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samedi 27 août 2022

Le Grand Jury (intégral)

Frank Martin, Poème de la mort, La Ballade des Pendus de François Villon (1969) 
Lire aussi : Frank Martin et les langues médiévales par Alain Corbellari / 



Serge Reggiani, La ballade des pendus de François Villon (1956) 
Lire aussi : François Villon, La ballade des pendus (Wikipedia)
 

 
Emile Bernard, La Ballade des Pendus de François Villon

* * *






Grand Jury / Tribunal de l'Opinion Publique. Jour 3.
A télécharger : Transcript 3 (PDF)


Grand Jury / Tribunal de l'Opinion Publique. Jour 4.
A télécharger : Transcript 4 (PDF)


Grand Jury / Tribunal de l'Opinion Publique. Jour 5.
A télécharger : Transcript 5 (PDF)


Grand Jury / Tribunal de l'Opinion Publique. Jour 6. 
A télécharger : Transcript 6 (PDF)
 

Grand Jury / Tribunal de l'Opinion Publique. Jour 7.
A télécharger : Transcript 7 (PDF) 
  

A télécharger : Transcript 8 (PDF) -  A venir

EN CONCLUSION :
Nous citerons les propos de Mary Holland, professeur de droit à l’université de New York, qui a interpellé les membres des Nations unies en mai 2016 sur les politiques vaccinales qui violent le code de Nuremberg :
«  Le code de Nuremberg stipule que  » le consentement volontaire du sujet humain est absolument indispensable « . Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques s’est fait l’écho de cette interdiction de l’expérimentation involontaire dans son texte de 1966, qui stipule : Nul ne peut être soumis sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique. »
Cette interdiction est désormais si universellement reconnue que certains tribunaux et universitaires ont considéré ce droit au consentement éclairé comme une question de droit international coutumier.« 

À ce jour, il n’existe pas de norme ultérieure de droit international général (jus cogens) présentant les mêmes caractéristiques, qui exempterait les États du respect du code de Nuremberg, qui est inclus dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et dans la Convention d’Oviedo en particulier.
Or, le droit international général prévoit l’absence d’immunité même pour les chefs d’Etat et leurs administrations en matière de crimes contre l’humanité et plus généralement de toute violation grave du droit international.
Extrait de : Me Virginie Araujo-Recchia, Conclusions devant le Grand Jury de l’opinion publique sur la gestion du covid (CoroInfo, 7 avril 2022)
  

vendredi 15 mai 2020

Boire la peur

MAJ de la page : Même pas peur



Frank Martin, Songs of Ariel, no 4 (1950), extrait de The Tempest, compagnie La Tempête (2015)



Frank Martin, Petite symphonie concertante (1944), Brno Contemporary Orchestra (2014)

* * *



Nassrine Reza, Face à la peur. Que faire ? (9 avril 2020)
Partie 1, Histoire : 00'00''
Ce n'est pas l'amour qui rend aveugle mais la peur
Partie 2, Exercice : 17'50''
Le bien-être n'est autre que l'absence de toute forme de lutte intérieur
Partie 3, Analyse : 24'20''
Ne prends jamais pour acquis ce qu'on te dit, mais valide tout par ton intuition à chaque instant


Bref résumé en d'autres mots : 
Deux possibilités face à la peur
1) Même pas peur (processus spontané chez les petits enfants) :
- Apparition de la peur
- Accueil, sensations (réception de l'information)
- Disparition de la peur
2) Stress (processus dysfonctionnel):
- Apparition de la peur
- Refus (peur de la peur)
- Faille intérieur (manipulation par la peur)
L'enfant qui dit "même pas peur" est donc celui qui a traversé la peur. Il a eu peur mais n'a pas eu peur de la peur. Celui qui n'a pas eu peur (ne serait-ce qu'une fraction de seconde) a donc eu peur de la peur. Et continue.

