lundi 23 avril 2018

La vérité en question

MAJ de la page : Nietzche contre Foucault / Friedrich Nietzsche / Jacques Bouveresse / Noam Chomsky



Jacques Bouveresse, Nietzsche contre Foucault : Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir, Ed, Agone, 2016 (Librairie Les Topiques)




Noam Chomsky vs Michel Foucault (1971)


Nietzsche contre Foucault. La vérité en question. 
Par Jacques Bouveresse, mars 2016 - Le Monde diplomatique 

On a pu dire à propos de Michel Foucault que son principal mérite était de nous avoir enfin débarrassés de l’idée même de vérité. En s’appuyant sur la lecture des premiers écrits de Nietzsche, il a établi qu’elle ne reposerait que sur une distinction entre le vrai et le faux toujours à déconstruire — d’autant plus que cette opposition serait au service de l’ordre en place. La vérité serait-elle donc une variable culturelle ?

Sur ce que pourraient être, à ses yeux, les mobiles et les buts réels qui se dissimulent derrière la recherche supposée de la vérité, Michel Foucault a donné une idée très claire de la façon dont il se représentait la situation dans sa première année de cours au Collège de France : « Il s’agirait de savoir si la volonté de vérité n’exerce pas, par rapport au discours, un rôle d’exclusion analogue à celui que peut jouer l’opposition de la folie et de la raison, ou le système des interdits. Autrement dit, il s’agirait de savoir si la volonté de vérité n’est pas aussi profondément historique que n’importe quel autre système d’exclusion ; si elle n’est pas arbitraire comme eux en sa racine ; si elle n’est pas modifiable comme eux au cours de l’histoire (1). » Dans une démarche comme celle de Foucault, la grande découverte, due pour l’essentiel à Nietzsche, consiste justement en ce que l’utilisation de la distinction vrai-faux serait elle-même le résultat d’une sorte de violence originaire commise envers la réalité, qui la « falsifie » de façon essentielle : « Si la connaissance se donne comme connaissance de la vérité, c’est qu’elle produit la vérité par le jeu d’une falsification première et toujours reconduite qui pose la distinction du vrai et du faux (2).  »

Un partisan d’une théorie réaliste de la vérité dirait sans doute que l’opposition du vrai et du faux dans le langage est liée intrinsèquement à la prétention qu’a le langage de représenter la réalité. Avant que nous n’intervenions de façon quelconque, la réalité a déjà réparti, indépendamment de nous, les faits en ceux qui sont réalisés et ceux qui ne le sont pas. Aristote dit dans une formule fameuse : « Ce n’est pas parce que nous pensons d’une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc ; mais c’est parce que tu es blanc, qu’en disant que tu l’es, nous sommes dans la vérité (3). » On ne voit pas très bien, si on suit Foucault, où on pourrait chercher et trouver encore une raison qui empêche de dire, au contraire, que c’est seulement parce que nous disons que tu es blanc et disons de cette assertion qu’elle est vraie que tu es blanc : il y a du vrai parce qu’il y a ce que nous appelons le « dire-vrai » ; et il vaudrait mieux renoncer à considérer qu’il y a du dire-vrai parce qu’il y a une vérité à dire.

Un « rôle d’exclusion » ?
Le réalisme demande que l’on distingue clairement entre les moyens et les procédures dont nous disposons à un moment donné pour décider si une proposition est vraie ou fausse, lesquels sont historiquement déterminés, contingents, modifiables, imparfaits et faillibles, et la vérité ou la fausseté de la proposition, qui peut très bien être déterminée sans que nous y soyons pour quelque chose. Mais ce n’est évidemment pas ainsi que Foucault voit les choses. Pour lui, ce qu’on appelle la vérité n’est pas une chose qui résulte d’une confrontation entre le langage et la réalité, mais plutôt, selon une expression qui a fait fortune, un effet du discours lui-même. Il pense que nous sommes obligés de choisir entre deux possibilités qui s’excluent : ou bien la croyance naïve et idéaliste à un sujet de la vérité, conçu sur le modèle qu’en construit la philosophie traditionnelle, et à l’idée que la vérité est essentiellement le produit d’un désir de la vérité elle-même par lequel ce sujet est inspiré et animé ; ou bien l’acceptation de ce dont cette idée constitue justement la dénégation, à savoir la réalité du discours, de ses conditions et de ses lois de production, qui, lorsqu’on la prend au sérieux, fait apparaître la volonté de vérité qui y est à l’œuvre comme ce qu’elle est réellement, à savoir « une prodigieuse machine à exclure ». Je ne vois personnellement aucune raison de croire que nous sommes nécessairement enfermés dans une alternative de ce genre, et je pense que les deux options doivent être pareillement rejetées.

