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jeudi 20 juillet 2017

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans

La terre a été polluée de 8,3 milliards de tonnes de plastiques en soixante-cinq ans
Le 20 juillet 2017 - Le Temps


Une étude publiée par Science Advances chiffre les rejets de matières plastiques dans la nature. Sur le total, 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables

Notre planète est submergée par des milliards de tonnes de déchets plastiques accumulés depuis les années 1950, une situation qui empire en l’absence d’un recyclage efficace, selon une étude publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances.

Les chercheurs des Universités de Géorgie et de Californie ont déterminé que 8,3 milliards de tonnes de plastique avaient été produites entre 1950 et 2015 parmi lesquelles 6,3 milliards de tonnes sont devenues des détritus très peu biodégradables. Sur ces 6,3 milliards de tonnes, seulement 9% ont été recyclés, 12% incinérés et 79% se sont accumulés dans les décharges ou dans la nature, en particulier dans les océans où plus de huit millions de tonnes de plastiques sont déversées tous les ans.

La part des plastiques dans les déchets solides des décharges municipales des pays développés et à revenu intermédiaire a bondi de 1% du volume total en 1960 à plus de 10% en 2005.

Une réflexion sur la gestion des déchets recommandée

Si le rythme actuel persiste, il y aura quelque 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les dépôts d’ordures ou dans la nature d’ici 2050, soit l’équivalent de 35 000 fois la masse de l’Empire State Building de New York, prédisent les auteurs de l’étude.

«La plupart des matières plastiques ne sont pas vraiment biodégradables, ce qui fait qu’elles pourraient persister des centaines voire des milliers d’années» dans l’environnement, explique Jenna Jambeck, professeure adjointe d’ingénierie à l’Université de Géorgie, l’une des coauteurs de cette étude. «Nos estimations montrent la nécessité de mener une réflexion plus critique sur les matériaux que nous utilisons et la manière dont nous gérons nos déchets», estime-t-elle.

lundi 21 novembre 2016

Les pollutions invisibles






Documentaires LSD, La série documentaire par Perrine Kervra
Les pollutions invisibles (14-17 novembre 2016)
1/4 Les mercuriens
2/4 Les paysans malades des pesticides
3/4 Mines d’uranium, le Limousin face à son passé
4/4 Henri Pézerat, l’homme de l’amiante : le temps des prises de conscience

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Le cerveau assiégé par les perturbateurs endocriniens
Par Stephane Foucart, le 20 juin 2016 - Le Monde

Les perturbateurs endocriniens n’ont pas seulement des incidences sur les maladies hormonales « classiques ». Ils ont aussi un impact sur nos cerveaux et notre quotient intellectuel.

En 2015, Edward Dutton (université d’Oulu, Finlande) et Richard Lynn (université d’Ulster, Royaume-Uni) publiaient, dans la revue Intelligence, une étude, passée inaperçue, mais dont les journaux auraient, peut-être, pu faire quelques manchettes. L’affaire est en effet d’une importance cardinale : les deux chercheurs documentaient, pour la première fois, une chute du quotient intellectuel (QI) moyen en France. Selon leurs estimations, ce dernier aurait perdu près de quatre points entre 1999 et 2009. A l’échelle d’une population, c’est énorme.

Ce genre de travaux essuie généralement un haussement d’épaules ou un revers de main. D’autant plus qu’en l’occurrence les auteurs ont fondé leurs calculs sur un petit échantillon de quatre-vingts personnes. Mais, à bien y regarder, l’étude des deux chercheurs britanniques mérite au contraire toute notre attention.

Plusieurs raisons à cela. La première est que, s’il est reproduit et confirmé par d’autres études, ce résultat signale la première inversion, en France, de la tendance séculaire qui voit augmenter régulièrement l’indice d’intelligence individuelle – c’est-à-dire, pour éviter de parler d’« intelligence », de l’amélioration des compétences cérébrales, au sens quasi mécanique du terme. La deuxième raison de prendre au sérieux les résultats de MM. Dutton et Lynn est que cette inversion de la tendance à l’augmentation du QI est également constatée en Norvège, au Danemark, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Australie, en Suède…
Source (et suite) du texte : Le Monde

lundi 26 septembre 2016

Respirer, est-ce encore bien vivre ?



