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jeudi 6 mars 2014

Olivier Chambon à Genève

Pour une conférence intitulée :
"Psychothérapie et Chamanisme"
Vendredi 14 mars 2014
Théâtre "Les Salons"
6, rue Jean-François Bartholoni , 1204 Genève
Organisation : ISSNOE


Médecin-psychiatre et psychothérapeute, le Docteur Olivier Chambon a été un pionnier des méthodes de soins comportementales et cognitives (TCC) pour les patients psychotiques chroniques. Il a créé en 1993, en collaboration avec le Pr Michel Marie-Cardine, le premier diplôme universitaire de «psychothérapie intégrative » à l’Université Claude-Bernard Lyon-I. Il s’intéresse depuis une dizaine d’années à l’utilisation des états modifiés de conscience (hypnose, EMDR, voyages chamaniques, psychédéliques, etc.) en psychothérapie. Il pratique le yoga qi gong et la méditation, et place l’amour au centre de ses réflexions
Source :  ISSNOE


Bibliographie :
- Expériences extraordinaires autour de la mort, Réflexions d'un psychiatre sur la science et l'au-delà, avec J.-J. Charbonnier et W. Belvie, Ed. Guy trédaniel, 2012
- Psychothérapie et chamanisme, Ed. vega, 2012.
- Les bases de la psychothérapie, avec M.Marie-Cardine, Ed. Dunod, 2010
- La médecine psychédélique, le pouvoir thérapeutique des hallucinogènes, Éd. Les Arènes, 2009
- Le chamane et le Psy, avec L. Huguelit, Mama Ed., 2010
- Techniques de psychothérapie cognitive des psychoses chroniques, avec C. Ferris et M. Marie-Cardine, Ed. Masson, 1997
- Psychothérapie cognitive des psychoses chroniques, avec  M. Marie-Cardine, Ed. Masson, 1997
- La réadaptation sociale des psychotiques chroniques, approche cognitivo-comportementale, avec M. Marie-Cardine, Ed. PUF, 1992
Site officiel : facebook 


Résumé de la conférence:
Inévitablement, dans un avenir plus ou moins proche, la psychothérapie sera spirituelle. Car la psychothérapie va s’inscrire dans le nouveau paradigme de la physique quantique, où « l’important c’est le champ » comme disait Einstein. L’individu y est conçu comme un champ d’énergie, d’information et d’amour en connexion et interaction avec tous les autres champs de l’univers. Ces champs permettent de connecter le sujet au plus grand nombre de ressources thérapeutiques extérieures, qui le soignent en interagissant avec lui. Le transpersonnel ou le spirituel rend ainsi possible l’accès à un maximum de « champs alliés » (voire d’« esprits alliés ») de guérison. Ce paradigme induit un nouveau modèle de la psychothérapie, qui est un modèle systémique organique, holistique, et intégratif.
Source : axiome événement




La médecine psychédélique (Lilou Macé, 2009)
Source : La télé de Lilou



Psy et spiritualité (Lilou Macé, 2013)
Source : La télé de Lilou



Le guérisseur d'âme (Bruno Forand)
Source (et suite) de l'interview : Un café chez vous



Journée de la compassion (INREES, 2013)
Source : INREES

dimanche 16 février 2014

Viktor Emil Frankl



Viktor Emil Frankl, né à Vienne le 26 mars 1905 et décédé à Vienne le 2 septembre 1997, était un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d'une nouvelle thérapie qu'il baptise : logothérapie qui prend en compte le besoin de « sens » et la dimension spirituelle de la personne.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Autre biographie : agora


Bibliographie (en fr) :
- Ce qui ne figure pas dans mes livres, Ed. Dunod, 2014
- Le Dieu inconscient, Psychothérapie et religion (1975), InterEditions, 2012.
- Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie (1946), Ed. J'ai Lu, 2013.
Collectif :
avec Georges Elia Sarfati et Vincent Lenhardt, Nos raisons de vivre à l'école du sens de la vie, InterÉditions,‎ 2009
Actes d'un colloque « Présence de Frankl » (avec un article inédit), Ed. du Tricorne, 1996.
Etude :
Pascal Le Vaou, Une psychothérapie existentielle : La logothérapie de Viktor Frankl, Ed. L'Harmattan, 2006
Elisabeth Lukas, La logothérapie : théorie et pratique. Ed. Pierre Téqui,  2002
Sites officiels : Viktor Frankl (Autriche) / logotherapie (Suisse) / logotherapie (France)


