Affichage des articles dont le libellé est eric baret. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eric baret. Afficher tous les articles

lundi 7 mai 2018

Eric Baret à Genève

Entretien : mardi 8 mai 2018, 19h45
15 rue des Savoies Plainpalais
Maison des associations 



Eric Baret (Paris, Ass. Présence, 27 janvier 2017)
 

mardi 13 février 2018

Eric Baret à Genève

Entretien : Mercredi 14 février 2018 à 19h45
15 rue des Savoies
Maison des associations
1205 Genève

Séminaire : 16 - 20 Février
Crêt Bérard
Infos et inscription : maryjmann@gmail.com



Éric Baret - Le coeur de la pose (octobre 2017

jeudi 5 octobre 2017

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Entretien le jeudi 5 octobre 2017 à 19h 45
Maison des Associations
15, rue des Savoises

et Séminaire à Crêt Berard, du 6 au 8 octobre 2017
inscription : maryjmann@gmail.com



Eric Baret (Etre Présence, 2016)

Le poète véritable est sans projet. Son projet est de célébrer du mieux qu’il peut ce qu’il a pressenti, ce qui le dépasse. Il trouve en lui une facilité à se présenter comme celui qui célèbre, celui qui reçoit la louange, comme la louange elle-même. L’art est cette ouverture aux différentes possibilités. Le poète peut jouer le rôle du serviteur et le rôle de celui qui est servi. Il peut aussi n’être que louange, il peut jouer celui qui est séparé de celui qui cherche, celui qui cherche, celui qui trouve… Cela fait partie de la poésie, cela fait partie de l’art. Cela exprime des émotions profondes. Mais elles ne sont pas progressives.
Eric Baret, Le seul désir, (chap. 15, On ne décide rien), Ed. Almora

lundi 13 février 2017

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Entretien avec Eric Baret
Mardi, 14 février 2017 à 19h45
 Maison des Associations
Salle Maathai
15 rue des Savoises (Plainpalais)
 Contribution souhaitée CHF 20,- 

Séminaire à Crêt Bérard
du jeudi 16 au dimanche 19 octobre
Renseignements : maryjmann@gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59


« L’émotion ne nous empêche pas d’être tranquille. Au contraire, elle nous amène à la tranquillité. La tension du corps permet la prise de conscience de la détente véritable. Dans cette détente, la tension apparaît et nous révèle la détente.  Elle nous permet de constater ce qui est libre en nous.»
Extrait de : « De L’Abandon »  Ed. Les Deux Océans
Commande sur Amazon : De l'abandon

* * *

    
Beethoven - Páleníček & Plocek (1957) Sonate pour violon et piano no 5 in F major op. 24
    

mercredi 12 octobre 2016

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Conférence : Exploration de l’Inconnaissable
Jeudi, 13 octobre 2016 à 19h45
La Maison des Associations
15, rue des Savoises

Sémaire à Crêt Bérard, Puidoux (VD) les samedi 15, dimanche 16, lundi 17, mardi 18 octobre – veuillez me prévenir par email
Renseignements et inscrition : maryjmann@gmail.com
Site officiel : Bhairawa

« L’émotion ne nous empêche pas d’être tranquille. Au contraire, elle nous amène à la tranquillité. La tension du corps permet la prise de conscience de la détente véritable.  Dans cette détente, la tension apparaît et nous révèle la détente.  Elle nous permet de constater ce qui est libre en nous.»
Extrait de : « De L’Abandon », Ed. Les Deux Océans, 2004
Commande sur Amazon : De l'abandon




Eric Baret, Exploration de notre fonctionnement (Paris, Yoga Festival 2016)

L'intensité n'est pas dans les choses. (...) Ce qui est intense c'est de "percevoir" le silence entre la perception et la pensée.

mercredi 4 mai 2016

Cérémonie du Teyyam



Les Vivants et les Dieux par Michel Cazenave
Cérémonie du Teyyam (France culture, le 17 mai 2003)
Avec Françoise Gründ, Ethnologue.

