur de fruits, les indigènes Kogis remplacent peu à peu les plantations de coca des narcotrafiquants par leurs cultures de manioc et de banane plantin. Joana, guide touristique qui a vécu pendant sept ans parmi eux, organise des séjours dans les villages Kogis de la montagne. Une manière de faire connaître ce peuple unique et de profiter de lʹarrivée massive de touristes attirés par leur histoire. Nous lʹavons suivie à Seywiaka, village Kogi de la Sierra Nevada.
Source : RTS




Thomas Pesquet chez les Kogis (Rendez-vous en terre inconnue, 2018)


Gilets jaunes - Acte 5

Suite de la page : Gilets jaunes

RIC (Référendum d'Initiative Citoyen). 
LA revendication des Gilets jaunes.



La Grande Table (2e partie)
"Gilets jaunes" : une démocratie malade ou en rémission ? (7 déc. 2018)
avec Frédéric Worms, philosophe,
et Julien Gosselin, metteur en scène
Lire aussi : Contribution à la rupture en cours, le 7 déc. 2018 par Lundi matinLe charme indiscret des Gilets jaunes, le 12 déc. 2018




Annonce de Macron : L'arnaque décryptée (Le fil d'actu, le 14 déc. 2018)
Lire aussi : Parler pour ne rien dire, le 11 déc. 2018, par Michel Onfray / Macron, touche pas aux riches ! le 11 déc. 2018, Reporterre / En 2019, les cadeaux aux riches et aux entreprises feront peser une lourde menace sur le modèle social français, Bastamag, le 14 déc. 2018 /


Gilets jaunes : les éditocrates applaudissent Macron et sifflent la fin de la récré
par Acrimed, le 12 Décembre 2018 - Acrimed
Lundi soir, les chefferies éditoriales avaient les yeux rivés sur l’allocution d’Emmanuel Macron. Et sans grande surprise, ses annonces ont été applaudies. Les éditorialistes les plus en vue se sont rués sur les plateaux pour célébrer la parole présidentielle et enfiler les commentaires dépolitisants sur l’évolution du « style macroniste ». Ils ont également glosé autour du « virage social du gouvernement » [1]. Quitte à prendre quelques libertés avec les faits, notamment concernant la dite « augmentation du SMIC ». Mais là n’était pas tellement la question. En effet, cette séquence a surtout été un prétexte pour adresser un énième rappel à l’ordre aux manifestants : l’annonce de mesures doit désormais signer le coup d’arrêt de la mobilisation. Florilège en images :



Gilets jaunes : les éditocrates applaudissent Macron et sifflent la fin de la récré (Acrimed, 7 déc. 2018)
Lire aussi : Un Gilet jaune placé en garde à vue témoigne : «On nous a empêchés de manifester», le 9 déc. 2018  / Violences policières contre les journalistes : la liberté d’informer menacée (communiqué intersyndical), Acrimed, le 11 Décembre 2018 / Zineb Redouane, octogénaire décédée suite à une blessure par une grenade lacrymogène, Les Crises, le 10 déc. 2018 / Acte 4, reportage vidéo, le 13 déc. 2018




"Vous êtes un faux gilets jaunes !". Ou quand un discours ne plait pas au journaliste qui le censure en disant que celui qui le tient n'est pas un vrai gilet jaune (sic). (BFMTV, le 8 déc. 2018)




Philippe Béchade. Gilets jaunes : l'imposture Macron (14 déc. 2018)
"Les gens qui ont vraiment élu Macron pour son programme sont entre 6 et 6,5 % de la population"




Charles Gave. Gilets jaunes : vers une guerre civile ? (360, le 12 déc. 2018)
"Si vous analyser le niveau de vie et le revenu de cette classe de bobos, vous constaterez qu'ils n'ont jamais été aussi prospères. Ils sont nuls pour s'occuper des autres, mais ils s'occupent très bien d'eux-mêmes"




Jean-Christophe Picard. Corruption : Maladie de la France ? Anticor sans filtre (Thinkerview, le 10 déc. 2018)
 

Dans une démocratie on ne peut pas gouverner contre la volonté de la population

Ce que demandent les Gilets jaunes, le RIC (Revenu d'Initiative Citoyen) n'est pas une utopie et existe depuis plus de 125 ans en Suisse.
Il n'y a aucune raison que les français (qui ne sont pas plus stupide que leurs voisins) ne puissent pas l'exercer contrairement à ce qu'affirment leur élites auto-proclamées craignant pour leurs privilèges :



