Non rien de rien, non je ne comprend plus rien. Parodie d'Edith Piaf (17 septembre 2020)
À la fin, qu'est-ce qu'on va suggérer ? Que tout le monde reste enfermé toute sa vie parce qu'il y a des virus dehors ? Mais vous êtes tous fous. Vous êtes devenus tous cinglés. Pr. Didier Raoult
Suite à la protestation des libraires contre le fait que les grands surfaces puissent vendre des livres et pas eux, que fait le gouvernement ? Il autorise la vente en librairie ? Non il interdit la vente des livres en grande surface ! (C'est tout bénéfice pour Amazon).
Hier, vous avez annoncé un second chiffre : « 400 000 morts si l’on ne fait rien ». D’où sort cette estimation de 400 000 décès ? Serait-ce comme celle de mars, une estimation issue de l’analyse de Big Data au service de Big Pharma ? Ce chiffre fondé est fondé sur des calculs théoriques dont on ne connaît pas la source et qui n'ont pas l'objet d'un débat contradictoire. Devons-nous vous remettre notre liberté comme un blanc-seing sans explication ? Extrait de : Covid-19 : discours d'Emmanuel Macron. Un chiffre 400 000 !, 29 octobre 2020, France Soir
Alors que nous vivons le deuxième opus de ce confinement, et que le gouvernement semble avoir pris en compte l’importance du maintien de l’ouverture des écoles, nous, psychologues, spécialistes de l’enfance, nous interrogeons sur l’apparition de nouvelles mesures telles que l’obligation du port du masque à partir de six ans.Un enfant de six ans, rappelons-le, n’a pas atteint l’âge de raison, c’est-à-dire qu’il n’a pas encore atteint la maturité cérébrale nécessaire pour penser de manière abstraite. Il navigue encore entre un imaginaire puissant, et une réflexion capable de prendre en compte la réalité. Inhiber des comportements impulsifs reste encore complexe, bien que les règles sociales soient en voie d’acceptation. Les besoins d’expression d’un enfant de six ans, encore considéré comme jeune enfant, sont multiples : sur le plan affectif, langagier, émotionnel, corporel. Toute entrave à cette communication spontanée, naturelle et nécessaire, si elle n’est pas porteuse de sens, est susceptible de laisser des traces à long terme. (MAJ 02) Extrait de : Port du masque à 6 ans : avons-nous perdu (l’âge de) raison ? 1 novembre 2020, Libération
Pire que le bruit des bottes le silence des pantoufles (Max Frisch)
Cité par... Mauro Poggia pour le centième anniversaire de la mort de l'écrivain (15 mai 2011) ! Dix ans plus tard, l'actuel ministre genevois de la Santé compte sur le silence des pantoufles pour s'immiscer dans la sphère privée (12 octobre 2020). Heureusement des députés se sont insurgés.
Administrateur délégué de Swiss Medical Network, une structure regroupant 2500 médecins indépendants travaillant dans 21 établissements hospitaliers en Suisse, Antoine Hubert ne manie pas la langue de bois et dit ce qu’il pense de la manière dont la crise sanitaire est gérée actuellement.
Ni corona-sceptique, ni complotiste d’ailleurs. Juste pragmatique. Car si le covid existe bel et bien, il est désormais temps d’admettre qu’il ne circule plus intensément dans notre pays. Excepté pour les personnes à haut risque, il faut donc immédiatement arrêter les mesures de quarantaine, le masque, les zones rouges et les restrictions diverses, qui alimentent un climat anxiogène et tuent l’économie à petit feu. Si cette panoplie de mesures était justifiée jusqu’au début de l’été, elle relève de la démesure totale aujourd’hui.
Une partie importante du financement de la science chargée de santé publique provient de spéculateurs invétérés qui n’ont pas hésité à l’occasion à déposséder les Etats et les populations de leurs ressources. Ils s’en prennent actuellement au dernier pré carré qui appartenait à l’humanité: le droit de disposer de son corps, de son temps, et de sa vie.