Dans l'État du Kerala, du sud de l'Inde, vivent encore des populations qui descendent directement des habitants antérieurs à la conquête indo-européenne.
Ces populations pratiquent encore des rites qui sont le reflet de leurs plus antiques croyances, et qui, croient-elles, les mettent en relation directe avec le pouvoir des Esprits et des Grandes Déesses primordiales. Le Teyyam représente le sommet de ces cérémonies, dans un état de transe collectif.

* * *


Longtemps délaissées du champ des études académiques en langue française, les recherches sur les traditions musicales populaires du sous-continent indien n’ont aujourd’hui de cesse que de s’accroître. Plusieurs thèses et travaux en cours laissent présager d’un véritable renouveau dans ces domaines, et l’on ne peut que s’en réjouir. Dans ce registre, l’ouvrage de Laurent Aubert propose ici une étude comparative des rituels du Kerala (Inde du Sud). Inspiré autant par l’expérience personnelle de l’auteur que par des soucis de rigueur scientifique, ce livre se focalise sur les sources rituelles de l’art. Dès les premières lignes, il manifeste l’interdisciplinarité de la démarche. Bien plus qu’une étude solitaire, l’ouvrage apparaît en effet d’emblée comme le fruit d’une recherche collective réunissant une solide équipe : le spécialiste local Ravi Gopalan Nair, le sanscritiste Dominique Wohlschlag et le photographe Johnathan Watts. Envisagé tant sous l’angle d’une recherche scientifique que sous celui d’une véritable production multimédia, cette étude de longue haleine a par ailleurs donné lieu à d’autres publications (DVD, CD audio, livre de photographies) ainsi qu’à une exposition au Musée d’ethnographie de Genève (Les feux de la Déesse. Mythes et rituels du Kerala) et une tournée de spectacles en Europe et aux Etats-Unis.
Source (et suite) du texte : Cahiers d'Ethnomusicologie (Adem)

Laurent Aubert, Les Feux de la Déesse : Rituels villageois du Kerala (Inde du Sud), Ed. Payot, 2004
Commande sur Amazon : Les Feux de la Déesse : Rituels villageois du Kerala (Inde du Sud)


 * * *

Teyyam rahasya 
Le cœur tantrique du teyyam
Par Eric Baret - Bhairava

Le teyyam, art rituel propre au Kerala, cache sous son aspect dramatique une majestueuse actualisation de la démarche tantrique. L’auteur partage ici ce qui lui fut dévoilé l’espace de nuits hors du temps comme seul l’Orient sait encore le transmettre. Son intimité avec le shivaïsme cachemirien ainsi que les séquelles visibles de la pratique des arts de combat, permit la proximité avec une troupe de danseurs et l’accès à une trentaine de teyyams. Les préparations, l’accomplissement et la dissolution de l’acte rituel purent être observés en toute liberté. Les photos présentées ici illustrent des teyyams se déroulant aux environs de Telichery, base géographique de cette exploration.

mercredi 7 octobre 2015

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Conférence à Genève ce jeudi, 8 octobre 2015 à 19h45
La Maison des Associations
15 rue des Savoises (quartier de Plainpalais)
1205 Genève

Séminaire à Crêt Bérard du 10 au 14 octobre 2015
Infos et inscriptions : 
maryjmann at gmail.com (Mary Mann)

Site officiel : Bhairava



Eric Baret, Le contact avec le sol (2015)

mardi 12 mai 2015

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Ce soir (mardi 12 mai 2015), 19h45
La Maison des Associations
15 rue des Savoises (quartier de Plainpalais)

Stage de l'Ascension à Yenne (14-17 mai)
Renseignements et inscription : maryjmann@gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59

Site officiel : Bhairava



Corps de silence (Entretien, 2014)

La vie est intensité (...), la vie est présence dans l'instant, vous ne pouvez pas être présent demain, vous ne pouvez pas être présent dans une seconde, vous ne pouvez pas être présent dans le temps, c'est le temps qui est dans la présence (...), vouloir être présent c'est vouloir être présent demain, dans une minute, dans une seconde (...). L'intelligence c'est de savoir que l'intelligence ne peut pas vous amener à la présence, c'est de vous montrer ce que n'est pas la présence (...), vous ne pouvez pas penser au présent (...), toute pensée est au passé. 