Le monde de l’autre côté du miroir, descente dans le terrier du lapin blanc



Daniele Ganser, historien suisse, L'OTAN-alliance pour la guerre, les USA-mensonges et morts par millions (Phoenix division, pacifistes allemands, 2017)

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Le complexe militaro-industriel est la principale cause de la crise globale.
Par John Scales Avery, le 30 mars 2018 –  The Transnational / Le Saker (trad).


Je voudrais vous annoncer la publication d’un nouveau livre intitulé The Devil’s Dynamo [La dynamo du diable]. Il s’agit d’une collection d’articles et de textes sur la façon dont les complexes militaro-industriels du monde entier conduisent et perpétuent la guerre. Une quantité considérable de données nouvelles ont également été ajoutées.
Le livre peut être téléchargé et diffusé gratuitement du site de l’Académie danoise pour la paix.

Pourquoi appeler un livre sur les complexes militaro-industriels The Devil’s Dynamo ?

Un complexe militaro-industriel est un flux circulaire d’argent. L’argent y circule comme le courant électrique dans une dynamo, en faisant une machine diabolique. L’argent des oligarques immensément riches achète les votes des politiciens et la propagande des médias grand public.
Engourdis par la propagande, les citoyens permettent aux politiciens de voter pour des budgets militaires obscènement gonflés, ce qui enrichit encore plus les oligarques corporatifs et le flux circulaire se perpétue ainsi.
Source (et suite) du texte : Le Saker francophone

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Le monde de l’autre côté du miroir, descente dans le terrier du lapin blanc
Un coup de gueule contre l’hystérie et de la russophobie occidentale
Par Christelle Néant, le 16 avril 2018 – DONI Press

Pour toute personne rationnelle et sensée, le monde semble être devenu complètement fou, tout du moins le monde occidental. Le bombardement illégal mené en Syrie par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, fait partie de ces symptômes de l’hystérie collective, que les gens encore capables d’utiliser leur cerveau ont du mal à appréhender. À quoi joue-t-on ?

Même un excellent analyste comme Emmanuel Todd en perd son latin à un certain point de son analyse de cette opération « pétard mouillé » ne comprenant pas le côté réel, hystérique et irrationnel de cette russophobie qui frappe l’Occident, des élites, jusqu’au peuple via les journalistes. Une russophobie qu’il n’arrive pas à justifier totalement de manière rationnelle par des arguments du type « volonté de cacher la merde sous le tapis ».

L’Occident, qui se nomme lui-même pompeusement « communauté internationale » pour donner plus de poids à ces quelques dizaines de pays sur les presque 200 que compte le monde, a une nouvelle fois violé le droit international dans lequel il se drape, comme Tartuffe le faisait avec la dévotion.

Carte fournie par les-crises.fr

Et monsieur Le Drian peut bien gloser sur la légitimité de l’action de la France dans ces frappes, si vous dites devant un juge que vous avez frappé un inconnu parce qu’il a prétendument frappé quelqu’un d’autre, le tout sans preuves solides, vous allez avoir des ennuis.

