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dimanche 4 janvier 2015

Le cheminement vers l’éveil avec Denise Desjardins





Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir, Leili Anvar
Le cheminement vers l’éveil avec Denise Desjardins (partie I) 04.01.2015



Denise Desjardins, née en 1923, est une spécialiste de la tradition hindoue et disciple du maître indien Swami Prajnanpad. En 1974 elle crée, avec Arnaud Desjardins son mari pendant trente ans, un premier âshram en Auvergne. Depuis vingt ans, elle initie à la technique du lying et a formé plusieurs thérapeutes à cette technique.
Source (et suite) du texte : wikipedia 
Bibliographie : wikipedia
Son dernier livre :
- Contre vents et années, Ed. Table ronde, 2014
Commande sur Amazon : Contre vents et années

Voir aussi les pages : Arnaud Desjardins / Swâmi Prajnânpad / Ma Ananda Moyi


Selon lui (Swâmi Prajnânpad),, et pour vous aujourd’hui, acceptation ne rime pas avec résignation ?
Absolument pas. Quand on se résigne, on pense : « Je suis obligé de supporter cette situation, mais elle me rend malheureux. » Derrière la résignation, il y a un « non » intérieur camouflé, une façon de se positionner en victime. Alors qu’accepter c’est consentir sereinement à un état de choses contre lequel on ne peut rien. Il s’agit de dire « oui » à ce qui ne peut être changé parce que cela fait partie du jeu de l’existence, qu’on le nomme destin ou karma ; et, dans un second temps, de changer ce qui peut l’être.
Source (et suite) du texte : Psychologie (2009)

« Chaque être humain porte, enfoui en lui, un germe d’éveil, dans un état latent. Pour parvenir à la symbiose avec tous les êtres, tout l’espace, et finalement ne faire qu’un avec l’infiniment vaste, ce potentiel d’éveil doit être développé. Mais la plupart des personnes l’ignorent ou ne s’en préoccupent guère. Swâmi Prajnânpad disait d’ailleurs : “L’homme a des possibilités infinies, mais des probabilités limitées” ! Nourrir le germe d’éveil est le but de la vie humaine. C’est à cela que sert la méditation : calmer son individualité, apprendre le détachement, donner de l’attention et de l’énergie pour nourrir cette possibilité d’éveil. Ne pas le faire, c’est passer à côté du vrai sens de la vie. »
Source (et suite) du texte : Le Monde des Religions (2014)



Interview de Denise Desjardins par Virgine Larousse (Philosophie TV, Le Monde des Religions, 2013)

mercredi 3 octobre 2012

Arnaud Desjardins


Arnaud Desjardins, né le 18 juin 1925 à Paris et mort le 10 août 2011 à Grenoble, est un auteur, réalisateur à l'ORTF de 1952 à 1974 et l'un des premiers occidentaux à faire connaître, en France, au travers de documents télévisés et d'écrits, des traditions spirituelles orientales telles que l'hindouisme, le bouddhisme tibétain, le zen et le soufisme (mystique de l'islam) d'Afghanistan. Devenu disciple de Swami Prajnanpad et de son enseignement de l'adhyatma yoga, il se fait le relais de cette tradition spirituelle en France depuis le début des années 1970.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Films documentaires (ORTF) :
- Ashrams, 1959
- Le Message des Tibétains: Le Bouddhisme (1e partie), Le Tantrisme (2e partie),1966
- Himalaya, Terre de Sérénité : Le Lac des Yogis (première partie), Les Enfants de la Sagesse (deuxième partie), 1968
- Zen: Ici et Maintenant (première partie), Partout et Toujours (deuxième partie), 1971
- Soufis D'Afghanistan: Maître et Disciple (première partie), Au Cœur des Confréries (deuxième partie), 1974
Commande sur Amazon : DVD
Bibliographie : voir wikipedia
Site internet de son ashram : les amis d'Hauteville
Voir aussi sur le blog : Gilles Farcet (avec une interview à propos de Arnaud Desjardins)


