Danser encore (HK, 18 décembre 2020)
Les chiffres du corona virus dont on ne parle jamais (Artistepro, 6 février 2021)
(MAJ 12) Lire aussi : Covid-19 : les tests salivaires déployés dans les écoles, collèges et lycées (France Soir, 12 février 2021)
Manifestation contre les (dé)mesures de la crise sanitaire (Vienne, Autriche, 31 janvier 2021)
Lire aussi : Les manifestations contre les mesures anti-Covid se multiplient (RT France, 1 février 2021)
Voir aussi : Manifestation en Croatie (3 février 2021) / Danemark : manifestation contre le futur passeport vaccinal à Copenhague (RTFrance, 7 février 2021)
Au Danemark, un passeport pour aller au restaurant.
Lire aussi : Vaccination anti-Covid-19, état des lieux (AIMSIB 9 février 2021) [Un état des lieux complet et parlant. A lire, ou faire lire, avant de se diriger vers un centre de vaccination].
Charles Robin, Etienne de la Boétie, La servitude (Le Précepteur, 4 février 2021)
(Re)lire : Etienne de la Boétie, La servitude (PDF)
Voir aussi : Gregory Mutombo, Des complots ? (3 décembre 2020)
Voir aussi : Tabac, la conspiration. Dans les rouage d'une industrie meurtrière (France 2, 2016) /
La fabrique du consentement. Avec Philippe Bobola (Ema Krusi, 2020/1) / La Déprogr@mmation avec Sylvain Laforest (Ema Krusi, 2021)
Kévin Boucaud, La culture dans tous ses états - Un visionnaire appelé George Orwell (Sud Radio, 5 février 2021)

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Dans le cas qui nous occupe, l’effet de cliquet peut être défini comme l’impossibilité de changer d’avis en dépit de l’accumulation de résultats qui contredisent une conviction initiale. Cette irréversibilité s’explique plus aisément que dans l’analyse des comportements de consommation car, cette fois, le refus de revenir en arrière a une certaine rationalité. En effet, il ne s’agit pas seulement de changer d’avis à la lumière d’informations nouvelles ; il s’agit aussi de reconnaître que l’erreur initiale a pu avoir des conséquences en termes de survie ou de séquelle. Dès lors que la vie humaine est en jeu, c’est évidemment indicible.
Extrait de : Un effet de cliquet bloque l’arbitrage par les statistiques de la guerre Raoult-Véran (Laurent Mucchielli, 9 février 2021)
Ce que l’on a retrouvé, lors de cette crise sanitaire, comme composante essentielle du néolibéralisme, c’est la conviction du caractère irrationnel des populations, et l’idée que seuls les experts, conseillant les gouvernants, étaient à même de nous mener dans la bonne direction. L’idée qui a prévalu, c’est que la science était du côté des élites et que toutes les décisions devaient être prises en haut lieu et dans le secret des cabinets. A quoi s’est ajoutée une deuxième idée, typique du dispositif néolibéral : celle d’une nécessaire fabrication ou « manufacture » (pour parler comme Walter Lippmann) du consentement des populations aux décisions de santé publique : la fameuse « acceptabilité sociale » des mesures gouvernementales, qui était déjà au cœur du discours dominant dans le monde de la recherche depuis au moins deux décennies. Dans la plupart des programmes de recherche en effet, les sciences humaines et sociales sont désormais convoquées pour fabriquer « l’acceptabilité sociétale » des innovations, elles-mêmes coproduites par les sciences dites dures et les sciences appliquées. La dimension critique des sciences sociales est niée au profit de leur instrumentalisation par l’agenda économique et technologique des forces dominantes. La thèse qui sous-tend cette conception dominante de la recherche, c’est que les populations sont toujours en retard sur le progrès et qu’il faut les réadapter sans cesse au flux incessant des innovations grâce à une ingénierie sociale qui corrige ses biais, pour certains hérités de la longue histoire évolutive de l’espèce humaine. C’est la théorie actuelle du nudge2, de l’incitation douce au changement de comportement, qui prolonge les analyses de Lippmann sur le retard des masses et sur leur nécessaire prise en main par les experts. Dans le contexte de la crise sanitaire, cette doxa des élites dirigeantes a conduit à toute une série de manipulation de l’opinion, à laquelle on a délivré des informations au compte-goutte pour conjurer son irrationalité prétendue et sa tendance supposée à la panique et à l’affolement.
Martine Wonner, Projet de loi prorogation de l'état d'urgence sanitaire (2 février 2021)
Son dernier livre : La fièvre, Ed. Les Liens qui libèrent, 2020
Lire aussi : Les assistés de la France d’en haut : 86 milliards d’euros de « niches fiscales » et bien d’autres « avantages » (Bastamag, 5 février 2021)