La France peut pérorer sur le prétendu blocage de l’ONU par la Russie pour justifier son « action » cela n’en rend pas moins la chose illégale. Si l’ONU a été créée c’est justement pour éviter de telles actions illégales comme celle que nos trois pseudo-Zorros ont mené en Syrie.
L’ONU est là pour régler par la discussion et la négociation ce qui se réglait avant par les armes. Si dès que les discussions n’aboutissent pas sur ce qu’ils veulent, certains pays décident de n’en faire qu’à leur tête, en s’essuyant le derrière avec la Charte de l’ONU et le Droit international, alors à quoi servent-ils ?
À rien… Et c’est bien là que réside le danger de ce genre d’actions irréfléchies et stupides de l’Occident [de ses élites auto-proclamées, NdSF], qui, se croyant tout puissant et autorisé (par qui ?) à jouer les gendarmes du monde, bafoue les règles qui régissent le vivre-ensemble sur notre petite planète. Si ces règles ne sont plus respectées par une partie des « joueurs » alors pourquoi les autres devraient-ils continuer à les respecter ?

En marche vers... une dictature qui ne dit pas son nom ?



Du grain à moudre par Hervé Gardette
L’accès à l’information est-il de plus en plus verrouillé ? 11/04/2018
Avec Ludovic Piedtenu, Journaliste, chef du service politique de France Culture
Géraldine Muhlmann, professeur de science politique et de philosophie à l'université Paris II et co-animatrice de l’émission Médiapolis sur Europe 1 avec Olivier Duhamel
Jennifer Deschamps, rédactrice en chef chez KM, en charge du documentaire, vice-présidente du collectif « Informer n'est pas un délit »
Pascal Doucet-Bon, directeur délégué de l'information de France Télévisions



Elise Lucet, Loi secret des affaires : une menace pour le droit à l'information (Pollinis, 14 avril 2018)
Lire aussi : Le parti de M. Macron impose le secret des affaires, qui restreint la liberté d’informer29 mars 2018, par Maxime Lerolle - Reporterre 


« L’argent magique » de Macron, pour les riches seulement 
Le 18 avril 2018  - Attac France
Mis en difficulté par une infirmière qui l’interpellait au sujet du manque de moyens dans son hôpital, Emmanuel Macron a fini par répliquer qu’il n’y avait pas d’« argent magique ».
C’est doublement faux !
Dans le budget de 2018, le premier de sa présidence, Emmanuel Macron a su trouver 17 milliards d’euros d’argent public pour baisser les impôts des entreprises et 7 milliards pour les ménages les plus fortunés, dont la moitié en supprimant l’ISF. Maintenant que cet argent a été distribué au plus riches et aux multinationales, Emmanuel Macron et son gouvernement se servent des habituels prétextes de la dette et des déficits pour réduire les dépenses publiques, dans les hôpitaux, les écoles, les universités, les Ehpad, les prisons, alors que les besoins en personnel et investissements sont criants.
Source (et suite) du texte : Attac
Lire aussi : L'imposture Macron, Un business modèle au service des puissants, Attac, le 5 avril 2018 / Macron, pas d'argent magique pour les hopitaux, France Soir, le 6 avril 2018  / Frappes françaises en Syrie : 16 millions d'euros de missiles dernier cri, LCI, le 14 avril 2018




Un eurodéputé belge offre une corde à Emmanuel Macron au Parlement Européen (17 avril 2018)

(...) Vous avez parler des gens qui réussisse et des gens qui ne sont rien. Vous n'avez pas dit les gens qui ne font rien ou les gens qui n'ont rien, vous avez parler des gens qui ne sont rien. Voyez-vous, pour nous le projet européen consiste précisément à faire en sorte que plus jamais, en aucun endroit de ce continent, aucune femme, aucun homme ne puisse être considéré comme rien ou se penser comme rien. Car considérer des êtres humains comme rien c'est permettre de leur faire subir n'importe quoi et cela nous ne l'accepterons jamais ! 




 Marisa Matias, Macron : Mr. petit Napoléon (Parlement européen, le 17 avril 2018)




Jean-Luc Mélenchon, révélation à propos du suivisme de Macron en Syrie (18 avril 2018)
Lire aussi : Macron, le roquet de Trump !, par Finian Cunningham, Chronique de Palestine, le 12 avril 2018




Intervention de l'ambassadeur de la Syrie à l'ONU après l'attaque du 14/04/18 (ONU, 15 avril 2018)
Transcription du discours : Le Saker


L’ONU et la Syrie
Marie-Hélène Miauton, le 19 avril 2018 - Le Temps

En Syrie, bien des questions restent encore sans réponse après les frappes des USA, de la Grande-Bretagne et de la France. Malgré les dénégations de leur gouvernement respectif, ces pays ont agi illégalement sans l’aval de l’ONU, incapable de remplir sa mission en raison de structures paralysantes qu’il s’agirait de réformer, estime notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton. 

