mercredi 12 septembre 2018

La Solution au Meilleur des Mondes

MAJ de la page : Aldoux Huxley / Ariane Bilheran



Ariane Bilheran, La solution au meilleur des mondes (Ana l'exploratrice, 11 sept. 2018)

Si je devais réécrire maintenant ce livre, j'offrirais au Sauvage une troisième possibilité. Entre les solutions utopienne et primitive de son dilemne, il y aurait la possibilité d'une existence saine d'esprit - possibilité déjà actualisée, dans une certaine mesure, chez une communauté d'exilés et de réfugiés qui auraient quittés Le Meilleur des Mondes et vivraient à l'intérieur des limites d'une réserve. Dans cette communauté, l'économie serait décentraliste, à la Henry George, la politique serait kropotkinesque et coopérative. La science et la technique seraient utilisées comme si, tel le repos dominical, elles avaient été faites pour l'homme, et non (comme il en est à présent, et comme il en sera encore davantage dans le meilleur des mondes) comme si l'homme devait être adapté et asservi à elles. La religion serait la poursuite consciente et intelligente de la fin dernière de l'homme, la connaissance unitive du Tao ou Logos immanent, de la Divinité ou Brahman transcendant. Et la philosophie dominante de la vie serait une espèce d'Utilitarisme supérieur, dans lequel le principe du bohneur maximum serait subordonné au principe de la fin dernière - la première question qui se poserait et à laquelle il faudrait répondre, dans chacune des contingences de la vie, étant : Comment cette pensée ou cet acte contribueront-ils ou mettront-ils obstacles à la réalisation, par moi-même et par le plus grand nombre possible d'individus, à la fin dernière de l'homme ? 

Aldous Huxley,  Retour au meilleur des mondes (1958), Ed. Pocket poche,


Philosophia Perennis, la formule a été créé par Leibniz [tout comme celle de Meilleur des mondes possibles], (...) la chose est immémoriale et universelle. (...)
La connaissance est une fonction de l'être. Là où il y a un changement dans l'être de celui qui connait, il y a un changement correspondant dans la nature et la quantité de connaissance. (p. 1 - Introduction)

Dans l'étude de la Philosophia Perennis, on peut commencer soit par le bas, par la pratique et la morale, soit par le haut, par la considération des vérités métaphysiques, soit enfin par le milieu, au point focal où l'esprit et la matière, l'action et la pensée ont leur lieu de rencontre dans la psychologie humaine. (p. 13 - Tu es cela)

La matière de la Philosophia Perennis, c'est la nature de la réalité éternelle, spirituelle (p. 155 - De la Vérité)

Aldous Huxley, La philosophie éternelle (1945), Ed. Point poche,
 



Interview d'Aldous Huxley par Mike Wallace, 1958

Une infirmière se leva comme ils entraient, et se mit au garde-à-vous, devant le Directeur. 
- Quelle est la leçon, cet après-midi ? demanda-t-il. 
- Nous avons fait du Sexe Elémentaire pendant les quarante première minutes, répondit-elle. Mais maintenant, on a réglé l'appareil sur le cours élémentaire de Sentiment des Classes Sociales. (p.52)

Jusqu'à ce que l'esprit de l'enfant , ce soit ces choses suggérées, et que la somme de ces choses suggéréées, ce soit l'esprit de l'enfant. Et pas seulement l'esprit de l'enfant. Mais également l'esprit de l'adulte - pour toute sa vie. (p.54)

Dans un creux herbeux entre deux hautes masses de bruyères méditarranéennes, deux enfants, un petit garçon d'environ sept ans et une petite fille qui pouvait avoir un an de plus, s'amusaient, fort gravement et avec toute l'attention concentrée de savants plongés dans un travail de découverte, à un jeu sexuel rudimentaire. 
- Charmant, charmant ! répétat sentimentalement le Directeur. (p.56)

