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jeudi 3 novembre 2016

Au forum de Valdaï, Poutine droit dans ses bottes



Vladimir Poutine au club de discussion du Valdaï (Russie, Sotchi, 27 octobre 2016)

«Des menaces fictives, imaginaires sont constamment créées, notamment la fameuse menace russe. Faire plier ses alliés est une occupation rémunératrice, on peut ainsi trouver de nouveaux budgets pour rapprocher les infrastructures de l’Alliance de la frontière russe.
Bien sûr, il est agréable et gratifiant de se faire passer pour les défenseurs de la civilisation face aux nouveaux barbares. Pourtant, la Russie n’a l’intention d’agresser personne. Tout ceci [les accusations à l’encontre de la Russie] est risible». 
Source de la transcription (et autres extraits) : RTFrance

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Au forum de Valdaï, Poutine droit dans ses bottes
Par Pascal Boniface, le 31 octobre 2016 - Mediapart

Le forum de Valdaï s'est tenu du 24 au 27 octobre à Sotchi. Poutine, qui participait à la dernière table-ronde, en a profité pour réaffirmer - et justifier - ses positions en matière de politique étrangère. 

La treizième réunion du forum de Valdaï s’est tenue à Sotchi du 24 au 27 octobre 2016, et a réuni cent-cinquante participants issus des cinq continents. Les Russes ne représentaient qu’un-cinquième du total : universitaires de renom, journalistes et anciens responsables politiques de premier rang étaient présents. Les débats étaient ouverts, contradictoires et souvent vifs. Ce n'était en rien une réunion de Putinolâtres - la politique russe a souvent été mise en cause - et, si un point commun devait être trouvé aux participants, ce serait celui d'avoir une approche réaliste des relations internationales.

Cela fut tout de même l'occasion pour le pouvoir russe d'affirmer ses positions, notamment lors de deux conférences : une session spécifique de questions-réponses avec le ministre des Affaires Étrangères, Sergueï Lavrov ; une table-ronde de deux heures trente, animée par Timothy Colton (Harvard), où Vladimir Poutine était entouré des anciens présidents sud-africain (Thabo Mbeki), autrichien (Heinz Fischer) et finlandais (Tarja Halonen), suivie d’une séance de questions-réponses du président russe, de deux heures et demi également.

Poutine s’est montré à la fois offensif et à l’aise, faisant preuve d'humour (demandant à un universitaire américain qui l’interrogeait en russe s’il était un espion en précisant que c’était un très beau métier) et semblant même prendre plaisir à cette joute intellectuelle, y compris avec ceux qui le contredisaient.

jeudi 20 octobre 2016

Un autre point de vue sur Alep (et la Syrie)

Message d'un artiste syrien aux USA ...
"Décombres de ma maison d'Alep au nom de votre liberté !"
Sa page facebook : Tamman Azzam

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Interview de Vanessa Beeley, journaliste britannique de retour d'Alep (Ron Paul Liberty Report, 2016)
Lire aussi : La mystification des casques blancs, le 20 octobre 2016, Arrêt sur info

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Entretien avec Artem Studennikov, Ministre Conseiller de l’Ambassade de Russie (Paris, 7 octobre 2016). États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques et Terrorisme

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Interview intégrale de Vladimir Poutine par Bloomberg (1 septembre 2016) : Arrêt sur Info

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Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire 
Le 13 octobre 2016 - RTFrance

Dans un entretien attendu à la chaîne TF1, le président russe Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur plusieurs sujets, mais le choix des journalistes de la chaîne surprend, beaucoup de points chauds importants sur le plan international ayant été omis. Qu'est-ce que TF1 a passé sous silence? Sputnik publie les parties qui manquent.