Trop de questions restent encore sans réponse autour des frappes récentes sur la Syrie. En vrac, pourquoi la coalition formée par les USA, la Grande-Bretagne et la France a-t-elle décidé de réagir avant d’avoir désigné le coupable, et avant que les experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) aient pu poser un pied à Douma? Et pourquoi le régime syrien aurait-il largué une bombe au chlore le 7 avril alors qu’il n’avait aucun intérêt à cela, ayant repris la ville et ainsi réussi à débarrasser le pays de ses poches islamistes? Pourquoi Bachar el-Assad et son allié russe auraient-ils offert un tel prétexte aux Occidentaux qui avaient posé l’usage d’armes chimiques comme une «ligne rouge»? Les soupçonner d’un acte aussi contre-productif, c’est les prendre pour des idiots et nous avec eux.
Source (et suite) du texte : Le Temps



Syrie : L'enfant soi-disant victime d'une attaque chimique raconte que tout est faux (18 avril 2018)


En quête de vérité dans les décombres de Douma – et les doutes d’un médecin sur l’attaque chimique
Par Robert Fisk, journaliste britannique, grand reporter et correspondant au Proche-Orient, le 17 avril 2018 - The Independant / Les Crises (trad.)

Exclusif : Robert Fisk rend visite à la Clinique syrienne au cœur d’une crise globale.

C’est l’histoire d’une ville appelée Douma, un endroit putride, ravagé, plein d’immeubles résidentiels défoncés, et où se trouve une clinique souterraine dont les images de souffrance ont permis à 3 des plus grandes puissances du monde occidental de bombarder la Syrie la semaine dernière. Il y a même un docteur sympa en blouse verte qui, alors que je le localise justement dans cette même clinique, me dit avec entrain que la vidéo du « gaz » qui a horrifié la planète – malgré tous les sceptiques – est absolument authentique.

Les récits de guerre, cependant, ont pour habitude de tourner au cauchemar. Et ce même médecin-chef syrien de 58 ans ajoute ensuite une chose profondément dérangeante : les patients, dit-il, ont été exposés non pas à du gaz, mais à un manque d’oxygène (hypoxie) dans les tunnels jonchés de déchets, et dans les sous-sols où ils vivaient, au cours d’une nuit de grand vent et de bombardements intensifs qui ont déclenché une tempête de poussière.

dimanche 15 avril 2018

Cristiana Eltrayan



Pendant de nombreuses années, Cristiana Eltrayan a travaillé avec les gens, et s’est entraînée pour devenir une thérapeute holistique et une coach de vie. Après avoir poursuivi et réussi une vie professionnelle avec succès dans le management, elle s’est orientée vers l’auto équilibrage et le domaine du développement spirituel, qu’elle a étudié et pratiqué pendant des années avec le yoga, le qi-gong et d’autres pratiques dans le domaine bio qui sont réputées pour nous rendre pur pour le Divin. Son intention est de devenir et de rester un canal de Lumière aussi longtemps que possible dans le corps physique et de partager sa connaissance à ceux ouverts à cela. Son premier contact avec la connaissance de la Nourriture Pranique vient à elle en 2010 et elle a depuis lors franchi les étapes pour autoriser son être à basculer vers la Conscience Pranique, lui permettant d’être nourrie par le Prana, quand le corps le demande. Elle pratique maintenant la guérison de l’âme, – thérapie holistique – qui traite de l’équilibre entre le corps-esprit-âme et la déprogrammation et reprogrammation du champ énergétique, et partage ses expériences dans des livres, des ateliers, des cours et des conférences. Elle est l’auteur de « Darkroom retreat – une expérience mystique de lumière », qui décrit l’aube de son parcours pranique.
Site officiel : Soulhealing / Facebook
Source du texte : Breatharianworld

