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vendredi 10 novembre 2017

Demain, tous crétins ?

MAJ de la page : Perturbateurs endocriniens



De cause à effets, le magazine de l'environnement  par Aurélie Luneau
Notre QI malade de l’environnement 05/11/2017
Avec
Barbara Demeneix, Biologiste, codirectrice du laboratoire « Evolutions des régulations endocriniennes » au Museum National d’Histoire Naturelle
Auteure de :
- Le cerveau endommagé : comment la pollution altère notre intelligence et notre santé mentale, Ed. Odile Jacob, 2016
- Cocktail toxique,  Ed. Odile Jacob, 2017
Commande sur Amazon : Le Cerveau endommagé: Comment la pollution altère notre intelligence et notre santé / Cocktail toxique: Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau

Et si nos capacités intellectuelles et mentales étaient en danger ? Les chercheurs sont formels : notre QI baisse et le monde scientifique et médical n’hésite plus à faire le lien entre les cas d'autisme et notre environnement toxique, quand il ne s'agit pas de la maladie d’Alzheimer…
Source et suite du texte : FC

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Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, Demain, tous crétins ? (Arte, 2017) - Bande annonce
CLIQUEZ ICI  pour voir la vidéo intégrale sur le site de Arte

Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.

Et si l'humanité était en train de basculer vraiment dans l'imbécillité, comme l'imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ?

Épidémie ?

Huit ans après "Mâles en péril", qui révélait l'impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l'effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. "Demain, tous crétins ?" relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l'utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d'autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l'influence des lobbies industriels, n'ont pas encore pris la mesure.
Source : Arte




Débat suite à la projection de "Demain, tous crétins ?"
avec Sylvie Gilman et François Veillerette (Président de Générations Futures), animé par Caroline Guidetti

jeudi 14 septembre 2017

Plastique et perturbateurs endocriniens dans l'eau potable

MAJ de la page : Plastiques / Perturbateurs endocriniens

Pollution : Des microparticules de plastique dans l'eau du robinet
Le 7 septembre 2017 - Réponse conso

Des chercheurs ont mesuré la présence de fibres de plastique dans l’eau du robinet. Les résultats de cette étude menée par le site Orb media sont préoccupants. La pollution n’épargne personne.

Le plastique ne pollue pas seulement les rivières et océans. Il contamine aussi notre eau potable, révèle une étude réalisée par des scientifiques à l’initiative du site Orb Media, et rapportée par le quotidien britannique The Guardian. Les chercheurs ont prélevé 159 échantillons au début de l’année dans une douzaine de pays, dont la France. Les résultats de leurs travaux indiquent que 83% de l’eau potable examinée contiennent des fibres de plastique. Les quantités varient bien entendu d’un pays à l’autre.
Aux États-Unis, l’eau est la plus contaminée
À la grande surprise, c’est aux États-Unis et au Liban que la densité la plus élevée de plastique a été trouvée. Les auteurs de l’étude ont retrouvé des fibres de plastique dans 94% des échantillons analysés. Au pays de l’Oncle Sam, ceux-ci ont été collectés au siège de l’Agence de protection de l’environnement, dans les bâtiments du Congrès ou encore dans la Trump Tower à New York. En Inde, le taux s’élève à 82% d’échantillons contaminés à New Delhi, 81% en Ouganda et à 75% en Équateur. C’est en Europe, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni en France, que le taux de contamination est le plus bas. Celui-ci est de 72%, tout de même. « Le nombre moyen de fibres de plastique trouvées dans chaque échantillon de 500 ml d’eau du robinet s’élève à 4,8 aux États-Unis, contre 1,9 en Europe », souligne The Guardian.
La présence de ces microparticules de plastique est inquiétante mais leurs effets sur la santé sont encore à déterminer. Toutefois, différentes études ont montré qu’elles pouvaient diffuser des substances chimiques et des bactéries.
Le plastique n’est malheureusement pas le seul élément présent dans l’eau du robinet. En janvier dernier, une étude de l’ONG Générations Futures révélait la présence de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Lire aussi : Des médicaments et du plastique dans le Léman, Tribune de Genève, le 13 septembre 2017

Remarque :
La consommation d'eau en bouteille plastique n'est (évidemment) pas une solution, leur fabrication engendre des pollutions et divers composants chimiques migrent dans l'eau (notamment des perturbateurs endocriniens) y compris pour le PET.
Lire à ce sujet une réponse sur : RTS Découverte
Les seuls filtres efficaces semblent être l'Osmose inverse et surtout la Distillation (qui a l'avantage d'être un processus naturel et de ne pas gaspiller d'eau, mais le désavantage de consommer de l'électricité - par exemple Mégahome).

