Affichage des articles dont le libellé est paul jorion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est paul jorion. Afficher tous les articles

samedi 30 décembre 2017

Notre ennemi, le capital

MAJ de la page : Jean-Claude Michéa / Paul Jorion



Entretien avec Jean-Claude Michéa (Comédie du Livre, 19 mai 2017)

Si l'on veut réellement rassembler la grande majorité des classes populaires autour d'un programme de déconstruction graduelle du système capitaliste (et non pas simplement accroître ses privilèges électoraux), il faut impérativement commencer par remettre en question ce vieux système de clivages fondé sur la "confiance aveugle dans l'idée de progrès", dont les présupposés philosophiques de plus en plus paralysants (du type "parti de demain" - celui de la Silicon Valley - contre "parti d'hier" - celui de l'agriculture paysanne ou de la culture du livre) ne cessent d'offrir depuis plus de trente ans à la gauche européenne le moyen idéal de dissimuler sa réconciliation totale avec le capitalisme sous les dehors beaucoup plus séduisants d'une lutte "citoyenne" permanente contre toutes les idées "réactionnaires" et "passéistes".
Quatrième de couverture
Jean-Claude Michéa, Notre ennemi, le capital, Ed. Flammarion, 2017



En marche !

* * *





L'Invité des Matins par Florian Delorme
L'intelligence artificielle sera-t-elle à l’origine de la prochaine crise ? 27/12/2017
Avec Paul Jorion, anthropologue et ancien trader

Responsable des crises économiques et environnementales catastrophiques qui l’affligent et menacent aujourd’hui de l’emporter, le genre humain est paradoxalement aussi un génie technologique. Les fruits de son inventivité sont entrés dans une phase explosive, faisant miroiter à la fois la promesse de l’immortalité individuelle et la déresponsabilisation par le transfert de la gestion des affaires à des machines.
À quoi bon penser à l’heure où se profile à l’horizon la menace du remplacement de l’homme apprenti-sorcier par le robot, son héritier  ?
Paul Jorion a acquis sa réputation internationale en prévoyant la crise financière de 2008 et en étant conforté par les faits. Sa formation d’anthropologue et de sociologue, combinée à son goût pour les mathématiques et l’informatique, l’a conduit à jouer un rôle pionnier en anthropologie économique, en intelligence artificielle et en finance. Ses mises en garde sur le danger d’un effondrement mettent en accusation les choix politiques inconséquents débouchant sur un risque de collapse généralisé.
Esprit libre et érudit, ignorant les approches disciplinaires «  en silo  », Paul Jorion enrichit les outils de la pensée. Avec Franck Cormerais et Jacques Athanase Gilbert, il revient sur son parcours et sa démarche pour démontrer que seule une anthropologie radicale mobilisant la totalité du savoir que le genre humain a acquis sur son identité profonde est à même de prévenir est à même de prévenir son  extinction
Quatrième de couverture
Paul Jorion,  A quoi bon penser à l'heure du grand collapse ? Ed. Fayard, 2017.




Données, savoir et pouvoir avec Paul Jorion, Jean-Max Noyer, Olivier Rey, Antoinette Rouvroy (Etudes digitales, La donnée n'est pas la pensée, 2017)
 

jeudi 6 avril 2017

Se débarrasser du capitalisme est une question de survie,

MAJ de la page : Paul Jorion



La Grande table (2ème partie)  par Olivia Gesbert
Capitalisme, bon débarras !   (05.04.2017)
Avec Paul Jorion : Anthropologue et sociologue, enseignant à l'université néerlandophone de Bruxelles
A propos de son dernier livre :
Se débarrasser du capitalisme est une question de survie, Ed. Fayard, 2017

Une machine à concentrer la richesse, laissant une poignée de vainqueurs face à une armée de vaincus : voilà ce qu’est devenu le capitalisme. L’État-providence n’aura duré qu’une saison, la révolution technologique en cours réduit le marché de l’emploi.
Le court-termisme règne en maître, la défense de privilèges aussi exorbitants que médiocres bloque toute tentative de sauvetage.
La finance et l’économie pouvaient être réformées au lendemain de l’effondrement de 2008. Rien n’a été fait. Le verdict est sans appel : nous n’apprenons pas de nos erreurs ! Si bien qu’aujourd’hui, se débarrasser du capitalisme est devenu, pour l’humanité, une question de survie.
Paul Jorion propose une analyse sans concession et des pistes d’espoir : oui, la spéculation peut être interdite comme autrefois ; oui, l’État-providence doit être inscrit une fois pour toutes dans nos institutions ; oui, un projet européen ressuscité pourrait être le fer de lance d’un véritable redressement ! Seule la volonté fait défaut.
Anthropologue et sociologue de formation, Paul Jorion révolutionne depuis dix ans le regard que nous portons sur la finance et l’économie. Son récent ouvrage, Le dernier qui s’en va éteint la lumière, a d’ores et déjà laissé sa marque
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : Se débarrasser du capitalisme est une question de survie
 
Site officiel :  Paul Jorion / Chaine Youtube

samedi 6 septembre 2014

On remet tout à plat...



