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vendredi 18 novembre 2011

Danseuse en rotation

Fin de semaine avec la célèbre danseuse en rotation de Nobuyuki Kayahara, et de quoi vous permettre (si ce n'est déjà fait) de la voir tourner dans les sens horaires et anti-horaires. Une illusion d'optique étonnante, montrant à quel point le cerveau reconstruit la réalité (une image en 3D qui n'existe pas) à partir de sa mémoire.  
Site de l'auteur : procreo (avec une ombre portée plus grande)




L'illusion est créée par le manque de repères visuels pour la profondeur. Son bras levé, par exemple, peut-être perçu comme étant soit son bras gauche, soit son bras droit. Il est donc soit en train de tourner dans le sens horaire, soit dans le sens anti-horaire. Il en va de même pour les pieds. La jambe levée peut soit être sa jambe droite, soit sa jambe gauche, car la silhouette présentée ne donne aucune indication de surface permettant de déterminer, si la face exposée est la face avant ou la face arrière de la danseuse. Les positions les moins ambiguës sont ses profils, quand son bras levé est dirigée vers la gauche ou vers la droite de l'image. Cependant, même dans ce cas, la jambe posée sur le sol peut être la jambe gauche aussi bien que la jambe droite, au premier plan, ou en arrière. Aussi, de cette position, la silhouette peut tourner soit sur l'arc de cercle la rapprochant de l'observateur, soit sur celui l'en éloignant. Il existe d'autre illusions d'optique qui sont basées sur le même type d'ambiguïté visuelle. Le cube de Necker en est un exemple.


La source de l'ambiguïté est l'interprétation en trois dimensions d'une image qui n'en a que deux. La profondeur du corps est imaginée par l'observateur, et non représentée par la figure. Sans cette projection l'observateur ne percevrait pas un mouvement de rotation mais seulement des contours se déplaçant tantôt de gauche à droite et tantôt de droite à gauche. Parce que les proportions du corps humain et les postures associées sont intuitives pour l'observateur, un volume est implicitement associé au mouvement de la ballerine. Ce volume induit que les jambes et bras sont perçus en train de parcourir un cercle en train de tourner, en trois dimensions alors qu'objectivement le dessin ne représente qu'une trajectoire linéaire, en deux dimensions. Pour accroître le sentiment de lecture en trois dimensions, le dessin de la danseuse oscille verticalement, au niveau des pieds et de la tête. Cette oscillation, courte, amène l'observateur à considérer qu'il a soit un regard légèrement plongeant, ou au contraire en légère contre-plongée par rapport à la silhouette, alors qu'objectivement chaque dessin est centré sur la taille de la ballerine. Selon cette lecture (plongée ou contre-plongée), les cercles décrits par la danseuses sont en sens horaire, ou en sens trigonométrique. (...)




Selon la perception de l'observateur, la direction apparente de la rotation peut indéfiniment changer au cours de l'observation, bien que certaines personnes puissent avoir du mal, ou être totalement incapables de percevoir un changement de direction. En application du principe d'auto-suggestion, une astuce permettant de faire changer la direction de rotation perçue, consiste à éviter d'utiliser la vision, mais de concevoir mentalement un bras tendu au loin plutôt que vers l'observateur, puis de fixer le bras et de soigneusement bouger les yeux pour obtenir l'image complète. Certains pourront percevoir un changement de direction plus facilement, simplement, en se focalisant sur une partie précise de l'anatomie de la danseuse, comme le pied levé ou la main tendue puis en revenant sur l'image d'ensemble. D'autres utilisent plutôt l'observation de l'ombre projetée comme point de départ. Il est aussi possible d'incliner la tête pour apercevoir un changement de direction. D'autres versions de l'image existent sur lesquelles un repère visuel supplémentaire a été posé pour faciliter la perception de la rotation anti-horaire ou au contraire de rotation horaire.
Source (et suite) du texte : wikipedia

