MAJ de la page : Albert Einstein
Les Racines du Ciel par Frédéric Lenoir (31 mars 2013)
Einstein et Dieu avec Simon Veille
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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lundi 1 avril 2013
jeudi 14 mars 2013
Pi day / Jour anniversaire de Pi
Pour faire écrire Einstein au tableau noir : ICI
Le 14 mars, s'écrivant 3/14 en notation américaine, est donc le jour anniversaire de Pi (3,14...), c'est aussi celui de Albert Einstein (né le 14 mars 1879).
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MAJ de la page : A Pi Birthday...
Avec une représentation graphique et colorée de Pi avec quatre millions de décimales. (Cliquez sur l'image pour accéder au site).
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Avec un texte sur 1905 (Annus mirabilis) et deux vidéos supplémentaires.
1905, l’année admirable par Michel Paty
À 26 ans, Einstein publie quatre articles qui apportent des solutions à des problèmes de physique parfois centenaires et ouvrent la voie à une nouvelle physique, encore féconde 100 ans plus tard.
En l’année 1905, un jeune chercheur passionné de physique, à la vocation un temps contrariée, s’intéresse à trois problèmes théoriques d’actualité, en relation avec des phénomènes observés expérimentalement. À chacun d’eux, il donne une solution sous une forme originale qui restera. Tous les trois ouvrent des perspectives nouvelles, à longue portée, pour la connaissance en physique. Le premier de ces problèmes concerne la constitution atomique ou moléculaire de la matière, et révèle l’existence effective des atomes - restés jusque-là une hypothèse - ouvrant les portes de la physique atomique. Le deuxième porte sur les propriétés du rayonnement électromagnétique, dont il montre que l’énergie se présente sous forme de paquets granulaires (autrement dit, qu’il est constitué de grains d’énergie discontinus, ou «quanta d’énergie »), donnant ainsi l’un des premiers aperçus fondateurs de la physique quantique. Le troisième propose une reformulation du problème de l’«électrodynamique des corps en mouvement», posé depuis la théorie électromagnétique de Maxwell, et constitue ce qui a été appelé par la suite la « théorie de la relativité restreinte ».
Source (et suite) du texte : dossier Arte
Liens vers deux autres vidéos : Biographie d'une équation / Ce que Einstein ne savait pas encore
lundi 11 mars 2013
Albert Einstein
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| Berne, 1905 |
Il publie sa théorie de la relativité restreinte en 1905, et une théorie de la gravitation dite relativité générale en 1915. Il contribue largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie, et reçoit le prix Nobel de physique de 1921 pour son explication de l’effet photoélectrique. Son travail est notamment connu pour l’équation E=mc2, qui établit une équivalence entre la matière et l’énergie d’un système.
Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands scientifiques de l'histoire, et sa renommée dépasse largement le milieu scientifique.
Source (et suite) du texte : wikipedia
J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant.
Extrait de : Comment je vois le monde
Articles scientifiques : wikipedia
Bibliographie (en français) :
- La théorie de la relativité restreinte et générale. (1916), Ed. Gauthier-Villars 1956.
- Pourquoi la guerre ? (1933) Ed. Rivages, 2005
- Comment je vois le monde (1934), Ed. Flammarion, 1934, 1989
- La relativité. Ed. Gauthier-Villars, 1956, PBP, 1990.
- L’Évolution des idées en physique, avec Leopold Infeld, Ed. Flammarion (1993)
- Conceptions scientifiques, Ed. Flammarion, 1952, 1990
En ligne :
Sites ou pages dédiés : Einstein archive online / maison Einstein (Bern) / dossier Arte
- Comment je vois le monde (PDF)
- Pourquoi le socialisme ? (article)
quelques citations : wikiquote
Voir aussi les pages : Grande traversée Einstein / Einstein à Berne / Einstein et le sionisme
Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains.
Extrait d'un télégramme au rabbin Goldstein de New York (en réponse à la question : Croyez-vous en Dieu ?), 1929.
Ma condition humaine me fascine. Je sais mon existence limitée et j'ignore pourquoi je suis sur cette terre, mais parfois je le pressens. Par l'expérience quotidienne, concrète et intuitive, je me découvre vivant pour certains autres, parce que leur sourire et leur bonheur me conditionnent entièrement, mais aussi pour d'autres hommes dont, par hasard, j'ai découvert les émotions semblables aux miennes.
Et chaque jour, mille fois, je ressens ma vie, corps et âme, intégralement tributaire du travail des vivants et des morts. Je voudrais donner autant que je reçois et je ne cesse de recevoir. Puis j'éprouve le sentiment satisfait de ma solitude et j'ai presque mauvaise conscience à exiger d'autrui encore quelque chose. Je vois les hommes se différencier par les classes sociales et, je le sais, rien ne les justifie si ce n'est la violence. J'imagine accessible et souhaitable pour tous, en leur corps et en leur esprit, une vie simple et naturelle.
