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jeudi 2 mars 2017

Silence !

MAJ de la page : Albert Camus






Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
Silence ! (27 février - 2 mars 2017)
1/4 : Camus et le silence déraisonnable du monde
avec Marylin Maeso : ATER en Philosophie à l'université de Nice Sophia- Antipolis
2/4 Quand le cinéma donne la parole au silence
avec José Moure : Enseignant à Paris I
3/4 Le silence a-t-il une histoire ?
avec Alain Corbin : Professeur émérite de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.
4/4 Blanchot, l’impossible silence
avec Eric Hoppenot : Responsable du Département de Lettres à l' ESPE (Écoles Supérieures du Professorat et de l’Education) de Paris-Université Paris-Sorbonne
 

Donatella Marraoni, Silence
  

jeudi 25 août 2016

« On peut me reconnaître un certain goût pour l’informulé. »



Bhagavad Gîtâ, La dextérité dans l'action, lu par Michael Lonsdale



Nietzsche, Ainsi Parlait Zarathoustra, Prologue 1-3, lu par Michael Lonsdale



L'Etranger d'Albert Camus, lu par Michael Lonsdale


Michael Lonsdale est un acteur français né le 24 mai 1931 dans le 16e arrondissement de Paris. Principalement connu pour ses rôles au théâtre et au cinéma, il a également prêté sa voix à divers projets audiovisuels, comme des dramatiques radiodiffusées ou des livres audios.
Source (et suite) du texte, filmographie (...) : wikipedia

« Avant de jouer, je ne travaille pas les rôles, la façon dont je vais dire les phrases. Je n’en sais rien. Je suis de la famille des instinctifs. »
(...) Absolument ! Je n’ose pas trop le dire parce que les gens vont croire que je ne suis pas sérieux… Mais voilà, le sens me vient quand je lis, et je m’ennuie beaucoup pendant les répétitions parce que j’ai envie de jouer tout de suite. Le cinéma, c’est un art de l’instant. Je n’ai pas besoin de préparer, rien. Sauf quand le metteur en scène me demande une chose plutôt qu’une autre, alors je me plie à ses volontés.
Source (et suite) de l'interview : Standard magazine




Jésus, Michael Lonsdale, et ses Amis (KTOTV 2016)



C'est quoi Michael Lonsdale ? (Blow-up 2016)

samedi 6 août 2016

Hiroshima, pourquoi ?

MAJ de la page : Hiroshima (tag) / voir aussi Metamorphosis



Hiroshima, avant, pendant et après l'explosion atomique



Hiroshima, après, images inédites (Armée russe, août 1945)


Hiroshima, pourquoi ?
Par Oliver Stone, Peter Kuznick le 26 mai 2016 -  Los Angeles Times / Le Saker francophone (trad.)


Hiroshima a changé le monde, mais n’a pas mis fin à la Seconde Guerre mondiale; c’est l’entrée en guerre de l’Union soviétique qui l’a fait.

Enola Gay, l’avion au retour de sa mission sur Hiroshima 

La visite du président Obama à Hiroshima vendredi a ravivé le débat public sur les bombardements atomiques américains du Japon – débat en grande partie occulté depuis que le Smithsonian Institute a annulé son exposition sur l’Enola Gay en 1995. Obama, conscient que les critiques sont prêtes à fuser s’il jette le moindre doute sur la rectitude de la décision du président Harry S. Truman d’utiliser des bombes atomiques, a choisi de garder le silence sur la question. C’est malheureux. Un inventaire national est largement dû.

La plupart des Américains ont appris que l’utilisation de bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945, fut justifiée parce que les bombardements ont terminé la guerre dans le Pacifique, évitant ainsi une coûteuse invasion américaine du Japon. Cette affirmation erronée est issue des manuels d’histoire du secondaire encore aujourd’hui. Plus dangereusement, elle façonne la pensée des responsables gouvernementaux et des planificateurs militaires qui travaillent dans un monde qui possède encore plus de 15.000 armes nucléaires.