La peur, une information nécessaire
La peur consiste dans une information sensorielle, la peur de la peur (ou peur 2.0) est différente, ce n'est pas une méta information (une information sur elle-même) mais un blocage de la première information. On peut donc penser ne pas avoir peur non pas parce nous l'avons traversé mais parce que nous ne l'avons pas osé. En ce cas nous n'avons pas peur (nous ne l'a ressentons pas) mais la peur nous possède.
La peur 2.0 crée un stress corporel (psychique et mental), occasionne des stratégies d'évitements (compulsion alimentaire, etc.) et ouvre une faille intérieure qui nous rend manipulable par autrui ou un gouvernement (acceptation de mesures liberticides, etc.)
Ce burn out de la peur 1.0 provient d'un excès d'exposition soit par trop de répétitions (comme en ce moment sur les médias concernant le Covid-19), soit par une intensité trop grande.

Boire la peur 
Ce stress conduit également à une déshydratation qui occasionne un stress intra et extra cellulaire qui amplifie les autres formes de stress (et ainsi de suite).
La solution de Nassrine est donc d'associer la prise de l'information à une gorgée d'eau plate (représentant la peur). On va donc littéralement boire la peur en conscience. Pour ce faire ressentir les effets corporels de la peur 2.0 (contraction musculaire, ...) en imaginant une situation extrême, et boire la peur 1.0 gorgée par gorgée en disant : Chère peur, je te donne le droit d'exister et je t'accueille pleinement. 

* * *



Stephen Eicher, Déjeuner en paix, extrait de Engelberg (1993)

vendredi 30 mars 2018

Golgotha

MAJ de la page : J.S. Bach / Frank Martin



J.S. Bach, Passion selon S. Matthieu (René Corboz, Orchestre de chambre de Lausanne, 1982)



J.S. Bach, Passion selon S. Jean (René Jacob, Philharmonie de Paris, 2015)



Frank Martin, Golgotha (Monteverdi Chor, 2016)

lundi 18 janvier 2016

François Villon

François de Montcorbier dit Villon né en 1431 (à Paris ?) et disparu en 1463, est le poète français le plus célèbre de la fin du Moyen Âge.
Écolier de l’Université, maître de la faculté des Arts dès 21 ans, il mène tout d'abord la vie joyeuse d’un étudiant indiscipliné du Quartier Latin. À 24 ans, il tue un prêtre dans une rixe et fuit Paris. Amnistié, il s’exile de nouveau, un an plus tard, après le cambriolage du collège de Navarre. Accueilli, à Blois, à la cour du prince-poète Charles d’Orléans, il échoue à y faire carrière. Il mène alors une vie errante et misérable. Emprisonné à Meung-sur-Loire, libéré à l’avènement de Louis XI, il revient à Paris après quelque six ans d’absence. De nouveau arrêté lors d'une rixe, il est condamné à la pendaison. Après appel, le Parlement casse le jugement mais le bannit pour dix ans ; il a 31 ans. Ensuite, on perd totalement sa trace.
Source (et suite) du texte, bibliographie : wikipedia
Commande sur Amazon : Oeuvres complètes (Ed. La Pléiade, 2014)
Oeuvres complètes (et gratuites) en ligne : wikisource / gutenberg (epub, kindle, ...)


Je suis François, dont il me poise 
Né de Paris emprès Pontoise
Et de la corde d'une toise
Saura mon col que mon cul poise 

Je suis François, cela me pèse
Né à Paris près de Pontoise
Et de la corde d'une toise
Mon cou saura c'que mon cul pèse




Les Vivants et les Dieux par Michel Cazenave (France Culture,  6 décembre 2003)
François Villon avec Michel de Meaulnes