Je me refuse à croire en la liberté et en ce concept philosophique. Je ne suis pas libre, mais tantôt contraint par des pressions étrangères à moi ou tantôt par des convictions intimes. Jeune, j'ai été frappé par la maxime de Schopenhauer : "L'homme peut certes faire ce qu'il veut mais il ne peut pas vouloir ce qu'il veut"; et aujourd'hui face au terrifiant spectacle des injustices humaines, cette morale m'apaise et m'éduque. J'apprends à tolérer ce qui me fait souffrir. Je supporte alors mieux mon sentiment de responsabilité. Je n'en suis plus écrasé et je cesse de me prendre, moi ou les autres, trop au sérieux. Alors je vois le monde avec humour. Je ne puis me préoccuper du sens ou du but de ma propre existence ou de celles des autres, parce que, d'un point de vue strictement objectif, c'est absurde. Et pourtant, en tant qu'homme, certains idéaux dirigent mes actions et orientent mes jugements. Car je n'ai jamais considéré le plaisir et le bonheur comme une fin en soi et j'abandonne ce type de jouissance aux individus réduits à des instincts de groupe.
En revanche, des idéaux ont suscité mes efforts et m'ont permis de vivre. Ils s'appellent le bien, le beau, le vrai. Si je ne me ressens pas en sympathie avec d'autres sensibilités semblables à la mienne, et si je ne me m'obstine pas inlassablement à poursuivre cet idéal éternellement inaccessible en art et en science, la vie n'a aucun sens pour moi. Or l'humanité se passionne pour des buts dérisoires. Ils s'appellent la richesse, la gloire, le luxe. Déjà jeune, je les méprisais.
J'ai un amour fort pour la justice, pour l'engagement social. Mais je m'intègre très difficilement aux hommes et à leur communautés. Je n'en éprouve pas le besoin parce que je suis profondément un solitaire. Je me sens lié réellement à l'Etat, à la patrie, à mes amis, à ma famille au sens complet du terme. Mais mon coeur ressent face à ces liens un curieux sentiment d'étrangeté, d'éloignement et l'âge accentue encore cette distance. Je connais lucidement et sans-arrière-pensée les frontières de la communication et de l'harmonie entre moi et les autres hommes. J'ai perdu ainsi de la naïveté ou de l'innocence, mais j'ai gagné mon indépendance. Je ne fonde plus une opinion, une habitude ou un jugement sur autrui. J'ai expérimenté l'homme. Il est inconsistant. (...) p. 7,8
La pire des institutions grégaires se prénomme l'armée. Je la hais. Si un homme peut éprouver quelque plaisir à défiler en rang au son d'une musique, je méprise cet homme... Il ne mérite pas un cerveau humain puisqu'une moelle épinière le satisfait. (...) p. 9,10
J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l’art et la science. Si quelqu’un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles. Auréolée de crainte, cette réalité secrète du mystère constitue aussi la religion. Des hommes reconnaissent alors quelque chose d’impénétrable à leur intelligence mais connaissent les manifestations de cet ordre suprême et de cette Beauté inaltérable. Des hommes s’avouent limités dans leur esprit pour appréhender cette perfection. Et cette connaissance et cet aveu prennent le nom de religion. Ainsi, mais seulement ainsi, je suis profondément religieux, tout comme ces hommes. Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste.
Je ne me lasse pas de contempler le mystère de l'éternité de la vie. Et j'ai l'intuition de la construction extraordinaire de l'être. Même si l'effort pour le comprendre reste disproportionné, je vois la Raison se manifester dans la vie. (...) p.10
Je détermine l'authentique valeur d'un homme d'après une seule règle : à quel degré et dans quel but l'homme s'est libéré de son moi ? (...) p.11.
Seuls des individus particulièrement riches, des communautés particulièrement sublimes, s'exercent à dépasser cette expérimentation religieuse. Tous, cependant, peuvent atteindre la religion d'un ultime degré, rarement accessible en sa pureté totale. J'appelle cela religiosité cosmique et je ne peux en parler facilement puisqu'il s'agit d'une notion très nouvelle et qu'aucun concept d'un Dieu anthropomorphe n'y correspond.
L'être éprouve le néant des souhaits et volontés humaines, découvre l'ordre et la perfection là où le monde de la nature correspond au monde de la pensée. L'être ressent alors son existence individuelle comme une sorte de prison et désire éprouver la totalité de l'Etant comme un tout parfaitement intelligible. (...) p.17Comment cette religiosité peut-elle se communiquer d'homme à homme puisqu'elle n'aboutit à aucun concept déterminé de Dieu, à aucune théologie ? Pour moi le rôle le plus important de l'art et de la Science consiste à éveiller et à maintenir ce sentiment dans ceux qui lui sont réceptif. (...) p. 18
Extrait de : Comment je vois le monde (chap. Comment je vois le monde).
