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lundi 5 octobre 2015

La grande foire du greenwashing et du lobbying


« Solutions climat » : entrez dans la grande foire du greenwashing et du lobbying
Par Olivier Petitjean, le 2 octobre 2015

Agenda des solutions, trophée des solutions, galerie des solutions, temps des solutions… Il sera beaucoup question de « solutions » au début du mois de décembre, lorsque Paris accueillera la 21e Conférence sur le climat organisée dans le cadre des Nations unies, la COP21. « Venez vivre l’expérience climat », et entrez dans le monde de l’optimisme préformaté, où chaque entreprise vient vendre ses solutions pour le climat, à grand renfort de publicité et de greenwashing. Et avec la bénédiction de l’État français, promoteur de cette vaste foire.

À rebours de l’atmosphère de résignation qui prévaut généralement dès que l’on aborde la crise climatique, le gouvernement français a choisi de placer la Conférence sur le climat sous le signe de la positivité, sinon de l’optimisme. La COP21 sera donc la COP des « solutions », mais aussi des « partenariats pluri-acteurs » et des « collaborations ». Un bel unanimisme pour faire diversion face à l’impuissance réelle de la COP21 et à l’emprise croissante du secteur privé et de ses « fausses solutions » ? Un des points d’orgue de ce grand effort de communication et de positivité : l’initiative « Solutions COP21 ». Respirez, tournez vos regards vers le ciel, laissez vos cheveux voler au vent, souriez : entrez dans le monde merveilleux de « l’expérience climat ».

Solutions COP21 sera avant tout une grande exposition publique au Grand Palais à Paris, du 4 au 10 décembre 2015. 50 000 visiteurs y sont attendus, qui pourront choisir entre 250 conférences et débats, 7 concerts, ou admirer les œuvres de 8 artistes internationaux. Sont également prévus un pavillon dans l’espace de la « société civile » au Bourget, où se tiendra la conférence officielle, des visites en région, et une plateforme web « contributive », le « hub des solutions climat. Le tout dans le cadre d’une communication soigneusement orchestrée pour nous faire positiver sans retenue – au risque d’en oublier le sérieux de la crise climatique, notamment pour ses premières victimes dans les pays pauvres.

Mieux se déplacer, mieux se nourrir, mieux se loger, maîtriser l’énergie, mieux se divertir et communiquer : Solutions COP21 entend montrer comment le changement climatique est aussi « une opportunité d’améliorer notre vie de tous les jours ». De la production d’énergie à partir de marc de café aux quartiers à énergie positive, il y en a pour tout le monde. On en perdrait presque de vue que le dérèglement climatique a deux causes principales bien identifiées : la combustion massive d’énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et l’agriculture industrielle. Et que la priorité devrait sans doute être de trouver des « solutions » qui s’attaquent directement à ces deux causes.

Des « solutions » confisquées par les multinationales ?

samedi 27 avril 2013

Greenwashing ou Ecoblanchiment




L’écoblanchiment, ou verdissage, est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation (entreprise, administration publique, etc) dans le but de se donner une image écologique responsable. La plupart du temps, l'argent est davantage investi en publicité que pour de réelles actions en faveur de l'environnement.
Le terme vient de l'anglais greenwashing, contraction des mots green (« vert ») et whitewash (« blanchir à la chaux », « dissimuler ») ou brainwashing (« lavage de cerveau »). Le Grand dictionnaire terminologique propose également les traductions françaises « blanchiment vert » et « mascarade écologique ». Le verbe Greenwash apparaît en 1989 puis est substantivé en greenwashing en 1991. Le terme est largement repris dans les années 2006-2007, avec l'accroissement du phénomène lui-même.
Source (et suite) du texte : wikipedia



José Bourgarel, Spécial investigation - Hold-up sur l'écologie, 2010

Dans leurs publicités, de nombreux industriels du transport et de l’énergie mettent régulièrement en avant leurs engagements écologiques. Mais, dans la réalité, ces entreprises sont régulièrement épinglées par des associations écolos pour leurs actions polluantes. On appelle cela le « greenwashing », l’éco-blanchiment en français. Les entreprises tentent de « verdir » leur image à grands renforts de campagnes de communication. Les fabricants d’automobiles sont passés maitres dans l’art de ces professions de foi écolos. La publicité pour un nouveau modèle de voiture indique par exemple qu’il rejette « seulement 173 g de CO2 » dans l’air. Sous entendu : ce modèle serait écologique. Mais il n’en est rien. Car la norme maximale considérée comme acceptable est en fait inférieure : 140 g de CO2. Un autre modèle, une berline allemande, est présentée comme « la moins polluante de sa catégorie ». Mais la pub oublie de mentionner que, comme tous les autres modèles « de sa catégorie », elle pollue bien au-delà des normes recommandées !
Source : canal +



Cash investigation, Le marketing vert, 2012

Le «marketing vert» consiste à utiliser des arguments écologistes pour vendre un produit. Certaines marques ont effectivement opéré une conversion «verte» pour proposer désormais des produits respectueux de l'environnement. Mais d'autres en revanche n'ont porté à leur marchandise que des modifications mineures, montées en épingle par un marketing fallacieux. Comment s'y retrouver dans la jungle du «greenwashing», cet «éco-blanchiement» qui fait passer de façon éhontée des vessies pour des lanternes basse consommation ? Enquête dans un univers où les initiatives les plus éco-responsables côtoient les mystifications les plus sophistiquées. Portrait également du lanceur d'alerte Jeffrey Wigand, qui a réussi à faire plier le plus puissant lobby américain : celui des fabricants de cigarettes.
Source : France 2
 
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