Autres analyses : knol
Sur le cerveau droit : cerveaudroit

Plus lentement et avec des lignes suggérant de la voir tourner dans un sens déterminé :




Ci-dessous les 34 images constituant l'animation (cliquer pour agrandir) :





Vous pouvez aussi stopper l'animation ou la voir image par image : ici


A gauche l'animation habituelle, à droite une reconstitution inversée : 



Variations sur le même thème (encore plus que la précédente, la silhouette pourra aussi donner l'impression de faire des aller-retour) :



 


Maintenant que vous l'avez fait tourner dans les deux sens, dextrogyre et lévogyre (pour une explication des termes voir le post : Chasse au dahu), laissez-la donc improviser :







samedi 2 juillet 2011

Pina Baush



« Dansez, dansez...sinon nous sommes perdus »

Pina Bausch, née Philippina Bausch le 27 juillet 1940 à Solingen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne et décédée le 30 juin 2009 à Wuppertal, était une danseuse et chorégraphe allemande. Sa compagnie Tanztheater Wuppertal est située à Wuppertal, en Allemagne.

Pina est la troisième enfant d'August et Anita Bausch, gérants d'hôtel à Solingen où elle est née. Elle décrit son enfance en soulignant qu'elle a « grandi dans un bistrot », où elle passait son temps sous les tables à observer les gens, une activité qu'elle qualifie de « belle et captivante ». Déjà enfant elle prend des cours de danse et participe à de petits spectacles pour enfants et des opérettes.
(...)

« Ce n'est pas la manière dont les gens bougent qui m'intéresse mais ce qui les faits bouger. »

Elle travaille non pas par rapport à des formes à reproduire ou par rapport à des pas bien définis, mais par rapport à l'anatomie du corps de chacun! C'est une des plus grandes caractéristiques du travail de Pina Bausch, c'est en quelque sorte sa marque de fabrique. Pina Bausch a étudié le degré de théâtralité des actes intimes et sociaux de notre vie quotidienne. Son travail ouvre de nombreux axes de réflexion sur des domaines annexes tels que la sociologie et la psychologie du mouvement.`

Elle traque les écarts entre l'image que l'on cherche à donner de soi et la personne que l'on est. On pourrait dire que la cible de ses oeuvres est l'hypocrisie. Elle cible à la fois les domaines sociales, inter-relationnelle et personnelle.

Elle travaille à partir de la source des conflits positifs et négatifs. Elle n'a pas une vision totalement noire de l'humanité. Ce qui la distingue des autres dramaturges engagés, c'est justement son immense élan de vie, et une recherche du bonheur la pousser à désigner les à-peu-près et les ratages de la vie. Dans ses oeuvres, Pina Bausch ne fait que retranscrire ses observations de la vie quotidienne, sur le monde et laisse le spectateur à ses propres conclusions, interprétations... Il y a dans la personne même qu'est Pina Bausch un mélange de grande fragilité et d'une grande force, et c'est ce que je pense la caractéristique de tout grand artistique. Car c'est dans leur fragilité qu'ils puisent leurs inspirations, quelque soit le domaine de l'artiste. Et c'est leur art qui les rendent fort.

Le conflit, chez Pina Bausch, n'est pas mis en scène comme métaphore du conflit, mais il est vécu pleinement, parfois avec une violence insupportable. Pina Bausch ne montre pas d'issues, ni n'accorde au public de conclusions édifiantes ou de solutions. Son théâtre est plutôt une exhortations permanent à renoncer aux chemins balisés et à l'inertie intellectuelle, au nom du respect et de l'amour. Tout simplement. Sans présupposés esthétique. Sans conceptualisations. Sans aucun moralisme.

Les pièces de Pina Bausch parcourent l'enfance et la solitude, la vieillesse et la mort. Elles montrent l'exploitation des hommes par les hommes. Elles dénoncent la destruction consciente de l'environnement. Elles fouillent dans la mémoire et dans l'oubli. Elles reflètent les milles obstacles que comporte la vie en communauté. Elles cherchent des voies pour réduire la distance entre deux ou plusieurs êtres humains. C'est pour cela que ses pièces visent à développer un langage qui provoque cette communication que les langages utilisées jusqu'alors n'ont pas été capables de réaliser.