Truman exultait de l’oblitération d’Hiroshima, la qualifiant de «plus grande chose dans l’histoire». Les chefs militaires américains ne partageaient pas son exubérance. Sept des huit officiers cinq étoiles de l’Amérique en 1945 – les généraux Dwight Eisenhower, Douglas MacArthur et Henry Arnold, ainsi que les amiraux William Leahy, Chester Nimitz, Ernest King et William Halsey – ont par la suite dénoncé les bombardements atomiques, affirmant qu’ils étaient soit militairement inutiles, soit moralement répréhensibles, ou les deux. Les bombes n’ont pas non plus réussi dans leur objectif accessoire : intimider les Soviétiques.

vendredi 5 août 2016

Albert Camus sur la liberté de la presse

MAJ de la page : Albert Camus


Un manifeste inédit d'Albert Camus sur la Liberté de la presse.
Publié en exclusivité par Le Monde International, le 18 mars 2012 - Javier Bonilla Saus

A propos des attaques systématiques contre la presse en Equateur, Cuba, Venezuela, Argentine, Bolivie, Nicaragua, etc.

Le manifeste que nous publions a été rédigé par Albert Camus (1913-1960) près de trois mois après le début de la seconde guerre mondiale. Il a alors 26 ans. Non signé, le texte est authentifié. Il est aussi d'actualité. Il pourrait tenir lieu de bréviaire à tous les journalistes et patrons de journaux qui aspirent à maintenir la liberté d'expression dans un pays en guerre ou soumis à la dictature, là où le patriotisme verrouille l'information. " Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête ", écrit Camus, pour qui résister, c'est d'abord ne pas consentir au mensonge. Il ajoute : " Un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. "
Cet article de Camus devait paraître le 25 novembre 1939 dans Le Soir républicain, une feuille d'information quotidienne vendue uniquement à Alger, dont Camus était le rédacteur en chef et quasiment l'unique collaborateur avec Pascal Pia. Mais l'article a été censuré. En Algérie, sa terre natale, qu'il n'a, à l'époque, jamais quittée hormis pour de brèves vacances, Camus jouit d'un petit renom. Il a déjà écrit L'Envers et l'Endroit (1937) et Noces (mai 1939). Il a milité au Parti communiste pour promouvoir l'égalité des droits entre Arabes et Européens, avant d'en être exclu à l'automne 1936 - il a consenti à cette exclusion, tant les reniements politiques du parti l'écoeuraient.
Secrétaire de la maison de la culture à Alger, il a monté la première compagnie de théâtre de la ville, adapté Le Temps du mépris, de Malraux, et joué des classiques. Sa première pièce, Révolte dans les Asturies, coécrite avec des amis, a été interdite par Augustin Rozis, le maire d'extrême droite d'Alger. Le jeune Camus, orphelin d'un père mort en 1914, fils d'une femme de ménage analphabète, fait de la littérature une reconnaissance de dette. Fidélité au milieu dont il vient, devoir de témoignage.
Pascal Pia, vieil ami d'André Malraux, l'a recruté en 1938 comme journaliste polyvalent pour Alger républicain, quotidien qui entendait défendre les valeurs du Front populaire. Ce journal tranchait avec les autres journaux d'Algérie, liés au pouvoir colonial et relais d'une idéologie réactionnaire. Ainsi Camus a publié dans Alger républicain une série d'enquêtes qui ont fait grand bruit, la plus connue étant " Misère de la Kabylie ".
Camus est pacifiste. Mais une fois la guerre déclarée, il veut s'engager. La tuberculose dont il est atteint depuis ses 17 ans le prive des armes. Alors il écrit avec frénésie. Dans Alger républicain puis dans Le Soir républicain, qu'il lance le 15 septembre 1939, toujours avec Pascal Pia. Ces deux journaux, comme tous ceux de France, sont soumis à la censure, décrétée le 27 août. Par ses prises de position, son refus de verser dans la haine aveugle, Camus dérange. L'équipe, refusant de communiquer les articles avant la mise en page, préfère paraître en laissant visibles, par des blancs, les textes amputés par la censure. Au point que certains jours, Alger républicain et surtout Le Soir républicain sortent avec des colonnes vierges.
Moins encore qu'en métropole, la censure ne fait pas dans la nuance. Elle biffe ici, rature là. Quoi ? Des commentaires politiques, de longs articles rédigés par Camus pour la rubrique qu'il a inventée, " Sous les éclairages de guerre ", destinée à mettre en perspective le conflit qui vient d'éclater, des citations de grands auteurs (Corneille, Diderot, Voltaire, Hugo), des communiqués officiels que n'importe qui pouvait pourtant entendre à la radio, des extraits d'articles publiés dans des journaux de la métropole (Le Pays socialiste, La Bourgogne républicaine, Le Petit Parisien, le Petit Bleu, L'Aube)...