Ami lecteur, les confinements et autre couvre-feu n’ont d’autres finalités que de casser toute résistance personnelle ou collective au monde qui va être mis en place. Et les tenants de ce monde lancent à l’heure actuelle une gigantesque OPA sur la vie humaine.
A partir du 30 juin, le principe actif antiviral remdésivir peut être utilisé plus largement et hors des essais cliniques dans les hôpitaux suisses pour le traitement des patients atteints de COVID-19. (...) La société suisse d’infectiologie a retiré ce traitement [Traitement avec l’Hydroxychloroquine] de ses recommandations et ne le recommande que dans le cadre d’essais cliniques.
Même scandale en Suisse on autorise un médicament onéreux, inefficace et dangereux (le Remdesivir) et on retire un traitement gratuit, efficace et sans danger (Hydroxychloroquine).
Dr. Louis Foucher, réanimateur, Confinement. Les risques l'emportent de beaucoup sur les bénéfices. (CNews, 28 octobre 2020)
(MAJ 01) Dr. Louis Foucher, récuse l'utilité du reconfinement (30 octobre 2020)
Les coulisses de la réa à Marseille avec Louis Foucher (Ema Krusi, 28 octobre 2020)
On reçoit des personnes en réanimation qui ont des leucémies et qui décèdent avec des traces de Covid. (...) On va les déclarer morts du Covid ! Des comme ça j’en ai des dizaines et des dizaines (...) En EHPAD des personnes décèdent de tout sauf du Covid et sont étiquetés Covid
Reportage sur Marseille par la TV hollandaise. Interview de Louis Fouché (26 octobre 2020)
Coronavirus : 5 mois de privations de libertés pour rien ! (Décoder l'éco, 14 octobre 2020)
De l'efficacité des tests PCR pour le Covid-19 (RTS, 26 octobre 2020)
Huma Khamis se penche sur la fiabilité des tests de dépistage du SARS-COV-2: les tests PCR. Certaines voix estiment quʹils seraient trop sensibles et enverraient trop de gens en quarantaine.
Regards croisés avec Astrid Stuckelberger, docteure en santé publique qui se montre critique envers ces tests, et Manuel Schibler, médecin et virologue qui s'assure du bon usage des tests aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Remarque :
Après plus de 6 mois la RTS nous gratifie enfin de 14 min. sur les tests PCR mais sans poser les bonnes questions. Les HUG confirment 1) que les PCR à Genève se font jusqu'à 40 Ct (!) et que 2) au delà de 35 Ct les positifs correspondent à des personnes en bonne santé qui ne sont pas susceptibles de transmettre une maladie qu'elles n'ont pas. (On joue sur les mots : si ce ne sont pas des faux-positifs relativement aux fragments du virus SARS-CoV-2 ce sont bien des faux positifs relativement à la maladie Covid-19. Or ce qui importe c'est bien de détecter la présence d'une maladie contagieuse et non la trace de virus morts). Pourquoi alors les détecter ? Pourquoi les inclure dans les chiffres statistiques des cas positifs ?
Et quel est le pourcentage de ces faux positifs (relatifs à la maladie) venant fausser les statistiques ? Pas de question non plus sur la fiabilité des amorces (voir l'article de France Soir ci-dessous).
Si les médecins des hôpitaux, dans lesquels sont effectués et développés les tests, peuvent savoir à quel Ct leur patient ont été détecté positifs il n'en va pas de même pour tous les autres médecins. Des personnes guéries peuvent donc être mise en quarantaine. (Pourquoi les médecins généralistes et leur patient n'ont pas accès à cette information de la part des laboratoires ?)
La France entière vit sous la menace dans un régime de loi d’urgence. Serait-ce un envahisseur, un risque de bombardement ? Que nenni, la menace vient d’un virus dont le bilan, hautement « survendu » par les médias et les politiques, fera sourire les épidémiologistes au regard des grandes épidémies qui ont frappé l’histoire : cette pandémie n’aura généré qu’une très faible surmortalité et ne sera probablement pas considérée comme une grande pandémie avec le temps. Heureusement d’ailleurs que cette épidémie générée par le Sars-Cov-2 est bien moins grave que ce que nos dirigeants politiques et nos médias évoquent, car avec des responsables politiques à l’incohérence flagrante depuis le début, cela aurait été une hécatombe avec une pandémie type grippe espagnole. (...)
