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jeudi 14 septembre 2017

Plastique et perturbateurs endocriniens dans l'eau potable

MAJ de la page : Plastiques / Perturbateurs endocriniens

Pollution : Des microparticules de plastique dans l'eau du robinet
Le 7 septembre 2017 - Réponse conso

Des chercheurs ont mesuré la présence de fibres de plastique dans l’eau du robinet. Les résultats de cette étude menée par le site Orb media sont préoccupants. La pollution n’épargne personne.

Le plastique ne pollue pas seulement les rivières et océans. Il contamine aussi notre eau potable, révèle une étude réalisée par des scientifiques à l’initiative du site Orb Media, et rapportée par le quotidien britannique The Guardian. Les chercheurs ont prélevé 159 échantillons au début de l’année dans une douzaine de pays, dont la France. Les résultats de leurs travaux indiquent que 83% de l’eau potable examinée contiennent des fibres de plastique. Les quantités varient bien entendu d’un pays à l’autre.
Aux États-Unis, l’eau est la plus contaminée
À la grande surprise, c’est aux États-Unis et au Liban que la densité la plus élevée de plastique a été trouvée. Les auteurs de l’étude ont retrouvé des fibres de plastique dans 94% des échantillons analysés. Au pays de l’Oncle Sam, ceux-ci ont été collectés au siège de l’Agence de protection de l’environnement, dans les bâtiments du Congrès ou encore dans la Trump Tower à New York. En Inde, le taux s’élève à 82% d’échantillons contaminés à New Delhi, 81% en Ouganda et à 75% en Équateur. C’est en Europe, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni en France, que le taux de contamination est le plus bas. Celui-ci est de 72%, tout de même. « Le nombre moyen de fibres de plastique trouvées dans chaque échantillon de 500 ml d’eau du robinet s’élève à 4,8 aux États-Unis, contre 1,9 en Europe », souligne The Guardian.
La présence de ces microparticules de plastique est inquiétante mais leurs effets sur la santé sont encore à déterminer. Toutefois, différentes études ont montré qu’elles pouvaient diffuser des substances chimiques et des bactéries.
Le plastique n’est malheureusement pas le seul élément présent dans l’eau du robinet. En janvier dernier, une étude de l’ONG Générations Futures révélait la présence de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Lire aussi : Des médicaments et du plastique dans le Léman, Tribune de Genève, le 13 septembre 2017

Remarque :
La consommation d'eau en bouteille plastique n'est (évidemment) pas une solution, leur fabrication engendre des pollutions et divers composants chimiques migrent dans l'eau (notamment des perturbateurs endocriniens) y compris pour le PET.
Lire à ce sujet une réponse sur : RTS Découverte
Les seuls filtres efficaces semblent être l'Osmose inverse et surtout la Distillation (qui a l'avantage d'être un processus naturel et de ne pas gaspiller d'eau, mais le désavantage de consommer de l'électricité - par exemple Mégahome).

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Les perturbateurs endocriniens, poison dans l’eau du robinet
Par Olivier Levrault, le 13 janvier 2017 - Libération


Ils sont aussi dans l'eau des nappes phréatiques et des cours d’eau en France, rappelle l’association Générations futures. Une mise en garde qui intervient alors que la Commission européenne doit légiférer en la matière en ce début d’année.

L’eau du robinet que l’on boit chaque jour est-elle nocive ? La question se pose à nouveau alors que l’ONG Générations futures relève la présence de pesticides perturbateurs endocriniens aussi bien dans nos canalisations que dans les rivières et les nappes phréatiques.

Générations Futures, qui avait déjà dénoncé la pollution des perturbateurs endocriniens dans la nourriture ou dans le quotidien de nos maisons, s’attaque à la pollution de l’élément vital qu’est l’eau. L’ONG n’a pas effectué d’analyses mais s’appuie sur les données de trois études gouvernementales sur l’eau du robinet, les eaux souterraines et les eaux de surfaces, croisées avec la liste des perturbateurs endocriniens dénombrés dans la base TEDX du site de référence en la matière, Endocrinedisruption.org.

Résultat, 73,3% des pesticides les plus mesurés dans les eaux de surface sont des perturbateurs endocriniens «suspectés». Pour les eaux souterraines, et pour l’eau du robinet, ces substances représentent environ la moitié des pesticides les plus présents.
«Ce n’est pas la première fois que l’on parle de perturbateurs endocriniens dans les eaux mais notre rapport permet pour la première fois de faire un état des lieux spécifique et actualisé des pesticides perturbateurs endocriniens, à la fois dans les eaux de surface ou souterraines et les eaux de boisson», estime François Veillerette, directeur de Générations futures.

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