MAJ de la page : Yehudi Menuhin
LE VIOLON DU SIÈCLE
Un album-souvenir dont Yehudi Menuhin tourne les pages pour un documentaire de référence sur le virtuose absolu du violon, qui aurait eu 100 ans le 22 avril.
Quinze heures d'entretien tournées chez Yehudi Menuhin en juin 1994 dans son refuge de Mykonos, des documents d'archives collectés à travers le monde : voici les ingrédients d'un portrait documentaire magistral du "violon du siècle". Composé de huit chapitres, le film s'organise tel un album souvenir dont le violoniste tourne les pages. Il explique et commente avec candeur les étapes et les rencontres décisives de sa vie, de sa plus tendre enfance au temps présent. À chaque instant, la noblesse de l'homme côtoie ainsi le génie du musicien.
Humour et humanité
"Voilà plus de vingt ans que je filme Menuhin ; je ne m'en suis jamais lassé", notait le documentariste Bruno Monsaingeon au moment de la réalisation de ce portrait, devenu l'une des oeuvres de référence consacrées à l'immense violoniste. "Il n'est pas facile pour quelqu'un qui est toujours en pleine activité de s'adonner à l'exercice intense, doux et amer du regard en arrière, poursuivait-il. En totale connivence avec nous, Menuhin s'y est abandonné sans réserve, avec autant d'humour que de bouleversante humanité. Tout cela, je le crois, transparaît fortement dans le présent film qui porte aussi en lui la marque de mon infinie reconnaissance envers celui qui a donné une part de son sens à ma propre existence.
Source : Arte
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mardi 3 mai 2016
mardi 15 mars 2016
dimanche 12 avril 2015
Lorenzo Pellegrini, cueilleur d’arbres
Le cueilleur d'arbres (RTS, Passe-moi les jumelles, 2010)
Lorenzo Pellegrini, cueilleur d’arbres
Cela fait plus de 70 ans que la forêt est son domaine, c’est toute sa vie. Dès sa plus tendre enfance, il a vécu de et par la forêt, en utilisant ses richesses : fabrication de sabots, d’outils, de bois de chauffage. Plus tard, dans les Abruses, il fait la saison : 8 mois loin de tout, loin de tous, à 5 heures de marche du premier village. En arrivant, on construit un abri, puis on exploite la forêt, tout à la main, tout à la sueur d’homme. Pas de tronçonneuse, pas de cheval, trop cher !
C’est il y a 50 ans qu’il est venu s’établir à la Vallée de Joux. Et Lorenzo travaille, travaille, travaille, seul, presque toujours. Il refait les chemins du Risoud, il jardine le sous-bois, il abat des arbres et les débite. Lorsque les plantes sont trop serrées, il grimpe sur celle qu’il veut abattre. Puis il l’ébranche afin qu’en tombant, elle ne blesse pas ses jeunes voisines avec ses branches. Lorenzo a 80 ans, et il grimpe encore aux arbres comme un écureuil.
Il reste un des seuls aujourd’hui à construire aussi des meules à charbons. Son existence dans le Risoud le nourrit. Non seulement il y gagne de quoi vivre, mais il s’imprègne de choses capitales pour lui, insignifiantes ou méconnues de la plupart d’entre nous. Lorsqu’il regarde un arbre, bien sûr il le voit, comme vous et moi ; mais il l’écoute aussi, car l’arbre lui parle, lui communique des informations si subtiles que Lorenzo est un des rares humains à pouvoir les entendre. Le moindre détail compte : l’écorce, l’allure, les branches, le sol … Lorenzo regarde, et il comprend ! Il est en communion avec la nature et il sait. Il connaît le potentiel de chaque arbre, il est capable de trouver l’arbre parfait.
Source : JMC Lutherie
mardi 31 mars 2015
Le violoniste Jascha Heifetz
UN VIRTUOSE SANS ÉGAL
Le violoniste Jascha Heifetz (Allemagne, 2011)
Né à Vilnius en 1901, Jascha Heifetz commença une carrière d'enfant prodige, avant d'émigrer aux États-Unis en 1917. À l'âge de 20 ans, il passait déjà pour le meilleur violoniste au monde. Mort en 1987, ce perfectionniste laisse derrière lui de nombreux enregistrements qui font référence aujourd'hui. S'appuyant sur des extraits de films privés, des photos de famille, des témoignages des violonistes de sa génération ou d'anciens élèves, ce film dessine la carrière et la personnalité mystérieuse d'un concertiste estimé d'un large public, l’un des violonistes virtuoses les plus influents depuis Paganini.
Source : Arte
mardi 17 mars 2015
Pourquoi le violon dispose d’une paire d’ouïes en forme de f ?
Pourquoi le violon dispose aujourd’hui d’une paire d’ouïes en forme de f ?
Pourquoi nos violons ont-ils lentement adopté des ouïes en forme de f ? Et bien, selon une équipe de scientifiques du MIT, parce que cela les rend acoustiquement plus puissants que leurs ancêtres, qui avaient des trous en forme de cercle.