(...)
Vous insistez particulièrement sur cette acceptation inconditionnelle du réel…
C’est cela, la pratique spirituelle, l’ascèse. Cela veut dire s’exercer. Accepter ce qui se passe à l’intérieur de notre être, devenir beaucoup plus présent, attentif, le plus souvent possible et notamment dès que nous nous sentons affectés soit par une émotion négative, soit par une émotion euphorique, qui peut tout autant nous aveugler. Accepter aussi ce qui est. Je me réveille un matin et mon enfant est malade ? Je m’exerce à ne pas perdre mon énergie dans des conflits intérieurs, comme : « Mais pourquoi l’ai-je sorti sans manteau hier ? Pourvu qu’il n’ait rien ! » Non : pas de discussion, pas de décalage avec la réalité. J’appelle immédiatement le médecin. Apparemment, le comportement est le même que pour n’importe qui, mais l’attitude intérieure est totalement différente.

Dit comme cela, ça a l’air simple…
La simplicité, c’est l’aboutissement. Un swâmi hindou, à qui j’avais demandé, lors de l’un de mes premiers voyages en Inde, « qu’est-ce que c’est la spiritualité ? », m’avait répondu dans un éclat de rire : « Quand il pleut, j’ouvre mon parapluie. Quand il cesse de pleuvoir, je le referme. » Voilà : l’acceptation de ce qui est, l’action juste ensuite. Mais pour parvenir à une telle attitude intérieure, le chemin est très long, très difficile.

Pourquoi ?
Parce que nous vivons la plupart du temps dans l’illusion. Les enseignements traditionnels tiennent des propos extrêmement durs sur notre condition humaine ordinaire. Ils parlent "d’aveuglement", de "sommeil" de "non-vérité". Il nous faut sans cesse faire des efforts pour revenir au réel, parce que nous sommes soumis à une certaine forme d’esclavage, celui de notre mental tortueux. Cela, la plupart des chercheurs spirituels ne l’entendent pas vraiment. Or, je le répète : il faut se remettre complètement en cause pour avancer, c’est l’affaire d’une existence entière. Cet engagement sur la voie n’est pas seulement une activité bénéfique que l’on ajouterait à notre existence comme des cours de piano. C’est toute notre existence qui doit se confondre avec la voie spirituelle. Chaque épreuve, chaque moment de ma vie devient alors un point d’appui sur lequel j’exerce ma vigilance et ma compréhension.
Source (et suite) du texte : psychologie











* * *














jeudi 28 juillet 2011

Prajnanpad ou Yogeshvar Chatterjee



Yogeshvar Chatterjee est né le 8 février 1891 à Chinsura, à une cinquantaine de kilomètres de Calcutta, dans une famille brahmane très pauvre. Il fait des études brillantes avec un intérêt pour les sciences physiques. Il découvre les écrits de Freud  dans les années 1920 à la bibliothèque de l’Université de Bénarès où il enseigne. Il trouve un maitre Niralamba Svami en 1922. Il accepte de se marier sur l’insistance de son frère mais trois mois avant la naissance de sa fille, il démissionne de l’Université et part dans les Himalaya pour devenir moine.
 
Son frère vient le chercher et il reprend sa place à l’Université. En septembre 1930,à la mort de son maître, il s’installe à l’ashram Channa. Dans l’intervalle il a trouvé un sentiment d’accomplissement qui ne peut être troublé. Il est connu d’un petit nombre de disciples indiens. Daniel Roumanoff  le  rencontre en 1959. Svamiji  fait deux séjours en France, un en 1966 à Bourg La Reine auprès d’Arnaud et Denise Desjardins, un autre en 1973 en Normandie invité par Daniel et Colette Roumanoff. Il s’éteint le 24 septembre 1974.
Source du texte : swami Prajnanpad
Autre biographie : wikipedia / supervielle 


Bibliographie : 