De cause à effets, le magazine de l'environnement  par Aurélie Luneau
Respirer, est-ce encore bien vivre ? (le 25 septembre 2016)
avec :
Gérard Borvon
Robert Barouki : toxicologue
Maria Neira : directeur du Département Santé publique et environnement à l'Organisation Mondiale de la Santé, à Genève (Suisse)
Guilhem Lesaffre : naturaliste

A l'occasion de la deuxième édition de la "Journée sans voiture" dans Paris, et alors qu'une étude menée par Santé Publique France qui estime que les particules fines sont à l’origine de 48000 décès prématurés par an dans l’Hexagone, nous ouvrons le dossier de la pollution atmosphérique.
Source (et suite) du texte : FC

Voir aussi la page : Nos enfants nous accuserons

* * *
MAJ
L’air, ce tueur de masses, dixit l’OMS
Pascaline Minet, le 27 septembre 2016 - Le Temps

La pollution de l’air est à l’origine de 3 millions de morts par année, d’après un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé. Plus d’actions sont nécessaires contre ce fléau
   
Seule une personne sur dix dans le monde vit dans une région où l’air peut être considéré comme pur. Largement répandue, la pollution de l’air extérieur serait responsable de plusieurs millions de morts chaque année. Telles sont les effarantes conclusions du nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la pollution de l’air et son impact sur la santé, rendu public mardi 27 septembre. «Il est urgent d’encourager les Etats à prendre des mesures contre cette pollution, qui constitue une menace majeure pour la santé publique au niveau mondial», estime Maria Nera, directrice du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé à l’OMS.

mercredi 27 janvier 2016

Des villes au bord de l’asphyxie ?


Irrespirable. Des villes au bord de l’asphyxie ? (France, 2015)

Les récents débats sur le réchauffement climatique ont quelque peu éclipsé une tragédie aux conséquences immédiates : la pollution atmosphérique. Cette tueuse de masse est responsable de 7 millions de morts prématurées par an dans le monde, et d’un nombre incalculable de maladies. Chauffage urbain, transports routiers et rejets industriels contribuent à saturer l’air des métropoles de gaz et de particules fines si toxiques que les scientifiques parlent d’“airpocalypse” en devenir. La Chine et l’Inde, par exemple, sont en alerte sanitaire permanente. Une crise d’autant plus complexe que la pollution se déplace et ignore les frontières…

Nanoparticules et alerte maximale

Enquête d’une portée internationale, Irrespirable… dresse le bilan de santé d’une planète malade de ses excès, avec toute la rigueur requise par la gravité de la situation. Le documentaire s’attache à expliquer très clairement les différentes formes de pollution à travers les continents et leurs répercussions sanitaires, avec notamment les effets moins connus des pesticides émettant des particules déportées par les vents… vers les villes. À ce versant pédagogique répond un volet pratique, la journaliste et réalisatrice Delphine Prunault consignant certaines astuces pour échapper à l’asphyxie – notamment à Paris. S’interrogeant sur le manque de courage de certains élus, le documentaire évite le catastrophisme sans appel, mais recense les prises de conscience, qu’elles soient scientifiques ou politiques. À São Paulo, où un labo multiplie les autopsies, comme à Grenoble, où est étudié l’impact des émanations sur la natalité, le savoir progresse. Et les initiatives vertueuses se multiplient : Mexico et Londres ont su réduire leur dangerosité grâce à des mesures de circulation drastiques, quand Berlin reste la pionnière d’une politique verte d’envergure. Autant d’actions dessinant les contours d’un paysage mondial contrasté, entre laisser-faire coupable et initiatives prometteuses.
Source : Arte

mardi 27 janvier 2015

Pollution des sols, le scandale caché



Sarah Oultaf , Pollution des sols, le scandale caché (France 5, 2015)

Notre territoire est parsemé de territoires pollués. Il y en aurait près de 400 000 répartis aux quatre coins de France. Le documentaire de Sarah Oultaf « Pollution des sols : le scandale caché » (50 min) diffusé sur France 5 le mardi 20 janvier à 20h35 s’intéresse à cette véritable bombe à retardement.
urant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. Ils ont ensuite souvent abandonné ces sites ou les ont revendu sans qu’une réelle décontamination n’ait eu lieu. Le documentaire « Pollution des sols : le scandale caché » s’intéresse aux conséquences sanitaires réelles ou supposées de ces sites. La pollution enterrée est désormais souvent recouverte de paysages verts, d’habitations ou encore de terrains de loisirs. Mais cette pollution sournoise peut nous contaminer doucement.

