La question anthroposophique (Ana l'Exploratrice, 4 avril 2019)
Lire aussi : L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme, Juillet 2018, Le Monde diplomatique / La Société théosophique, ou le mythe de « l’insurrection des consciences » par Jean-Baptiste Malet, Juillet 2018, Le Monde diplomatique / Au Goetheanum, cœur de l'univers anthroposophe, Le Temps, 15 juillet 2018
Grégoire Perra, Mon expérience chez les anthroposophes (Ana l'exploratrice, 7 avril 2019)
Auteur du blog : La vérité sur les écoles Steiner-Waldorf
À propos
Sur ce blog, le lecteur pourra trouver tous les renseignements nécessaires lui permettant de se forger un avis éclairé au sujet des écoles Steiner-Waldorf, souvent présentées à tort comme une alternative pédagogique, au même titre que celles des écoles Freinet ou Montessori.
En réalité, les écoles Steiner-Waldorf sont étroitement associées à une doctrine ésotérique et mystique nommée Anthroposophie, ainsi que la mouvance sectaire qui est chargée de sa promotion (lien).
Quelle est la réelle fonction de ces écoles ? Promouvoir insidieusement une nouvelle religion nommée Anthroposophie, syncrétisme mélangeant divers éléments de l’Hindouisme, du Christianisme et du Bouddhisme, associé à un discours pseudo philosophique, pseudo épistémologique et pseudo humaniste sorti tout droit du cerveau de Rudolf Steiner.
Qu’est-ce que l’Anthroposophie ? Une religion qui se dissimule et se travestit en pseudo-science ? Une doctrine qui se présente comme une philosophie humaniste d’émancipation de l’individu, alors qu’il s’agit d’un fourre-tout de croyances telles que le fait que le Christ est descendu du Soleil, que le Bouddha s’est réincarné sur Mars, que cette planète est une planète liquide, que la Lune est faîte de corne vitrifiée, que le cosmos s’arrête à Saturne, que ce sont les Gnomes qui font pousser les plantes, que la Résurrection du Fils de Dieu aurait engendré le phénomène de la radioactivité, que l’Atlantide n’est pas un mythe, mais un continent où les hommes avaient des corps cartilagineux capables de s’étendre à volonté, que les Blonds ont une intelligence cosmique, qu’une femme blanche qui lit un « roman nègre » alors qu’elle est enceinte pourra avoir un enfant tout gris, que ceux qui ont beaucoup de taches de rousseur étaient des imbéciles dans leur précédente incarnation, que les Dinosaures étaient en fait des Dragons cracheurs de feu, que les Africains pensent avec leur cerveau-arrière, que l’organe sexuel du futur sera le larynx, que tricoter développe de bonnes dents, que le cerveau est comme un tas de fumier, que les hommes et même la Terre se réincarnent, que ce sont les Dieux qui ont révélé à Steiner les principes de la pédagogie Waldorf ? (lien).
Source (et suite) du texte : La vérité sur les écoles Steiner-Waldorf
Lire aussi : Les moeurs sexuelles au sein des écoles Steiner-Waldorf / Les fantasmes ambiguës des professeurs Steiner-Waldorf pour leurs élèves / Les multiples crimes sexuels perpétrés dans l’école Steiner-Waldorf de Green Meadow (U.S.A.) enfin démasqués
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Sur Rudolf Steiner
Extrait de : René Guénon, Le Théosophisme, Histoire d'une pseudo religion, 2ème édition, chapitre XXII - L'Anthroposophie de Rudolf Steiner
Source du texte : Oeuvre de René Guénon
Les théosophistes n’ont vraiment pas eu à se louer de leurs rapports avec les soi-disant Rosicruciens allemands : nous avons parlé précédemment des démêlés de Mme Blavatsky avec le Dr Franz Hartmann ; nous venons de voir comment, au début de 1913 et à propos de l’affaire Alcyone, Rudolf Steiner, secrétaire général de la section allemande de la Société Théosophique, se sépara entièrement de Mme Besant[1]. Pour se venger, celle-ci, prenant prétexte de ce que Steiner (né en 1861 à Kraljevic, en Hongrie) appartient à une famille catholique (et non juive comme certains l’ont prétendu), l’accusa d’être un Jésuite[2] ; si cela était vrai, il faudrait reconnaître qu’elle avait mis quelque temps à s’en apercevoir, car Steiner faisait partie de sa Société depuis une quinzaine d’années, et que sa « clairvoyance » ne lui avait guère servi en la circonstance. Cette accusation toute gratuite de « jésuitisme » est presque aussi courante que celle de « magie noire » dans les milieux « néo-spiritualistes », et elle ne mérite certes pas qu’on s’y arrête ; il y a des occultistes pour qui la crainte des Jésuites ou de leurs émissaires plus ou moins déguisés est devenue une véritable obsession[A]. D’autre part, certains auteurs, et parmi eux Mme Blavatsky (qui avait peut-être emprunté cette idée à l’écrivain maçonnique J.-M. Ragon), n’ont pas hésité à attribuer aux Jésuites la fondation du grade de Rose-Croix dans la Maçonnerie écossaise ; d’autres prétendent que les Jésuites s’introduisirent au XVIIIe siècle dans diverses organisations rosicruciennes et les détournèrent de leur but primitif ; d’autres encore, allant plus loin, veulent identifier les Rose-Croix du XVIIe siècle eux-mêmes avec les Jésuites : autant de fantaisies pseudo-historiques qui ne résistent pas au moindre examen, et que nous ne mentionnons que pour montrer que, sous ce rapport, Mme Besant n’a rien inventé ; voyant se dresser devant elle un adversaire qui était d’origine catholique et se recommandait d’une école rosicrucienne (d’ailleurs imprécise et peut-être inexistante), elle ne pouvait manquer de le dénoncer comme un Jésuite[3]. Quelques-uns ont cru que cette querelle entre Steiner et Mme Besant n’avait été qu’une simple comédie[4] ; bien qu’il faille toujours se méfier des apparences, nous ne pensons pas qu’il en soit ainsi, et, à notre avis, il y eut là au contraire une scission véritable, qui, outre l’affaire qui en fut l’occasion avouée, et sans parler de la question de rivalité personnelle, peut bien avoir eu aussi quelques motifs politiques ; sans doute, de part et d’autre, on s’est toujours défendu de faire de la politique, mais nous verrons plus loin que la Société Théosophique n’en a pas moins servi fidèlement les intérêts de l’impérialisme britannique, dont ses adhérents allemands étaient sans doute fort peu disposés à faire le jeu, étant allemands avant d’être théosophistes.