Le nom du président russe Vladimir Poutine a été évoqué durant cette dernière semaine  en France un nombre assez impressionnant de fois en raison de sa visite annulée à Paris et ce qui a précédé : le désaccord concernant la situation dans la ville syrienne d'Alep et la résolution française sur Alep qui s'est heurtée au veto russe. M. Poutine ne vient toujours pas en France, mais il accepte de parler aux journalistes français de TF1 et leur parle franchement et sans éviter les questions délicates.

lundi 22 août 2016

«Il y a du Soljenitsyne dans le discours de Poutine»

Reflexions sur la croisade idéologique de Poutine
Interview de Mathieu Slama par Pascal Boniface, le 1 août 2016 - Mediapart
A propos de son dernier livre, La Guerre des Mondes, Ed. de Fallois,
Commande sur Amazon : Mathieu Slama - La guerre des mondes: Réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident


Mathieu Slama intervient de façon régulière dans les médias sur les questions de politique internationale. Il a publié plusieurs articles sur la stratégie de Poutine vis-à-vis de l’Europe et de l’Occident.  

1.Vous évoquez une incompréhension entre l’Europe et la Russie sur le terrain des valeurs et de la religion qui expliquerait en partie nos différends géopolitiques. Pouvez-vous développer ? 

Mon intuition est la suivante : ce qui se joue entre la Russie de Poutine et les pays occidentaux est beaucoup plus fondamental qu’un simple conflit d’intérêts autour des questions syrienne et ukrainienne. Selon moi, il y a en arrière-plan de ce conflit une opposition entre deux grandes visions du monde concurrentes.

La vision occidentale, pour résumer, est libérale au sens où elle définit avant tout la communauté politique comme une organisation permettant de garantir les libertés individuelles. La patrie, la communauté, les traditions particulières sont dans cette vision des vestiges appartenant au passé. La vision de Poutine est traditionnaliste : la communauté politique est pour lui le produit d’une histoire et d’une culture particulières qui priment sur les libertés individuelles. Il y a là, donc, deux langages très différents qui se font face.

La question religieuse, que vous évoquez, me semble assez bien illustrer cette opposition idéologique. Quand le groupe ultra-féministe Pussy Riots fait irruption dans la cathédrale de Moscou en proférant des injures, elles sont condamnées aussi bien du point de vue pénal que du point de vue de l’opinion publique. Pour expliquer cette condamnation, Hélène Carrère d’Encausse avait assez bien résumé les choses : pour les Russes et pour Poutine, il y a des choses qui ne se font pas, tout simplement. En France, l’action des Femen dans la cathédrale Notre-Dame n’avait guère choqué ni l’opinion publique ni les autorités. Nous avons perdu tout sens du sacré : au nom de la liberté, tout peut être profané, en particulier les symboles religieux (cf. les caricatures de Mahomet…). Evoquer nos racines chrétiennes ? vous n’y pensez pas ! De son côté, Poutine n’a de cesse d’exalter la tradition orthodoxe de son pays. Il s’est récemment rendu à une cérémonie célébrant le millième anniversaire de la présence russe au Mont Athos en Grèce, la « Sainte Montagne » orthodoxe où des moines vivent et prient depuis le Xème siècle. Le symbole est immense.

Il me semble que Poutine a compris une chose essentielle (quoi qu’on pense de l’homme) : la politique, ce n’est pas seulement une affaire de règles de droits garantissant les libertés individuelles. La politique, c’est autre chose : l’habitation d’un espace particulier, l’héritage de mythes fondateurs, de traditions et de symboles qui inscrivent un pays dans une trajectoire historique qui lui est propre. Si tout n’est que droits, alors il n’y a plus de communautés particulières. Et donc plus de politique. La force de Poutine est de nous confronter à ce terrible renoncement.

dimanche 31 juillet 2016

Le pouvoir du «Niet»

Le pouvoir du «Niet»
Par  Dimitri Orlov, le 27 juillet 2016 - ICH / Arrêt sur info (trad.)


 Kerry parlant à Poutine et à Lavrov à Moscou il y a environ une semaine. Leurs regards sont tout à fait expressifs. Kerry est dos à la caméra. 

Voici la manière dont les choses sont censées fonctionner sur cette planète: aux États-Unis, les structures de pouvoir (publiques et privées) décident ce qu’elles veulent que le reste du monde fasse. Elles communiquent leurs vœux par les canaux officiels et officieux, et comptent sur une coopération automatique. Si la coopération n’intervient pas immédiatement, elles appliquent des pressions politiques, économiques et financières. Si cela ne produit toujours pas l’effet escompté, elles tentent de changer de régime par une révolution de couleur, un coup d’état militaire ou en organisant et finançant une insurrection conduisant à des attaques terroristes et à la guerre civile chez la nation récalcitrante. Si cela ne fonctionne toujours pas, ils bombardent le pays le réduisant à l’âge de pierre. C’est ainsi que cela fonctionnait dans les années 1990 et 2000, mais dernièrement une nouvelle dynamique a émergé.