Aldous Huxley,  Le meilleur des mondes (1932), Ed. Pocket poche,


Sous prétexte de lutte pour l'égalité des droits et le rejet des persécutions, l'on éduque à la sexualité. D'ailleurs, les termes sont explicites. 
Les adultes se font initiateurs et éducateurs, non d'une prévention contre les risques en matière de sexualité (MST, grossesses précoces non désirées, transgressions sexuelles), mais de la sexualité elle-même, et ce, à des enfants mineurs sexuels. 
Les "autorités" entendent désormais "éduquer" les enfants aux diverses pratiques sexuelles de la pornographie, à la sodomie, aux différentes "orientations sexuelles", au genre, au transsexualisme, aux opérations transgenres. (p. 43 - La Grande manipulation pédophile)

Ariane Bilheran, L'imposture des droits sexuels: Ou la loi du pedophile au service du totalitarisme mondial (2017)


Les victimes vraiment sans espoir se trouvent parmi ceux qui semblent les plus normaux. Pour beaucoup d'entre eux, c'est "parce qu'ils sont si bien adaptés à notre mode d'existence, parce que la voix humaine a été réduite au silence si tôt dns leur vie, qu'ils ne se débattent même pas, ni ne souffrent et ne présentent pas de symptômes comme le font les névrosés" [Dr. Eric Fromm]. Ils sont normaux non pas au sens que l'on pourrait appeler absolu du terme, mais seulement par rapport à une société profondément anormale et c'est la perfection de leur adaptation à celle-ci qui donne la mesure de leur déséquilibre mentale. (pp.31/2 - Excès d'organisation)

Pour instruire en vue d'être libre, il faut commencer par énoncer des faits et des jugements de valeur, puis mettre au point les méthodes appropriées qui permettront de réaliser les valeurs et de combattre ceux qui , pour quelques raisons que ce soit, veulent ignorer les faits ou nier les valeurs. (p.126 - Etre instruit pour être libre))

Dans leur propagande antirationnelle, les ennemis de la liberté pervertissent systématiquement les ressources du langage pour amener, par la persuasion insidieuse ou l'abrutissement, lerus victimes à penser, à sentir et agir comme ils le veulent eux, les manipulateurs. (p. 137 - Etre instruit pour être libre)

En attendant, il reste encore quelque liberté dans le monde. (...) Peut-être les forces qui la menacent sont-elles trop puissantes pour que l'on puisse leur résister longtemps. C'est encore et toujours notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à elles. (p. 154 - Que faire ?)

Aldous Huxley,  Retour au meilleur des mondes (1958), Ed. Pocket poche,

Dépossession

MAJ de la page : Liliane Held-Khawam

Avec un livre indispensable pour comprendre le monde dans lequel nous sommes en 2018. 


Le marché global de la dette représente aujourd'hui 230 000 milliards de dollars. Autrement dit, le triple du PIB mondial.
À côté de cette dette inconcevable, plus d'un quadrillion de produits dérivés, véritable arme de destruction massive du système financier global, alimentent les circuits de la haute finance internationale.
Plus personne ne peut rembourser une telle dette. Plus personne ne contrôle l'émission d'argent scriptural par les institutions financières privées. Les Etats et le secteur public sont dépassés. En clair: ils n'existent plus, sinon lorsqu'il s'agit d'éponger les opérations aventureuses du « casino » planétaire.
Illustrant par de nombreux exemples ce constat apocalyptique, DÉPOSSESSION nous plonge dans les mécanismes et les manœuvres de la puissance techno-financière globale. Cette enquête d'une précision inédite nous montre que la dématérialisation, l'abolition des frontières et la démission des institutions politiques ne sont que les multiples noms de l'esclavage de demain.
Un ouvrage de choc et d'éveil à lire et à méditer avant qu'il ne soit trop tard.
Quatrième de couverture
Liliane Held-Khawam, Dépossession, Ed. Réorganisation du monde, 2018

Economiste d'entreprise et entrepreneur libano-suisse. Liliane Held Khawam milite activement depuis 1989 pour une réhumanisation de l'économie. Son blog est une source de référence sur les questions économiques.
Le blog de Liliane Held-Khawam


