Vladimir Poutine au club de discussion du Valdaï (Russie, Sotchi, 27 octobre 2016)
«Des menaces fictives, imaginaires sont constamment créées, notamment la fameuse menace russe. Faire plier ses alliés est une occupation rémunératrice, on peut ainsi trouver de nouveaux budgets pour rapprocher les infrastructures de l’Alliance de la frontière russe.
Bien sûr, il est agréable et gratifiant de se faire passer pour les défenseurs de la civilisation face aux nouveaux barbares. Pourtant, la Russie n’a l’intention d’agresser personne. Tout ceci [les accusations à l’encontre de la Russie] est risible».
Source de la transcription (et autres extraits) : RTFrance
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Au forum de Valdaï, Poutine droit dans ses bottes
Par Pascal Boniface, le 31 octobre 2016 - Mediapart
Le forum de Valdaï s'est tenu du 24 au 27 octobre à Sotchi. Poutine, qui participait à la dernière table-ronde, en a profité pour réaffirmer - et justifier - ses positions en matière de politique étrangère.
La treizième réunion du forum de Valdaï s’est tenue à Sotchi du 24 au 27 octobre 2016, et a réuni cent-cinquante participants issus des cinq continents. Les Russes ne représentaient qu’un-cinquième du total : universitaires de renom, journalistes et anciens responsables politiques de premier rang étaient présents. Les débats étaient ouverts, contradictoires et souvent vifs. Ce n'était en rien une réunion de Putinolâtres - la politique russe a souvent été mise en cause - et, si un point commun devait être trouvé aux participants, ce serait celui d'avoir une approche réaliste des relations internationales.
Cela fut tout de même l'occasion pour le pouvoir russe d'affirmer ses positions, notamment lors de deux conférences : une session spécifique de questions-réponses avec le ministre des Affaires Étrangères, Sergueï Lavrov ; une table-ronde de deux heures trente, animée par Timothy Colton (Harvard), où Vladimir Poutine était entouré des anciens présidents sud-africain (Thabo Mbeki), autrichien (Heinz Fischer) et finlandais (Tarja Halonen), suivie d’une séance de questions-réponses du président russe, de deux heures et demi également.
Poutine s’est montré à la fois offensif et à l’aise, faisant preuve d'humour (demandant à un universitaire américain qui l’interrogeait en russe s’il était un espion en précisant que c’était un très beau métier) et semblant même prendre plaisir à cette joute intellectuelle, y compris avec ceux qui le contredisaient.