Au début, elles se concentraient sur la Russie, mais le phénomène s’est depuis répandu dans le monde et est même prêt à engloutir les États-Unis eux-mêmes. Il fonctionne comme ceci: les États-Unis décident ce qu’ils veulent que la Russie fasse et communiquent leurs souhaits dans l’expectative d’une coopération automatique. La Russie dit «Niet». Les États-Unis alors entreprennent toutes les étapes ci-dessus à l’exception de la campagne de bombardement, à cause de la puissance de dissuasion nucléaire russe. La réponse reste «Niet». On pourrait peut-être imaginer qu’une personne intelligente au sein de la structure du pouvoir étasunien dirait: «Sur la base des preuves que nous avons devant nous, dicter nos conditions à la Russie ne fonctionne pas; nous allons essayer de négocier de bonne foi avec elle, comme des égaux». Et puis tout le monde applaudirait disant: «Oh! C’est génial! Pourquoi n’y avions-nous pas pensé?» Mais au lieu de cela, cette personne serait le jour-même virée parce que, voyez-vous, l’hégémonie mondiale étasunienne est non-négociable. Et donc ce qui se passe à la place est que les étasuniens déconcertés, se regroupent et essayent de nouveau; ce qui donne un spectacle tout à fait amusant.

L’ensemble de l’imbroglio Snowden était particulièrement amusant à suivre. Les États-Unis exigeaient son extradition. Les Russes ont répondu: «Niet, notre constitution l’interdit». Et puis, de manière hilarante, quelques voix en Occident ont demandé alors que la Russie change sa constitution! La réponse, ne nécessitant pas de traduction, était «ha-ha-ha-ha-ha!». L’impasse sur la Syrie est moins drôle: les étasuniens ont exigé que la Russie aille de pair avec leur plan pour renverser Bachar al-Assad. L’immuable réponse russe a été: «Niet, les Syriens décideront de leurs dirigeants, pas la Russie ni les États-Unis». Chaque fois qu’ils l’entendent, les étasuniens se grattent la tête et … essayent de nouveau. John Kerry était tout récemment à Moscou, pour engager une «session de négociations» marathoniennes avec Poutine et Lavrov.

Le visage de Lavrov [photo en haut de page] montre: «Dire que je suis obligé de rester ici écouter de nouveau ses incohérences». Le visage de Poutine dit: «Oh le pauvre idiot, il ne peut se résoudre à accepter que nous allons de nouveau juste dire ‘Niet’». Kerry est rentré chez-lui avec un autre «Niet».

mercredi 9 décembre 2015

Le Nouveau Grand Jeu



Le grand coup de Poutine
Par Christian Greiling, historien, le 1 décembre 2015 - Chronique du Grand Jeu 

Le maître du Kremlin est-il en train de prendre les Kurdes aux Américains et de commencer à sceller la frontière syrienne contre les Turcs ? Ca en prend visiblement le chemin…

Qu’on l’aime ou pas, il est difficile de ne pas reconnaître en lui un génie stratégique de la veine d’un Richelieu ou d’un Sun Tzu. Selon les préceptes du judo qu’il affectionne tant, Vladimir “abracadabra” Poutine retourne toujours tout à son avantage, ce qui doit finir par être désespérant pour ses adversaires.