L’ARN d’un virus est une molécule fragile. C’est d’ailleurs cela qui explique le nombre de mutations très important malgré la petitesse des fragments en question. Sans rentrer dans le détail, il suffit de comprendre que les modèles informatiques qui projettent un « lien » entre les amorces des tests PCR et l’ARN viral est purement hypothétique et que les conditions in vivo induisent que la variété des fragments ARN présents dans les muqueuses respiratoires qui pourraient effectivement correspondre aux amorces des tests est considérable : fragments d’ARN humain, fragments d’ARN de tous types de virus ou de bactéries mortes, fragments d’ARN de SARS-Cov-2 morts. (...)
D’après cette équipe de chercheurs et leur publication validée et soumise à un comité de lecture, le test RT-PCR le plus élaboré, le multiplex, qui s’appuie sur 3 amorces, pourrait générer des tests positifs Covid-19 alors qu’il s’agirait d’autres coronavirus, dont les souches sont très nombreuses. Mais il y a plus encore, les auteurs expliquent que deux des trois amorces ne sont que très peu spécifiques et que la troisième peut aussi induire des réactions croisées avec d’autre coronavirus. Or les laboratoires biologiques valident la positivité des tests Covid-19 même lorsqu’une seule des trois amorces est positive. Il est donc indéniable que les personnes testées positives sont probablement porteuses de nombreux coronavirus autres que le SARS-Cov-2, ainsi que comme on peut le penser d’autres virus saisonniers.
Remarque : Les tests PCR n'étant pas fiables (nombre de Ct trop élevés, amorces non spécifiques) et les critères des décès Covid non définis (confusion entre les décès PAR et AVEC la Covid) il convient alors de regarder les chiffres de la mortalité par rapport aux années précédentes. Une épidémie (et pas seulement une endémie) se remarque toujours par une surmortalité. Mais aussi des capacités hospitalières faisant défaut. Malheureusement ces chiffres parviennent avec une ou deux semaines de retard. La Suisse est actuellement en sous-mortalité depuis plusieurs semaines, 1082 décès en semaine 42 (12-18 octobre) contre plus de 1200 les cinq années précédentes. Source : OFS (Office Fédérale de la Statistique
Suisse. Courbe de la mortalité. (Cliquez sur le graphique) Source : Euromomo
Suisse. 128 lits sur 1500 sont occupés par des patients Covid-19 Source : Agefi
Administrateur délégué de Swiss Medical Network, une structure regroupant 2500 médecins indépendants travaillant dans 21 établissements hospitaliers en Suisse, Antoine Hubert ne manie pas la langue de bois et dit ce qu’il pense de la manière dont la crise sanitaire est gérée actuellement.
C’est à Zurich, où il a enchaîné les rendez-vous, qu’Antoine Hubert nous attendait. D’un naturel plutôt discret, le «serial entrepreneur» de 54 ans a spontanément accepté notre proposition d’interview. Et pour cause, l’ancien monteur électricien valaisan, qui a vendu des téléphones portables puis de l’immobilier avant de devenir un acteur incontournable du secteur de la santé, ne se lasse pas de combattre les décisions politiques liées à la crise du coronavirus. Le propriétaire du journal économique L’Agefi estime qu’après avoir géré de main de maître le pic de l’épidémie, sur le plan tant sanitaire qu’économique, la Suisse s’est complètement fourvoyée et est en train de marquer un dangereux autogoal. Parole à un convaincu du modèle suédois, qui estime que les décisions politiques actuelles font beaucoup plus mal au pays que le virus.
Antoine Hubert, n’êtes-vous pas simplement un corona-sceptique, comme il existe des climato-sceptiques ou des vaccino-sceptiques ?