J"avais enfin découvert la vérité, la vérité telle qu'elle est proclamée dans les chants des poètes et dans les sages paroles des philosophes : l'amour est le plus grand bien auquel l'être humain peut aspirer. (...)

Lorsque le détenu s'abandonnait à sa vie intérieure, il éprouvait, entre autres,un sentiment de gratitude vis-à-vis de la beauté de la nature. C'est grâce à cela qu'il oubliait parfois sa misère. Si lors de notre voyage d'Auschwitz à un camp bavarois, quelqu'un avait pu voir l'expression de nos visages à travers les barreaux de la fenêtre du wagon lorsque nous contemplions les montagnes et leurs cimes rayonnantes dans le coucher de soleil, il n'aurait jamais cru que les hommes qu'il voyait avaient perdu tout espoir de survivre et de retrouver leur liberté. En dépit, ou peut-être à cause de cela, nous étions transfigurés par la beauté de la nature, dont nous avions été privés si longtemps. (...)

Ceux qui ont vécu dans les camps se souviennent de ces prisonniers qui allaient, de baraque en baraque, consoler leurs semblables, leur offrant les derniers morceaux de pain qui leur restaient. Même s'il s'agit de cas rares, ceux-ci nous apportent la preuve qu'on peut tout enlever à une personne excepté une chose, la dernière des libertés humaines : celle de décider de sa conduite, quelles que soient les circonstances dans lesquelles elle se trouve.
Extrait de : Découvrir un sens à sa vie
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La personne spirituelle reste intacte, et même encore dans la psychose; la personne peut bien encore être cachée et "bloquée" par les événements de la maladie qui sont au premier plan - à l'arrière plan elle est toujours là comme auparavant, même si elle est impuissante et invisible. (...)

Tandis que  la personne spirituelle peut être aussi bien consciente qu'inconsciente, la personne spirituelle en ce qu'elle a de plus profond est obligatoirement inconsciente. (...) Pour éclairer les choses par un modèle, n'en va-t-il pas de même pour les yeux ? De même que là où elle prend son point de départ, à savoir la place d'entrée du nerf optique en elle, la rétine a sa tache aveugle, il en va de même pour l'esprit, qui est aveugle à son origine, aveugle par rapport à tout examen sur lui-même, et à toute mise en miroir; là où il est tout à son origine, où il est lui-même, il est soi-même inconscient. Et à partir de là vaut pleinement ce qui est formulé dans les anciens Védas de l'Inde, que "ce qui voit ne peut pas être vu, ce qui entend ne peut pas être entendu, et que ce qui pense ne peut pas être pensé.
Extrait de : Le Dieu inconscient
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Source : logothérapie

Ce que j'appelle le vide existentiel constitue un défi pour la psychiatrie contemporaine. De plus en plus de patients se plaignent d'un sentiment de vide et de non-sens, qui peut, selon moi, être attribué à deux facteurs. Contrairement à l'animal, les instincts ne disent pas à l'être humain ce qu'il doit faire. Et contrairement aux époques plus reculées, les traditions ne lui indiquent plus ce qu'il devrait faire. Le plus souvent l'être humain ne sait même plus ce qu'il veut fondamentalement. Ainsi, faute de savoir lui-même à quoi il aspire, il en vient à désirer de faire ce que les autres font (conformisme) ou de faire ce que les autres veulent qu'il fasse (totalitarisme). J'espère réussir à partager avec le lecteur ma conviction qu'en dépit de l'effondrement des traditions, la vie recèle un sens pour chacun, et plus encore, qu'elle conserve ce sens, littéralement jusqu'à notre dernier souffle.
Extrait de : Nos raisons de vivre (Quatrième de couverture)
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Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir, Leili Anvar
Viktor Frankl avec Pascal le Vaou (16.02.2014)

lundi 21 janvier 2013

Christophe André


Né à Montpellier en 1956, il passe sa thèse de médecine à Toulouse en 1980, puis son mémoire de psychiatrie en 1982, et exerce depuis 1992 à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, au sein du Service hospitalo-universitaire de Santé mentale et de Thérapeutique. Il est spécialisé dans la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs, et tout particulièrement dans le domaine de la prévention des rechutes.