Suite : Youtube



mercredi 18 février 2015

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Le jeudi, 19 février 2015 à 19h45
La Maison des Associations
15 rue des Savoises (Plainpalais)


« Voir que la souffrance de l’autre c’est la joie en train d’accoucher : c’est douloureux, un accouchement. Nous avons tous eu besoin de moments de souffrance pour découvrir en nous ce qui est essentiel.  Je ne voudrais pas ne pas avoir eu la souffrance que j’ai vécue. Ce serait une forme de sacrilège. »

Extrait de : « Le seul désir »  Ed. Almora
Commande sur Amazon : Le seul désir : Dans la nudité des tantra
  

lundi 26 mai 2014

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Mardi 27 mai 2014 - 19h 45
Maison des associations
15 rue des Savoies (quartier de Plainpalais)


Que sent-on en méditation ? On ne sent rien, voilà ce qui l'on sens. On ne sent pas le sol, mais sa résistance au sol. Chez un boxeur non entraîné qui résiste et se tend sous les coups, il en va de même : c'est pourquoi, souvent, les années d'apprentissage d'un art de combat sont essentiellement art du développement de l’absorption, de la non-résistance aux coups qui doivent être absorbés par l'ensemble de la corporalité et non bloqués sur le point d'impact. Quand on sent la peur, on ne sent que les tensions utilisées pour se défendre contre cette émotion. Quand le corps ne se défend plus du sol, le sol quitte sa dureté : il devient vide, vie et mouvement pénétré et pénétrant le corps. Il en va de même pour l'émotion qui jaillit, se développe et se résorbe dans le senti : plus rien à sentir, ultime senti, rasa.
Extrait de : Eric Baret, Corps de Silence, Ed. Almora, 2010
Commande sur Amazon : Corps de silence (avec 1CD audio)
Photo : Les cancans du silence
Site officiel : Bhairava 

jeudi 20 février 2014

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

ENTRETIEN : 
Jeudi 20 février 2014, 20h, Maison des Associations
15, rue des Savoises, 1205 Genève
Infos : Bhairava

SEMINAIRE : 
 Crêt-Bérard, 22-25 février 2014
Infos et inscription : Bhairava




La sensation de contact avec le sol n'est autre que notre représentation du monde. Ressenti comme dureté car encore peu habité, ce contact deviendra élasticité, dynamisme, radiation et, essentiellement, non contact lors de la substantialisation du corps par la Conscience. Accuser le sol de dureté sans réaliser que seule sa propre résistance le fait paraître ainsi équivaut, par transposition, à attendre quelque chose de son environnement et à souffrir de ne pas le recevoir sans pour autant remettre en question sa propre attente. L'exploration du contact avec le sol va amener la découverte révolutionnaire, l'intense évidence qui réduit toute fantaisie d'ouverture psychique à son néant : l'agression première, et unique, n'est autre que la défense même. Le sol n'a jamais été dur : seule ma défense l'est. Mon environnement n'a jamais été que neutralité :  seuls ma défense et mon désir le créent tour à tour comme agression et sécurité imaginaires.
Extrait de : Corps de silence (21. Assise et verticalité)
Commande sur Amazon : Corps de silence (1CD audio)




jeudi 10 octobre 2013

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Entretien ce soir, jeudi 10 octobre, à 19h45 à la Maison des Associations, 15 rue des Savoises (quartier de Plainpalais). 
Contribution  20 CHF, pas besoin de s'inscrire d'avance. 

Séminaire à Crêt-Bérard du 12 au 16 octobre 2013
Plus d'infos et inscription : Bhairava


Temple Gauri Shankara 
Source : Bhairava

mardi 7 mai 2013

Quand le désir se libère des images

Exploration de l’Inconnaissable avec Eric Baret


Le problème n'est pas le désir, mais l'histoire bâtie autour. Quand le désir se libère des images, il reste un vrai désir : le désir de la vie.
Extrait de : Le seul désir, Ed. Almora, 2006.
Commande sur Amazon : Le seul désir 

