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jeudi 13 octobre 2016

OGM - Mensonges et vérités


OGM - Mensonges et vérités (France, 2015)

La controverse entre pro-OGM (organismes génétiquement modifiés) et anti-OGM rend le débat passionnel et parfois incompréhensible. Ce tour d'horizon mondial démêle le vrai du faux, preuves scientifiques à l'appui.

Depuis vingt ans, les OGM (organismes génétiquement modifiés), en particulier les plantes, ne cessent de s'étendre sur la planète dans le but d'améliorer les rendements de soja, maïs, coton, colza, riz, etc. Dix pays, sur les vingt-huit qui en cultivent, représentent, à eux seuls, 98 % de la superficie mondiale des cultures transgéniques - soit 11 % des terres cultivées - essentiellement sur le continent américain, le sous-continent indien et en Chine. Aux États-Unis, où les premières plantations de soja transgénique ont été introduites en 1996, les OGM représentent environ 90 % des cultures de soja, de maïs et de coton. Selon leurs défenseurs, ils sont indispensables pour répondre aux besoins d'une population en forte croissance. C'est l'argument du géant du secteur, le semencier américain Monsanto, qui produit aussi le célèbre Roundup, un herbicide total dont la substance active, le glyphosate, épargne les plantes OGM.

Thriller politico-scientifique

Depuis leur introduction, les OGM sont aussi l'objet d'une très forte contestation. En Europe notamment, l'opinion publique, dans sa grande majorité, en refuse l'exploitation. Partout dans le monde, des citoyens s'inquiètent des risques qu'ils entraînent, non seulement pour l'environnement mais aussi pour la santé, avec notamment, et contre toute attente, l'utilisation massive de pesticides, résultant de l'émergence de "super insectes" et de "super mauvaises herbes" ultrarésistants. Ils dénoncent aussi l'emprise des géants des semences et des pesticides, comme Monsanto, dont l'Afrique est devenue le laboratoire à ciel ouvert. Pollué par des arguments mensongers, qui ne relèvent de la science qu'en apparence, le débat passionnel entre pro et anti-OGM empêche de démêler le vrai du faux. Tourné dans onze pays et sur quatre continents, ce documentaire s'emploie ainsi avec succès à explorer l'ensemble des enjeux liés aux plantes et animaux transgéniques, tant dans le champ de la santé que dans celui de l'environnement et de la biodiversité. Véritable thriller politico-scientifique, captivant de bout en bout, il rencontre les acteurs et les témoins de l'avancée des cultures génétiquement modifiées, interrogeant ceux qui en étudient les effets dans les laboratoires, ainsi que les fabricants d'OGM, dont les portes restent le plus souvent closes.
Source : Arte

mardi 26 avril 2016

De nouveaux OGM, sans évaluation ni étiquetage, bientôt dans les assiettes ?

MAJ de la page : OGM



De nouveaux OGM, sans évaluation ni étiquetage, bientôt dans les assiettes ?
Par Sophie Chapelle, le 26 avril 2016 - Bastamag

Les consommateurs européens sont majoritairement opposés à la consommation d’OGM. Une réticence qui a contribué à limiter l’importation et la commercialisation de plantes et semences génétiquement modifiées. Mais l’apparition sur le marché de nouvelles techniques de modification du génome pourrait changer la donne. La Commission européenne doit prochainement rendre un avis pour savoir si les organismes issus de ces techniques doivent être ou non couverts par la réglementation OGM. S’ils y échappent, ils pourront être cultivés sans évaluation ni étiquetage. Des organisations paysannes et environnementales lancent l’alerte.