« La réalité est beaucoup plus vaste que ce que nous sommes capables d'appréhender. Parfois, nous ne pouvons éclaircir une chose qu'en la confrontant à ce que nous ne savons pas. Et parfois les questions que nous posons nous conduisent à des expériences beaucoup plus anciennes, qui n'appartiennent pas uniquement à notre culture, ici et maintenant. C'est comme si une connaissance, qui nous appartient depuis toujours, revenait à nous, mais dont nous ne sommes plus conscients, ni même contemporains. Elle nous rappelle quelque chose qui nous est commun, à tous. C'est cela qui nous donnes force et espoir. Les questions ne s'arrêtent jamais, pas plus que la recherche. Il y a là quelque chose d'infini. Si je regarde notre travail, j'ai l'impression d'avoir à peine commencé. »


Oeuvres chorégraphiques
Fritz (création le 5 janvier 1974)
Iphigenie auf Tauris de Gluck (création le 21 avril 1974)
Zwei Krawatten (création le 2 juin 1974)
Ich bring dich um die Ecke... - Adagio - Fünf Lieder von Gustav Mahler (création le 8 décembre 1974)
Orpheus und Eurydike - Orphée et Eurydice de Gluck (création le 23 mai 1975)
Frühlingsopfer (Wind von West - Der zweite Frühling) - Le Sacre du printemps (création le 3 décembre 1975)
Die sieben Todsünden (création le 15 juin 1976)
Blaubart - Beim Anhören einer Tonbandaufnahme von Béla Bartóks Oper „Herzogs Blaubarts Burg“ (création le 8 janvier 1977)
Komm tanz mit mir (création le 26 mai 1977)
Renate wandert aus (création le 30 décembre 1977)
Er nimmt sie an der Hand und führt sie in das Schloß, die anderen folgen (création le 22 avril 1978)
Café Müller (création le 20 mai 1978)
Kontakthof (création le 9 décembre 1978)
Arien (création le 12 mai 1979)
Keuschheitslegende  (création le 4 décembre 1979)
Ein Stück von Pina Bausch (création le 18 mai 1980)
Bandoneon (création le 21 décembre 1980)
Walzer (création le 17 juin 1982)
Nelken (création le 30 décembre 1982)
Auf dem Gebirge hat man ein Geschrei gehört (création le 13 mai 1984)
Two Cigarettes in the Dark (création le 31 mars 1985)
Viktor (création le 14 mai 1986)
Ahnen (création le 21 mars 1987)
Palermo (création le 17 décembre 1989)
Tanzabend II (Madrid) (création le 27 avril 1991)
Das Stück mit dem Schiff (création le 16 janvier 1993)
Ein Trauerspiel (création le 12 février 1994)
Danzón (création le 13 mai 1995)
Nur Du (création le 11 mai 1996)
Der Fensterputzer (création le 12 février 1997)
Masurca Fogo (création le 4 avril 1998)
O Dido (création le 10 avril 1999)
Kontakthof mit Damen und Herren ab '65 (création le 25 février 2000)
Wiesenland (création le 5 mai 2000)
Água (création le 12 mai 2001)
Für die Kinder von gestern, heute und morgen (création le 25 avril 2002)
Nefés (création le 21 mars 2003)
Ten Chi (création le 8 mai 2004)
Rough Cut (création le 15 avril 2005)
Vollmond (création le 11 mai 2006)
Bamboo Blues - (création le 18 mai 2007)
Sweet Mambo - (création le 30 mai 2008)