Interview de Paul Jorion, économiste, On remet tout à plat... et on fait quoi ? (Lyon Vidéo, 2014)
Site officiel : Paul Jorion / Blog

"Ce qui est tout à fait destructeur autour de nous (...) c'est la croissance. Le fait que nous devions à tout moment avoir des systèmes économiques en croissance. Pourquoi devons-nous avoir des systèmes économiques en croissance ? (...)
La croissance est uniquement nécessaire pour payer les intérêts. Si on veut payer les intérêts de quelque chose il faut que l'argent viennent d'une nouvelle richesse créé, il ne peut pas venir de l'intérieur du système tel qu'il est déjà, (...)
Que faire ? -  Supprimer la spéculation (...), supprimer l'intérêt (...), supprimer la monnaie (...)
Demain matin on se réveille, il n'y a plus d'argent !"

Paul Jorion, né le 22 juillet 19462 à Bruxelles, est un chercheur en sciences sociales, de nationalité belge, ayant fait usage des mathématiques dans de nombreux champs disciplinaires : anthropologie, sciences cognitives, et économie.
Il a enseigné dans les universités de Bruxelles, Cambridge, Paris-VIII et de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations-unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique. Il détient depuis 2012 la chaire « Stewardship of Finance » (la finance au service de la communauté), à la Vrije Universiteit Brussel.
Source (et suite) du texte : wikipedia

* * *



L'An 01 est un film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch. Il est adapté de la bande dessinée L'An 01 de Gébé.
Le film narre un abandon utopique, consensuel et festif de l'économie de marché et du productivisme. La population décide d'un certain nombre de résolutions dont la première est « On arrête tout » et la deuxième « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés — avec réticence — que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l'eau pour boire, l'électricité pour lire le soir, la TSF pour dire “Ce n'est pas la fin du monde, c'est l'an 01, et maintenant une page de Mécanique céleste” ». L'entrée en vigueur de ces résolutions correspond au premier jour d'une ère nouvelle, l'An 01.
L'An 01 est emblématique de la contestation des années 1970 et aborde des thèmes aussi variés que l'écologie, la négation de l'autorité, l'amour libre, la vie en communauté, le rejet de la propriété privée et du travail.
Source (et suite) du texte : wikipedia

mardi 14 mai 2013

Trading Haute Fréquence - 6 (...)

MAJ de la page : Flash Crash et Trading Haute Fréquence




Place de la Toile par Xavier de la Porte
Les ordinateurs et la crise financière avec Paul Jorion (10.09.2011)
Paul Jorion, diplômé en sociologie et en anthropologie sociale (Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles), enseignant aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et à l’Université de Californie à Irvine.
Blog de : Paul Jorion / Transcription de l'entretien




Place de la toile par Xavier de la Porte
Comment les ordinateurs ont pris possession des marchés financiers (02.03.2013)
avec Alexandre Laumonier (l'auteur de 6), et  Marc Lenglet
Il y a plus de deux ans, nous avions consacré avec l’économiste Paul Jorion une émission au trading à haute fréquence [voir plus haut], ces échanges de flux financiers ultra-rapides qui sont effectués par des algorithmes et donc, des ordinateurs. Nous y revenons aujourd’hui.

Blog de Alxandre Laumonier : Sniper in mahwah
Marc Lenglet, Marchés, produits et acteurs, Le trading haute fréquence : une innovation dangereuse ? (Articles en PDF)