Pour la première fois depuis vingt ans, la culture de plantes transgéniques diminue légèrement dans le monde [1]. Pas de quoi inquiéter pour autant les pro-OGM. L’Isaaa, organisation qui compte parmi ses contributeurs les grandes firmes agrochimiques mondiales (Monsanto, Syngenta, DuPont, Novartis,...), se réjouit de l’arrivée sur le marché de nouvelles biotechnologies végétales, regroupées sous le terme d’« édition du génome » [2]. Sept de ces techniques de modifications génétiques sont actuellement à l’étude par la Commission européenne, qui doit déterminer si les produits qui en sont issus sont ou non des OGM. Et donc s’ils doivent être couverts par la réglementation OGM. Si ce n’est pas le cas, ils échapperont aux procédures d’évaluation des risques, d’autorisation, d’étiquetage ou de suivi [3].

Pas simple pour le grand public de s’emparer de ce débat. Même les acronymes choisis pour qualifier ces techniques sont complexes et opaques : « NPBT » ou « NBT », pour New Plant Breeding Techniques, « Nouvelles techniques de sélection des plantes ». « C’est l’appellation des industriels, relève Daniel Evain de la Fédération nationale de l’agriculture biologique. Mais il ne s’agit en aucun cas de sélection ». Car ces nouvelles techniques vont bien au-delà : elles modifient le génome de la plante.

Les techniques utilisées jusqu’à présent pour fabriquer des OGM prennent le gène d’une plante pour le mettre dans une autre – c’est la transgénèse. Mais ces nouvelles techniques à l’étude ne font pas intervenir un gène extérieur : il est désormais possible de modifier les gènes à l’intérieur même des cellules des embryons de plantes. Ces techniques peuvent permettre d’éteindre des gènes, de les activer, de les muter ou de les répliquer.

samedi 9 janvier 2016

Bricoler l’ADN à loisir, révolution génétique ou cauchemar éthique ?



Science publique par Michel Alberganti
Bricoler l’ADN à loisir, révolution génétique ou cauchemar éthique ? 08.01.2016

La technique CRISPR-Cas9, mise au point par la microbiologiste française, Emmanuelle Charpentier et la biochimiste américaine, Jennifer Doudna, devrait leur valoir le Prix Nobel. Elle permet d'intervenir sur l'ADN comme on le fait avec un traitement de texte: couper, copier, coller... Cette technique simple, rapide et économique est une véritable révolution dans le génie génétique. Avec des applications très nombreuses en thérapeutique et dans de multiples autres domaines. Avec une dérive eugénique déjà envisageable et qui devra faire l'objet d'une débat public.
Avec :
Alain Fischer, college de France et Institut Imagine (hopital Necker enfants malades)
Pierre Jouannet, membre du Comité d’éthique de l’Inserm
Jean-Christophe Pagès, professeur et praticien hospitalier à la Faculté de médecine de Tours et président du comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies
Caroline Tourbe, chef du service médecine du magazine Science et Vie

* * *

Préparez vous aux bébés génétiquement modifiés
Par Janet C. Phelan, le 23 décembre - New Eastern Outlook / Le Saker francophone (trad.) 

D’abord le premier maïs OGM, ensuite le saumon génétiquement modifié [voir plus bas dans la page], et maintenant préparez vous aux bébés génétiquement modifiés.

On savait qu’on y venait. La révolution des OGM n’allait pas s’arrêter à notre table. Mais pensait-on que cela irait si vite ?

Pendant la première semaine de décembre, des délégués des trois pays les plus gros producteurs d’OGM, la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis, se sont réunis à Washington DC pour un congrès de spécialistes au sujet du futur de l’édition génomique. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec l’expression, l’édition génomique fait référence au pouvoir d’altérer l’ADN d’un embryon de manière à modifier la ligne germinale. La ligne germinale se définit comme suit : en biologie et génétique, la ligne germinale dans un organisme multicellulaire est l’ensemble des cellules corporelles qui sont si différenciées et sécrétées que dans le processus usuel de reproduction, elles peuvent transmettre leur matériel génétique à leur progéniture.
En d’autres mots, ce qui affecte la ligne germinale aura des répercussions sur la descendance et les générations successives.