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Les perturbateurs endocriniens, poison dans l’eau du robinet
Par Olivier Levrault, le 13 janvier 2017 - Libération


Ils sont aussi dans l'eau des nappes phréatiques et des cours d’eau en France, rappelle l’association Générations futures. Une mise en garde qui intervient alors que la Commission européenne doit légiférer en la matière en ce début d’année.

L’eau du robinet que l’on boit chaque jour est-elle nocive ? La question se pose à nouveau alors que l’ONG Générations futures relève la présence de pesticides perturbateurs endocriniens aussi bien dans nos canalisations que dans les rivières et les nappes phréatiques.

Générations Futures, qui avait déjà dénoncé la pollution des perturbateurs endocriniens dans la nourriture ou dans le quotidien de nos maisons, s’attaque à la pollution de l’élément vital qu’est l’eau. L’ONG n’a pas effectué d’analyses mais s’appuie sur les données de trois études gouvernementales sur l’eau du robinet, les eaux souterraines et les eaux de surfaces, croisées avec la liste des perturbateurs endocriniens dénombrés dans la base TEDX du site de référence en la matière, Endocrinedisruption.org.

Résultat, 73,3% des pesticides les plus mesurés dans les eaux de surface sont des perturbateurs endocriniens «suspectés». Pour les eaux souterraines, et pour l’eau du robinet, ces substances représentent environ la moitié des pesticides les plus présents.
«Ce n’est pas la première fois que l’on parle de perturbateurs endocriniens dans les eaux mais notre rapport permet pour la première fois de faire un état des lieux spécifique et actualisé des pesticides perturbateurs endocriniens, à la fois dans les eaux de surface ou souterraines et les eaux de boisson», estime François Veillerette, directeur de Générations futures.

dimanche 3 septembre 2017

Baisse vertigineuse du QI moyen en Occident

MAJ de la page : Pertubateurs endocriniens



Qu'est-ce qui gravite autour de la terre ? (TF1, Question pour un champion, )
Voir aussi la page : TV Lobotomie

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Barbara Demeneix, biologiste, spécialiste des perturbateurs endocriniens : Les perturbateurs endocriniens endommage le cerveau (Le Monde, 2017)

Lire : Barbara Demeneix, Le cerveau endommagé, Comment la pollution altère notre intelligence et notre santé mentale, Ed. Odile Jacob, 2016
L’impact des polluants sur notre corps et sur nos capacités cérébrales.
En partant d’observations concluant à la présence de différentes substances polluantes dans notre environnement (pesticides, plastifiants, résidus de médicaments, etc), et en analysant des données montrant leurs effets sur le développement hormonal, Barbara Demeneix est parvenue à une conclusion inquiétante : les capacités intellectuelles des générations futures sont sérieusement compromises.
On sait que les perturbateurs endocriniens affectent la reproduction et la fertilité, ont une incidence sur les cancers, le développement du cerveau, le métabolisme et l’équilibre énergétique. Des études récentes montrent que le nombre d’enfants atteints de dérèglements thyroïdiens congénitaux, de désordres du spectre autistique ou d’hyperactivité est en augmentation constante.
Et si les causes de tous ces maux étaient davantage environnementales que génétiques ? Quelles solutions pouvons-nous mettre en œuvre pour protéger les enfants, mais aussi les adultes, à titre individuel – mais aussi et surtout collectif ?
Quatrième de couverture
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Baisse vertigineuse du QI moyen en Occident : des études tirent la sonnette d'alarme
Le 24 juillet 2017 - RT


Entre 1999 et 2009, les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI, et les Français près de 4 points. Après un siècle d'augmentation constante, ce recul pourrait être lié à des facteurs écologiques, mais aussi à des questions démographiques.

Plusieurs études parues conjointement dans la revue scientifique Intelligence tirent une conclusion pour le moins préoccupante : le quotient intellectuel (QI) moyen de la population des pays occidentaux connaîtrait une chute spectaculaire depuis une quinzaine d'années.

Demain, tous stériles ?