Cinéma :
Pina Bausch est l'héroïne de Federico Fellini dans son film E la nave va en 1982, où elle interprétait le rôle d'une princesse aveugle, rappelant son rôle d'aveugle dans Café Müller. Fellini dit à propos de Pina Bausch « Avec son air aristocratique, tendre et cruel à la fois, mystérieux et famillier, Pina Bausch me souriait pour se faire connaître. Une religieuse qui mange une glace, une sainte en patins à roulette, une allure de reine en exil, de fondatrice d'un ordre religieux, de juge d'un tribunal métaphysique, qui soudainement te fait un clin d'oeil. »
- Chantal Akerman (cinéaste) a réalisé en 1983 le documentaire Un jour Pina a demandé... sur le travail de Pina Bausch.
- Elle a également été choisie par son ami Pedro Almodóvar pour danser son célèbre Café Müller en introduction de son film Parle avec elle en 2001.
- La cinéaste Lee Yanor a réalisé un « documentaire portrait » de Pina Bausch. Coffee with Pina, où l'on voit Pina reprendre son solo de Danzon.
- En 1989; Pina Bausch réalisa également un film La Plainte de l'impératrice.
- Plus récemment des films sont sorties post-mortem dédié à la chorégraphe comme : Les rêves dansants : sur les pas de Pina Bausch de Anne Linsel et Rainer Hoffman (sortie octobre 2010).
- Pina, de Wim Wenders (sortie avril 2011), film en 3D.

Livres :
- Pina Bausch vous appelle. Leonetta Bentivoglio, Francesco Carbone. L'Arche, 2007.
- Parlez moi d'amour Un colloque. Pina Bausch. L'Arche, 1995 pour la version française
- Le langage chorégrahique de Pina Bausch. Brigitte Gauthier. L'Arche, 2008
- Qu'est ce que la danse contemporaine ? François Frimat. PUF, 2010


Distinctions et récompenses :
1984 : Bessie Award à New York
2004 : marque la remise d'un Prix Nijinski du meilleur chorégraphe pour rendre hommage à sa carrière dans le monde de la danse.
2007 : Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière le 20 juin 2007 dans le cadre du festival de danse de Venise organisé durant la Biennale.
2008 : Prix de Kyoto
2008 : Prix Goethe
Source du texte : wikibooks
Autre biographie : wikipedia
Site officiel : Pina Baush



Le sacre du printemps (1975)



Extraits de Café Muller (1978)







La Plainte de l’Impératrice (film de Pina Baush - 1989)









Et Vogue le navire (film de Federico Fellini - 1983) 





Parle avec elle (film de Pedro Almodovar -2002)




Cofffe with Pina (film de Lee Yanor - 2006) :



Vollmond (2006) :








Bamboo blues (2007)



Les rêves dansant de Pina Baush (film de Anne Linsel -2008)




Pina (film de Wim Wenders - 2011).



Hommage







jeudi 30 juin 2011

Carolyn Carlson



Née en Californie (en 1943), Carolyn Carlson se définit avant tout comme une nomade. De la baie de San Francisco à l’Université d’Utah, de la compagnie d’Alwin Nikolais à New York à celle d’Anne Béranger en France, de l’Opéra de Paris au Teatrodanza La Fenice à Venise, du Théâtre de la Ville à Helsinki, du Ballet Cullberg à la Cartoucherie de Paris, de la Biennale de Venise à Roubaix, Carolyn Carlson est une infatigable voyageuse, toujours en quête de développer et faire partager son univers poétique.

Héritière des conceptions du mouvement, de la composition et de la pédagogie d’Alwin Nikolais, elle est arrivée en France en 1971. Elle a signé l’année suivante, avec Rituel pour un rêve mort, un manifeste poétique qui définit une approche de son travail qu’elle n’a pas démenti depuis : une danse assurément tournée vers la philosophie et la spiritualité. Au terme "chorégraphie", Carolyn Carlson préfère celui de "poésie visuelle" pour désigner son travail. Donner naissance à des œuvres témoins de sa pensée poétique, et à une forme d’art complet au sein de laquelle le mouvement occupe une place privilégiée.