dimanche 11 octobre 2015

Blues des experts : les OGM



Terre à terre par Ruth Stégassy
Blues des experts : les OGM 10.10.2015
Avec : Christophe Noisette, rédacteur en chef du site Inf'OGM
Agriculture et OGM : à qui profitent (vraiment) les changements climatiques ?
Conférence Débat - En marche vers la COP 21, mardi 17 novembre, de 18h à 19h30


Traité sur les semences : danger, biopiratage en vue !
Par Frédéric Prat, septembre 2015 - Inf'oGM

« Par ce message, nous venons vous dire que vous êtes en train de tuer le Traité [TIRPAA, Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, NDLR]. Celui-ci organise désormais le vol de nos semences et de nos connaissances. Nous ne pouvons plus dans ces conditions continuer à les donner aux chercheurs et autres prospecteurs qui viennent les collecter dans nos champs pour les remettre aux banques de gènes du Traité. Tant que vous n’aurez pas interdit tous les brevets biopirates, tant que les agriculteurs n’auront pas le droit de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre les semences issues de leurs récoltes, nous refuserons toute collaboration avec la recherche et les banques de gènes qui se mettent au service des multinationales semencières » [1]. Bigre, que se passe-t-il ? Une jacquerie ? Pourquoi les paysans ne veulent-ils plus donner leurs semences aux banque de gènes ? Explications, à la veille de l’importante rencontre internationale du Tirpaa (sur les semences) à Rome (Italie) du 5 au 9 octobre.

dimanche 24 mai 2015

TAFTA (suite)

MAJ de la page : TAFTA (tag)

TAFTA : sous la pression des Etats-Unis, l’Europe renonce à interdire des perturbateurs endocriniens !
Le 22 mai 2015 - The Guardian

Les responsables du commerce états-uniens ont fait pression sur l’Union européenne pour qu’elle renonce à prendre des mesures contre des perturbateurs endocriniens liés au cancer et la stérilité masculine, afin de faciliter l’accord de libre échange TAFTA

Suite aux pressions des responsables du commerce des Etats-Unis en vue de l’accord sur le TAFTA, l’Union européenne a renoncé à prendre des mesures règlementaires relatives aux perturbateurs endocriniens liés au cancer et à la stérilité masculine.

C’est ce qui ressort des documents qu’a obtenus le Réseau européen d’action contre les pesticides (PAN Europe). Les critères de l’Union européenne en projet auraient pu interdire 31 pesticides contenant des produits chimiques, perturbateurs endocriniens. Mais ils ont été abandonnés par crainte d’une réaction commerciale violente, alimentée par un lobby états-unien agressif.

Le 2 juillet 2013 au matin, une délégation de haut niveau de la Mission des Etats-Unis vers l’Europe et de la Chambre états-unienne du Commerce, rendait visite aux responsables du commerce de l’Union européenne, afin d’insister pour que les européens abandonnent leurs nouveaux critères pour mettre en évidence les perturbateurs endocriniens et ce, en faveur d‘une nouvelle étude d’impact. A la fin de la journée, l’Union européenne avait cédé.

jeudi 2 avril 2015

Pesticide et santé : l'équation sans solution


PESTICIDE ET SANTÉ : L’ÉQUATION SANS SOLUTION
Comment le glyphosate, le désherbant le plus vendu au monde, pourrait être à l'origine de graves problèmes sanitaires affectant le bétail, mais aussi les agriculteurs.