MAJ de la page : Perturbateurs endocriniens



L'Invité des Matins d'été (1ère partie)  par Lucas Menget
Demain, tous stériles ? 22.08.2017
Avec René Frydman, Professeur spécialiste de la reproduction et du développement de l’assistance médicale à la procréation en France et
Serge Hefez, Responsable de l'unité de thérapie familiale dans le service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris

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Allemagne : black out sur un scandale (Arte, Vox Pop, 13 juin 2017)



Hulot sacrifie notre santé aux lobbies : les perturbateurs endocriniens (Osons causer, 2017)
Pétition : Perturbateurs Endocriniens : demandez aux Eurodéputés de refuser une définition inefficace !

Lire aussi sur Le Monde : Perturbateurs endocriniens : la France capitule, le 4 juillet 2017



"Un perturbateur encocrinien est une molécule dont la concentration maximale...
ne doit en rien entraver la santé de l'industrie chimique"

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Des perturbateurs endocriniens dans les préservatifs 
Par Agnès Noël, le 9 janvier 2017 - Lanceur

Qu’y a-t-il dans les préservatifs ? La rédaction du Lanceur s’est posé la question et a fait analyser un échantillon. Les résultats sont préoccupants.

 

C’est l’histoire d’une enquête qui dure depuis des mois, où presque tout le monde se renvoie la balle sans pouvoir répondre. En France, si les cosmétiques et les aliments ont l’obligation d’afficher leurs ingrédients, ce n’est pas le cas pour les préservatifs. Et, si beaucoup s’interrogent sur la composition des sex-toys et des tampons, en ce qui concerne les préservatifs, il règne un silence assourdissant, expliqué par la nécessité de se protéger du sida et des MST.
Voici quelques mois, Le Lanceur a essayé d’en savoir plus. Las, les marques du secteur – Durex, Manix, etc. – refusaient de communiquer, en s’abritant derrière le secret industriel, le manque de temps ou en jouant tout simplement les abonnés absents. Les certifications se focalisent, elles, sur la résistance et l’efficacité du produit. Seules certaines associations environnementales évoquaient le risque de produits toxiques dans les préservatifs.
Pour en avoir le cœur net, la rédaction a fait analyser un préservatif. Le choix s’est porté sur le “Classic Jeans”, de la marque Durex, le préservatif le plus vendu en France. L’analyse a prouvé la présence de substances toxiques.

dimanche 9 juillet 2017

Perturbateurs endocriniens : la France retourne sa veste

MAJ de la page : Perturbateurs endocriniens

Perturbateurs endocriniens : la France retourne sa veste face à l'Allemagne
Le 5 juillet 2017 - Marianne


Nicolat Hulot, ministre de l'écologie [et homme d'affaire]

Opposée depuis plus d'un an, au sein de la Commission européenne, au projet très critiqué de définition des perturbateurs endocriniens, la France a fini par voter en faveur du texte ce mardi 4 juillet, rejoignant ainsi les positions défendues par Berlin.

La France se couche devant l’Allemagne. Après trois ans de débats, la commission européenne a finalement voté ce mardi 4 juillet, grâce au revirement de la France, en faveur d’un projet très critiqué de définition des perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques potentiellement dangereuses. Disséminées dans l’environnement et les objets du quotidien, elles sont à l’origine entre autres de malformations congénitales ou de retards de développement. Alors que la France s’opposait depuis plus d’un an, aux côtés de pays comme la Suède et le Danemark, à un texte jugé trop peu protecteur de la santé publique et de l’environnement, elle a fini par dire oui. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a même salué "une avancée considérable" sur Franceinfo.

De quoi satisfaire le commissaire européen à la Santé. Ce nouveau texte, une fois appliqué, assurera "que toute substance active utilisée dans les pesticides identifiée comme perturbateur endocrinien pour les personnes ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché", s’est-il réjoui. Sauf que "les critères votés aujourd'hui (...) requièrent un niveau tellement élevé de preuve [de la toxicité des substances chimiques] qu'ils ne protégeront ni les humains ni la nature", ont déploré les ONG par la voix de Genon Jensen, de EDC-Free Europe, une coalition de plus de 70 organisations.

"L'approche de la Commission contredit le principe de précaution", estime en outre le Bureau européen des organisations de consommateurs (BEUC). D’autant que les critères votés s’appliqueront à des champs très restreints, uniquement dans le cadre de la réglementation des pesticides. Or, les perturbateurs endocriniens se retrouvent dans de nombreux produits de la vie courante, à l’instar des cosmétiques ou des jouets.