Frank Martin, Poèmes de la mort (1969-1971)
pour trois voix d'hommes (TBarB) et trois guitares électriques
1. Mort saisit sans exception
2. Mort, j'appelle ta rigueur
3. Ballade des pendus

jeudi 6 septembre 2012

Rainer Maria Rilke










Rainer Maria Rilke, né René Karl Wilhelm Johann Josef Maria Rilke, est un écrivain de langue allemande, né le 4 décembre 1875 à Prague, mort le 30 décembre 1926 à Montreux, en Suisse. Il vécut à Veyras (Valais) de 1921 à sa mort. Il est surtout connu comme poète, bien qu'il ait également écrit un roman, Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, ainsi que des nouvelles et des pièces de théâtre.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie :
- Vie et chanson (1894)
- Dans l'attente du chemin de la vie (1896)
- Maintenant et à l'heure de notre mort... (1896), théâtre
- Offrandes aux lares (1895), poésie
- Couronné de rêve (1896), poésie
- Pour le gel matinal (1897)
- Avent (1898)
- Sans présent (1898)
- Vers la vie (1898)
- Au fil de la vie (1898), nouvelles
- Le Livre d'images (1899)
- Histoires du bon Dieu (1900), nouvelles
- Geldbaum (1901), essai
- Le Livre de la pauvreté et de la mort (1903)
- Sur Rodin (1903), essai
- La Chanson de l'amour et de la mort du cornette Christophe Rilke (1904)
- Le Livre de la vie monastique (1905)
- Lettres à un jeune poète (1903-1908)
- Requiem (1909)
- Les Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910), roman
- La Vie de Marie (1913)
- Rumeur des âges (1919)
- Élégies de Duino (1922)
- Sonnets à Orphée (1922)
- Vergers (1926) (en français)
- Quatrains Valaisans (1926) (en français)
- Poèmes à la nuit (1913-1916, publ. 1976)
- Poèmes français (1944) (en français)
- Lettres à une amie vénitienne (1985) (en français)
- Lettres à une musicienne (1998) (échanges épistolaires avec Magda von Hattingberg)
- Histoires Pragoises (1899)
- Le Roi Bohusch, suivi de Frère et Sœur
- Notes sur la mélodie des choses (2008) (en français)
Editions françaises (oeuvres complètes) :
- Œuvres I, Prose édition établie et présentée par Paul de Man, ¨Paris, éd. du Seuil, 1966 (nombreuses rééditions).
- Œuvres II, Poésie, édition établie et présentée par Paul de Man, Paris, éd. du Seuil, 1972 (nombreuses rééditions).
- Œuvres III, Correspondance, édition établie par Philippe Jaccottet, traduction de Blaise Briod, Philippe Jaccottet et Pierre Klossowski, Paris, éd. du Seuil, 1976 (nombreuses rééditions)
- Œuvres en Prose (Récits et Essais), édition sous la dir. de Claude David avec la coll. de Rémy Colombat, Bernard Lortholary et Claude Porcell, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1993 (rééd. 2002).
- Œuvres poétiques et théâtrales, édition sous la dir. de Gerald Stieg (avec la participation de Claude David pour les "Oeuvres théâtrales"), traductions de Rémy Colombat, Jean-Claude Crespy, Dominique Iehl, Marc de Launay, etc. Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1997.
Citations extraites de :
- Elégies de Duino, Sonnets à Orphée, trad.  François-René Daillie, coll. de poche Poésie Gallimard, 1994.
- Lettre à un jeune poète, Ed. Livre de poche, 1989.
En ligne :
Divers émissions de la RTS (Radio TV Suisse) : RTS (Vidéo) / RTS (Radio)
Voir aussi : Lettres à un jeune poète (Élégie de Duino) / Le livre de la pauvreté et de la mort