Au milieu des années 1990, des milliers de bovins meurent dans les étables. Malformations des veaux, fausses couches des vaches et problèmes de stérilité déciment les troupeaux. Les agriculteurs eux-mêmes ne sont pas épargnés et rencontrent divers graves problèmes de santé. Un éleveur de porcs danois a comparé sur plusieurs années les taux de pesticide dans l'alimentation de ses animaux et ceux de malformation des porcelets. Des chercheurs français, eux, ont mené une étude méthodique sur le problème. Les très longues et laborieuses analyses entreprises finissent par aboutir : les bêtes malades présentent dans leur organisme un taux très élevé de glyphosate – le désherbant le plus vendu au monde. Or, l'immense majorité des rations servies aux bêtes dans le nord de l'Europe proviennent de céréales OGM importées d'Amérique, dont les graines contiennent de grandes quantités de cet herbicide, pour l'instant défendu bec et ongles par le puissant lobby agro-alimentaire européen.
Source (et suite) du texte : Arte

mardi 20 janvier 2015

Le lobby OGM impose son desiderata au Parlement européen

OGM : Nouvelle procédure d'autorisation dans l'UE par José Bové

Le nouvel Adam OGM

Avec cette procédure de renationalisation des autorisations des OGM, l’Union européenne jette l’éponge pour laisser aux Etats la possibilité théorique de négocier directement avec les compagnies leur opposition à l’introduction d’ OGMs sur leur territoire. La Commission européenne renonce par-là à ses fonctions de défense de l’intérêt général et lui préfère une Europe des OGMs à la carte.

Plus grave encore, en donnant l’impression de redorer le blason de la subsidiarité et de la souveraineté nationale, cette nouvelle procédure institutionnalise le rôle des multinationales.
Chaque Etat devra donc leur signifier son intention d’interdire les OGMs qu’elles veulent lui vendre et obtenir leur accord pour être légitimé à ne pas suivre la décision d’autorisation qui sera donnée par la Commission. L’intérêt général, les règles pour la cohabitation des cultures, l’évaluation des risques et la santé publique, autant de questions reléguées au second plan.

Enfin, aucune garantie juridique n’est donnée aux Etats « récalcitrants » dont la décision « souveraine » déplairait aux compagnies qui entameraient alors une procédure devant un tribunal arbitral ou devant l’OMC. La décision d’aujourd’hui colle donc à l’esprit du temps. Celui de puissances publiques qui non seulement ne cherchent plus à réguler mais se lient également les mains au profit des intérêts privés. Une démission politique qui résonne avec ce que nous rencontrons actuellement dans le cadre des négociations transatlantiques. En particulier sur les Cours privées d’arbitrage entre Etats et compagnies qui court-circuitent les tribunaux et minent toujours plus les Etats dans leurs fonctions régaliennes.
Beaucoup pensent que l’Europe est impuissante. Force est de reconnaître qu’en tout cas l’UE dans son ensemble et les Etats individuellement y travaillent méthodiquement.
Source : José Bové
Autre article : Libération CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendante sur le Génie Génétique)



Gilles-Éric Séralini - Etude sur les OGMS & TTIP (2015)

Voir aussi la page : OGM Organisme Génétiquement...Mortel / José Bové / TAFTA (tag)
  

mardi 11 novembre 2014

Slow food



Birke Baehr (11 ans) propose une alternative saine pour la planète (TED, 2014)

Le Slow Food est un mouvement international qui a pour principal objectif de sensibiliser les citoyens à l'écogastronomie et à l'alterconsommation.
Son action se concrétise à travers plusieurs projets parmi lesquels : l'Arche du goût, Terra Madre, le Presidio, l'université des sciences gastronomiques, le salon international du goût...
Il est fondé en Italie en 1986 par Carlo Petrini en réaction à l'émergence du mode de consommation de type restauration rapide. Association internationale à but non lucratif, elle est reconnue par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (ou FAO) et possède son siège à Bra au sud de Turin.
Son logo est un escargot qui symbolise un mouvement lent.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Sites : SlowFood (Suisse) / SlowFood (France)

dimanche 7 septembre 2014

Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force)