- ABC d'une sagesse. Paroles choisies de Svâmi Prajnânpad, La Table Ronde.
- Ceci, ici, à présent : Seule et unique réalité, Accarias-L'Originel.
- L'éternel présent : Questions et réponses, Accarias-L’Originel.
- Le but de la vie : Un été plein de sagesse, Accarias-L'Originel.
- La connaissance de soi, Accarias-L'Originel.
- Les aphorismes, Accarias-L'Originel.
- Les formules de Swâmi Prajnânpad commentées par Arnaud Desjardins, La Table Ronde.
- Lettres à ses disciples, Tome 1 : L'art de voir, Accarias-L'Originel.
- Lettres à ses disciples, Tome 2 : Les yeux ouverts, Accarias-L'Originel.
- Lettres à ses disciples, Tome 3 : La vérité du bonheur, Accarias-L'Originel.
Biographie : 
Olivier Cambessédès, Le quotidien avec un maître Svami Prajnanpad, Accarias-L'Originel.
André Comte-Sponville, De l'autre côté du désespoir : Introduction à la pensée de Svâmi Prajnânpad, Accarias-L'Originel.
Alain Delaye, Sagesses concordantes (Volumes I et II), Accarias-L’Originel.
Eric Edelmann, Olivier Humbert et Dr Christophe Massin, Swâmi Prajnânpad et les lyings, La Table Ronde.
Frédérick Leboyer, Portrait d'un homme remarquable, Svami Prajnanpad, Critérion.
Sumangal Prakash, L'expérience de l'unité : Dialogues avec Svâmi Prajnânpad, Accarias-L'Originel.
Colette Roumanoff, Les yeux de l'orpheline, Au fil de l'inconscient avec Svâmi Prajnânpad, Critérion.
Daniel Roumanoff, Psychanalyse et sagesse orientale, Une lecture indienne de l'inconscient, Accarias-L'Originel.
Daniel Roumanoff, Svâmi Prajnânpad, Biographie, La Table Ronde.
Daniel Roumanoff, Svâmi Prajnânpad, Tome 1 : Un maître contemporain, Manque et plénitude, La Table Ronde.
Daniel Roumanoff, Svâmi Prajnânpad, Tome 2 : Le quotidien illuminé, La Table Ronde.
Daniel Roumanoff, Svâmi Prajnânpad, Tome 3 : Une synthèse Orient-Occident, La Table Ronde.
R. Srinivasan, Entretiens avec Svami Prajnanpad, Accarias-L'Originel.


