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mardi 18 septembre 2018

Plastique, la grande intox



Plastique, la grande intox (France 2, Cash investigation, 12 sept. 2018)

Dans le monde, dix tonnes de plastique sont produites chaque seconde. Un dixième finit dans les océans, laissant présager qu'en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Face à ces chiffres effarants, Elise Lucet et son équipe partent explorer ce « continent plastique » qui ne cesse de grandir. Les responsables ? Les grands marques qui s'acharnent à développer une addiction à cette matière. Pour éviter d'endosser la responsabilité de la pollution, certains industriels ont trouvé la parade : la mettre sur les épaules des consommateurs. Enquête sur les stratégies secrètes de l'un des géants mondiaux des sodas et les promesses de recyclage des emballages.

En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Sur les dix tonnes produites dans le monde chaque seconde, une tonne finit sa route dans les océans. Le continent plastique n'en finit pas de grandir. Les grandes marques, qui ont rendu le consommateur dépendant de ce matériau, se dédouanent souvent. Une équipe a enquêté sur les stratégies secrètes d'un des géants mondiaux des sodas et ses promesses de recyclage. Certains plastiques sont contaminés par des substances chimiques dangereuses pour la santé. Lesquelles ?
Source : FranceTV

jeudi 14 septembre 2017

Plastique et perturbateurs endocriniens dans l'eau potable

MAJ de la page : Plastiques / Perturbateurs endocriniens

Pollution : Des microparticules de plastique dans l'eau du robinet
Le 7 septembre 2017 - Réponse conso

Des chercheurs ont mesuré la présence de fibres de plastique dans l’eau du robinet. Les résultats de cette étude menée par le site Orb media sont préoccupants. La pollution n’épargne personne.

Le plastique ne pollue pas seulement les rivières et océans. Il contamine aussi notre eau potable, révèle une étude réalisée par des scientifiques à l’initiative du site Orb Media, et rapportée par le quotidien britannique The Guardian. Les chercheurs ont prélevé 159 échantillons au début de l’année dans une douzaine de pays, dont la France. Les résultats de leurs travaux indiquent que 83% de l’eau potable examinée contiennent des fibres de plastique. Les quantités varient bien entendu d’un pays à l’autre.
Aux États-Unis, l’eau est la plus contaminée
À la grande surprise, c’est aux États-Unis et au Liban que la densité la plus élevée de plastique a été trouvée. Les auteurs de l’étude ont retrouvé des fibres de plastique dans 94% des échantillons analysés. Au pays de l’Oncle Sam, ceux-ci ont été collectés au siège de l’Agence de protection de l’environnement, dans les bâtiments du Congrès ou encore dans la Trump Tower à New York. En Inde, le taux s’élève à 82% d’échantillons contaminés à New Delhi, 81% en Ouganda et à 75% en Équateur. C’est en Europe, notamment en Allemagne, au Royaume-Uni en France, que le taux de contamination est le plus bas. Celui-ci est de 72%, tout de même. « Le nombre moyen de fibres de plastique trouvées dans chaque échantillon de 500 ml d’eau du robinet s’élève à 4,8 aux États-Unis, contre 1,9 en Europe », souligne The Guardian.
La présence de ces microparticules de plastique est inquiétante mais leurs effets sur la santé sont encore à déterminer. Toutefois, différentes études ont montré qu’elles pouvaient diffuser des substances chimiques et des bactéries.
Le plastique n’est malheureusement pas le seul élément présent dans l’eau du robinet. En janvier dernier, une étude de l’ONG Générations Futures révélait la présence de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Lire aussi : Des médicaments et du plastique dans le Léman, Tribune de Genève, le 13 septembre 2017

Remarque :
La consommation d'eau en bouteille plastique n'est (évidemment) pas une solution, leur fabrication engendre des pollutions et divers composants chimiques migrent dans l'eau (notamment des perturbateurs endocriniens) y compris pour le PET.
Lire à ce sujet une réponse sur : RTS Découverte
Les seuls filtres efficaces semblent être l'Osmose inverse et surtout la Distillation (qui a l'avantage d'être un processus naturel et de ne pas gaspiller d'eau, mais le désavantage de consommer de l'électricité - par exemple Mégahome).

* * *

Les perturbateurs endocriniens, poison dans l’eau du robinet
Par Olivier Levrault, le 13 janvier 2017 - Libération


Ils sont aussi dans l'eau des nappes phréatiques et des cours d’eau en France, rappelle l’association Générations futures. Une mise en garde qui intervient alors que la Commission européenne doit légiférer en la matière en ce début d’année.

L’eau du robinet que l’on boit chaque jour est-elle nocive ? La question se pose à nouveau alors que l’ONG Générations futures relève la présence de pesticides perturbateurs endocriniens aussi bien dans nos canalisations que dans les rivières et les nappes phréatiques.

Générations Futures, qui avait déjà dénoncé la pollution des perturbateurs endocriniens dans la nourriture ou dans le quotidien de nos maisons, s’attaque à la pollution de l’élément vital qu’est l’eau. L’ONG n’a pas effectué d’analyses mais s’appuie sur les données de trois études gouvernementales sur l’eau du robinet, les eaux souterraines et les eaux de surfaces, croisées avec la liste des perturbateurs endocriniens dénombrés dans la base TEDX du site de référence en la matière, Endocrinedisruption.org.