"Celui qui emprunte est l'esclave de celui qui prête" (Proverbe 22 de la Bible)
Ce proverbe millénaire n'a pas pris une ride à l'heure où le marché global de la dette, qui s'élevait à 87 000 milliards de USD en l'an 2000, culmine à 230 000 milliards. De plus, il devient clairement impossible de la rembourser puisqu'elle représente le triple du PIB mondial. A côté de cette dette pharaonique, 1.2 quadrillon de produits dérivés (cfr. tableau en fin de livre), véritable arme de destruction massive du système financier global, serait dans les circuits de la haute finance internationale. 
   Les richesses réelles dont disposent les créanciers de la planète en contrepartie sont inconnues, mais d'une valeur très certainement inégalée dans l'histoire de l'humanité. La raison première en est très simple. Des transferts massifs de privilèges - parfois régaliens - ont afflués de la planète entière à destination du marché financier, représenté par un nombre d'acteur toujours plus restreint. Les privilèges transmis ont été si nombreux et essentiels à la vie constitutive d'un Etat d'abord et d'un Etat de droit ensuite, qu'ils vont conférer tout naturellement aux représentants de la haute finance internationale une hyperpuissance au détriment du secteur public. 
   Deux groupes vont au fil du temps se faire face, avec d'une part cette espèce de superentité financière planétaire, et de l'autre l'ensemble des Etats du monde, citoyens inclus. L'endettement public et  les prérogatives monétaro-financières retirées aux Etats, sont en train de mettre un terme à l'existence de ceux-ci, et au principe même de la chose publique.  (...)
(p. 1 - Introduction)

Liliane Held-Khawam, Dépossession, Ed. Réorganisation du monde, 2018

France, fiasco diplomatique et état voyou



Trump and Macron’s awkward displays of affection


France diplomatie-Macron AN II : Un fiasco diplomatique total 1/2
Par René Naba, 3 septembre 2018 - Madanya

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« Il y a plusieurs sortes d’intelligences dont la bêtise n’est pas la moindre». Thomas Mann.

Le président Emmanuel Macron a inauguré le 27 Août à Paris la XXVIe conférence des Ambassadeurs de France, deuxième exercice du genre depuis son élection à la magistrature suprême, en 2017. Retour sur le fiasco diplomatique français à l’arrière plan des objectifs inavoués de la diplomatie française sous la mandature Macron.

SAUVÉ PAR LE GONG
Sauvé par le gong. Pour paradoxal que cela puisse paraître, Emmanuel Macron est redevable de sa nouvelle visibilité internationale à Vladimir Poutine, si pourtant vilipendé par la presse française, en ce que la lune de miel entre Jupiter de France et le gougnafier de l’immobilier américain a tourné en lune de fiel.

Diner privé à la résidence de George Washington, le père de la nation américaine, discours devant le Congrés, pichinette pelliculaire sur l’épaule du président français, accolades, embrassades, poilade et fortes empoignades… Tout un tralala et patati et patata. Et puis patatras.

Certes, Vladimir Poutine, ainsi que se gaussaient les éditocrates français, éprouvait un besoin pressant de sortir de son isolement et d’alléger la Russie des sanctions économiques qui la frappait du fait de son annexion de la Crimée et de son soutien victorieux à la Syrie. En un parfait synchronisme, la caste intellectuelle française, symptomatiquement, donnait d’ailleurs de la voix pour freiner une orientation dictée impérativement par le principe de réalité et le désastre français en Syrie, en mettant en garde contre une « alliance qui serait contraire aux intérêts de la France».
Source (et suite) du texte : Madanya


France diplomatie – La France, Patrie des Droits de l’Homme, un état voyou 2/2
Par René Naba, le 7 septembre 2018 - Madanya 

L’EXPÉDITION DE SYRIE : UNE FARCE TRAGIQUE. UN FIASCO.
La manifestation de force occidentale contre le Syrie, en avril 2018, hors mandat des Nations Unies, a viré à une démonstration d’impotence. Le retour d’opération établit le constat d’un fiasco militaire doublé d’une farce tragique. La vérité des chiffres donne le bilan suivant : 110 missiles américains tirés contre la Syrie, dont 70 % abattus avant d’atteindre leur cible. Soit à raison de deux millions de dollars le missile, un budget de 220 millions de dollars pour trois syriens blessés. Ce qui donne 70 millions de dollars pour chaque syrien blessé.