La réaction russe au “coup de poignard dans le dos” de la part de Ben Erdogan a déjà étonné par sa rapidité et son ampleur. Ce n’est d’ailleurs pas fini car l’on apprend maintenant que la coopération scientifique entre les deux pays est arrêtée et que plus de 1 000 camions turcs sont bloqués à la frontière. De plus, le Turk Stream risque bien d’être gelé par la partie russe, si l’on en croit des sources au sein de Gazprom. Mais il est évident que Moscou allait également tenter de retourner la situation à son avantage sur le plan stratégique. Des informations émergent et elles ne sont pas tristes…

La Russie aurait commencé à s’entendre avec les YPG kurdes de Syrie afin de couper le passage entre l’Etat Islamique et la Turquie, ce qui changerait considérablement la donne stratégique. Nous avions déjà plusieurs fois évoqué ce qui n’était alors qu’une possibilité ; grâce à l’incident du Sukhoi, celle-ci se mue peu à peu en certitude, au grand dam du sultan qui risque de regretter longtemps, très longtemps son coup de folie.

mardi 24 novembre 2015

"Un coup porté dans le dos par les complices des terroristes"



La Turquie se met la Russie à dos après avoir abattu un de ses avions (RTS, le 24 novembre 2015)
Source (et suite) du texte : RTS

«La version turque selon laquelle l’avion russe a été averti dix fois en cinq minutes avant d’être abattu paraît peu cohérente», relève Alexandre Vautravers, rédacteur en chef de la Revue militaire suisse et spécialiste des questions de sécurité aux Global Studies Institute de l’Université de Genève.
Source (et suite) du texte : Erdogan mouche Poutine en plein ciel (TdG, le 24 novembre 2015)

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Russie-Turquie
Par Jacques Sapir, le 24 novembre 2015 - RussEurope

La destruction d’un appareil russe, dont l’équipage semble avoir été tué, par des avions de chasse turcs constitue un incident extrêmement sérieux, dont les conséquences peuvent être incalculables. L’attitude du gouvernement turc apparaît ici comme profondément irresponsable et provocatrice. Le fait que le gouvernement turc ait demandé une réunion de l’OTAN, comme si il avait été la puissance agressée, est un autre sujet de préoccupation.

1. La destruction d’un chasseur bombardier russe de type SU-24 à la frontière Syro-Turque est un incident d’une extrême gravité. Le gouvernement turc affirme que l’avion avait violé les frontières de la Turquie. Compte tenu de la configuration du terrain, il est effectivement possible que l’avion ait survolé une petite langue de territoire turc. Mais, ce survol, s’il a eu lieu, a été de très courte durée, au plus une dizaine de secondes. Or, le gouvernement turc prétend que ses avions de chasse avaient prévenu l’avion russe de sa soi-disant incursion depuis au moins 5 minutes avant d’ouvrir le feu (avec un missile). Ceci ne correspond pas à ce que l’on peut connaître de la situation locale. A la vitesse de croisière d’un SU-24 (environ 15 km/min), cela impliquerait que l’avion ait pénétré de 30 à 37 km à l’intérieur du territoire turc. Or, ceci est contredit par la carte radar publiée par les autorités turque à l’appui de leurs dires.

samedi 21 novembre 2015

Daëch, partenaire financier de la Haute finance internationale ?

Daëch, partenaire financier de la Haute finance internationale ? 
Par Liliane Held-Khawam, le 19 novembre 2015 - Source : LHK

Le Figaro vient de publier un inventaire des principales sources de financement de Daech. Il en conclut qu’elle est « l’organisation terroriste la plus riche de l’histoire et a réussi à se forger une indépendance financière.« 

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Le territoire de l’Etat islamique, grand comme le Royaume-Uni, regorgerait de multiples ressources naturelles (pétrole, gaz, phosphate, blé et orge).

Des impôts/taxes/ pénalités frapperaient les 10 millions d’habitants (industrie, commerce, banques) qui sont sous son contrôle.

Son patrimoine s’élèverait à 2260 milliards d’euros avec un revenu annuel en 2015 de 2,6 milliards d’euros, selon les toutes dernières estimations que Jean-Charles Brisard, expert en financement du terrorisme et président du Centre d’analyse du terrorisme.

samedi 24 octobre 2015

Poutine fustige le «double jeu» occidental avec les «terroristes»



Poutine au club de Valdai, le 22 octobre 2015


Poutine fustige le «double jeu» occidental avec les «terroristes»
Le 22 oct. 2015 - RT

Le président russe s’est exprimé lors de la réunion annuelle du Club Valdaï à Sotchi. Il a évoqué les problèmes les plus graves de la politique mondiale. Voici sept points clés de son intervention.