Les produits toxiques enterrés peuvent en effet migrer de leurs containers ou des terres où ils sont enterrés et contaminer les nappes phréatiques. L’eau ainsi polluée sera consommée par les hommes et les animaux d’élevage. Des gaz ou des poussières toxiques pourront aussi contaminer l’air que nous respirons.

lundi 24 novembre 2014

Le syndrome de Kessler : piégés sur Terre

Représentation des débris spatiaux

Le syndrome de Kessler : piégés sur Terre (22.11.2014)
C’est une perspective inquiétante : à force de débris gravitant autour de la Terre, l’être humain pourrait se retrouver piégé sur la planète bleue, sans possibilité d’envoyer des satellites en orbite basse. Ce scénario catastrophe, dont le film Gravity s’est inspiré, est envisagé très sérieusement par la Nasa et a pour nom le “Syndrome de Kessler”. Les 23 octobre et 12 novembre derniers, la Station spatiale internationale (ISS) a dû effectuer deux manoeuvres d’urgence pour changer d’orbite afin d’esquiver des débris à peine plus grands qu’une main.

dimanche 23 novembre 2014

Particules fines



Comment la pollution de l’air accélère le vieillissement (Suisse, 2014)
Issues des processus de combustion d’énergie fossile, les particules fines et ultrafines entrent dans nos poumons et de là dans tout l’organisme, y compris le cerveau. Quel est leur impact sur la santé ? Est-ce qu’on peut se protéger individuellement ?
Chauffage, industries, trafic automobile, autant d'activités qui produisent des particules fines ou ultrafines. Elles atteignent nos poumons et peuvent générer des maladies respiratoires. Mais leurs taille leur permet aussi de se promener dans notre corps, en passant de nos poumons dans notre sang. Elles seraient également à l'origine de maladies cardiaques, inflammatoires ou encore de diabète. Les inflammations répétées stressent les cellules. Certaines voient leur ADN ainsi modifié, donnant lieu à des risques de cancer.
Les études se multiplient sur ce danger imperceptible, les particules fines ne faisant pas plus de quelques microns. Au Tessin, une zone en cuvette et au trafic routier intense inquiète les médecins. Mais que faire ? Conseiller à la population de quitter Lugano pour vivre dans les vallées voisines moins polluées ? Porter quotidiennement un masque de protection ?
Source : RTS

mardi 25 mars 2014

Diesel



Stéphane Manier et Raphaël Rouyer, Diesel, le scandale français (France 5, janvier 2012)

Le diesel, un secret bien gardé qui pourrait entraîner un scandale comme ceux de l'amiante ou du sang contaminé. Il implique des millions de personnes, fait tous les ans des dizaines de milliers de victimes en France, et est au coeur du secteur automobile. Au départ, ce carburant était destiné à «sauver» l'industrie automobile française. Aujourd'hui, il détruit des vies.
Le diesel coûte plus cher à produire que l'essence. Si il est moins cher à la pompe, c'est uniquement parce qu'il est moins taxé.
Importer notre diesel et revendre l'essence que nous fabriquons, c'est la conséquence absurde d'une politique tout diesel.
Source : France 5



Diesel : Du poison dans l'air (Envoyé spécial, France 2, 2012)



Diesel, la dangereuse exception française (Cash investigation, France 2, septembre 2013)



Pollution : les particules de la discorde (C dans l'air, France 5, mars 2014)



La pollution atmosphérique a tué 7 millions de personnes en 2012 dans le monde et il est urgent de prendre des mesures pour réduire les émissions toxiques, qui provoquent des maladies mortelles, a averti mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
«La pollution de l'air est clairement devenu le principal risque environnemental de santé dans le monde», a déclaré le Dr Maria Neira, directrice du département santé publique à l'OMS, au cours d'une conférence de presse lundi à Genève pour présenter cette étude de l'organisation internationale.
1 décès sur 8
Ces 7 millions de morts en 2012 représentent 12,5% des décès dans le monde, soit 1 mort sur 8. Les résultats de l'étude portant sur l'année 2012 montrent que «les risques dus à la pollution de l'air sont désormais plus importants qu'on ne le pensait, en particulier en ce qui concerne les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, peu de risques ont un impact supérieur sur la santé mondiale à l'heure actuelle que la pollution et de l'air (...) et il faut une action concertée pour rendre l'air que nous respirons plus propre», a-t-elle ajouté.
Source (et suite) du texte : TdG (25.03.2014)

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