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dimanche 18 février 2018

Nietzsche, Le Gai savoir






Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
Nietzsche, Le Gai savoir (12-15 février 2018)
(1/4) Victoire sur l’hiver !
avec Patrick Wotling, professeur des universités, directeur du département de philosophie de l'Université de Reims
(2/4) Sommes-nous prisonniers des interprétations ?
avec Céline Denat, maître de conférences à l’université de Reims- Champagne-Ardennes, spécialiste de philosophie allemande moderne, et membre et coordinatrice du Groupe international de Recherches sur Nietzsche
(3/4) Dire oui à la vie
avec Stéphane Floccari, professeur de philosophie
(4/4) Dieu est mort
avec Dorian Astor, philosophe et germaniste, spécialiste de Nietzsche

mardi 9 janvier 2018

La fatigue






Les Chemins de la philosophie  par Adèle Van Reeth
La fatigue 18-22 décembre 2017
(1/4) « La grande fatigue » de Friedrich Nietzsche
avec Céline Denat, maître de conférences à l’université de Reims- Champagne-Ardennes, spécialiste de philosophie allemande moderne, et membre et coordinatrice du Groupe international de Recherches sur Nietzsche
auteure de : Nietzsche - Généalogie d'une pensée, Ed. Belin, 2016 / Dictionnaire Nietzsche, Ed. Ellipes 2013
(2/4) Oblomov de Gontcharov, l’homme couché
avec Pierre Cahné, ancien professeur de langue et littérature françaises à l’Université Paris IV-Sorbonne
(3/4) Ode à la fatigue
avec Eric Fiat, professeur de philosophie morale et d’éthique médicale à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée.
(4/4) Les nuits blanches de Levinas
avec Olivier Abel, Professeur de Philosophie Ethique

L’insomnie est faite de la conscience que cela ne finira jamais, c’est à dire qu’il n’a aucun moyen de se retirer de la vigilance à laquelle on est tenu. Vigilance sans aucun but. Au moment où on y est rivé, on a perdu toute notion de son point de départ ou de son point d’arrivée. Le présent, soudé au passé, est tout entier héritage de ce passé ; il ne renouvelle rien. C’est toujours le même présent ou le même passé qui dure. Un souvenir — ce serait déjà une libération à l’égard de ce passé. Ici le temps ne part de nulle part, rien ne s’éloigne ni de s’estompe. Seuls les bruits extérieurs qui peuvent marquer l’insomnie, introduisent des commencements dans cette situation sans commencement ni fin, dans cette immortalité à laquelle on ne peut pas échapper, toute semblable à l’il y a, à l’existence impersonnelle. Vigilance, sans refuge d’inconscience, sans possibilité de se retirer dans le sommeil comme dans un domaine privé. Cet exister n’est pas un en-soi, lequel est déjà la paix ; il est précisément absence de tout soi, un sans-soi. 
Emmanuel Levinas, Le temps et l'autre, p. 27




Barabara, Les insomnies (1981)


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