Jacques Attali : "Quand on fait un référendum, les électeurs ne répondent jamais à la question posée, ils répondent à celui qui a posé la question" (LCI, 4 déc. 2018)




Démocratie directe : le miracle suisse (France 2, un Oeil sur la planète, 2013)


Démocratie directe – Une bénédiction pour la Suisse. Un modèle pour les autres peuples
Par Marianne Wüthrich, docteur en droit, le 29 aout 2016

L’initiative populaire fédérale a 125 ans
Les Suisses sont depuis longtemps habitués à contribuer au façonnement de l’Etat et de la politique. Commençant par la formation coopérative des communes et des «Landsgemeinden» dans les cantons de montagne, peu à peu tous les cantons se donnèrent – depuis l’époque de la Régénération dans les années 1830 – une Constitution démocratique avec le développement successif des droits populaires.[1]


Au niveau fédéral, on introduisit déjà lors de la fondation de l’Etat fédéral de 1848 le référendum obligatoire pour les amendements de la Constitution. En 1874 suivit le référendum législatif facultatif qui fut plus tard – en 1921 – complété par le référendum facultatif pour les accords internationaux. Il y a 125 ans, le 5 juillet 1891, le peuple suisse vota avec 60% des voix en faveur de l’introduction du droit d’initiative au niveau fédéral. Depuis les Suisses ont déposé plus de 300 initiatives dont 203 furent soumises au peuple, les autres furent en général retirées suite à des contre-projets acceptables rédigés par le Parlement. Durant ces 125 ans, 22 initiatives, dont dix depuis 2002, furent adoptées par le peuple suisse et la majorité des cantons.Ce procédé démocratique développé en Suisse au cours de l’histoire est, en principe, possible également dans d’autres pays. Un développement constant de la démocratie directe du bas vers le haut est sans doute le fondement le plus solide. Car la démocratie directe implique aussi, à part le droit du citoyen de prendre des décisions, le devoir d’engager ses forces pour le bien commun. Celui qui dans une commune, en coopération responsable et pour le bien commun, apprend à planifier et à gérer, peut l’appliquer ensuite à des niveaux supérieurs de l’Etat.

Sous le titre «125 ans d’initiative populaire fédérale – une réussite?» le Zentrum für Demokratie Aarau a organisé le 5 juillet 2016 un forum en présence d’un nombreux public, avec la participation de deux conseillers aux Etats (Thomas Minder, sans parti, Schaffhouse et Hans Stöckli, parti socialiste, Berne) ainsi que de deux professeurs de droit (Andreas Kley[2] et Markus Müller[3]). Le Pr Andreas Glaser[4] a dirigé de manière très vivante et engagée la réunion et le débat avec les auditeurs.

Dans une démocratie on ne peut pas gouverner contre la volonté de la population

«La démocratie directe occupe en ce moment l’Europe entière. Dans beaucoup de pays de l’UE, les uns exigent de manière euphorique, après la décision du Brexit, davantage de droits décisionnels pour le peuple de façon immédiate, tandis que les autres se voient confortés dans leur position qu’il ne faut pas se fier au peuple et que la politique doit demeurer uniquement l’affaire de l’élite.» (Katharina Fontana [5] )

Sur des questions d’une importance capitale pour l’avenir d’un Etat – comme par exemple l’adhésion à l’Union européenne ou la substitution de la monnaie du pays par une monnaie unitaire – la perspective suisse exigerait une votation obligatoire même au plus haut niveau étatique, dans chaque pays membre. Après la décision du Brexit, il y aura probablement aussi dans d’autres pays européens une velléité du peuple de poser la question de la sortie. Si les autorités évitent de manière trop acharnée de demander le vote populaire, par peur que la majorité approuve la sortie, cela pourrait avoir des répercussions négatives: pour pouvoir parler d’une «Nation fondée sur la volonté du peuple = Willensnation», le gouvernement et le Parlement de chaque Etat devraient savoir si une nette majorité de la population est d’accord ou s’oppose à l’intégration dans une organisation supranationale.