Spécial investigation, Bientôt dans votre assiette (de gré ou de force), (Canal+, 2014)
Il y a quinze ans, des firmes agrochimiques comme le groupe américain Monsanto promettaient une révolution agricole high-tech grâce aux organismes génétiquement modifiés. Les rendements des récoltes ont augmenté, mais les effets à court, moyen et long terme de ces OGM n'ont toujours pas été correctement évalués. Face à cette situation, la résistance s'organise : ainsi en Argentine, où les riverains des champs OGM dénoncent une pollution et une augmentation des maladies touchant les enfants. En France, les pro et anti OGM s'affrontent. Mais un événement pourrait bouleverser la situation : les négociations du traité transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis. Sa signature laisserait la voie libre aux OGM. Enquête de Paul Moreira sur la face cachée de cette industrie et sur son combat pour imposer les OGM.
Source : Canal+

A leur insu, les Européens mangent des aliments saturés d'OGM. Une habitude inoffensive pour la santé ? C'est vite dit. Au Danemark, où les porcs, les vaches et les poulets sont majoritairement nourris par des protéines issues de l'agriculture transgénique, les bêtes souffrent souvent de graves diarrhées. Quelques éleveurs ont arrêté l'alimentation à base d'OGM et les maladies gastriques ont cessé... Ce constat est le point de départ de cette remarquable enquête de Paul Moreira. Pour comprendre pourquoi les agriculteurs ont été conquis, en deux décennies, par Monsanto et autres biotechnologies américaines, le journaliste a remonté toute la chaîne de production de l'agriculture transgénique. Première étape : l'Argentine, où les hectares de blé, maïs et soja OGM poussent, arrosés par des hectolitres d'herbicides dangereux, à commencer par le glyphosate (le fameux Roundup).
Jamais agressif, toujours mordant, parfois faux naïf, Moreira ­effectue une sorte de « road-docu », enchaînant les rencontres qui sont autant de preuves accablantes. Comme ces travailleuses agricoles exposées lors de leur grossesse aux pesticides, impuissantes face aux handicaps sévères de leurs enfants. Dans la lignée de Marie-Monique Robin (Les Moissons du futur, Le Monde selon Monsanto), Moreira poursuit une réflexion de fond, des coulisses des lobbys pro-OGM à Bruxelles à celles du gouvernement américain en guerre pour imposer son industrie transgénique à toute la planète. Des informations d'utilité publique.
Source : Télérama

vendredi 26 juillet 2013

Tous cobayes ?



Jean-Paul Jaud, Tous Cobaye ? (France, 2012)

Un OGM (Organisme Génétiquement Modifié) est un être vivant dont le patrimoine héréditaire a été artificiellement changé.
Il existe deux grands types d'OGM relevant de deux législations différentes :
1/ Ceux qui sont faits pour rester en ESPACE FERME (ex. pour la recherche, ou faire des médicaments…). Certains sont très utiles.
2/ Ceux qui sont diffusés DANS L’ENVIRONNEMENT ou milieu ouvert (ex. en plein champ…). Ils font l’objet de l’essentiel des débats à cause des risques mal évalués sur l’environnement et la santé.

Depuis leur première utilisation commerciale en 1995, tous les OGM en milieu ouvert sont des plantes alimentaires. Elles étaient censées aider à résoudre la faim dans le monde, s’adapter à la sécheresse, la salinité, le gel… Elles ont en fait été créées depuis 1995 pour absorber des pesticides sans mourir (herbicides) ou pour les produire (insecticides). Elles en contiennent donc toutes : ce sont des éponges à pesticides. Les animaux qui mangent ces plantes absorbent ces pesticides, et les humains qui mangent ces plantes ou ces animaux absorbent donc aussi ces pesticides qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Et contrairement aux promesses des multinationales, les cultures de ces OGM nécessitent de plus en plus d’épandages massifs de pesticides. Par exemple, les plantes tolérantes à l’herbicide Roundup (comme le soja) représentent 80% des OGM agricoles et sont faites pour être arrosées au Roundup, le premier pesticide du monde. Les 20% restants (comme le maïs appelé « Bt ») produisent en permanence un nouvel insecticide qui se retrouve dans le sol. Cela n’évite en rien l’utilisation d’autres pesticides.