Au 10e siècle, les fabricants européens d’instruments à cordes construisaient le "fitheles", l’ancêtre du violon moderne, mais ils utilisaient des ouïes rondes. Au 12e siècle, ils ont commencé à utiliser des formes en demi-lune et un siècle plus tard, ils adoptaient une sorte de trou en forme de C. Puis, au 15e siècle, ils ont mis au point de petits cercles aux extrémités des trous, qui, au 17e siècle, sont devenues le trou en forme de f moderne. (image d’entête à partir de l’étude, évolution de la forme des trous au fil des siècles)
Une équipe de scientifiques du MIT s’est récemment demandé pourquoi la forme a évolué de cette façon. Après moult mathématiques avancées et quelques expériences, ils ont déterminé que la forme en f s’avère avoir la physique qui pousse beaucoup plus d’air qu’un trou circulaire, ce qui rend le débit (d’air) considérablement plus puissant.
Pourquoi nos violons ont-ils lentement adopté des ouïes en forme de f ? Et bien, selon une équipe de scientifiques du MIT, parce que cela les rend acoustiquement plus puissants que leurs ancêtres, qui avaient des trous en forme de cercle.
Au 10e siècle, les fabricants européens d’instruments à cordes construisaient le "fitheles", l’ancêtre du violon moderne, mais ils utilisaient des ouïes rondes. Au 12e siècle, ils ont commencé à utiliser des formes en demi-lune et un siècle plus tard, ils adoptaient une sorte de trou en forme de C. Puis, au 15e siècle, ils ont mis au point de petits cercles aux extrémités des trous, qui, au 17e siècle, sont devenues le trou en forme de f moderne. (image d’entête à partir de l’étude, évolution de la forme des trous au fil des siècles)
Une équipe de scientifiques du MIT s’est récemment demandé pourquoi la forme a évolué de cette façon. Après moult mathématiques avancées et quelques expériences, ils ont déterminé que la forme en f s’avère avoir la physique qui pousse beaucoup plus d’air qu’un trou circulaire, ce qui rend le débit (d’air) considérablement plus puissant.
lundi 16 mars 2015
L'île au mille violons
TAÏWAN, L'ÎLE AUX 1000 VIOLONS (France, 2014)
Carrefour culturel depuis des siècles, ayant tour à tour subi la colonisation européenne, japonaise puis l’influence américaine, Taïwan vit une singulière et très intime histoire d’amour avec la musique classique. Ici, les grands chefs d’orchestre de passage, dont sir Simon Rattle, s’étonnent de la jeunesse et de la "faim" du public lors de leurs concerts. Une passion partagée par le milliardaire Shi Wen-long, ému aux larmes, enfant, par la Rêverie de Schumann qu’il avait découverte à la faveur d’un film muet dans les années 1930. À Tainan, dans le sud de l’île, le vieil homme a réuni quelque 1 400 violons - dont les plus précieux Stradivarius -, la plus importante collection au monde.
Identités
Peu à peu, cette mélomanie a engendré des vocations. Première musicienne taïwanaise primée, la pianiste Chen Pi-hsien se souvient de son exil de jeune prodige en Allemagne dans les années 1960 où la solitude, dit-elle, lui a permis de gagner en profondeur. Une pionnière suivie par d’autres, comme aujourd’hui la jeune et vibrante violoniste Sophie Wang. Mais cette inclination des Taïwanais pour Beethoven ou Vivaldi, incarnée encore par le prestigieux Orchestre philharmonique de Taïwan, a peut-être freiné l’expression d’une identité musicale asiatique plus affirmée. Un syncrétisme en devenir porté par l’Orchestre chinois de Taipei. À travers ce voyage sensible en musique, et en s’appuyant sur d’émouvants témoignages, ce film explore en douceur l’âme et les paradoxes culturels de l’île.
Source : Arte
lundi 16 juin 2014
Alexis Cardenas revisite...
Alexis Cardenas et son ensemble Recoveco revisite quelques grands classiques (Bach, Paganini, ...)
D’origine vénézuélienne, Alexis Cardenas commence ses études musicales au Conservatoire de Maracaïbo, sa ville natale, jusqu’en 1992 où il rejoint New York pour se perfectionner notamment à la Juilliard School. Il est alors soliste de divers orchestres symphoniques du Venezuela ; il joue notamment au sein du Simon Bolivar Youth Orchestra, avant de rejoindre la France où il obtient un Premier Prix au CNSM de Paris. Il est lauréat de nombreux concours internationaux : Tibor Varga (1997), Long Thibaud (1999 Fritz Keisler en Autriche (2000), Henryk Szeryng au Mexique (2000), « Révélation classique de l’Adami » au Midem de Cannes en 2001, Concours Paganini en 2002 puis 2e Grand Prix à Montréal en 2003. Il mène aujourd’hui une brillante carrière de soliste et joue régulièrement dans les plus grandes salles de concert et festivals, en France comme à l’étranger. Il se produit également avec son ensemble Recoveco, mais aussi à la tête de l’Orchestre national d’Île de France dont il occupe le premier pupitre de violoniste super soliste.
