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jeudi 17 novembre 2016

La presse mainstream de plus en plus décriée.



Interview de Charles Gaves, "Il n'y a plus de liberté de la presse"  (Planetes360, novembre 2016)

"L'appareil médiatique était censé être un contre-pouvoir, on appelait ça le quatrième pouvoir, législatif, exécutif, judiciaire, et la presse. Aujourd'hui ces grands médias sont tous vendus à d'énormes groupes internationaux, les journalistes n'y ont plus aucune autonomie et disent ce qu'on leur dit de dire, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de liberté de la presse."

A propos de son dernier livre :
Sire, surtout ne faites rien ! Vous nous avez assez aidés, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 2016
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La presse mainstream de plus en plus décriée.
Par Lilian Held-Kawham, le 16 novembre 2016 - LHK


La Pravda, un titre propagandiste sous contrôle de l’Etat. Un prototype de la presse dont personne ne veut !

La défiance est toujours plus grande vis-à-vis de deux groupes d’acteurs de la vie politique et publique: les sondeurs et les journalistes mainstream.
Si nous pouvons tourner le dos aux sondeurs et les ignorer, le gouffre béant qui grandit de jour en jour entre les journalistes des principaux médias et le public est autrement plus gênant.

Bien sûr que nous parlons souvent ici des médias comme outil au service de la démocratie et qu’un peuple mal informé ne peut exercer ses droits démocratiques dans des conditions convenables. A contrario, un peuple bien informé est un danger pour une oligarchie qui s’est appropriée le pouvoir indûment.
C’est pourquoi, les régimes totalitaires ont toujours muselé et contrôlé la presse. La Turquie offre un exemple édifiant de la mise sous tutelle d’une presse qui prétendait à un minimum de libertés.

En Occident, la presse est toujours plus bridée par le parti d’investisseurs dont les intérêts sont ailleurs que dans le métier du journalisme. Et ces oligarques des temps modernes investissent des sommes folles dans des titres, véritables gouffres financiers. Pourquoi? Mais pour tout simplement continuer à bénéficier des avantages et de la complaisance du système.

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