VIIIe ELEGIE DE DUINO (trad. François-René Daillie) :
De tous ses yeux la créature
voit l'Ouvert. Seuls nos yeux
sont comme retournés et posés autour d'elle
tels des pièges pour encercler sa libre issue.
Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons
que par les yeux de l'animal. Car dès l'enfance
on nous retourne et nous contraint à voir l'envers,
les apparences, non l'ouvert, qui dans la vue
de l'animal est si profond. Libre de mort.
Nous qui ne voyons qu'elle, alors que l'animal
libre est toujours au-delà de sa fin:
il va vers Dieu; et quand il marche,
c'est dans l'éternité, comme coule une source.
Mais nous autres, jamais nous n'avons un seul jour
le pur espace devant nous, où les fleurs s'ouvrent
à l'infini. Toujours le monde, jamais le
Nulle part sans le Non, la pureté
insurveillée que l'on respire,
que l'on sait infinie et jamais ne désire.
Il arrive qu'enfant l'on s'y perde en silence,
on vous secoue. Ou tel mourant devient cela.
Car tout près de la mort on ne voit plus la mort
mais au-delà, avec le grand regard de l'animal,
peut-être. Les amants, n'était l'autre qui masque
la vue, en sont tout proches et s'étonnent...
Il se fait comme par mégarde, pour chacun,
une ouverture derrière l'autre... Mais l'autre,
on ne peut le franchir, et il redevient monde.
Toujours tournés vers le créé nous ne voyons
en lui que le reflet de cette liberté
par nous-même assombri. A moins qu'un animal,
muet, levant les yeux, calmement nous transperce.
Ce qu'on nomme destin, c'est cela: être en face,
rien d'autre que cela, et à jamais en face.

S'il y avait chez l'animal plein d'assurance
qui vient à nous dans l'autre sens une conscience
analogue à la nôtre –, il nous ferait alors
rebrousser chemin et le suivre. Mais son être
est pour lui infini, sans frein, sans un regard
sur son état, pur, aussi pur que sa vision.
Car là où nous voyons l'avenir, il voit tout
et se voit dans le Tout, et guéri pour toujours.

Et pourtant dans l'animal chaud et vigilant
sont le poids, le souci d'une immense tristesse.
Car en lui comme en nous reste gravé sans cesse
ce qui souvent nous écrase, – le souvenir,
comme si une fois déjà ce vers quoi nous tendons
avait été plus proche, plus fidèle et son abord
d'une infinie douceur. Ici tout est distance,
qui là-bas était souffle. Après cette première
patrie, l'autre lui semble équivoque et venteuse.
Oh! bienheureuse la petite créature
qui toujours reste dans le sein dont elle est née;
bonheur du moucheron qui au-dedans de lui,
même à ses noces, saute encore: car le sein
est tout. Et vois l'oiseau, dans sa demi-sécurité:
d'origine il sait presque l'une et l'autre chose,
comme s'il était l'âme d'un Etrusque
issue d'un mort qui fut reçu dans un espace,
mais avec le gisant en guise de couvercle.
Et comme il est troublé, celui qui, né d'un sein,
doit se mettre à voler!. Comme effrayé de soi,
il sillonne le ciel ainsi que la fêlure
à travers une tasse, ou la chauve-souris
qui de sa trace raie le soir en porcelaine.

Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,
tournés vers tout cela, jamais vers le large!
Débordés. Nous mettons le l'ordre. Tout s'écroule.
Nous remettons de l'ordre et nous-mêmes croulons.

Qui nous a bien retournés que de la sorte
nous soyons, quoi que nous fassions, dans l'attitude
du départ? Tel celui qui, s'en allant, fait halte
sur le dernier coteau d'où sa vallée entière
s'offre une fois encor, se retourne et s'attarde,
tels nous vivons en prenant congé sans cesse.
Extrait de : Elégies de Duino
Commande sur Amazon : Elégies de Duino
Source du texte : cultureactif

Voir aussi : Jean-François Mattei, L'Ouvert chez Rilke et Heidegger : Revue Noésis (no 7, 2004)

Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n'est qu'un seul moyen. Rentrez en vous-même. Cherchez la raison qui, au fond, vous commande d'écrire, examinez si elle déploie ses racines jusqu'au plus profond de votre coeur, reconnaissez-le face à vous-même : vous faudrait-il mourir s'il vous était interdit d'écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit : dois-je écrire ? Creusez en vous-même vers une réponse profonde. Et si cette réponse devait être affirmative, s'il vous est permis d'aller à la rencontre de cette question sérieuse avec un fort et simple "je dois", alors construisez votre vie selon cette nécessité, votre vie, jusqu'en son heure la plus indifférente, la plus infime, doit se faire signe et témoignage pour cette poussée. Approchez-vous alors de la nature. Essayez alors, comme un premier homme, de dire ce que vous voyez, vivez, aimez, perdez.
Extrait de : Lettres à un jeune poète
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Extraits du Cornet, mis en musique par Frank Martin :





samedi 7 avril 2012

Frank Martin



Frank Martin, né a Genève en 1890 (et mort à Naarden aux Pays-Bas en 1974), fut le dixième et dernier enfant du pasteur Charles Martin. Avant même d'aller à l'école, il jouait du piano et improvisait.

