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mardi 17 décembre 2013

Abd al Malik

Abd al Malik, de son vrai nom Régis Fayette-Mikano, est un rappeur, slameur, compositeur et écrivain français né dans le 14e arrondissement de Paris le 14 mars 1975. (...)
Son œuvre s'inspire de l'islam soufi auquel il s'est converti au cours de son adolescence, après avoir prôné un islam radical. Abd al Malik milite depuis pour la paix et pour un « vivre ensemble ».
Son style musical mêle rap, jazz et slam au ton volontiers « sérieux ». Il n'hésite pas à faire référence à d'autres chanteurs de langue française, comme Jacques Brel dont il reprend la chanson Ces gens-là, ou Claude Nougaro dans Paris Mai et Le Faqir. Ses chansons cherchent à mettre en valeur un texte fort de sens et d'émotion, chanté ou clamé, accompagné d'une musique qui doit appuyer l'intensité des paroles.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Discographie :
- Le Face à face des cœurs (2004)
- Gibraltar (2006)
- Dante (2008)
- Château Rouge (2010)
Bibliographie :
- L'Islam au secours de la république, Ed. Flammarion, 2013
- Le dernier français, Ed. Points, 2013
- La guerre des banlieues d'aura pas lieu, Ed. Points, 2011
- Qu'Allah bénisse la France, Ed. Albin Michel, 2007
Site (et blog) officiel : abd al malik / l'art et la révolte /  facebook
Voir aussi la page : Abd al Malik chante Albert Camus


Dans l’avion qui m’emmène au Maroc, je suis dans une grande confusion. Comment concilier une démarche spirituelle et une revendication politique ? Je ne sais plus du tout où j’en suis… Quand j’arrive à Madagh, il y a déjà beaucoup de monde, des hommes, des femmes. C’est la fête de la Nativité prophétique, qui est très importante pour les musulmans. Sidi Hamza nous reçoit. Et là il se passe une chose incroyable. Il dit en me regardant : « Ici, il n’y a pas de politique, il n’y a que l’amour de Dieu, de son Prophète et l’amour pour toutes les créatures. » Je suis bouleversé, je ressens un véritable choc. Je n’ai qu’une connaissance livresque de la spiritualité de l’islam et soudain je la vois dans mon corps. Je me rends compte que tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur sexe et leur religion, ont l’humanité en partage. A partir de ce moment-là, ma vie bascule. Je deviens un disciple de Sidi Hamza et j’entame un long cheminement auprès de lui. Ce n’est pas un maître à penser, mais quelqu’un qui vous apprend à trouver en vous les réponses aux questions. Il dispense un enseignement oral, de cœur à cœur… Sa simple présence est un encouragement et un réconfort. Avec lui, je m’initie à un islam lumineux, où l’on accepte l’autre tel qu’il est, où l’on respecte les différences. Un islam qui invite à revenir sur soi et à mener un véritable combat contre son propre ego et son ignorance. A travers cette éducation, je découvre l’amour de mon pays, la France, l’importance de ses ­valeurs de fraternité, d’égalité, de laïcité. Je comprends qu’on ne peut pas toujours mettre la faute de nos problèmes sur le dos des flics, des profs, des institutions… Je m’apaise. Je ­retourne souvent voir Sidi Hamza à Madagh. Je parle avec lui ou bien je médite avec d’autres disciples en invoquant des noms de Dieu, comme des mantras. Ces invocations aident à trouver un regard juste sur le monde. Je sais aujourd’hui qu’être optimiste est un combat.
Source (et texte entier) : paris match



Ode à l'amour, extrait de l'album : Le Face à face des coeurs (2004)



La part d'enfance par Mazarine Pingeot, Jean-Michel Dijan (2012)



KTO, Abd al Malik (2008)



France info, L'Islam au secours de la république (2013)



Gibraltar, extrait de l'album Gibraltar (2006)



L'Alchimiste, extrait de l'album Gibraltar (2006)

Abd al Malik : rencontre avec Albert Camus

MAJ de la page : Albert Camus / Abd al Malik



Un autre jour est possible par Tewfik Hakem
Abd al Malik : rencontre avec Albert Camus (12.12.2013) - à partir de 16'



La Grande table (1e partie) par Caroline Broué
Abd Al Malik



Abd al Malik chante Camus, Arte



Abd al Malik rencontre Albert Camus, L'art et la révolte

Chaque artiste garde ainsi, au fond de lui, une source unique qui alimente pendant sa vie ce qu'il est et ce qu'il dit. Quand la source est tarie, on voit peu à peu l'oeuvre se racornir, se fendiller. Ce sont les terres ingrates de l'art que le courant invisible n'irrigue plus. Le cheveu devenu rare et sec, l'artiste, couvert de chaumes, est mûr pour le silence, ou les salons, qui reviennent au même. Pour moi, je sais que ma source est dans L'Envers et l'Endroit, dans ce monde de pauvreté et de lumière où j'ai longtemps vécu et dont le souvenir me préserve encore des deux dangers contraires qui menacent tout artiste, le ressentiment et la satisfaction.
Extrait de : Albert Camus, L'envers et l'endroit (1958)
Source : UQAC (PDF)
Site officiel : Abd al Malik

Voir aussi la page : L'alchimiste

samedi 5 mai 2012

L'alchimiste

Fin de semaine avec l'alchimiste (de) Abd Al-Malik.



Refrain
Je n'étais rien, ou bien, quelque chose qui s'en rapproche,
J'étais vain et, c'est bien c'que contenait mes poches.
J'avais la haine, mélange de peur, d'ignorance et de gêne.
Je pleuvais de peine, de l'inconsistance de ne pas être moi-même.
J'étais mort et, tu m'as rammené à la vie :
Je disais "J'ai" ou "Je n'ai pas", tu m'a appris à dire "Je suis".
Tu m'as dit : "Le noir, l'arabe, le blanc ou le juif sont à l'homme ce que les fleurs sont à l'eau".

Oh, toi que j'aime et, toi, que j'aime.
J'ai traversé tant d'avenues, tellement attendu ta venue
Qu'à ta vue, je ne savais plus si c'était toi, si c'était moi
Si c'était moi, si c'était toi,
Je criais ton nom dans le désert des villes, que j'traversais car
Sûr de ton existence, je savais que tu m'entendrais
Eh, toi, que j'aime, Oh, toi... que j'aime.

Refrain

Oh, toi que j'aime et toi, que j'aime.
Ni la rue, ni les drames, ne m'ont voilé à ta vue
Même au plus bas, même quand j'me disais que tout était foutu
Je t'aimais comme si je te voyait,
Car si je ne te voyait pas, je savais que j'étais vu par toi.
Et, toi que j'aime. Tu es un lion et ton coeur est un soleil
L'ultime secours de ceux perdus dans leur sommeil.
Et, toi, que j'aime, Oh, toi...

Je n'étais rien, ou bien, quelque chose qui s'en rapproche,
J'étais vain et, c'est bien c'que contenait mes poches.
J'avais la haine, mélange de peur, d'ignorance et de gêne.
Je pleuvais de peine, de l'inconsistance de ne pas être moi-même
Tu es, tu es l'alchimiste de mon coeur,
Et, toi, que j'aime, Oh, toi, que j'aime, que j'aime

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