Ce chiffre ne tient toutefois pas compte des dépenses afférentes au déplacement de l‘Armada occidentale aux larges des côtes syriennes : un porte avions américain Harry Truman et son esacdre d’escorde de six bâtiments, deux sous marins anglais lance missiles etc.

La France, suprême sophistication, a dépêché, elle, depuis la base aérienne de Saint Didier sur le territroire métropolitain, quatre avions «Rafale», escortés par 4 autres Rafale de protection, un avion ravitailleur et trois bâtiments de la marine soit au total 12 éléments de sa défense nationale pour un raid de 4 heures, au résultat aléatoire. Pis, L’opération Hamilton, au cours de laquelle 12 missiles français ont été tirés, a tourné au fiasco. Pas moins de quatre missiles ne sont jamais partis.

Deux frégates Aquitaine et l’Auvergne ont essuyé une défaillance technique, entravant la mise à feu des missiles. C’est finalement, le bâtiment de remplacement, le Languedoc-Roussillon, qui a armé ses missiles pour atteindre la cible prévue, un centre de stockage d’arme chimique près de Homs. Les deux autres cibles ont été frappées par des tirs d’avions Rafale.
Le prix des missiles prévus pour cette opération, capable de pulvériser une cible à plus de mille kilométres de distance avec une précision inférieure à un mètre, est de 2,8 millions d’euros l’unité.

L’hypothèse d’un piratage informatique russe a été évoquée pour expliquer la défaillance technologique française.

Pour des pays qui affichent des déficits budgétaires colossaux, l’exploit mérite d’être signalé, particulièrement la France, qui balance « un pognon dingue » aux plus démunis, chipotant le bout du gras faisant des économies de bout de chandelles en réduisant par exemple de 5 euros l’allocation APL concernant les loyers étudiants, ou en gélant depuis cinq ans les pensions des retraités, dont l’économie de surcroît ne dispose d’ailleurs pas des mêmes possibilités de rebond que les économies anglo saxonnes, avec leur monnaie nationale, le dollar et la livre sterling, qui servent de monnaies d’échange des transactions internationales.
Source (et suite) du texte :  Madanya 

mardi 4 septembre 2018

De la servitude volontaire

Voir aussi la page : De la servitude moderne (vidéo) / Henri David Thoreau




Etienne de la Boetie, La servitude volontaire (1574)

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres (...)

 À vrai dire, il est bien inutile de se demander si la liberté est naturelle, puisqu’on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n’y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l’injustice. La liberté est donc naturelle ; c’est pourquoi, à mon avis, nous ne sommes pas seulement nés avec elle, mais aussi avec la passion de la défendre. (...)
Disons donc que, si toutes choses deviennent naturelles à l’homme lorsqu’il s’y habitue, seul reste dans sa nature celui qui ne désire que les choses simples et non altérées. Ainsi la première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. (...)

Il est certain qu’avec la liberté on perd aussitôt la vaillance. Les gens soumis n’ont ni ardeur ni pugnacité au combat. (...) les gens soumis, dépourvus de courage et de vivacité, ont le coeur bas et sont incapables de toute grande action. Les tyrans le savent bien. Aussi font-ils tout leur possible pour mieux les avachir. (...)
Est-ce là vivre heureux ? Est-ce même vivre ? Est-il rien au monde de plus insupportable que cet état, je ne dis pas pour tout homme de coeur, mais encore pour celui qui n’a que le simple bon sens, ou même figure d’homme ? Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi, n’ayant rien à soi et tenant d’un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie ? (...)
Mais ils veulent servir pour amasser des biens : comme s’ils pouvaient rien gagner qui fût à eux, puisqu’ils ne peuvent même pas dire qu’ils sont à eux-mêmes. (...)