Sur les Etats-Unis et l’Iran

«La menace nucléaire de l’Iran n’a jamais existé. Les Etats-Unis ont tenu leurs premiers exercices de défense antimissile en Europe, qu’est-ce que cela signifie ? Nous avions raison lorsque nous nous sommes disputés avec nos partenaires américains. Ils ont tenté de déstabiliser l’équilibre stratégique et de faire évoluer le rapport des forces en leur faveur pour avoir une possibilité de dicter leurs volonté à tous, y compris à leurs concurrents géopolitiques et à leurs alliés».

Sur le double jeux des Etats-Unis avec les terroristes

«Les Etats-Unis possèdent un grand potentiel militaire mais il est toujours difficile de mener un double jeu : lutter contre les terroristes et en même temps en utiliser certains pour poser des pions sur le damier du Moyen-Orient dans leur propre intérêt. Il est impossible de vaincre le terrorisme si on utilise une partie des terroristes comme un bélier pour renverser des régimes que l’on n’aime pas. On ne peut pas ensuite se débarrasser de ces terroristes. C’est une illusion de croire qu’on pourra les chasser du pouvoir. Le meilleur exemple nous est donné par la situation en Libye. On espère que le nouveau gouvernement pourra stabiliser la situation mais ce n’est pas le cas pour l’instant».

mardi 29 septembre 2015

Poutine à l'ONU



Discours de Poutine à l'ONU (28.09.2015)
Vladimir Poutine, le Président de la Russie intervient devant l'Assemblée générale des Nations unies pour la première fois au cours des 10 dernières années.

« Daesh n’est pas venu de nulle part, c’était tout d’abord un moyen de lutter contre des régions profanes indésirables. Au début, ils étaient circonscrits à l’Irak et la Syrie, mais maintenant ils tachent de dominer l’intégralité du monde islamique. Il est hypocrite de parler de menace terroriste internationale en fermant les yeux sur la manière dont laquelle ces terroristes reçoivent de l’aide. Il est tout aussi mauvais d’essayer de recruter ces groupes dans un but politique, pour ensuite se débarrasser d’eux. 
(...)
La Russie présidera prochainement le Conseil de Sécurité de l’ONU. Nous allons convenir d’analyser ces menaces et discuter d’une résolution pour coordonner toutes les forces qui luttent contre Daesh.  ».
Source (et suite) du texte : L’intervention de Vladimir Poutine à l'ONU en sept points clés, le 29 sept. 2015 - RT




dimanche 21 décembre 2014

Triomphe de la propagande : les médias, armes de guerre

MAJ de la page : John Pilger et le terrorisme d'état

Intervention de John Pilger au Symposium Logan « Construire une alliance contre le secret, la surveillance et la censure », organisé par le Centre pour le journalisme d’investigation, Londres, 5-7 décembre 2014

Pourquoi tant de journalistes ont-ils succombé à la propagande ? Pourquoi la censure et les distorsions sont-elles des pratiques courantes ? Pourquoi la BBC se fait-elle la voix d’un pouvoir rapace ? Pourquoi le New York Times et le Washington Post trompent-ils leurs lecteurs ?
Pourquoi n’enseigne-t-on pas aux jeunes journalistes à analyser l’agenda médiatique et à contester les hautes prétentions et les basses intentions de cette fausse objectivité ? Et pourquoi ne leur enseigne-t-on pas que l’essence de ce qu’on appelle les médias mainstream (dominants) n’est pas l’information, mais le pouvoir ?

Eh vous, cessez ces questions !

Ces questions sont urgentes. Le monde fait face à un risque majeur de guerre, peut-être nucléaire – avec des USA déterminés à isoler et à provoquer la Russie et finalement, la Chine. Cette vérité se voit inversée et travestie par les journalistes, dont ceux-là même qui firent la promotion des mensonges qui menèrent au bain de sang irakien de 2003.
Les temps dans lesquels nous vivons sont si dangereux, et l’opinion publique le perçoit de manière si distordue que la propagande n’est plus, comme Edward Bernays l’appelait, « un gouvernement invisible ». C’est le gouvernement. Elle règne directement sans craindre la contradiction et son principal objectif c’est de nous conquérir : notre vision du monde, notre capacité à séparer la vérité des mensonges.

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