Christophe André est l’un des chefs de file des Thérapies comportementales et cognitives en France, et a été l’un des premiers à y introduire l’usage de la méditation en psychothérapie.
Chargé d’enseignement à l’Université Paris X, il est auteur de nombreux livres de psychologie à destination du grand public.
Source du texte : wikipedia


Bibliographie :
- La Peur des autres. Trac, timidité et phobie sociale, Odile Jacob, 1995 et 2000
- Comment gérer les personnalités difficiles, Odile Jacob, 1996
- L'Estime de soi, Odile Jacob, 1999 et 2007
- La Force des émotions, Odile Jacob, 2001
- Petites angoisses et grosses phobies, Seuil, 2002
- Vivre heureux. Psychologie du bonheur, Odile Jacob, 2003
- Petits complexes et grosses déprimes, Seuil, 2004
- Psychologie de la peur. Craintes, angoisses et phobies, Odile Jacob, 2004
- Imparfaits, libres et heureux. Pratiques de l’estime de soi, Odile Jacob, 2006
- De l’art du bonheur, L’Iconoclaste, 2006
- Petits pénibles et gros casse-pieds, Seuil, 2007
- Guide pratique de psychologie quotidienne, Odile Jacob, 2008 (ouvrage collectif)
- Les États d’âme. Un apprentissage de la sérénité, Odile Jacob, 2009
- Méditer, jour après jour, l'iconoclaste, 2011
- Sérénité - 25 histoires d'équilibre intérieur, Odile Jacob, 2012
Site officiel : Christophe André
Blog officiel : Psychoactif


Qu’est-ce que la pleine conscience ?
La pleine conscience est la qualité de conscience qui émerge lorsqu’on tourne intentionnellement son esprit vers le moment présent. C’est l’attention portée à l’expérience vécue et éprouvée, sans filtre (on accepte ce qui vient), sans jugement (on ne décide pas si c’est bien ou mal, désirable ou non), sans attente (on ne cherche pas quelque chose de précis). La pleine conscience peut être décomposée en trois attitudes fondamentales. La première est une ouverture maximale du champ attentionnel, portant sur l’ensemble de l’expérience personnelle de l’instant, autrement dit, tout ce qui est présent à l’esprit, minute après minute : perceptions du rythme respiratoire, des sensations corporelles, de ce que l’on voit et entend, de l’état émotionnel, des pensées qui vont et viennent. La seconde attitude fondamentale est un désengagement des tendances à juger, à contrôler ou à orienter cette expérience de l’instant présent ; enfin, la pleine conscience est une conscience « non élaborative », dans laquelle on ne cherche pas à analyser ou à mettre en mots, mais plutôt à observer et à éprouver. L’état de pleine conscience représente une modalité de fonctionnement mental qui peut survenir spontanément chez tout être humain. Différents questionnaires validés permettent d’évaluer les aptitudes spontanées à la pleine conscience ; l’un des plus étudiés, le  MAAS (pour Mindful Attention Awareness Scale ou échelle d’évaluation de la pleine conscience) a été récemment validé en français par le psychologue Joël Billieux et ses collègues de l’Université de Genève. Il propose des questions telles que : « Je casse ou renverse des choses parce que je suis inattentif(ve) ou parce que je pense à autre chose » ; « J’ai  des  difficultés  à  rester  concentré(e)  sur  ce qui se passe dans le présent » ; « J’ai tendance à marcher rapidement pour me rendre là où je veux aller, sans prêter attention à ce qui se passe durant le trajet ». Ces questions explorent nos capacités de « présence » ou d’absence (par distraction, préoccupation, ou tension vers un objectif) à tout ce que nous faisons. Mais l’aptitude à la pleine conscience peut aussi se cultiver : de nombreux bénéfices semblent être associés à cet « entraînement de l’esprit » que l’on nomme méditation de pleine conscience.