Mensonges et propagande de guerre occidentale



Syrie : une campagne de dénigrement systématique contre le pouvoir d'Assad ? Interview de Richard Labévière, ancien rédacteur en chef à la TSR et à RFI (RT France, le 12 avril 2018)




Caroline Galactéros, Docteur en Science politique, colonel au sein de la réserve opérationnelle des armées, expose en dehors de la pensée unique le conflit Syrien face à Bourdin (12 avril 2018)




L'invité actu par Caroline Broué
Emmanuel Todd : "La Russie est la seule force au monde qui puisse faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire" 14/04/2018

[...] C’est-à-dire qu’il y avait une dynamique qui montait, anti-russe, et puis finalement, apparemment, les Américains, les Britanniques et les Français ont tapé là où les Russes les autorisaient. Donc on est revenu dans le « rien » – au stade actuel de l’information. Donc je suis plutôt rassuré.
[…] Et donc toutes les interventions russes, tout ce que disent les Russes est considéré comme la parole de Satan, du mensonge, etc. Et puis nous, on fait comme si on était normaux. Mais la vérité, c’est que le monde le plus occidental, c’est-à-dire les trois démocraties occidentales originelles : la France, l’Angleterre et les États-Unis – c’est-à-dire les nations qui ont construit la démocratie, en fait – peuvent être considérées dans un état de fébrilité absolument incroyable. C’est un monde en crise.
[...] le niveau intellectuel des diplomates russes et des dirigeants russes est très supérieur à celui des Occidentaux. Vous ne pouvez pas comprendre la situation si vous ne voyez pas cette asymétrie. Une interview de Lavrov ou une discussion de l’ancien ambassadeur Orlov, ce sont des gens qui sont très supérieurs intellectuellement aux gens du Quai d’Orsay.
[...] Je ne comprends pas cette fixation pathologique, et c’est terrible pour un chercheur. Si vous êtes du côté Russe, vous êtes dans un univers de rapport de force rationnel et de maîtrise de soi mais si vous êtes du côté occidental, vous êtes dans un univers de passions incontrôlées qui renvoient à des troubles psychiques que vous ne comprenez pas.
[...] Macron fait semblant d’être président : par exemple, il ne contrôle pas la monnaie. Donc aujourd’hui, être Président en France, c’est simplement passer à la télé, si vous voulez. Et puis réduire les petits “privilèges” des petites gens et ne pas toucher aux gens qui ont de gros privilèges.
Source (et transcription entière) : Les Crises



Françis Blanche et Pierre Dac (La Voyante Madame Arnica ) 1957

- Madame Arnica pouvez-vous me dire le no du compte en banque de Monsieur ? [à partir de 5']
- Oui
- Vous pouvez le dire ?
- Oui
- Vous pouvez le dire ?
- Oui !
- Il peut le dire !
[Remplacez "Madame Arnica" par "Monsieur Macron", Francis Blanche par un journaliste français et "dire le no du compte en banque" par "donner des preuves de l'attaque chimique", puis " le dire" par "les donner"].


Frappes Syrie] Les “preuves” présentées par Le Drian : le vide comme nouveau fondement juridique à l’agression
Par Olivier Berruyer, le 15 avril 2018  - Les Crises

I. Des frappes illégales
Samedi 14 avril, la France a donc de nouveau choisi de piétiner le Droit international, déshonorant son statut de Membre Permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, et en affichant son mépris pour ce droit, gardien de la Paix et de la Sécurité entre les nations.
Source (et suite) du texte : Les Crises




Xavier Moreau revient sur les frappes occidentales en Syrie.(RT France, le 14 avril 2018)
«Emmanuel Macron vient de s'offrir sa première humiliation internationale»,




Syrie : Asselineau appelle à la destitution de Macron par l'article 68 de la constitution (Extraits, UPR, le 14 avril 2018)
Communiqué de presse de l'UPR 
   

Sur la Zad, « les gens arrivent de partout » pour défendre et reconstruire


Qui sont donc ces « illégaux » que le gouvernement veut à tout prix expulser de la « Zad » ?
Par Nolwenn Weiler, le 10 avril 2018

2500 gendarmes, appuyés par des blindés, ont été déployés le 9 avril à l’aube pour expulser une centaine d’habitants « illégaux » de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes. Des discussions devaient pourtant s’ouvrir pour légaliser des lieux de vies et des projets d’expérimentation agricoles. À peine trois mois après l’abandon officiel du projet d’aéroport, le gouvernement a donc décidé de passer en force.