Entretien :
Genève, ce soir, 19h 45
Maison des Associations (15, rue des Savoises)
Séminaire :
Yenne, du 9 au 12 mai
Site officiel : Bhairava
Renseignements, inscriptions : maryjmann at gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59

vendredi 15 février 2013

Eric Baret à Genève

MAJ de la page : Eric Baret

Avec quelques vidéos.
Rappel : Eric Baret donnera une conférence ce soir à Genève et un séminaire à Crêt-Bérard, du 16 au 19 février 2013.
Infos : Bhairava













vendredi 12 octobre 2012

Eric Baret à Genève


Exploration de l’Inconnaissable avec Eric Baret

« Vous ne pouvez pas accepter. La personne, l’égo ne peut pas accepter. Ce n’est pas la peine de faire semblant. Vous pouvez écouter et vous rendre compte humblement que telle situation vous dérange. D’abord, ne pas prétendre qu’elle ne me dérange pas. Quand une situation m’est intolérable, c’est qu’elle révèle quelque chose qui, en moi, m’est intolérable. J’écoute ce qu’il y a en moi de si dérangeant. »
Extrait de : « De l’Abandon », Ed. Les Deux Océans

Entretiens à Genève
Le vendredi, 12 octobre 2012 à 19h45
La Maison des Associations
15 rue des Savoises (Plainpalais)

Séminaire à Crêt-Bérard,
Du 13 au 17 octobre 2012

Site officiel : Entretiens Séminaires 
Renseignements : maryjmann@gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59

dimanche 19 février 2012

Eric Baret à Genève



Conférence d'Eric Baret à Genève
Jeudi 23 février 2012 à 20h
Maisons des Associations, 15 rue de Savoises

Séminaire à Crêt-Bérard
Du 26 au 28 février 2012
Site internet : Bhairava

"Lorsqu'on constate qu'un mot, un geste, un événement nous affecte, on remercie la situation de nous faire réaliser qu'on portait en soi une restriction : c'est elle qui nous empêche de vivre, qui nous fait trouver la vie solitaire, difficile, complexe, qui nous rend triste. On tourne la tête et on perçoit l'écho de cette tristesse, de cette solitude, de cette blessure. On vit avec ce ressenti, clairement, d'instant en instant; inévitablement, ce ressenti va nous ramener à la tranquillité. C'est ce que l'on appelle le tantrisme."
Eric Baret : Corps de Silence, éd. Almora, novembre 2011. 

Commande sur Amazon : Corps de silence (avec 1CD audio)

samedi 27 novembre 2010

Eric Baret à Genève


Exploration avec Eric Baret
Etre sans image
« En général l’action est fondée sur une image de plaisir ou de souffrance. L’action véritable, elle, est sans chemin, elle est soumission à l’ordre supérieur, sans pensée ni mot possible. 
Être sans image c’est mourir chaque jour, chaque minute, sans attachement. » 
Corps de Silence. Ed. Almora, novembre 2010.


Entretien à Genève
Lundi 29 novembre 2010 à 20h00
à
La Maison des Associations
15 rue des Savoises




* * * * * * *

Séminaire de yoga à Crêt-Berard
du 1 au 5 décembre 2010


Renseignements : maryjmann@gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59


* * * * * * *

mardi 9 novembre 2010

Corps de silence


Le dernier livre de Eric Baret, Corps de Silence

Aux Editions Almora, en librairie le 10 novembre 2010. 
Vu sur Eveil et philosophie



Quatrième de couverture :
La joie, l'absolu sont à reconnaître ici et maintenant. Cette révélation est l'essence du tantrisme cachemirien. Sa mise en pratique est l'objet de la tradition telle que transmise par Jean Klein à partir des années soixante.
Ce livre souligne les bases shivaïtes de cet enseignement, ainsi que ses échos dans l'islam d'Ibn Arabi et la mystique rhénane. Tout en gardant son ancrage dans la tradition, cette résonance s'actualise dans tous les aspects de la vie quotidienne. Elle en souligne la beauté et la liberté inhérentes : tout est prétexte à cette reconnaissance.
L'abondante iconographie renvoie directement à cette même révélation où expérience esthétique et compréhension métaphysique vibrent d'un même silence.
Éric Baret a exploré pendant une trentaine d'années la tradition non-dualiste du shivaïsme cachemirien auprès de Jean Klein. Il a déjà publié chez Almora Le seul désir, Le sacre du dragon vert et Les crocodiles ne pensent pas.
Le présent ouvrage est l'approfondissement de la première partie de Yoga, corps de vibration, corps de silence, aujourd'hui épuisé.
On y trouve aussi  un CD audio contenant 8 entretiens avec Éric Baret d'une durée totale de 75 min.
Radha, bronze, 15ème