Quant à moi, ce n’est ni une question de paresse, ni même de costume ou de casque/e arborant le logo de mes employeurs.
Je n’ai ni tête ni visage.
Je ne suis pas impressionné par les limousines.
Je ne dîne pas dans des restaurants quatre étoiles.
Je suis la part non humaine de Dick Fuld.
Depuis 2007 et le début de la crise économique mondiale, je n’ai cessé d’envahir les marchés financiers.
Je travaille au 1700 MacArthur Boulevard, à Mahwah, une banlieue endormie du New Jersey située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de New York.
Ironiquement (car il est peu probable que les concepteurs de mon bureau s’en soient aperçus), le mot mahwah signifiait, pour les Indiens delawares qui vivaient là au XVIIIe siècle, «lieu de rencontre» ou «lieu où les chemins se croisent», ce qui est très précisément la raison pour laquelle le bâtiment qui m’abrite depuis
2010 a été construit.
Mon bureau est grand comme sept stades de football américain. Il est relativement silencieux mais glacial. Je n’en occupe pas la totalité. En réalité, l’espace où je travaille ne fait que quelques centimètres carrés, loués tout spécialement à Mahwah par mes employeurs pour une somme que j’estime entre 10000 et 25000 dollars par mois.
Comme certains étudiants, je vis en colocation. Ceux qui partagent le réfrigérateur avec moi s’appellent Guerrilla, Stealth, Sumo, Blast, Iceberg et Shark. Je passe mes journées à les observer a/entivement.
Je travaille de 9h30 à 16heures, sans relâche.
Je m’appelle Sniper, et je suis un algorithme.
Extrait de : 6, Marchés financiers, le soulèvement des machines, Ed. Zones sensibles, 2013

"Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin". Jamais cette phrase d’Henry Ford n’aura été si actuelle, et ce grâce aux transactions à haute fréquence. Si le trading ultra-rapide (qui représente désormais plus de 60% des échanges boursiers aux Etats-Unis) fait de plus en plus parler de lui, il n’existe aucun ouvrage accessible en français sur ces algorithmes qui calculent à la micro-seconde pertes et profits. 6 vient combler cette absence. Découpé en six chapitres, tels six épisodes d’une mini-saison, cet ouvrage vous emmènera dans les tréfonds des data centers gigantesques bourrés de données financières, suscitant une course à l’information entre algorithmes qui s’appellent, selon les circonstances, Sniper ou Fouineur. Pour se rendre bien compte de l’espace-temps qui concerne ces algorithmes, il suffit de rappeler ceci : faire clignoter une paupière demande 350 millisecondes à un être humain, et faire passer une information par un câble entre Londres et New York ne prend que 65 millisecondes… soit 5 fois moins de temps. Le premier épisode commence avec le recrutement des traders, à coup de limousines débarquant à Harvard en quête des étudiants les plus «intelligents». Les cinq épisodes suivants aborderont l’algorithmie financière (quels sont les algorithmes, leur différentes tâches, leur rapidité, etc.), le code informatique (en tant que langage permettant aux humains de maîtriser des machines), les méchants voleur de codes et ceux qui essaient au FBI de les contrer. Un épisode sera entièrement consacré au fameux flash crash du 6 mai 2010, où seront mises en avant les diverses explications apportées par les uns et les autres (et où, finalement, les banquiers pourraient bien avoir plus de responsabilité que les machines).6 n’est pas seulement une initiation détaillée et vertigineuse sur la rapidité des échanges financiers et les relations entre ordinateurs et êtres humains, mais aussi un tableau épique du contexte dans lequel tous évoluent – des milieux où les informations financières habitent autant des zones grises que des dark pools, un monde où les câbles jouent un rôle déterminant, où les colocataires ne sont pas des sympathiques étudiants, et où les fameux quants proposent désormais de se passer de toute intervention humaine. Un livre noir comme les black boxes, emmené par une écriture à la 24 heures chrono, où le temps se rapproche de la vitesse de la lumière. En trois mots : time is money.
Quatrième de couverture de : 6, Marchés financiers, le soulèvement des machines, Ed. Zones sensibles, 2013
Commande sur Amazon : 6
En ligne :
6 extraits (PDF) / texte entier (en numérique)



* * *



Une nouvelle vidéo réalisée par la société de recherche Nanex (Chicago) montre une demi-seconde de transactions dans un seul stock de la très grande entreprise pharmaceutique américaine, Johnson & Johnson, le 2 mai (2013). La vidéo ralentit des échanges, appelés transactions à haute fréquence, de sorte que les millisecondes, des millièmes de seconde, sont ralenties afin que nos yeux d’humains puissent percevoir ce qui se passe.
Cette vidéo offre un premier aperçu clair de ce que ces robots font tous les jours, toute la journée, maintenant qu’ils contrôlent plus de la moitié du volume total du marché. (...)




A l’intérieur d’une demi-seconde de négociation, représentée par la vidéo, plus de 1 200 commandes et 215 véritables transactions se produisent. Les cases de couleur dans la vidéo représentent les échanges, et les points qui traversent l’écran représentent des commandes individuelles.
Et ce genre de chose arrive 100 000 fois par jour, selon les estimations de la société Nanex.
Source (et suite) du texte : gurumed (L’inquiétante demi-seconde de transactions financières automatisées à haute fréquence).
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...