dimanche 31 mai 2015

Révolte


PHILOSOPHIE ARTE avec Raphael Enthoven
Révolte (France, 2014)
Dans "Le mythe de Sisyphe", Camus raconte le choc entre les questions de l’homme et le silence du monde. Le suicide est-il une solution logique ou incohérente si l'on admet que l’existence est la condition de l’expérience de l’absurde. En quoi, dès lors, cette expérience est-elle le point de départ d’une révolte nécessaire ? Avec Marylin Maeso, spécialiste d’Albert Camus.

dimanche 10 mai 2015

Le premier homme

MAJ de la page : Albert Camus




Le Gai savoir par Raphaël Enthoven
Le Premier homme - Camus 03.05.2015


mardi 17 décembre 2013

Abd al Malik : rencontre avec Albert Camus

MAJ de la page : Albert Camus / Abd al Malik



Un autre jour est possible par Tewfik Hakem
Abd al Malik : rencontre avec Albert Camus (12.12.2013) - à partir de 16'



La Grande table (1e partie) par Caroline Broué
Abd Al Malik



Abd al Malik chante Camus, Arte



Abd al Malik rencontre Albert Camus, L'art et la révolte

Chaque artiste garde ainsi, au fond de lui, une source unique qui alimente pendant sa vie ce qu'il est et ce qu'il dit. Quand la source est tarie, on voit peu à peu l'oeuvre se racornir, se fendiller. Ce sont les terres ingrates de l'art que le courant invisible n'irrigue plus. Le cheveu devenu rare et sec, l'artiste, couvert de chaumes, est mûr pour le silence, ou les salons, qui reviennent au même. Pour moi, je sais que ma source est dans L'Envers et l'Endroit, dans ce monde de pauvreté et de lumière où j'ai longtemps vécu et dont le souvenir me préserve encore des deux dangers contraires qui menacent tout artiste, le ressentiment et la satisfaction.
Extrait de : Albert Camus, L'envers et l'endroit (1958)
Source : UQAC (PDF)
Site officiel : Abd al Malik

Voir aussi la page : L'alchimiste

jeudi 7 novembre 2013

Albert Camus ses pairs et sa mère

MAJ de la page : Albert Camus

A l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance.






Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth
(1/4) :Camus et Cossery , les 2 Albert
(2/4) Albert Camus et René Char, les deux poètes
(3/4) Albert Camus et Jean-Paul Sartre, les deux philosophes
(4/4) Camus et sa mère, le soleil et le silence
Voir aussi la page sur le centenaire d'Albert Camus : FC

Hommage Google

jeudi 4 avril 2013

vendredi 15 février 2013

Noces

MAJ de la page : Albert Camus



Le Gai savoir de Raphael Enthoven, (10.02.2013)




Le Gai savoir de Raphael Enthoven, (04.04.2013)


Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. À certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils.
L'odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme. À peine, au fond du paysage, puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village, et s'ébranle d'un rythme sûr et pesant pour aller s'accroupir dans la mer.