Résultat, 73,3% des pesticides les plus mesurés dans les eaux de surface sont des perturbateurs endocriniens «suspectés». Pour les eaux souterraines, et pour l’eau du robinet, ces substances représentent environ la moitié des pesticides les plus présents.
«Ce n’est pas la première fois que l’on parle de perturbateurs endocriniens dans les eaux mais notre rapport permet pour la première fois de faire un état des lieux spécifique et actualisé des pesticides perturbateurs endocriniens, à la fois dans les eaux de surface ou souterraines et les eaux de boisson», estime François Veillerette, directeur de Générations futures.

jeudi 20 juillet 2017

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans
Le 20 juillet 2017 - Le Temps


Une étude publiée par Science Advances chiffre les rejets de matières plastiques dans la nature. Sur le total, 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables

Notre planète est submergée par des milliards de tonnes de déchets plastiques accumulés depuis les années 1950, une situation qui empire en l’absence d’un recyclage efficace, selon une étude publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances.

Les chercheurs des Universités de Géorgie et de Californie ont déterminé que 8,3 milliards de tonnes de plastique avaient été produites entre 1950 et 2015 parmi lesquelles 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables. Sur ces 6,3 milliards de tonnes, seulement 9% ont été recyclés, 12% incinérés et 79% se sont accumulés dans les décharges ou dans la nature, en particulier dans les océans où plus de huit millions de tonnes de plastiques sont déversées tous les ans.

La part des plastiques dans les déchets solides des décharges municipales des pays développés et à revenu intermédiaire a bondi de 1% du volume total en 1960 à plus de 10% en 2005.

Une réflexion sur la gestion des déchets recommandée

Si le rythme actuel persiste, il y aura quelque 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les dépôts d’ordures ou dans la nature d’ici 2050, soit l’équivalent de 35 000 fois la masse de l’Empire State Building de New York, prédisent les auteurs de l’étude.

«La plupart des matières plastiques ne sont pas vraiment biodégradables, ce qui fait qu’elles pourraient persister des centaines voire des milliers d’années» dans l’environnement, explique Jenna Jambeck, professeure adjointe d’ingénierie à l’Université de Géorgie, l’une des coauteurs de cette étude. «Nos estimations montrent la nécessité de mener une réflexion plus critique sur les matériaux que nous utilisons et la manière dont nous gérons nos déchets», estime-t-elle.

dimanche 30 octobre 2016

Et si les enfants changeaient le monde



Et si les enfants changeaient le monde (Square Ted Stories, Flore Vasseur, 2016)

Des enfants changent le monde : avec Melati et Isabel, fini les sacs plastiques sur l'île de Bali!
Meilleur ami de la société de consommation, le plastique symbolise notre incapacité à faire le lien entre nos actes et leurs conséquences. Nous utilisons des milliards de sacs en plastique par jour, pendant 20 minutes chacun, en moyenne.
Seuls 5% de ces sacs sont recyclés, le reste nous survivra, pendant plusieurs centaines d’années, pour finir dans les océans où il bouleverse les écosystèmes en s’accumulant au gré des courants, provoquant l’extinction d’espèces animales et végétales.
Tout cela s’observe à l’oeil nu à Bali, île de l'archipel indonésien, l'un des pays les plus pollués au monde… et des plus visités : 18 millions de touristes chaque année, autant d’utilisateurs de sacs en plastiques.  Ce qui fut un  paradis terrestre est en passe de devenir un paradis perdu. Mais des petites mains s'activent pour combattre ce fléau. Deux enfants, Melati et Isabel Wijsen, se sont donné pour mission de faire interdire les sacs plastiques sur leur île. Un énorme défi…

ARTE et les conférences TED
Ce documentaire s’insère dans une série de quatre épisodes, créée par Flore Vasseur et issue d’un partenariat entre ARTE et les conférences TED. Depuis trente ans, TED organise des rencontres réunissant scientifiques, artistes, activistes, prix Nobel et autodidactes avec une idée majeure : aborder le monde avec un regard original et décalé. Retrouvez ces idées sur le site TED.com.

Flore Vasseur, la réalisatrice
Flore Vasseur s'installe à New York à 25 ans pour créer son cabinet d’études marketing. Elle vit la bulle Internet, le 11 Septembre, un système capitaliste qui craquèle de toute part. Depuis elle écrit pour comprendre la fin d’un monde et l’émergence d’un autre. Elle utilise tous les supports (romans, articles, documentaires, chroniques radio, séries TV) et tous les espaces (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Canal Plus, Arte ou Libération). Elle interroge notre rapport à la consommation, à la performance, à la technologie et au pouvoir. Elle veut mettre en avant les idées et l’énergie de ceux qui veulent changer le monde. Ce qu’ils y gagnent et ce qui l’en coûte.

Voir aussi : La malédiction du plastique / Océan le mystère plastique
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