Préface de l'ouvrage par Colette Poggi :
"Il est des rencontres qui transforment l'existence. Pour Éric Baret, il y eut Jean Klein, et à travers cette personnalité intense et lumineuse, c'est en réalité toute une famille spirituelle, avec ses maîtres, leur trésor de textes et d'expériences, qui apparut en transparence. La rencontre fut donc décisive car elle suscita un émerveillement, un éveil... elle ouvrit une voie. C'est au fond l'objet de ce livre que de raconter, au fil des chapitres, l'histoire d'une rencontre qui servit de trame à une aventure intérieure. Jean Klein était pleinement immergé dans la lumière de l'Inde, ouvrant ainsi pour ses disciples et compagnons de route de nouveaux horizons spirituel et artistique. Il avait alors eu connaissance des théories véhiculées par le Shivaïsme du Cachemire ; son enthousiasme contagieux a de toute évidence touché Eric Baret qui a reconnu, en ces écoles cachemiriennes, des résonances avec sa propre expérience.
Qui étaient ces penseurs épris d'absolu qui vécurent au Cachemire entre les VIIIe et XIV ème siècles, laissant à la postérité des œuvres audacieuses portant à la fois sur les voies de délivrance, les moyens de réalisation, et l'expérience esthétique ?
C'est Lilian Silburn (1908-1993) qui la première a exploré, dès les années cinquante, le Shivaïsme du Cachemire ; chercheur au CNRS, elle a publié les traductions d'une dizaine de ses textes fondamentaux en les présentant dans leur esprit originel.
Deux aspects originaux retiennent l'attention :

- la vie quotidienne apparaît comme un champ de réalisation
- l'expérience esthétique peut conduire à la saveur de l'absolu
L'une des caractéristiques fondamentales des théories cachemiriennes consiste ainsi à considérer l'art comme une voie de réalisation, un mode d'accès au Soi, grâce à l'épanouissement des énergies de la conscience et à la quiétude qu'il confère. Il n'est donc pas étonnant que Jean Klein, découvrant en Inde cette école de vie, ait éprouvé pour elle la fascination dont nous parle Eric Baret, et qu'il ait eu envie de la partager avec ses proches.
Quant à la vie quotidienne comme champ de réalisation, cette vision s'inscrit dans le prolongement de la précédente; tout regard, tout geste portant en lui le miracle de la conscience et de la vie. Mais est-il véritablement possible, emporté dans les flots du samsara, de vivre en accord avec la paix des profondeurs, goûtant la liberté de l'esprit par rapport aux attachements..., et leur cor­tège de tensions et de vanités ? La réponse est donnée par Abhinavagupta :

Quand on se libère des différenciations accumulées, l'état de bonheur est une allégresse comparable à la mise à terre d'un fardeau, l'apparition de la Lumière est l'acquisition d'un trésor oublié : le domaine de l'universelle non-dualité. 
Hymnes d'Abhinavagupta traduit par Lilian Silburn, p.57.

Le shivaïte du Trika peut vivre une existence de maître de maison et s'engager dans une voie de libération de ce type, le monde ne présente pas en soi d'entraves; par contre le regard porté sur celui-ci et sur sa propre essence influe sur le processus de la délivrance :

Nous rendons hommage à Shiva, Seigneur suprême manifesté aux êtres réalisés alors même qu'ils demeurent immergés dans les flots de l'existence, Lui que l'on ne peut attein dre que par la conscience de soi !

Commentaire sur la Reconnaissance du Seigneur d'Abhinavagupta, 1.8.