Depuis quatre décennies, son influence et son succès sont considérables dans de nombreux pays européens. Elle a joué un rôle clef dans l’éclosion des danses contemporaines françaises et italiennes avec le GRTOP à l’Opéra de Paris et le Teatrodanza à La Fenice.

Elle a créé plus d’une centaine de pièces, dont un grand nombre constituent des pages majeures de l’histoire de la danse, de Density 21,5 à The Year of the horse, de Blue Lady à Steppe, de Maa à Signes, de Writings on water à Inanna. En 2006, son œuvre a été couronnée par le premier Lion d’Or jamais attribué à un chorégraphe par la Biennale de Venise.

Aujourd’hui Carolyn Carlson dirige deux structures, le Centre Chorégraphique National de Roubaix Nord-Pas de Calais, qui produit et diffuse ses spectacles à travers le monde, et l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, centre international de masterclasses, de résidences, et de création, qu’elle a fondé en 1999.
Source du texte : Ateliers de Paris
Autre biographie :  CNN Roubaix / Comme un roman / wikipedia


Carolyn Carlson par Jean-Loup Sieff

Principales chorégraphies :
 1973 : Density 21.5
 1979 : Writings on Water
 1983 : Blue Lady musique de René Aubry
 1986 : Still Waters
 1987 : A Time Exposure
 1988 : Cosmopolitan Greetings avec Bob Wilson
 1989 : Steppe sur une musique de René Aubry
 1990 : Cornerstone sur une musique de John Surman
 1991 : Going Home sur une musique de René Aubry
 1991 : Maa sur une musique de Kaija Saariaho.
 1991 : Elokuu sur une musique de Mikko Mikkola
 1992 : Syyskuu sur une musique de Mikko Mikkola
 1992 : Siininen oui’ (Blue Gate)
 1993 : Commedia sur une musique de Michel Portal
 1995 : Vue d’ici, the view
 1996 : Avant-premières
 1997 : Signes sur une musique de René Aubry et des décors d’Olivier Debré.
 1998 : Hydrogen Judebox sur une musique de Philip Glass
 1999 : Parabola
 2010 : Man in a Room
 2000 : Seven Women
 2000 : Light Bringers sur une musique de Philip Glass
 2001 : J. Beuys Songs
 2001 : Spiritual Warriors et Kan (Prisoner of Freedom)
 2002 : Writings on Water sur une musique de Gavin Bryars pour la Biennale de Venise
 2002 : Le oreazioni sur une musique de Gavin Bryars
 2002 : Dreaming Over Breakfast
 2003 : Out of Focus pour le Ballet de Marseille
 2004 : Paper Rain
 2004 : Tigers in the Tea House
 2004 : Down by the River sur une musique de René Aubry
 2004 : Page #7
 2005 : Inanna
 2006 : Double Vision avec Electronic Shadow
 2007 : Hidden
 2008 : Eau sur une musique de Joby Talbot, images et dispositif d’Alain Fleischer à la piscine-musée de Roubaix
 2008 : Blue Lady - Revisited pour le danseur Tero Saarinen
 2010 : Man in a Room - Revisited pour Tero Saarinen
 2011 : We were horses avec Bartabas

Récompenses et distinctions
 1998 : Victoires de la musique, pour Signes à l’Opéra de Paris
 2000 : Chevalier des Arts et des Lettres
 2000 : Chevalier de la Légion d’honneur
 2002 : Médaille de la Ville de Paris en novembre 2002
 2006 : Lion d’Or de la Biennale de danse contemporaine de Venise en juin 2006

Bibliographie
 - Brin d’herbe, Actes Sud, 2011
 - Inanna (poèmes et photographies de Euan Burnet-Smith), Ed. CCN, 2006.
 - Solo (poèmes et encres de l’auteur), Ed. Alternatives, 2003.
 - Le Soi et le Rien (Self and Nothing), Actes Sud, coll. Le souffle de l’esprit, 2001.
 Guy Delahaye, Carolyn Carlson, Guido Siepe, 1988.
 Claude Le-Anh, Carolyn Carlson, Atelier de Paris – Carolyn Carlson, 1995.