- A l'heure actuelle vous êtes asservi. Il vous appartient d'être libre.
(...)
- La connaissance seule libère
(...)
- Vous devez savoir ce qu'est l'émotion et alors vous pouvez en être libre. Vous ne pouvez pas vous libérez de ce que vous ne connaissez pas.
- Être libre, c'est connaître. Quand vous connaissez une chose, vous en devenez libre. Il n'y a pas d'autres moyen.
- Quelle que soit l'activité, le point essentiel est d'être libre. Commencez par là.
(...)
- Intellectuellement, on ne peut pas comprendre la non-dualité (advaita). Il faut la vivre. Encore une fois, on ne connaît que ce que l'on est. Savez-vous qu'advaita est un mot négatif ?
Advaita = a-dvaita = non + dvaita = non-dualité. Ici vous remarquez que l'advaita annule la dvaita ou la dualité. Ainsi elle pose d'abord la dualité et l'annule ensuite.
En apparence c'est la dualité qui existe. La vie est dualité. Chaque chose a deux aspects et la réalité, telle qu'elle apparaît est dualité.
Quand cette dvaita est annulée, l'advaita apparaît.
(...)
- Vous dite : "Je vois la rose, je me sens séparé, je souffre". Non, vous ne voyez pas la rose, c'est votre rose que vous voyez. "Je" (ou l'égo) ne peut pas connaître un objet parce que "je" et l'objet sont des choses différentes. Tant que vous ne devenez pas l'objet, il ne peut y avoir de connaissance de l'objet...
Vous ne pouvez pas tolérer la séparation. L'advaita est partout. Il ne peut y avoir de séparation. La séparation ne peut jamais être tolérée. Et votre ego non plus ne peut tolérer la séparation maintenant. Vous ne pouvez tolérer la séparation, aussi vous projetez immédiatement votre rose à cet endroit, et ainsi vous ressentez de la peine et du plaisir. Vous essayer d'annihiler le sens de la séparation physique dans le temps. Mais vous êtes dans le temps et l'espace.
Aussi vous ne pouvez pas le faire. Et vous vous sentez malheureux. Cette conscience de séparation est à la racine de toutes les difficultés. L'égo est une conscience conditionnée, limitée. Et pourtant, il a le sentiment qu'il y a "un sans-second". C'est en lui. Alors que fait-il ? Il ne peut que chercher à s'établir partout. Aussitôt que vous sentez que toute forme n'est autre qu'elle-même, vous devenez sans forme. Dès que vous sentez cette séparation, vous atteignez l'au-delà de la séparation. L'égo étant limité, conditionné, essaye de sentir l'inconditionné.. Comment ? Il essaye de rendre son état inconditionné.
Aussi il essaye de se projeter partout.
(...)
- L'unité n'est pas à créer. L'unité est là. C'est votre sentiment de la dualité qui tend à la recouvrir. Vous ne créez pas l'unité. Si c'est vous qui la faites venir, alors elle partira également. Tout ce qui vient s'en va.
(...)
- A présent vous n'êtes rien, vous semblez seulement être.
Vous avez toujours changé et continuez constamment à changer. A partir du moment où vous vous considérez comme étant quelque chose, vous vous séparez de l'Un, vous le tuez. Vous le découpez et créez un "deux" à sa place.
(...)
Ce qui est c'est quand on ne voit rien d'autre, quand on n'entend rien d'autre, quand on ne pense à rien d'autre. Quand on voit autre chose, qu'on entend autre chose, qu'on pense à autre chose, c'est ce qui est limité, l'individu.
L'infini (ce qui est) seul est immortel. Ce qui est fini est périssable. La souffrance et la mort se trouvent dans ce qui est étroit et limité. Amrita (le nectar d'immortalité) est dans ce qui est, ce qui est complet. En tant qu'être humain, cet amrita est votre droit de naissance.
(...)
- Connaître, c'est ne pas être affecté.
(...)
- Être libre, 'cest voir les choses comme elles sont.
(...)
- Ce n'est pas du monde que je dois me libérer mais de mon monde à moi.
(...)
- Pour être libre du désir, il faut voir et réalisez la nature du désir.
- Vous parlez de conscient, subconscient, inconscient, tout cela est isha, le désir, et l'apaisement du ce désir, c'est moksha, la délivrance. Si vous voulez savoir ce qu'est le mental, ce n'est rien d'autre que le désir.
(...)
- La question : "Comment vivre sans plaisir ?" est absurde.
Car elle implique que le plaisir est désirable et que je me prive du plaisir. Pas du tout. La vie spirituelle est une recherche intense de plaisir. C'est même l'expérience la plus compète du plaisir, car cette expérience aboutit immanquablement à la découverte de la souffrance. Le chercheur aboutit à la conclusion vécue et non pas seulement pensée que "tout plaisir est source de souffrance" alors la recherche de plaisir tombe d'elle-même. Il n'y a pas à éviter le plaisir. Le plaisir est à la base même de la vie, de toute action.
(...)
- L'égo doit être rendu libre. Et la manière de le rendre libre, c'est de lui permettre de s'épanouir, de s'accomplir complètement et entièrement.
- L'égo peut être libre de l'égo, l'égo peut être libre de lui-même de manière à trouver son accomplissement en lui-même.
(...)
Il vous faut vous libérez de vous-même avec l'aide de vous-même. Vous êtes pour vous-même votre meilleur ami et votre pire ennemi.
(...)
- Agir à chaque stade, absorber, dévorer, rendre sien : c'est se rendre libre.
- Être libre, c'est être libre de la conscience ou de la prétention qui faire dire "Je suis quelqu'un,je suis quelque chose".
Extrait de :  Daniel Roumanoff, Swami Prajnanpad, un maitre contemporain (Chapitre III, La Non-dualité).
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Autres extraits sur le net :
non-dualité.fr / supervielle / psy-spi



Par Arnaud Desjardin (sur le rapport entre psychothérapie et spiritualité) :




Par Alexandre Jolien (Sur la phrase "L'émotion est un luxe inutile") :









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