Concernant la santé, les autorisations de ces OGM agricoles et des pesticides associés s’appuient sur des évaluations très incomplètes et sans aucune transparence. Non seulement celles-ci sont faites sur des périodes dangereusement courtes (3 mois au mieux sur des rats, modèle commun de laboratoire, au lieu de 2 ans, leur vie entière), mais les résultats, par exemple les analyses de sang, sont maintenus totalement confidentiels pour des raisons de secret industriel.

Les premiers travaux indépendants, réalisés sur 2 ans, démontrent pourtant des effets toxiques mortels notamment sur les foies et les reins, avec de grosses tumeurs mammaires. Malgré le soutien de nombreux scientifiques internationaux apporté à ces études, les agences d’évaluation ont refusé de reconsidérer les autorisations de ces produits, et non pas même daigné faire recommencer ces tests. Elles continuent de faire confiance aux industriels des OGM et des pesticides qui font leurs propres tests concluant à l’innocuité de leurs produits. Le principe de précaution est ainsi bafoué.
Source (et suite) du texte : tous cobaye ?
Achat vidéo : J+B

mercredi 19 septembre 2012

OGM - Organisme Génétiquement... Mortel

Oui, les OGM sont des poisons !

Des chercheurs français ont étudié secrètement, pendant deux ans, 200 rats nourris au maïs transgénique. Tumeurs, pathologies lourdes… une hécatombe. Et une bombe pour l'industrie OGM.

C’est une véritable bombe que lance, ce 19 septembre à 15 heures, la très sérieuse revue américaine "Food and Chemical Toxicology" - une référence en matière de toxicologie alimentaire - en publiant les résultats de l’expérimentation menée par l’équipe du français Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen. Une bombe à fragmentation : scientifique, sanitaire, politique et industrielle. Elle pulvérise en effet une vérité officielle : l’innocuité du maïs génétiquement modifié.



Lourdement toxique et souvent mortel
Même à faible dose, l’OGM étudié se révèle lourdement toxique et souvent mortel pour des rats. A tel point que, s’il s’agissait d’un médicament, il devrait être suspendu séance tenante dans l’attente de nouvelles investigations. Car c’est ce même OGM que l’on retrouve dans nos assiettes, à travers la viande, les œufs ou le lait.

En 2006, c’est comme un véritable thriller que commence cette recherche, dont le maître d’œuvre, Gilles-Eric Séralini, divulgue lui-même les conclusions dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine ("Tous cobayes !", Flammarion, en librairie le 26 septembre).

Nom de code In Vivo
Jusqu’en 2011, les chercheurs ont travaillé dans des conditions de quasi-clandestinité. Ils ont crypté leurs courriels comme au Pentagone, se sont interdit toute discussion téléphonique et ont même lancé une étude leurre tant ils craignaient un coup de Jarnac des multinationales de la semence.

Le récit de l’opération – nom de code In Vivo - évoque la très difficile récupération de semences de maïs OGM NK 603, propriété brevetée de Monsanto, par le truchement d’un lycée agricole canadien. Puis la récolte et le rapatriement des "gros sacs de jute" sur le port du Havre fin 2007, avant la fabrication de croquettes dans le secret le plus total et la sélection de deux cents rats de laboratoires dits "Sprague Dawley". Bilan ? Glaçant : "Après moins d’un an de menus différenciés au maïs OGM, confie le professeur Séralini, c’était une hécatombe parmi nos rats, dont je n’avais pas imaginé l’ampleur". (...)
Source (et suite) du texte : nouvel observateur (20 septembre)
Autres articles : TDG  / RTS 






Tous cobayes (bande annonce du film de Jean Paul  Jaud - sortie le 26 septembre 2012) :



Et le livre :



Gilles Eric Séralini, Tous Cobayes, Ed. Flammarion, 2012 (sortie le 26 septembre 2012)
Commande sur Amazon : Tous cobayes !
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OGM, vers une alerte mondiale
 
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