"La masse noire du Chenoua"

Nous arrivons par le village qui s'ouvre déjà sur la baie. Nous entrons dans un monde jaune et bleu où nous accueille le soupir odorant et âcre de la terre d'été en Algérie. Partout, des bougainvillées rosat dépassent les murs des villas ; dans les jardins, des hibiscus au rouge encore pâle, une profusion de roses thé épaisses comme de la crème et de délicates bordures de longs iris bleus. Toutes les pierres sont chaudes. À l'heure où nous descendons de l'autobus couleur de bouton d'or, les bouchers dans leurs voitures rouges font leur tournée matinale et les sonneries de leurs trompettes appellent les habitants.
À gauche du port, un escalier de pierres sèches mène aux ruines, parmi les lentisques et les genêts.  Le  chemin  passe  devant  un  petit phare pour plonger ensuite en pleine campagne. Déjà, au pied de ce phare, de grosses plantes grasses aux fleurs violettes, jaunes et rouges, descendent vers les premiers  rochers que la mer suce avec un bruit de baisers. Debout dans le vent léger, sous le soleil qui nous chauffe un seul côté du visage, nous regardons la lumière descendre du ciel, la mer sans une ride, et  le sourire de ses dents éclatantes.
Avant d'entrer dans le royaume des ruines, pour la dernière fois nous sommes spectateurs. (...)
Extrait de : Noces
Source du texte : uqac
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mardi 5 février 2013

Albert Camus


Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi, à proximité de Bône (actuellement Annaba), dans le département de Constantine (depuis 1962, Dréan dans la willaya d'El Taref), en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin, dans l'Yonne, est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français. Il fut aussi un journaliste militant engagé dans la Résistance française et dans les combats moraux de l'après-guerre.

L'œuvre de Camus comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir ».
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie :
Oeuvres complètes, Ed. Gallimard, La Pléiade, 2006.
ROMANS ET NOUVELLES :
- L'Etranger (1941)
- La Peste (1947)
- La Chute (1956)
- L’Exil et le royaume (1957)
ESSAIS :
- Noces (1939)
- Le Mythe de Sisyphe, essai sur l'Absurde (1942)
- Lettres à un ami allemand (1943-1945)
- Actuelles I, chroniques 1944-1948.
- Actuelles II, chroniques 1948-1953
- Actuelles III, chroniques 1939-1958
- L'Homme révolté (1951)
- L'Été (1954)
- L'Envers et l'endroit (1937)
- Discours de Suède (1957)
THÉÂTRE :
- Caligula (1938, 1944)
- Le Malentendu (1944)
- L'État de siège (1948)
- Les Justes (1949)
Autres publications voir : wikipedia
Etudes :
Sharad Chandra, Albert Camus et l'Inde, Ed. Indigène, 1970
Autres voir : wikipedia
En ligne :
- Nombreuses oeuvres (PDF, RTF, WORD) sur le site : Université Quebec
(Les ouvrages d'Albert Camus sont dans le domaine public au Canada)
Site dédié : Société des études camusiennes / Le camusard / Arte (hommage)

Voir aussi la page : Noces (de Camus)


Ainsi l'homme absurde comprend qu'il n'était réellement pas libre. Pour parler clair, dans la mesure où j'espère, où je m'inquiète d'une vérité qui me soit propre, d'une façon d'être ou de créer, la mesure enfin où j'ordonne ma vie et où je prouve par là que j'admets qu'elle ait un sens, je me crée des barrières entre quoi je resserre ma vie. Je fais comme tant de fonctionnaires de l'esprit et du cœur qui ne m'inspirent que du dégoût et qui ne font pas autre chose, je le vois bien maintenant, que de prendre au sérieux la liberté de l'homme. (...)

Quand Nietzsche écrit : « Il apparaît clairement que la chose principale au ciel et sur la terre est d'obéir longtemps et dans une même direction : à la longue il en résulte quelque chose pour quoi il vaille la peine de vivre sur cette terre comme par exemple la vertu, l'art, la musique, la danse, la raison, l'esprit, quelque chose qui transfigure, quelque chose de raffiné, de fou ou de divin », il illustre la règle d'une morale de grande allure. Mais il montre aussi le chemin de l'homme absurde. Obéir à la flamme, c'est à la fois ce qu'il y a de plus facile et de plus difficile. Il est bon cependant que l'homme, en se mesurant à la difficulté, se juge quelquefois. Il est seul à pouvoir le faire. 