Le poids de l'industrie allemande

"Ce qu'aurait dû faire la Commission, c'est adopter des critères horizontaux qui s'adapteraient à n'importe quel secteur" - comme c’est le cas notamment pour la classification des substances cancérogènes -, a donc dénoncé Alice Bernard, de l'ONG ClientEarth. Pis, relève Le Monde, une clause ajoutée par l’Allemagne permet par ailleurs d'exempter certains pesticides qui agissent pour affecter le système endocrinien de leur "cible", un insecte par exemple.

L’Allemagne a "obtenu cette exemption sur ce que l’on appelle des perturbateurs endocriniens qui ont été conçus pour l’être, parce que [son] industrie (qui comprend par exemple les géants BASF et Bayer, ndlr) tient évidemment à les conserver le plus longtemps possible, a expliqué Nicolas Hulot, toujours sur Franceinfo. Ce qui n’a pas empêché la France de se rallier à son voisin d’outre-Rhin, comme 20 autres Etats membres.
Bien que les experts français se réservent en théorie le droit d'interdire sur le sol français, en dernier recours, certaines substances, argue Nicolas Hulot, une telle décision serait difficilement applicable en raison des distorsions potentielles de concurrence au sein de l'UE et des entraves à la libre circulation des marchandises.
Le texte doit à présent être examiné par les députés européens qui ont quatre mois pour l’amender, ce que Stockholm promet déjà de faire...

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Lire aussi : Shampoings "Ushuaïa": la machine à cash de Hulot dans le viseur du Canard Enchaîné, le 5 juillet 2017, Challenges

Extrait :
Des shampoings pas vraiment écolos...
Ironie du sort, les produits "Ushuaïa", qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la "liste rouge" des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c'était le magazine "60 millions de consommateurs" qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant "un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies" et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d'être... un perturbateur endocrinien.
 

samedi 10 décembre 2016

Lobbying européen

MAJ de la page : Perturbateurs endocriniens / Lobbying



Du Grain à moudre par Hervé Gardette
Peut-on produire une expertise scientifique au-dessus de tout soupçon ? (8 décembre 2016)
avec Barbara Demeneix : professeur, responsable d'une équipe mixte CNRS-MNHN et spécialiste des perturbateurs endocriniens
Stéphane Foucart : journaliste au Monde, chargé des sciences de l'environnement
Mathias Girel : Directeur des études du département de Philosophie, Ecole normale supérieure
Alors que l'Europe s'apprête à adopter une réglementation sur les perturbateurs endocriniens, un groupement de scientifiques alertent sur les lobbys industriels jouant les "marchands de doute".

Lire aussi : Première étude nationale sur l'exposition des femmes enceintes aux polluants organiques, le 7 décembre 2016, Santé Publique France

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10 FAITS qui montrent comment les multinationales achètent la politique européenne (Osons Causer, 29 octobre 2016)



Pouvoir des lobbies en Europe : l’entretien avec CEO pour tout comprendre (27 novembre 2016)

samedi 21 mai 2016

Traumatismes en héritage

MAJ de la page : Traces génétiques de la maltraitance



Traumatismes en héritage. Conférence de Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l'université de Zürich et à l'école polytechnique fédérale de Zürich (Universcience, 2016)

Peut-on souffrir des tragédies vécues par nos ancêtres ? Comment le cerveau influence-t-il le comportement ? Les spermatozoïdes peuvent ils être modifiés par l'environnement et transmettre certains caractères acquis à travers les générations ? Les traumatismes vécus par les parents ou les grands-parents laissent-ils une trace à leur descendance ? C'est ce que suggèrent des travaux récents.
Source : FC

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Perturbateurs endocriniens : Quel impact sur le développement cérébral ? Conférence de Isabelle Mansuy (Amses Martinique, 2015)
 

jeudi 14 janvier 2016

« À Bruxelles, la vie des personnes est moins prioritaire que la bonne santé de l’industrie chimique »



« À Bruxelles, la vie des personnes est moins prioritaire que la bonne santé de l’industrie chimique »
Par Nowenn Weiler, le 14 janvier 2016 - Bastamag

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de consommation courante. Malformations, cancers, obésité... Les perturbateurs endocriniens sont pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse. La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé Intoxication ce lobbying et ces objectifs. Entretien.

Stephane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : une bataille d’influence contre la santé, Ed. La Découverte, 2015.
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Basta ! : Votre enquête porte sur la réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien, et suspectées de participer à l’explosion des maladies modernes. Où en est-on sur ce sujet ?

