Jean-Claude Michéa, A voix nue 7-11 janvier 2019
(1/5) La chance d'avoir des parents communistes
(2/5) Paris avant les bobos
(3/5) Qui n'a pas connu Montpellier dans les années 80
(4/5) Devenir un auteur par accident
(5/5) Décroissance dans les Landes
Jean-Claude Michéa, Le Loup dans la bergerie (le Journal de la philo, 24 sept. 2018)
Le "pourtoussisme" a-t-il dévoré le socialisme ? avec Jean-Claude Michéa pour Le loup dans la bergerie (La Grande table, 18 sept. 2018)
Au rythme où progresse le brave new world libéral – synthèse programmée de Brazil, de Mad Max et de l’esprit calculateur des Thénardier –, si aucun mouvement populaire autonome, capable d’agir collectivement à l’échelle mondiale, ne se dessine rapidement à l’horizon (j’entends ici par «autonome» un mouvement qui ne serait plus soumis à l’hégémonie idéologique et électorale de ces mouvements «progressistes» qui ne défendent plus que les seuls intérêts culturels des nouvelles classes moyennes des grandes métropoles du globe, autrement dit, ceux d’un peu moins de 15 % de l’humanité), alors le jour n’est malheureusement plus très éloigné où il ne restera presque rien à protéger des griffes du loup dans la vieille bergerie humaine. Mais n’est-ce pas, au fond, ce que Marx lui-même soulignait déjà dans le célèbre chapitre du Capital consacré à la «journée de travail»? «Dans sa pulsion aveugle et démesurée, écrivait-il ainsi, dans sa fringale de surtravail digne d’un loup-garou, le Capital ne doit pas seulement transgresser toutes les limites morales, mais également les limites naturelles les plus extrêmes.» Les intellectuels de gauche n’ont désormais plus aucune excuse.
Quatrième de couverture
Jean-Claude Michéa, Le Loup dans la bergerie, Ed. Flammarion, 2018
François de Montcorbier dit Villon né en 1431 (à Paris ?) et disparu en 1463, est le poète français le plus célèbre de la fin du Moyen Âge.
Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il mène tout d'abord la vie joyeuse d’un étudiant indiscipliné du Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et fuit Paris. Amnistié, il s’exile de nouveau, un an plus tard, après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli, à Blois, à la cour du prince-poète Charles d’Orléans, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après quelque six ans d’absence. De nouveau arrêté lors d'une rixe, il est condamné à la pendaison. Après appel, le Parlement casse le jugement mais le bannit pour dix ans ; il a 31 ans. Ensuite, on perd totalement sa trace.
Source (et suite) du texte, bibliographie : wikipedia
Commande sur Amazon : Oeuvres complètes (Ed. La Pléiade, 2014)
Oeuvres complètes (et gratuites) en ligne : wikisource / gutenberg (epub, kindle, ...)
Je suis François, dont il me poise Né de Paris emprès Pontoise Et de la corde d'une toise Saura mon col que mon cul poise
Je suis François, cela me pèse
Né à Paris près de Pontoise
Et de la corde d'une toise
Mon cou saura c'que mon cul pèse
Les Vivants et les Dieux par Michel Cazenave (France Culture, 6 décembre 2003)
François Villon avec Michel de Meaulnes
Frank Martin, Poèmes de la mort (1969-1971)
pour trois voix d'hommes (TBarB) et trois guitares électriques
1. Mort saisit sans exception
2. Mort, j'appelle ta rigueur
3. Ballade des pendus