mardi 6 décembre 2011

Alpais de Cudot


Alpais naquit à Cudot vers l’an 1150.
Encore adolescente elle fut atteinte d’une maladie provoquant sur tout le corps des écoulements de pus à l’odeur si nauséabonde qu’on dut la mettre à l’écart du village comme une lépreuse. Après une année d’épreuve elle fut guérie le jour de Pâques 1169 à la suite, dit un de ses biographes, d’une apparition de la Vierge Marie. Mais il lui resta une paralysie presque complète et elle rejetait tout aliment ou boisson. À partir de ce moment commence pour Alpais une vie hors du commun : ne pouvant plus ni manger ni boire, elle vécut uniquement de l’hostie eucharistique et cela pendant 40 ans, jusqu’à la fin de sa vie en 1211.
Ce prodige est attesté par des témoins dignes de foi : un moine de l’abbaye cistercienne des Echarlis, proche de Cudot qui lui rendait visite fréquemment et qui a écrit une « Vie d’Alpais » ; un chanoine prémontré de l’abbaye SaintMarien d’Auxerre ; Robert Abolant auteur d’une célèbre chronique, qui est allé la voir en 1180 et en parle avec émerveillement. C’est que, outre sa vie mystérieusement nourrie de l’Eucharistie, Alpais est favorisée de visions et d’extases. Constamment visitée par des pèlerins ou des curieux que le prodige attire, elle reste modeste donnant des avis sages et prudents, assistant spirituellement ceux qui lui demandent conseil. L’archevêque de Sens, Guillaume aux blanches mains (Guillaume de Champagne), après une sérieuse enquête, fut convaincu de sa sainteté et fit construire l’église NotreDame à l’intention des pèlerins qui venaient à Cudot. La logette où vivait Alpais y fut incluse et de son lit elle pouvait voir le prêtre célébrant à l’autel. De grands personnages sont venus la visiter : la reine Adèle de Champagne, mère de Philippe Auguste vint la voir par deux fois en 1180 et 1200. Dans les siècles suivants la réputation et le culte d’Alpais se répandirent dans toute l’Europe et on venait nombreux prier sur sa tombe. Son pèlerinage ne s’est jamais arrêté et aujourd’hui encore, Alpais, modèle de foi, est vénérée par des pèlerins venant des quatre coins de la France voir même de l’étranger.



Les astronautes de la NASA la considèrent comme leur sainte patronne grâce à ses visions de l’univers « dans son ensemble qui a la forme circulaire et sphérique - le soleil plus grand que la terre - la terre ressemble à un œuf suspendu dans l’espace entourée d’un ceinture d’eau de tous cotés ».
Source du texte : cudot (PDF)
Autre biographie : cudot


Biographie :
Abbé Jacques Drouet, Sainte Alpais de Cudot, une messagère de l'espérance, Edition pro-manuscripto 2009.
Jean Larcena, Sainte Alpais de Cudot, la lépreuse de Dieu, Éditeur Siloë, 2004.
Abbé Pierre Prieux, Guide du pèlerin à l'église et au tombeau de sainte Alpais, à Cudot-Sainte-Alpais,  Imprimerie de Sainte-Alpais, 1891.
Abbé Théophile Cochard, Notice sur sainte Alpaix, vierge (1150-1211), Orléans, Séjourné, 1875.
En ligne : 
Abbé Blanchon, Vie de la Bienheureuse Alpais... d'après un manuscrit du XIIIe siècle, 1893 : PDF



 

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