mercredi 9 mai 2012

Jean Julien Champagne


Jean Julien Champagne (1877-1932) est surtout connu comme étant l'illustrateur des ouvrages parus sous le nom de Fulcanelli (et préfacés par Eugène Canseliet.)

D’origine modeste - son père était cocher - Julien s’intéresse certes très tôt à l’alchimie, et, séduit par les textes anciens, entreprend dès l’âge de seize ou dix sept ans d’œuvrer au laboratoire, si l’on en croit Robert Ambelain. Mais sa formation est essentiellement celle d’un étudiant des Beaux Arts, alors que Fulcanelli était ingénieur, et peut-être Polytechnicien. Champagne entre ainsi à l’Ecole de Paris, en 1893, dont il sortira diplômé en 1900. Il est alors l’élève du peintre académique Léon Gérôme, resté célèbre pour s’être opposé aux impressionnistes, et s’être attiré pour cela les foudres d’un certain Emile Zola.
Source (et suite) du texte : thot arqa





Julien Champagne dans son laboratoire (1927)


Source (et analyse) des images : La Rue alchimique / Archer Julien Champagne

Bibliographie :
- La vie minérale (1908), Ed Les 3 R, 2011
- 36 illustrations dans : Fulcanelli, le Mystère des Cathédrales, et 40 illustrations dans : Les Demeures philosophales
voir l'entrée : 
Fulcanelli
Etudes :
Robert Ambelain, Jean-Julien Champagne, alias Fulcanelli, La Tour Saint-Jacques, IX, numéro spécial Parapsychologie, 1962.
Geneviève Dubois, Fulcanelli dévoilé, Dervy, 1996.
Evelyne Segaud, Pourquoi Champagne était Fulcanelli, L’auteur, 2001. 
Blogue dédié : Archer Julien Champagne / La rue de l'alchimie






Medecine philosophale (1908)

Le principe de l'analogie et de l'unité matérielle dans la Nature, sans distinction de règne ou de classe, était connu dès la plus haute antiquité. 
Nous le retrouvons en entier dans les débris de l'oeuvre du Trismégiste, prêtre d'Egypte et père de l'Hermétisme. Est-il l'auteur de cette théorie à la fois simple, large et hardie ? - On ne sait pas. Quoi qu'il en soit Hermès passe pour avoir créé la Philosophie à laquelle sont nom reste attaché, et Aristote (un disciple de Avicenne) nous fais le plus grand éloge de son génie. 
D'admirables découvertes devaient bientôt sortir de leurs laboratoires. Que de corps, inconnus de nos jours, firent leur apparition soudaine sous le feu des souffleurs, dans les oeufs de verre des primitifs athanors, sur les voûtes des curcubites pansues ! Que de fortunes sortirent de leurs creusets, que de satisfactions, de joies, d'espoirs enfin réalisés prirent corps à l'issue de lentes digestions, des coctions interminables. 
Siècles d'or, apogées des transmutations, périodes de rêve où la Chimère anoblissait tout, hélas ! ces temps ne sont plus ! ...
Le moyen âge nous légua, sans coupure comme sans omission, mais avec l'appoint de fais nouveaux et le témoignage de magistrales expériences, cette grande et simple conclusion des travaux les plus divers, des entreprisses les plus hardies : l'Energie-matière, unique, identique dans les trois règnes et à jamais vivante. 
Extrait de : La vie minérale
Commande : Ed. les 3 R
Source du texte : Archer Julien Champagne

Femme dans un matras (1908)

L’exquise et pure création qu’incarne cette jeune femme, c’est-à-dire la Pierre ou la Médecine Philosophales, prend naissance, se dégage et s’élève de la masse vitreuse qui est le matras de la coction finale, selon les Adeptes inscrits en lettres d’or, sur deux colonnes, à l’intérieur et de chaque côté de la composition. Certes nul autre document ne pouvait mieux s’offrir, en frontispice, à notre livre revu et très abondamment augmenté, ainsi qu’à la série magnifique de ses images en couleurs, que l’allégorique tableau duquel Fulcanelli ordonna la pensée, et Julien Champagne fut le réalisateur fidèle et prestigieux, il y aura bientôt soixante dix années. Nous utilisons à son heure, et sans doute selon que cela devait être, cet important témoignage philosophique qui consiste donc en une peinture à l’huile et exécutée sur toile et mesurant 57 sur 81 centimètres...
Eugène Canseliet.
Source du texte (avec une analyse de la peinture) : La rue alchimique

 ***
Blason de Fulcanelli

"Sur champ de gueules, cette céréale /un épi de blé/ surmontant l'hippocampe, tous deux d'or et issant de champagne (*) de même." Eugène Canseliet
(*) le champagne désigne le tiers inférieur du blason
Le Blason figurant à la fin du Mystère des Cathédrale serait, pour les tenants de la thèse Fulcanelli = Julien Champagne, un signe laissé par l'auteur. Hubert étant le prénom donné à Jean Julien Champagne par les membres de sa famille (et mentionné sur son acte de décès). 
Une autre "preuve" serait apportée par un croquis et deux dédicaces. 


Julien Champagne par Eugène Canseliet (1921)

Autoportrait (1930)

Croquis de Julien Champagne par René Schwaler de Lubicz
avec la mention à son dos "Fulcanelli" (1930)

Dédicace de Julien Champagne (1926)

Dédicace de Julien Champagne (1926)

Fin du manuscrit "La vie minérale" (1908)

Tombe de Julien Champagne 
"Apostolus Hermeticae Scientae"

L'écriture montre que l'auteur de "La Vie minérale", Julien Champagne, est aussi celui des deux dédicaces (du Mystère des Cathédrales), donnée à René Schwaller de Lubick et Jules Bouchet. A.H.S.pour Apostolus Hermeticae Scientiae (Apôtre de la Science Hermétique) expression qui se retrouvera sur sa tombe. 
Selon Robert Ambelain,  Julien Champagne était appelé "mon maître" par Eugène Canseliet lorsque ceux-ci se présentaient chez l'éditeur des Fulcanelli, Jean Schemit. 
Source des images : le miroir alchimique

Révélation ou canular de la part de l'illustrateur ? 
Eugène Canseliet rejette explicitement cette identification (pour préserver le mythe ?)
Une autre hypothèse consiste à faire de Julien Champagne l'un des co-auteurs des ouvrages parus, "Fulcanelli" n'étant alors qu'un prête nom à une oeuvre collective. Le mystère demeure...
  


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