Comme l'évoque Eric Baret, certains auteurs médiévaux en Occident, chrétiens, soufis..., ont eux aussi perçu intuitivement le monde à la manière d'une œuvre d'art. Pour eux la Beauté est « l'éternel dans les choses » ; cette vision guérit, pensent-ils, du désir effréné de l'éphémère. Scot Origène (xe s.) part de la simple perception d'un caillou pour «imaginer » le monde.


Si je considère un caillou, des rayons en jaillissent, qui éclairent mon esprit. Ainsi en est-il de toutes choses... La machine du monde tout entier se présente comme une lumière immense, composée de lampes innombrables, destinées à révéler, (à mettre en lumière), à établir dans la cime de l'esprit les pures beautés des choses intelligibles.


Ce sentiment profond d'apaisement (shânti) et d'unité (aikyam), appelé aussi dans la philosophie indienne «saveur» (rasa), surgit avec la cessation (pro­visoire) du sens du moi (ahamkâra).
La visée de l'art dans ce contexte n'est autre qu'une transformation de soi dans le sens d'un accomplissement (samskriti). Il s'agit d'une intégration dans le rythme (chandas) du souffle cosmique, indissociable d'une « mise au diapason » avec le spanda cosmique. Ce terme dérive de la racine verbale CHAD (couvrir, tenir caché, secret), liée à son autre forme CHAND (se réjouir). Le rythme, selon la théorie indienne de l'art, sous-tend toute forme, toute structure, il définit pour chaque chose un mode distinctif, dans la manifestation universelle, de la Réalité primordiale.
Ainsi celui qui contemple l'image avec profondeur, s'il est « vacant », désencombré, s'emplit de ce rythme, de ce souffle, originel, entre en contact avec le principe même de la vie, et se charge d'énergie spirituelle.
L'émerveillement est comme un bond de l'âme qui unifie soudain l'être entier et le plonge dans un recueillement spontané. Sans ces instants de grâce où l'apparence cède à la transparence, toute pratique, tout acte artistique, rituel... resteraient à la surface d'eux-mêmes, laissant

la plupart des hommes enfermés dans leur corps mortel comme l'escargot dans sa coquille, enroulés dans leurs obsessions à la manière des hérissons, modelant sur eux-mêmes leur idée du Dieu bienheureux. 

Clément d'Alexandrie

Comme Abhinavagupta et les penseurs cachemiriens, le peintre-lettré chinois, Mi fou, qui avait atteint grâce à son art l'équanimité, savait reconnaître les vraies richesses.
D'un regard perçant, traversant les apparences, il savait déceler ce qui se joue d'unique dans le moment présent, il savait le bonheur de s'attarder sur « l'Océan des mystères », selon la belle image d'Isaac le Syrien.

Il est pauvre mais il n'a pas de chagrin

Il embrasse le printemps du monde dans son esprit
Il est parfois assis dans les forêts
Il se promène parfois au bord des rivières.

C'est ainsi qu'il faudrait entrer dans les pages de ce livre, les forêts de ses tex­tes, les rivières de ses images, en laissant ruisseler, en contrechant, les sono­rités des mots sanskrits." 

Mahakala, 15ème

samedi 9 octobre 2010

Eric Baret à Genève


Exploration de l’Inconnaissable
Pour la joie de ne rien être
« Être disponible… On ne peut même pas dire
présent : il n’y a pas de présent, seulement
présence…. quand un écho du passé me vient :
c’est maintenant. Ce qui m’est arrivé il y a dix
ans, je le sens maintenant…. Ce n’est pas le
passé.
Passé et futur sont présents. Plus on développe
cette sensibilité, plus on se rend compte de cet
espace présent. »
Extrait de : « De l’Abandon », Ed. Les Deux Océans

Entretien à Genève
Mardi 12 octobre 2010 à 19h45
à
La Maison des Associations
15 rue des Savoises (Plainpalais)
Contribution souhaitée : CHF 20.-
Il n’est pas nécessaires de s’inscrire à l’avance.




* * * * * * *


Séminaire de yoga à Yenne
du 14 au 17 octobre 2010


Renseignements : maryjmann@gmail.com
Tel : 00 33 (0) 6 32 97 36 59


* * * * * * *

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...