Texte intégrale en téléchargement libre (PDF) 

Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie. Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans.
Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l'absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur, alors qu'il a été rédigé par un jeune homme. Ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaie d'analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport « domination-servitude »).
L’originalité de la thèse soutenue par La Boétie est de nous démontrer que, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent quand ils pensent que la servitude est forcée, elle est en vérité toute volontaire. Combien, sous les apparences trompeuses, croient que cette obéissance est obligatoirement imposée. Pourtant comment concevoir autrement qu’un petit nombre contraint l’ensemble des autres citoyens à obéir aussi servilement ? En fait, tout pouvoir, même quand il s’impose d’abord par la force des armes, ne peut dominer et exploiter durablement une société sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie notable de ses membres. Pour La Boétie, « Soyez donc résolus à ne plus servir et vous serez libres ».
Source (et suite) du texte : wikipedia




Le Mardi des auteurs : Étienne de La Boétie.
Par Anne Argouse et Gilles Davidas
Émission diffusée sur France Culture le 23.03.2010.

Étienne de la Boétie, philosophe et poète, connu pour avoir été l'ami mythique de Montaigne, est surtout l'auteur d'un court texte resté dans la postérité: le Discours de la servitude volontaire . Ecrit à l'âge de 18 ans, par celui que Pierre Clastres n'hésitait pas à appeler "le Rimbaud de la pensée", ce texte qui constitue une oeuvre de référence sur la question de la légitimité du pouvoir politique a été depuis le XVIe siècle constamment réimprimé. Traduit en quinze langues, il a donné lieu à une masse impressionnante de commentaires et d'interprétations. Toutes les périodes de troubles politiques ont vu réapparaître ce manifeste contre la tyrannie et il est aujourd'hui encore convoqué par divers courants de pensée. Ces annexions militantes témoignent de la résonance profonde et durable de ce texte et en font un cas "curieux", énigmatique. C'est sur cette énigme que se propose de se pencher cette émission, en interrogeant le texte du Discours , dont la question centrale demeure toujours d'une modernité surprenante : pourquoi obéit-on ?

Intervenants :
- Jean-Michel Delacomptée (écrivain, maître de conférence en littérature à l'Université Paris VIII)
- David Munnich (philosophe)
- Jean-Léon Beauvois (psychologue social)
- François Vaillant (rédacteur en chef de la revue Alternatives Non-violentes)
Source : Youtube

Non à l'éducation à la sexualité précoce et inappropriée

MAJ de la page : Droits sexuels et Education à la sexualité

Lire aussi : 
Courrier type pour les parents, à envoyer au directeur d'établissement et rectorat, par les Professionnels contre l'Education sexuelle [abusive] et les Droits sexuels, juillet 2018  /
Lettre aux citoyens, d'Ariane Bilheran, le 1 septembre 2018

Voir plus bas dans la page : 
NON A L’EDUCATION A LA SEXUALITE PRECOCE ET INAPPROPRIEE
COMMUNIQUE DE PROFESSIONNELS ET D’ASSOCIATIONS DE PROTECTION DE L’ENFANCE

Lire aussi : Est-il vrai que l'OMS impose des cours d'éducation sexuelle avant 4 ans ?, Cheknews, Libération, le 30 août 2018 / Standards pour l'Education sexuelle en Europe, OMS (p. 38 notamment où il est bien question de l'enseignement de la masturbation aux enfants de 0 à 4 ans)


Education sexuelle à l’école: Marlène Schiappa fait « comme si »
Une tribune du pédopsychiatre Maurice Berger, le 3 septembre 2018 - Causeur
Voir aussi (vidéo) : Maurice Berger, Les dangers de l'éducation à la sexualité / Site internet


Marlène Schiappa dans son bureau parisien, juillet 2018.