Stéphane Horel  [1] : Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal (endocrinien veut dire hormonal). Ces substances agissent sur les humains mais aussi sur les animaux, comme les ours polaires, les chatons, les escargots. Plusieurs catégories d’êtres vivants sont ainsi touchées. C’est l’exposition du fœtus pendant la grossesse qui présente le plus grand risque, même si l’exposition reste problématique à d’autres périodes de la vie. La vie in utero est vraiment un moment crucial, puisque ce sont les hormones qui fabriquent les bébés. Les effets d’une exposition à ce moment-là peuvent se voir à la naissance, avec par exemple des malformations génitales ; mais aussi dix, vingt ou trente ans plus tard. Avec l’apparition de cancers, de diabètes, de problèmes d’obésité ou d’infertilité.

dimanche 13 décembre 2015

Perturbateurs endocriniens, perturbateurs de processus réglementaires

MAJ de la page : Lobbying et régulations 1



Terre à terre par Ruth Stégassy
Lobbying et régulations 2 : Perturbateurs endocriniens, perturbateurs de processus réglementaires
12.12.2015
Avec Stéphane Horel, journaliste indépendante et documentariste, auteur de "Intoxication : perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : une bataille d'influence contre la santé" (Ed. La Découverte, 2015)
Site officiel : Stéphane Horel

C'est l'histoire d'une lutte d'influence qui a un impact sur votre vie, votre petit déjeuner, les testicules de votre fils, le cerveau de votre nièce. En 2009, l'Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d'en interdire certains. Omniprésents, ces produits chimiques se nichent dans les pesticides ou les peintures, les tongs ou le shampoing, les lasagnes et votre organisme. Suspectés de participer à l'augmentation des maladies " modernes " comme l'infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l'obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd'hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s'activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires. Après trois ans d'enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l'intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la " bulle bruxelloise " où la complaisance à l'égard de l'industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l'influence pour défendre une certaine idée de l'intérêt général et de la démocratie.
Quatrième de couverture
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lundi 27 juillet 2015

Lobbycratie contre la santé publique



Stéphane Horel, Endoc(t)rinement (diffusé sur France 5 le 9 août 2014).
Voir aussi les articles de Stephane Horel sur son site notamment : Perturbateurs endocriniens : conflits d’intérêts à haute dose (1 octobre 2013)

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L’histoire secrète d’une victoire des lobbies à Bruxelles, contre la santé publique
Par Isabelle Baré, juin 2015 - Canard Enchainé

Ce n’est plus du lobbying, c’est de l’art… A Bruxelles, l’industrie chi­mique a réussi à saboter l’interdic­tion des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l’on retrouve par­tout, dans les plastiques, les tapis, les den­tifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d’être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

Avec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l’échéance d’au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en an­glais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuille­ton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, coauteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets…

Experts gavés

Février 2013. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, en anglais) s’apprête à publier un rapport étonnam­ment sympa pour l’industrie. A vous don­ner envie de déguster du perturbateur endocrinien au petit dej ! Pas si surprenant, en réalité : près de la moitié des 18 experts qui tiennent le stylo ont des liens d’intérêt étroits avec l’industrie, via des animations de colloques, des travaux de recherche ou des boulots de consultant, et les chèques qui vont avec. Manque de bol, au même moment, le 19 février exactement, le Programme des Nations unies pour l’en­vironnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publient leur propre rapport. Et leur conclusion dépote :

Les perturbateurs endocriniens constituent « une menace globale » sur la santé, « qui impose de trouver une solution ». C’est clair et tranché.

dimanche 24 mai 2015

TAFTA (suite)

MAJ de la page : TAFTA (tag)

TAFTA : sous la pression des Etats-Unis, l’Europe renonce à interdire des perturbateurs endocriniens !
Le 22 mai 2015 - The Guardian

Les responsables du commerce états-uniens ont fait pression sur l’Union européenne pour qu’elle renonce à prendre des mesures contre des perturbateurs endocriniens liés au cancer et la stérilité masculine, afin de faciliter l’accord de libre échange TAFTA

Suite aux pressions des responsables du commerce des Etats-Unis en vue de l’accord sur le TAFTA, l’Union européenne a renoncé à prendre des mesures règlementaires relatives aux perturbateurs endocriniens liés au cancer et à la stérilité masculine.

C’est ce qui ressort des documents qu’a obtenus le Réseau européen d’action contre les pesticides (PAN Europe). Les critères de l’Union européenne en projet auraient pu interdire 31 pesticides contenant des produits chimiques, perturbateurs endocriniens. Mais ils ont été abandonnés par crainte d’une réaction commerciale violente, alimentée par un lobby états-unien agressif.