D’ailleurs cela ne regarde personne si le citoyen donne sa voix suite à une analyse soigneuse des documents à disposition ou suite à ses sentiments personnels subjectifs. C’est son affaire tout à fait personnelle, sa propre liberté.

mardi 11 décembre 2018

Samadhi



Samadhi 1, Maya l'illusion du soi (2017)



Samadhi 2, Ce n'est pas ce que vous pensez (2018)

Autres vidéos : Le Monde intérieur

La revendication principale des Gilets jaunes : le RIC (ou RIP)

MAJ de la page : Gilets Jaunes / Etienne Chouard





Avec Etienne Chouard au péage de pont de l'Etoile (9 déc. 2018)



Deux revendications principales des Gilets jaunes :
RIC (Référendum d'Initiative Citoyen) ou RIP (Référendum d'initiative Populaire) dans tous les domaines et hausse substantiel des minimas sociaux (SMIC, RSA et retraites).
Débat avec Etienne Chouard, Fly Rider, Yvan Bachaud et Léo Girod (Demos Kratos, 8 décembre 2018)
Le RIC permettant ensuite de satisfaire aux autres revendications.
Site internet : Etienne Chouard / FacebookLe messageJ'écris la constitution



Etienne Chouard : «Le référendum d’initiative populaire est la cause commune des Gilets jaunes» (RT, le 11 déc. 2018)



Gilets jaunes, Gilets jaunes : suite ou fin ? Débat avec Etienne Chouard, enseignant, Manuel Cervera-Marzal, sociologue, Alexandre Devecchio, journaliste, et Nelly Garnier, parti les Républicains (RT, le 10 décembre 2018)



Réaction au discours de Macron, avec Etienne Chouard et Alexandre  Devecchio (RT, 10 déc. 2018)

Alors, qu’impliquerait un rattrapage des gains productivité par le Smic ? (...)
Le niveau du SMIC en 2018 ne serait pas de 1187,98 euros net (et de 1210 en 2019) mais il serait compris, au moins à 1472,05 euros, soit une augmentation de 23,7%.
Source : La parole présidentielle a-t-elle encore un effet sur la réalité ? par Jacques Sapir, le 11 déc. 2018
Lire aussi :
L’existence de l’euro, cause première des « gilets jaunes », Tribune de Todd, Sapir, Gomez, Rosa, Hureaux, Werrebrouck…, le 8 déc. 2018Gilets jaunes : apprendre de l’histoire et agir dans le présent, par Eric Toussaint, le 10 déc. 2018
Police. « Il y a la volonté que les collègues se lâchent », L'Humanité, le 7 déc. 2018 / Des « dérapages inadmissibles » de la police dénoncés par des syndicats de journalistes, Le Monde, le 10 déc. 2018




Entretien avec Etienne Chouard (UNCUT, juillet 2018)

Quand les multinationales attaquent les États



Laure Delesalle, Quand les multinationales attaquent les États (2016)

À travers trois affaires significatives, un décryptage édifiant du pouvoir des tribunaux d’arbitrage internationaux, qui menacent de faire prévaloir les profits des multinationales sur l’intérêt général.

À l’automne 2016, des millions d’Européens descendent dans la rue pour protester contre le Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada. Son rejet par la Wallonie, par la voix de son ministre-président Paul Magnette, plonge alors l’UE dans une grave crise et place les tribunaux d’arbitrage sous le feu des projecteurs – et des critiques. Ce dispositif, prévu dans le cadre de nombreux accords commerciaux internationaux, permet à des multinationales d’attaquer les États devant des juges privés – des avocats d’affaires –, afin de réclamer la compensation d’un manque à gagner réel ou potentiel induit par un changement de législation. En 2016, Cosigo Resources Ltd. a ainsi déposé une demande d’arbitrage contre la Colombie : en classant "parc naturel national" un territoire amazonien sacré, Bogotá a annulé la concession minière de la compagnie canadienne, laquelle estime son préjudice à 16 milliards de dollars, soit environ 20 % du budget national colombien…

Souveraineté ébranlée
"L’arbitrage est un système profondément défaillant. Il n’est pas juste, pas indépendant, et il est loin d’être équilibré", assène le professeur de droit canadien Gus Van Harten. De la Colombie à l’Allemagne en passant par le Pérou, aux prises avec la multinationale Renco, dont la fonderie de plomb de La Oroya (la "Tchernobyl des Andes") crache des fumées toxiques qui empoisonnent les enfants, Laure Delesalle (La dette, une spirale infernale ?) a enquêté dans les arcanes de cette justice opaque, au pouvoir démesuré. Créé par les États, dans l’objectif d’attirer des investisseurs, ce système fragilise leur capacité à légiférer sur l’environnement, la santé, les conditions de travail, le tout au détriment des citoyens, qui seront en outre amenés à payer l’addition.
Source : Arte
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