A neuf ans il composait des chansons parfaitement construites, sans avoir rien appris des formes musicales ni de l'harmonie. A douze ans il eut l'occasion d'entendre une exécution de la Passion selon Saint Matthieu; l'émotion ressentie par l'enfant fut décisive et laissa ses traces durant toute la vie du compositeur, pour qui Bach resta le véritable maître. Après le gymnase classique, il étudia pendant deux ans les mathématiques et la physique à l'Université de Genève (pour faire plaisir à ses parents) et travailla en même temps la composition et le piano avec Joseph Lauber, qui lui apprit fort bien le "métier", particulièrement l'instrumentation. Entre 1918 et 1926 il fait des séjours à Zurich, Rome et Paris. Les compositions de cette période témoignent de sa recherche d'un langage musical propre. (...)
Source (et suite) du texte Frank Martin 
Autres biographies : Universalis /  wikipedia
Site officiel : Frank Martin


Bibliographie :
- Un compositeur médite sur son art, Ed. A la Baconnière, 1956.
- A propos, Commentaire sur ses oeuvres, Ed. A la Bacconnière- Entretiens sur la musique avec Jean-Claude Piguet, Ed. A la Bacconnière, 1967
- Correspondance avec Ernest Ansermet (1934-1968), Ed. A la Bacconnière
- Lettres à Victor Desarzens, Ed. A la Bacconnière
- Le tombeau de Monsieur Basile, Ed. A la Bacconnière
- Ecrits sur la rythmique pour les rhytmiciens, les pédagogues, les musiciens, A la Bacconnière
Autre :
Maria Martin, Souvenirs de ma vie avec Frank Martin, Ed. A la Bacconnière
Frank Martin, L'univers d'un compositeur, catalogue de l'exposition Frank Martin, A la Bacconnière, 1984.

Discographie (extrait) :
- Messe pour double chœur a cappella (1922-1926)
- Quatre pièces brèves pour guitare (1933)
- Concerto pour piano nº 1 (1935)
- Le Vin herbé (1938 et 1940-1941), inspiré de Tristan et Iseut
- Der Cornet (1942), pour voix d'alto et petit orchestre, poèmes de R.M. Rilke
- Sechs Monologe for Jedermann (1943), pour baryton et orchestre, de H. von Hoffmannsthal
- Passacaille pour orgue (1944)
- Petite symphonie concertante (1944-1945)
- In terra pax (1944), oratorio
- Huit préludes pour le piano (1947-48)
- Concerto pour sept instruments à vent, timpani, et cordes (1949)
- Golgotha (1945-1948), oratorio
- Concerto pour violon et orchestre (1950)
- Der Sturm (1952-55), opéra sur une pièce de Shakespeare
- Mystère de la Nativité (1957), oratorio
- Drey Minnelieder (1960), pour soprano et piano
- Monsieur de Pourceaugnac (1960-62), comédie mise en musique
- Les Quatre Eléments (1963), étude symphonique pour grand orchestre
- Pilate (1964), oratorio
- Concerto pour violoncelle et orchestre (1965)
- Quatuor à cordes (1966)
- Concerto pour piano nº 2 (1968)
- Maria Triptychon (1968), Ave Maria, Magnificat, Stabat Mater
- Poèmes de la mort (1969 et 71), de François Villon
- Polyptyque, et deux petits orchestres à cordes (1973)
- Requiem (1971-1972)
- Fantaisies sur des rythmes flamenco (1973)
Complément voir : Frank Martin