Le 2 juillet 2013 au matin, une délégation de haut niveau de la Mission des Etats-Unis vers l’Europe et de la Chambre états-unienne du Commerce, rendait visite aux responsables du commerce de l’Union européenne, afin d’insister pour que les européens abandonnent leurs nouveaux critères pour mettre en évidence les perturbateurs endocriniens et ce, en faveur d‘une nouvelle étude d’impact. A la fin de la journée, l’Union européenne avait cédé.

mercredi 14 janvier 2015

Attention ! Bébé toxique ?



Attention ! Bébé toxique ? (Suisse, 2015)
L'environnement des bébés n'est pas le monde merveilleux que l'on pourrait souhaiter. Que ce soit dans les produits de soin et d'hygiène ou dans les jouets, les enfants en bas âge sont soumis à de nombreuses substances chimiques de manière étroite et répétée. Des substances allergisantes pour certaines, soupçonnées de dérégler le système hormonal pour d'autres ou simplement décriées pour leur toxicité. Pas pire que pour les adultes est-on tenté de penser, sauf que l'enfant n'est pas un adulte en miniature. A Bon Entendeur se met cette semaine à hauteur d'enfant et propose aux parents des solutions pour minimiser les risques d'exposition.
Source : RTS

MAJ
Voir aussi l'article : L'exposition au bisphénol favoriserait l'hyperactivité (Futura science, 16.01.2015)

mardi 18 février 2014

Homo toxicus



Carole Poliquin, Homo toxicus (Canada, 2008)
Une expérience planétaire est en cours et nous en sommes les cobayes
Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l'environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d'entre elles s'infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd'hui à nos enfants notre patrimoine toxique.
Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances toxiques et l'augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l'hyperactivité. Les conclusions sont troublantes...
Source du texte (et commande du DVD) : homotoxicus

dimanche 24 mars 2013

Pasticide (Pasta + Pesticide), Rizticide ...

Nouvelle étude (19 mars 2013) de l'ONG Générations Futures sur l'omniprésence de PE (Perturbateurs Endocriniens), notamment dans les céréales consommées, dont les effets nocifs viennent d'être confirmés, même à faible dose, dans un récent rapport de l'ONU (19 février 2013).


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(...) Le rapport EXPPERT 1 (EXPosition aux Pesticides PERTurbateurs Endocriniens) démontre que nous sommes quotidiennement exposés à des insecticides perturbateurs endocriniens de deux familles connues : les organophosphorés et les pyrèthrinoïdes. Cette exposition peut être alimentaire (EXPPERT 1 étudie la contamination par ces insecticides PE de produits à base de céréales), mais aussi par l’exposition à des insecticides ménagers, pour le jardin, la literie, les textiles, à usage vétérinaire ou humain.

Pour les produits alimentaires à base de céréales, 75% des échantillons analysés contiennent des résidus de pesticides – sans dépassement de LMR – et sur ces 75%, tous contiennent une ou plusieurs substances, organophosphorées ou pyrethrinoides, suspectées d’être perturbatrices du système endocrinien.
Pour les produits non alimentaires, sur les 181 produits commerciaux étudiés dans ce rapport, 108 contenaient – au moment des relevés – une ou plusieurs substances organophosphorées ou pyrethrinoides,  suspectées d’être PE.
Source (et suite) du texte : Génération futures / Le rapport : PDF
Autres liens  : Semaine sans pesticides (20-30 mars 2013) / Menus toxiques




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LES EFFETS DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS CHIMIQUES DÉVOILES
mardi 19 février 2013, par Robert Evans

Les perturbateurs endocriniens chimiques pourraient être en partie responsables de la recrudescence de malformations à la naissance, de cancers hormono-dépendants et de troubles neurologiques et psychiatriques, selon un rapport de l'ONU publié mardi.

Selon ce rapport conjoint du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) intitulé "L'Etat de la science sur les perturbateurs endocriniens chimiques", "de nombreuses substances chimiques synthétiques dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien n'ont pas été testés pourraient avoir des conséquences non négligeables sur la santé".
Les experts soupçonnent ces substances d'être responsables des troubles de la reproduction observés chez l'homme, de la hausse des cancers, autrefois rarissimes, chez l'enfant, mais aussi de l'asthme, des accidents vasculaires-cérébraux, de la maladie d'Alzheimer et de Parkinson, de l'obésité, ou encore de la disparition de certaines espèces animales. (...)
Source (et suite) du texte : Reuters
 
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