Source (et émission) : France Musique
D’origine vénézuélienne, Alexis Cardenas commence ses études musicales au Conservatoire de Maracaïbo, sa ville natale, jusqu’en 1992 où il rejoint New York pour se perfectionner notamment à la Juilliard School. Il est alors soliste de divers orchestres symphoniques du Venezuela ; il joue notamment au sein du Simon Bolivar Youth Orchestra, avant de rejoindre la France où il obtient un Premier Prix au CNSM de Paris. Il est lauréat de nombreux concours internationaux : Tibor Varga (1997), Long Thibaud (1999 Fritz Keisler en Autriche (2000), Henryk Szeryng au Mexique (2000), « Révélation classique de l’Adami » au Midem de Cannes en 2001, Concours Paganini en 2002 puis 2e Grand Prix à Montréal en 2003. Il mène aujourd’hui une brillante carrière de soliste et joue régulièrement dans les plus grandes salles de concert et festivals, en France comme à l’étranger. Il se produit également avec son ensemble Recoveco, mais aussi à la tête de l’Orchestre national d’Île de France dont il occupe le premier pupitre de violoniste super soliste.
Source (et émission) : France Musique
samedi 9 novembre 2013
Hilary Hahn
Entre 1984 et 1989, Hilary Hahn étudie le violon à Baltimore sous la direction de Klara Berkovich. En 1990 elle est admise au prestigieux Institut Curtis à Philadelphie où elle étudie avec Jascha Brodsky, dernier élève vivant d'Eugène Ysaÿe. Elle travaillera avec lui pendant sept ans, jusqu'à la mort de Brodsky âgé de 89 ans. Elle est vite repérée pour sa maîtrise technique et ses interprétations originales des œuvres de Johann Sebastian Bach.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Discographie :
1997 : Hilary Hahn Plays Bach : Sonates n° 3, BWV 1005 et Partitas n° 2, BWV 1004 & n° 3, BWV 1006
suite sur : wikipedia
Site officiel : Hillary Hahn
Hilary Hahn interprète J.S. Bach.
(...) La révélation est plus forte encore avec les débuts discographiques de Hilary Hahn : en 1997, cette jeune fille enregistre un premier album CD où figurent la partita en mi majeur, la partita en ré mineur (avec la Chaconne) et la sonate en ut majeur de Bach. Quiconque ne saurait pas qui est en train de jouer aurait bien du mal à deviner qu'il s'agit d'une adolescente de dix-sept ans, tant elle maîtrise avec aisance ces œuvres pour violon pourtant réputées comme figurant parmi les plus exigeantes, à la fois sur le plan technique et musical. Son jeu révèle combien la technique du violon a évolué au 20ème siècle. Chez Heifetz, on sent encore la superbe du virtuose qui maîtrise parfaitement les œuvres les plus ambitieuses du répertoire. Hilary Hahn, elle, aborde les immenses difficultés avec un naturel déconcertant : doubles cordes, arpèges, gammes, tout lui réussit à la perfection, avec une pureté des intonations qui semble aller de soi, comme si c'était un jeu d'enfant.
Toujours dans le livret de son CD, Hilary Hahn raconte que pendant un concert au Texas il y a quelques années, elle a eu comme une révélation : pour la première fois, dit-elle, elle a vraiment entendu ce qui se passe dans la Chaconne sur le plan harmonique. Cela fait penser à l'habituel bla-bla des textes publicitaires, c'est vrai. Mais il se peut aussi qu'une musicienne de grand talent ait réellement trouvé sa maturité avec et par Bach. Hilary Hahn continuera encore longtemps à enchanter le monde de la musique classique, et pourrait faire de l'ombre à plus d'une légende confirmée.
Extrait de : Hilary Hahn interpréte J.S. Bach : Arte
Partita no 2 en ré mineur, BMV 1004 pour violon solo avec la divine Chaconne, 1997 (Hilary Hahn à 17 ans) :
Interview (en français) à propos de Niccolo Paganini (2006) :
Felix Mendelsshon (Violin Concerto E Minor OP 64), Corée 2012 :
samedi 21 septembre 2013
Violon et champignon(s)
Le violon et ses petits secrets (Allemagne, 2013)
Avec pour guide le violoniste britannique Daniel Hope, une enquête en trois volets sur les mythes et les réalités de l’instrument, les lois du marché, les arnaques ou les travaux des chercheurs en quête de l’instrument parfait. Pour cette dernière étape : visite à la Royal Academy of Music de Londres, qui prête des violons baroques à ses étudiants. Après avoir admiré les violons, qui ont appartenu à Isaac Stern et Fritz Kreisler, Daniel Hope accepte de confier son fidèle compagnon, un Guarneri del Gesù, au luthier londonien Florian Leonhard pour une expérience surprenante.
Source : Arte
Guarneri del Gesu, 1733
Frontières par Alexis Ipatovtsev
Champignons de Stradivari
Voir aussi "Un champignon pour imiter les stradivarius" : Science-mag
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