La méditation  de pleine conscience 
La pleine conscience est l’objectif de nombreuses pratiques méditatives anciennes, mais aussi de démarches psychothérapeutiques récentes. Voilà au moins 2 000 ans que la méditation est inscrite au cœur de la philosophie bouddhiste. Et à peu près autant d’années que le mot existe dans l’Occident chrétien, mais avec un sens différent : chez nous, la méditation suggère une longue et profonde réflexion, un mode de pensée exigeant et attentif. Cette démarche, que l’on pourrait dire analytique, réflexive, existe également dans la tradition bouddhiste. Mais il y en a aussi une seconde, plus contemplative : observer simplement ce qui est. La première est une action, même s’il s’agit d’une action mentale (réfléchir sans déformer). La seconde est une simple présence, mais éveillée et affûtée (ressentir sans intervenir). C’est elle dont les vertus soignantes intéressent le monde de la psychothérapie et des  neurosciences depuis quelques années. Le mot méditer vient d’ailleurs du latin  meditari, de mederi, « donner  des  soins  à »… La méditation de pleine conscience représente en quelque sorte la première world therapy, pour reprendre le terme anglais se référant aux pratiques médicales rassemblant des influences diverses : racines orientales et codification occidentale. Nord-américaine, pour être plus précis, puisque les premiers à l’avoir importée dans le monde de la psychologie scientifique, et à lui avoir donné son assise et son rayonnement actuel, furent un psychologue américain, Jon Kabat-Zin, et un psychiatre canadien, Zindel Segal. Sous sa forme actuelle, la méditation de pleine conscience est le plus souvent dispensée en groupes, selon des protocoles assez codifiés comportant huit séances de deux heures environ, suivant un rythme hebdomadaire. Durant ces séances, les participants sont invités à participer à des exercices de méditation, qu’ils doivent ensuite pratiquer quotidiennement chez eux. À côté de ces exercices dits « formels », ils sont également invités à des pratiques informelles qui consistent tout simplement à prêter régulièrement attention aux gestes du quotidien : manger, marcher, se brosser les dents en pleine conscience, et non en pensant à autre chose ou en faisant autre chose dans le même temps. Enfin, à mesure que le programme se déroule, il leur est recommandé d’adopter la pleine conscience comme une attitude mentale régulièrement pratiquée, afin de bénéficier de parenthèses au milieu des multiples engagements dans l’action ou sollicitations existant au quotidien : il s’agit par exemple de profiter des temps d’attente ou de transports pour se recentrer quelques instants sur sa respiration et sur l’ensemble de ses sensations, ou de prendre l’habitude d’accepter d’éprouver les émotions désagréables (après un conflit ou une difficulté) plutôt que de vouloir à tout prix les éviter, en passant à autre chose, que ce soit le travail ou une distraction, pour se « changer les idées ». En ce sens, la méditation de pleine conscience se distingue par exemple de la relaxation : on  ne  cherche  pas  à  éviter de ressentir des émotions douloureuses ou à les masquer, mais au contraire à les accepter sans les amplifier. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte d’écologie de l’esprit, postulant que beaucoup de nos difficultés psychiques proviennent de stratégies inadaptées, fondées notamment sur le désir d’éradiquer la douleur (par le refus ou l’évitement). Pour paradoxal que cela paraisse, renoncer à ces stratégies permet souvent d’atténuer la souffrance plus vite et surtout plus durablement. Nietzsche ne soutenait-il pas que « La pire maladie des hommes provient de la façon dont ils ont combattu leurs maux. »
Extrait : La médiation de pleine conscience (Cerveau et psycho, n 41, 2010)
Source (et suite) du texte : Christophe André (PDF)














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