Madame Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, a hérité d’un cadeau particulier de la part de Madame Vallaud-Belkacem, ex-ministre de l’Education nationale : la généralisation du plan d’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires. Face à l’inquiétude des parents, elle s’élève contre les « fake news » qui attaqueraient ce programme, en utilisant une méthode étonnante. Après les « en même temps », voici les « comme si »…

Comme si je n’existais pas

Depuis quelques jours, Madame Schiappa fustige une pétition signée selon elle par des personnes qui voient dans ce programme l’intervention de Satan et par des conspirationnistes. Oui, parmi les 35 000 signataires, quelques-uns disent voir là l’intervention du diable, mais la secrétaire d’Etat fait « comme si » cette pétition n’avait pas été initiée par des professionnels de l’enfance dont des professeurs de psychologie clinique, un membre du Conseil scientifique de la Société française de psychiatrie de l’enfant, etc. ; « comme si » elle n’avait pas recueilli l’accord de 95 psychiatres et pédopsychiatres, 260 médecins, 35 pédiatres, plus de 1000 psychologues/psychothérapeutes et 1500 enseignants. Pour ma part, je suis pédopsychiatre, j’ai pratiqué des dizaines d’avortements bénévolement pour créer un état de fait avant le vote de la loi Veil, je suis athée, convaincu de la nécessité des vaccins obligatoires, je ne corresponds pas vraiment à un profil de conspirateur ou d’intégriste religieux.

Madame Schiappa argue que ce programme a reçu l’aval d’organisations sérieuses, « comme si » elle ignorait que, volontairement, il n’a été demandé l’avis d’aucun clinicien spécialiste du développement affectif de l’enfant. D’où le résultat médiocre et dangereux.

Madame Shiappa rassure les parents en répétant à l’envie qu’il n’y aura aucun enseignement à la sexualité infantile en maternelle. Tant mieux. Mais elle fait « comme si » cette décision était spontanée. Or ce renoncement résulte de notre vigilance. La preuve : en 2017, sur le site internet de l’Académie de Grenoble, cet enseignement était programmé en grande section et il a été retiré dès que nous l’avons révélé publiquement. Lors du Congrès 2017 des enseignants de maternelle, le Planning familial a ainsi animé un atelier intitulé « L’éducation sexualisée [sic] : les petits aussi ! ».

Comme s’il n’y avait rien d’inquiétant

La seule garantie concernant l’abandon de cette éducation précoce serait que le gouvernement décide clairement de retirer des textes officiels toute référence aux « standards européens d’éducation à la sexualité » qui préconisent que cette éducation débute avant 4 ans. Entre 4 et 6 ans devraient ainsi être abordées les sensations liées à la sexualité (plaisir, excitation) puis entre 6 et 9 ans, les menstruations, l’éjaculation, le plaisir lié au toucher de son propre corps, les relations sexuelles. Ces « standards » figurent sur le site Canopé de l’Education nationale. Qu’est-ce qui empêche Madame Schiappa de supprimer toute référence à ce texte nocif ? Mystère.

« Dominants, médias dominants et médiatisation de la pensée dominante ».

MAJ de la page : Monique Pinçon-Charlot

Jeudi d’Acrimed avec Monique Pinçon-Charlot (vidéo)
par Acrimed, Lundi 20 Août 2018 - Acrimed

Face au rouleau compresseur de la pensée dominante, que peuvent apporter la connaissance de l’espace médiatique et celle de la classe dominante à la lutte pour une appropriation démocratique des médias ? C’est à cette question qu’était dédié notre jeudi d’Acrimed du 26 avril 2018, sur le thème : « Dominants, médias dominants et médiatisation de la pensée dominante ».

Pour discuter ces questions, Denis Souchon, pour Acrimed, était aux côtés de la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Elle et Michel Pinçon ont consacré l’essentiel de leur carrière et de leurs recherches à l’étude critique de la haute bourgeoisie, et plus largement, des stratégies d’agrégation (et de ségrégation) socio-spatiale des élites sociales.



L’intervention de Denis Souchon



L’intervention de Monique Pinçon-Charlot



Les échanges avec la salle
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