Qui est visé par les expulsions en cours sur la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes ? Le flou règne. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, affirme que l’opération policière de grande envergure lancée à l’aube du 9 avril vise les « occupants illégaux », avant de préciser au micro d’Europe 1 qu’« une quarantaine d’édifices [étaient] concernés par l’opération, et une centaine de personnes ». 2500 gendarmes pour 100 personnes à expulser...
Source (et suite) du texte : Bastamag
Site internet : Zone A Défendre


Sur la Zad, « les gens arrivent de partout » pour défendre et reconstruire
Par Nolwenn Weiler, le 13 avril 2018

« Une cabane détruite, deux reconstruites », promettent les habitants de la Zad et leurs soutiens. Une première journée de reconstruction est prévue dès ce 15 avril. Après quatre jours d’intervention quasi militaire, une trentaine de lieux – fermes, salles collectives, logements – ont été rasés sur ordre de la préfète de Loire atlantique et du gouvernement. Les démolitions sont, pour l’instant, stoppées. Mais le processus de négociation a lui aussi été dévasté par l’opération : « Nous n’avons plus du tout confiance. C’est terminé, c’est clair », entend-on. Reportage.

Pour accéder à la Zad, le mieux est de passer par les champs. Ce 12 avril, quatrième jour de l’opération d’expulsion et de démolition menées par les forces de l’ordre – 2500 gendarmes –, les voies d’accès à la zone sont solidement gardées. Un checkpoint tenu par des gendarmes mobiles, lourdement armés et arnachés, et appuyés par un blindé, bloquent le carrefour des Ardillères, situé côté nord. A 200 mètres du barrage policier, Camille, un talkie-walkie vissé à l’oreille, monte la garde. Le retraité au regard bleu, qui a posé ses valises dans un lieu de vie collectif de la Zad l’été dernier, surveille les allers et venues de policiers et d’engins de chantiers amenés pour la démolition. Avant Camille, c’est Marc et Justine, arrivés tard dans la nuit depuis le Finistère, qui assuraient le tour de garde [1]. « Nous avons pris notre quart vers 7h ce matin, après avoir dormi un peu. Nous étions avec un jeune qui a creusé des fossés de 3h à 7h du matin, juste après être arrivé. Les gens arrivent de partout en fait. »

« Une personne a reçu une grenade de désencerclement dans sa capuche »
Des salariés ont pris des jours de congé. D’autres viennent chaque soir après le travail. Des dortoirs sont aménagés dans les bâtiments en dur, on se serre dans les cabanes ou les yourtes, et les nouveaux arrivants sont invités à venir avec leur tente. « Aujourd’hui, c’est étrangement calme », reprend Camille. Au carrefour de la Saulce, situé au milieu de la zone, une petite dizaine de personnes joue aux cartes derrière une barricade, profitant du printemps qui déchire enfin la grisaille, laissant passer ses rayons ensoleillés. Mais quand une alerte est lancée, chacun enfile ses lunettes et son masque. Certains se couvrent le visage, d’autres saisissent des morceaux de portes ou de taules en guise de boucliers recyclés. Des dizaines de personnes se pressent vers le lieu attaqué, parfois armées de cailloux et de cocktails Molotov. Les derniers arrivés demandent s’il y a eu des blessés. « Pas encore », répondent plusieurs voix entre deux quintes de toux dues aux fumées des gaz lacrymogènes.

Débris de grenades lacrymogènes et assourdissantes ramassées aux alentours de Fosses noires,
 le 11 avril / Photo : Nolwenn Weiler

Source (et suite) du texte : Bastamag

Lire aussi sur Reporterre : Les mensonges sanglants de M. Macron, par Hervé Kempf, le 16 avril 2018 / Hervé Kempf [MAJ]
 
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