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samedi 22 avril 2017

Les prédateurs au pouvoir

MAJ de la page : M. Pincon-Charlot / Emmanuel Macron



Monique et Michel Pinçon-Charlot, sociologues de la bourgeoisie (avril 2017)

A propos de leur dernier livre : Les prédateurs au pouvoir : Main basse sur notre avenir, Ed. Textuel, 2017

La colère sociologique des Pinçon-Charlot est plus vive que jamais : plus de droite ni de gauche, tous réunis autour du veau d'or. Cynisme et déni de la règle sont devenus le mode de fonctionnement "normal" des dominants. C'est en toute impunité que s'organise la corruption au profit d'une petite caste affamée d'argent sous l'oeil bienveillant des gouvernements. Il y a bien sûr Donald, François, Marine et les autres, sur lesquels les Pinçon-Charlot alignent chiffres et faits irréfutables. Ils jettent aussi leur lumière crue sur des pratiques d'une extrême violence : celles de la financiarisation des services à la personne ou la mondialisation du droit à polluer avec le juteux trafic des "crédits carbone". C'est une guerre que le couple mythique dénonce ici, avec l'argent comme arme de destruction massive. Une guerre de classe qui menace l'avenir de l'humanité.
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Eric Brunet, journaliste : Macron et l'argent (avril 2017)

"Alors que Macron est ministre de l'économie, au sein d'entreprise dont l'Etat à des participation ont lieu un certain nombre d'opérations financières engageant des sommes considérables (...) Et au milieu de ces opérations financières qui retrouve-t-on ? Une entreprise que connait bien Emmanuel Macron, une banque d'affaire dans laquelle il a travaillé et au sein de laquelle il garde d'excellent contact : la banque Rothschild. (...)
La déclaration fiscale de Macron pose d'avantage de questions qu'elle n'apporte de réponse. On aurait pu espérait qu'il y ait, concernant Emmanuel Macron et l'argent, une véritable enquête".
 

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Sans surprise, Macron est le candidat le plus concerné par les conflits d'intérêt selon le rapport de l'ONG Sum Of Us
Lire le rapport (format PDF) : 2017 La présidentielle des conflits d'intérêt 

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Macron : La fin du système des partis.
Par Jean-Claude Paye, le 19 avril 2017 - le Grand soir

La déclaration d’Emmanuel Macron, se présentant comme le candidat « anti-système », a surpris les Français, car il avait été nommé secrétaire général adjoint auprès du Président Hollande en 2012, puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II en 2014. Il n’a d’ailleurs démissionné de cette dernière fonction que pour avoir les mains libres, afin de se présenter à l’élection présidentielle. Cette auto-désignation nous dit cependant quelque chose d’important sur l’évolution de la structure politique. Que E. Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis à vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales.

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