« La prière, dit Alain, c'est quand la nuit vient sur la pensée. - Mais il faut que l'esprit rencontre la nuit », répondent les mystiques et les existentiels. Certes, mais non pas cette nuit qui naît sous les yeux fermés et par la seule volonté de l'homme - nuit sombre et close que l'esprit suscite pour s'y perdre. S'il doit rencontrer une nuit, que ce soit plutôt celle du désespoir qui reste lucide, nuit polaire, veille de l'esprit, d'où se lèvera peut-être cette clarté blanche et intacte qui dessine chaque objet dans la lumière de l'intelligence. À ce degré, l'équivalence rencontre la compréhension passionnée. Il n'est même plus question alors de juger le saut existentiel. Il reprend son rang au milieu de la fresque séculaire des attitudes humaines. Pour le spectateur, s'il est conscient, ce saut est encore absurde. Dans la mesure où il croit résoudre le paradoxe, il le  restitue tout entier. À ce titre, il est émouvant. À ce titre, tout reprend sa place et le monde absurde renaît dans sa splendeur et sa diversité. 

Mais il est mauvais de s'arrêter, difficile de se contenter d'une seule manière de voir, de se priver de la contradiction, la plus subtile peut-être de toutes les forces spirituelles. Ce qui précède définit seulement une façon de penser. Maintenant, il s'agit de vivre.
Extrait de : Le Mythe de Sisyphe, Essai sur l'absurde (La liberté absurde)
Source : PDF
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Interviews (1959) à propos des Possédés (1951) :



L'homme révolté (1951 - Playlist)(PDF) :



L'homme refuse le monde tel qu'il est, et pourtant, il n'accepte pas de lui échapper. En fait les hommes tiennent au monde, et dans leur immense majorité, ils ne désirent pas le quitter. Loin de vouloir le quitter, ils souffrent au contraire de ne pas le posséder assez, étranges citoyens du monde, exilés dans leur propre patrie.
Sauf aux instants fulgurants de la plénitude, toute réalité est pour eux inachevée. Leurs actes leur échappent dans d'autres actes, reviennent les juger sous des visages inattendus, fuient comme l'eau de Tantale vers une embouchure encore ignorée.
Connaître l'embouchure, dominer le cours du fleuve, saisir enfin la vie comme destin, voilà leur vraie nostalgie, au plus épais de leur patrie.
Mais cette vision, qui dans la connaissance au moins les réconcilierait avec eux-mêmes, ne peut apparaître, si elle apparaît, qu'à ce moment fugitif qu'est la mort, tout s'y achève.
Pour être une fois au monde, il faut à jamais ne plus être.
Ici naît cette malheureuse envie que tant d'hommes portent à la vie des autres. Apercevant ces existences du dehors, on leur prête une cohérence et une unité qu'elles ne peuvent avoir en vérité, mais qui paraissent évidentes à l'observateur.
Il ne voit que la ligne de faîte de ces vies sans prendre conscience du détail qui les ronge.
Nous faisons alors de l'art sur ces existences. De façon élémentaire, nous les romançons.
Chacun, dans ce sens, cherche à faire de sa vie une oeuvre d'art. (...)
Extrait de : L'homme révolté
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Source : PDF

Discours de réception du prix Nobel (1957) (Texte) :



VS Sartre (1959) :



Caligula, lecture intégrale (1938, 1944 - Playlist) : youtube
L'Etranger, lecture intégrale (1942 - Playlist 14 vidéos) (PDF)  :



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Entretiens (1955 - Playlist 8 vidéos) :



Albert Camus à Alger (Playlist 13 vidéos) : youtube
Albert Camus 1913-1960 :



Suite : youtube
Camus VS Sartre (BBC) : 



* * *
Raphael Enthoven parle de Camus :









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