En ligne :
Documentaire de la Télévision Suisse : "Frank Martin", réalisateur Raymond Barrad, 1970 - durée 75 minutes Première partie / Seconde partie


Je suis arrivé à une humilité totale de mes facultés raisonnantes, et je suis maintenant convaincu que dès qu'il s'agit de l'esprit, du sens de la vie, de Dieu en un mot, nous devons faire taire notre pensée. Il y a quelque chose qui nous dépasse totalement et tout ce qu'on peut en penser ou dire ne fait que le transposer en le faussant dans le champs de notre conscience. En ce sens, j'ai pris horreur de toute espèce de théologie et même de philosophie, si elles ne se bornent pas à dire : jusqu'ici et pas plus loin. Pour moi, ce domaine réservé, a pris une importance capitale, et je ne comprends plus qu'on essaye de voir clair dans cette chose, la foi qui "passe toute intelligence". C'est dit en trois mots et cela suffit.
Lettre à Bernard Reichel, 12 juin 1968, extrait.

Chercher à créer de la beauté est un acte d'amour, encore même que cet amour ne se dirigerait vers personne, non pas même vers l'humanité comme telle, c'est un acte d'amour en soi. Et le fait d'exclure la recherche de la beauté, de la nier ou simplement de la négliger, c'est refuser cet acte d'amour. (...)
Un compositeur médite sur son art, p.117.

Et encore que l'on soit amené à exprimer la laideur, il faut que l'art soit, par lui-même, si beau que cette laideur en soit comme transfigurée. Car la beauté porte en elle une vertu qui libère notre esprit, quelle que soit l'expression qu'elle incarne, et alors même qu'elle n'exprime rien qui se puisse traduire explicitement par des mots.
Et si ce n'est pas nécessairement "la paix et la consolation" que l'artiste doit donner aux autres hommes, ce devrait être en tous cas cette libération que produit en nous la beauté.
Voilà, me semble-t-il, où réside la véritable responsabilité du compositeur.
Responsabilité du compositeur, 1966, dans : Un compositeur médite sur son art, p. 29

La pensée musicale est une pensée parfaitement claire en elle-même, mais c'est une pensée tout intérieur, globale et parfaitement inexprimable autrement que par elle-même.
On raconte qu'une dame, à qui Beethoven avait joué une de ses sonates, lui avait demandé ce que signifiait cette sonate. Beethoven lui répondit : "Ah ! vous n'avez pas compris ? je vais vous la rejouer".  (...) Et si la pensée analytique est en quelque sorte sans limite pour la connaissance des faits matériels et pour la puissance qu'elle nous donne sur eux, l'autre forme de pensée est indispensable à notre vie et représente, elle aussi, une connaissance, une connaissance qui a été, qui est et qui reste seule valable en ce qui concerne le monde de l'esprit.
Le rôle de l'art dans la société d'aujourd'hui dans : Un compositeur médite sur son art, p. 184.

Il me semble que le véritable travail de l'artiste n'est pas d'exprimer dans son oeuvre des sentiments, mais s'y mettre quelque chose qui soit capable d'évoquer ce sentiment chez les auditeurs. On a vraiment l'impression d'avoir réussi, non pas quand on a exprimé le sentiment qu'on ressentait ou auquel on pensait mais au moment où le sentiment ressenti s'est "incarné" dans la musique et qu'elle le porte en elle.
Entretiens sur la musique, p. 47




Messe pour double chœur a cappella (1922-1926)



Le Vin herbé (1938 et 1940-1941), inspiré de Tristan et Iseut





Petite symphonie concertante (1944-1945)



Der Cornet (1942)



Sechs Monologe for Jedermann (1943)



In terra pax (1944), oratorio



Golgotha (1945-1948), oratorio - répétition



Huit préludes pour le piano (1947-48)



Der Sturm (1952-55)



Quatuor à cordes (1966)



Polyptyque, et deux petits orchestres à cordes (1973)



Fantaisies sur des rythmes flamenco (1973) - master class





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