Filmographie
Blue Lady d'André S. Labarthe
Empreinte Carolyn Carlson, documentaire 52 min, diffusé sur France 5 en avril 2009.

Sites officiels :
CNN Roubaix
Ateliers de Paris
Autres :
Le regard de Carolyn Carlson sur Arte
Carolyn Carlson sur Culture Box (France 3)






Animaux, plantes, arbres, pierres, oiseaux
lacs, étoiles, eaux, insectes, montagnes
hommes, femmes, enfants
joie et sel des larmes
pour tous
le même égard

Je balaie la poussière de ce que je n'ai pas pu te donner

les ordures s'entassent au bord de l'aube

Éclat des arbres

parés de vent et d'ombre
ultime élégance
avant les pluies d'automne
Extraits de : Brin d'herbe, Actes Sud, 2011


Toutes ces années pendant lesquelles j'ai dansé, j'ai vu que la danse rend aux gens une mémoire, qui est leur mémoire. La danse ouvre l'imaginaire. Les gens peuvent alors à nouveau rêver. Après un spectacle, il n'y a pas deux personnes qui aient eu la même impression. Chacun sort avec sa propre perception. C'est ce en quoi la danse est extraordinaire. Elle laisse un espace ouvert dans lequel les gens peuvent participer, au moins dans mon travail. Je suis plus intéressée par les perceptions que par les émotions car percevoir est plus profond que l'émotion. Ma danse est une poésie visuelle, sans histoire à raconter mais avec des impressions à offrir, des perceptions neuves.
(...)
Oui, la danse est un état d'être. Mais chaque artiste n'est pas nécessairement à un niveau d'interprétation qui permette de transmettre un frisson poétique, et cela dépend aussi de la chorégraphie.
(...)
Nous nous oublions, mais en étant très présent car nous sommes alors avec l'univers. Dans le film "Billy Eliot", on demande à Billy pourquoi il aime danser, et il a cette très belle réponse : "parce que je disparais". Les danseurs cherchent à se fondre dans l'énergie cosmique. Danser c'est comme une méditation. Vous êtes totalement présent à chaque seconde. Le temps n'existe plus. Dès l'instant où vous sortez de cette présence, plus rien ne fonctionne. Vraiment, la danse est ma méditation ...
(...)
Par exemple, je lève le bras et c'est jusqu'à l'horizon qu'il se lève avec la conscience de l'espace, de la distance, des possibilités offertes par ce bras. Le lever devient un acte plein de sens. Dans ce mouvement, l'espace est sans limite, le temps est éternité. Le mouvement est fait pour toujours.
(...)
L'improvisation est à vivre, à être, sur le moment. Elle dépasse la technique.
(...)
La pratique permet d'aller au-delà de ces limites. Nous découvrons où se trouve en nous le blocage en travaillant dans notre espace qui est limité. Ce n'est pas du temps perdu que cette exploration. Il faut digérer tout cela, et se souvenir de la liberté que nous avions enfant, garder cette innocence. Faire un pas pour la première fois, lever la main pour la première fois.
(...)
Extraits d'une interview parue dans le dernier (et centième) no de la revue 3e millénaire


Deux extrait de Blue Lady (1983) à Paris (1984)







Don't look back (1993) interprété par Marie-Claude Pietragalla à Paris (2000)






Signes (premier tableau - 1997) : Signe du sourire



Signes (deuxième tableau) : Loire du matin



Signes (troisième tableau) : Mont de Guilin


Signes (quatrième tableau) : Les moines de la Baltique



Signes (cinquième tableau) : l'esprit du bleu 


Signes (sixième tableau) : Les couleurs de Madurai


Signes (septième tableau) : Victoire des signes



We were horses avec Bartabas (2011)





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