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Aujourd'hui chacun sait, bien évidemment, que les fameuses connaissances n'ont rien de certain, rien d'intimement nécessaire, comme le croyait Kant. Mais Kant a placé le problème sous l'angle de cette constatation. Nous utilisons un certain droit pour penser de tels concepts que la matière expérimentale sensible ne peut nous donner, si nous restons sur le plan logique face au monde de l'objet.
Je pense qu'il faut encore dépasser cette position. Les concepts apparaissant dans notre pensée et dans nos expressions de langage sont - d'un point de vue logique - pures créations de l'esprit et ne peuvent pas provenir inductivement des expériences sensibles. Ceci n'est pas si simple à admettre parce que nous unissons concepts certains et liaisons conceptuelles (propositions) aux expériences sensibles si profondément habituelles que nous perdons conscience de l’abîme logiquement insurmontable entre le monde du sensible et celui du conceptuel et de l'hypothétique. (...) p.41,42
Extrait de : Comment je vois le monde (chap. B. Russell et la pensée philosophique)
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Un être humain est une partie d'un tout que nous appelons : Univers. Une partie limitée dans le temps et l'espace. Il s'expérimente lui-même, ses pensées et ses émotions comme quelque chose qui est séparé du reste, une sorte d'illusion d'optique de la conscience. Cette illusion est une sorte de prison pour nous, nous restreignant à nos désirs personnels et à l'affection de quelques personnes près de nous. Notre tâche doit être de nous libérer nous-même de cette prison en étendant notre cercle de compassion pour embrasser toutes créatures vivantes et la nature entière dans sa beauté.
Extrait d'une lettre (1950).
mardi 30 novembre 2010
Qbit ou Qubit
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| Niels Bohr et Einstein. |
Non ce n'est pas du langage SMS (pour dire certaines parties du corps).
Le qubit est un bit quantique.
Un bit est la plus petite unité d'information représentée par un chiffre du système binaire, 0 ou bien 1. ("Bit" est une contraction des mots anglais Binary digit ou Chiffre binaire). Idem le qubit représente la plus petite unité (...) mais dans un système quantique. Autrement dit sa valeur ne sera pas 0 ou bien 1, mais une superposition (quantique ou en nombre infini) de ces deux états. Ce qui peut sembler pour le moins paradoxal, comme les autres caractéristiques de la physique quantique, au sens où on ne peut pas s'en faire une représentation satisfaisante (en dehors des équations mathématiques). Un second paradoxe réside dans la mesure puisque celle-ci semble agir sur le phénomène mesuré en mettant un terme (définitif) à la superposition ou en la précipitant (à l'instant même de la mesure) vers un des états binaires, 0 ou bien 1. Ce changement procède d'un saut quantique (il est instantané) et ne peut être prédit sinon selon des probabilités (quantiques).
Notons au passage que ce n'est pas tant l'observateur qui détermine la réalité (à l'instant de la mesure) que la mesure elle-même, puisque celle-ci peut être automatisée - l'observateur n'interviendra alors qu'indirectement, pour préparer la mesure ou analyser les résultats.
De nombreux composants n'auraient pas vu le jour sans la physique quantique, notamment ceux qui ont permis l’avènement de l'ordinateur (transistor, microprocesseur, disque dur, laser, diode, etc.), on estime ainsi que 30 % de l'économie mondiale est redevable à la physique quantique.
Néanmoins les ordinateurs que nous utilisons fonctionnent avec des algorithmes (partie software) reposant sur des bits et non des qubits (partie hardware). L'ordinateur quantique (utilisant des atomes plutôt que des photons en raison de leur plus grande stabilité) en est à ses premiers balbutiements et ressemble, pour sa taille et ses performance, à nos premiers ordinateurs. Mais il pourra avoir une puissance de calcul exponentielle et permettre des applications que l'on ne peut pas même imaginer. La révolution informatique aura donc une seconde phase, aussi importante sinon plus que la première.
L'ordinateur quantique, et notamment celui construit par Rainer Blatt, a été l'objet de la dernière conférence du récent colloques Wright 2010, sur La Révolution quantique, qui a eu lieu à l'Université de Genève, avec des chercheurs de premier plan, et dont les vidéos sont désormais disponibles.
Liens directs vers les conférences (vidéos traduites en français) :
Jochen Mannhart, La physique quantique à l'échelle du quotidien
Wolfgang Ketterle, Lorsque le froid glacial n'est pas assez froid, les nouvelles propriétés de la matière aux frontières du zéro absolu
Jochen Mannhart, Wolfgang Ketterle, David Gross, Alain Aspect, Rainer Blatt : Rencontre avec les jeunes
David Gross, La mécanique quantique du (tout) petit et du (très) grand
Alain Aspect, De l'intuition d'Einstein au qubit : vers une nouvelle ère quantique ?
Rainer Blatt, Repenser l'informatique à l'aide des quantas
Site du Colloque sur la Révolution quantique : Colloque
Site de la Fondation Wright : Hdwright
Dossier de la TSR (Télévision Suisse Romande) : TSR
Wikipedia : Qubit
Wikipedia : Ordinateur quantique
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