Antoine Hubert: Non. Ni corona-sceptique, ni complotiste d’ailleurs. Juste pragmatique. Car si le covid existe bel et bien, il est désormais temps d’admettre qu’il ne circule plus intensément dans notre pays. Excepté pour les personnes à haut risque, il faut donc immédiatement arrêter les mesures de quarantaine, le masque, les zones rouges et les restrictions diverses, qui alimentent un climat anxiogène et tuent l’économie à petit feu. Si cette panoplie de mesures était justifiée jusqu’au début de l’été, elle relève de la démesure totale aujourd’hui.
C’est normal, puisqu’on pousse les tests PCR jusqu’à 40 cycles d’amplification pour trouver des traces d’ADN du virus. Avec comme conséquence qu’une grande majorité de ces 500 personnes sont de faux positifs et ne sont pas malades. Si on limitait le test à 30 cycles, cela réduirait déjà grandement le nombre de positifs. Dans la pratique, une amplification de 20 cycles suffit à détecter les charges virales importantes. A titre de comparaison, on dit qu’il y a de la cocaïne sur tous les billets de 1 dollar en circulation. Si vous poussez leur analyse de la même manière, celle-ci conclura qu’il y a en effet de la cocaïne sur tous les billets. Cela étant, en imaginant que vous ayez 20 millions de dollars en petites coupures, vous ne réussiriez pas à réunir une quantité de cocaïne suffisante pour vous droguer. Et ce n’est pas tout.
Allez-y…
Aujourd’hui, nous savons mieux soigner le covid et un virus ou une bactérie ne se révèle pas toujours aussi dangereux pour tous les individus; il faut avoir des approches différenciées selon les catégories de population. Moi, je suis porteur de l’Helicobacter pylori, comme une grande partie de la population qui ne développe pas forcément un ulcère ou le cancer du côlon par exemple. Ma femme est porteuse du papillomavirus et n’a pas le cancer de l’utérus non plus. Dans les îles, il y a aussi le chikungunya, le Zika, la dengue, et on ne ferme pas les destinations pour autant. Personnellement d’ailleurs, j’ai eu le virus de la dengue, qui est également mortel, et j’ai été soigné. Tout cela pour dire que nous surréagissons gravement au covid. Pour moi, les modèles à suivre sont ceux de la Suède, des Pays-Bas ou même de la majorité des cantons de Suisse alémanique, qui résistent bien mieux que les autres à la tentation d’édicter des mesures disproportionnées. Quand on fera les comptes, on s’apercevra que les pays et régions qui ont peut-être connu un pic de mortalité plus aigu que les autres en mars et avril s’en sortiront finalement aussi bien du point de vue sanitaire tout en s’étant beaucoup moins endettés.
Nous surréagissons gravement au covid
En clair, vous craignez plus les mesures que le virus lui-même ?
Absolument. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A l’heure où on cause, il y a dans toute la Suisse une trentaine de personnes occupant les divisions de soins intensifs à cause du covid. Au CHUV, aujourd’hui (le jeudi 1er octobre, ndlr), il y en a cinq, dont deux ou trois sous assistance respiratoire. Et le nombre de décès est presque insignifiant, touchant quasi exclusivement des personnes en fin de vie. Imaginez même que le nombre de patients hospitalisés soit décuplé. On arriverait à 20% de taux d’occupation des soins intensifs avec des patients covid. Fort de ce constat, continuer à brimer les gens et à saigner l’économie n’a pas de sens même si cette situation en arrange quelques-uns.
C’est-à-dire ?
Une grosse machine sanitaire s’est mise en route et il est clair que le secteur des pharmas, dont on connaît la puissance de feu en matière de lobbyisme, en tire d’énormes profits. Cette situation arrange également les vendeurs de masques, de plexiglas et de tout autre matériel ou concept de protection. A ce sujet, j’ai assisté ce matin à un congrès réunissant plus de 150 professionnels de la santé. Trois ou quatre d’entre eux portaient un masque. C’est dire le crédit que ces gens accordent à l’efficacité des masques et à la capacité de nuisance du virus. La seule vraie mesure, efficace et simple, hors milieu hospitalier, est le lavage régulier des mains et la désinfection.
En gros, on exagère le risque sanitaire et cela profite à quelques-uns…
Exact. Et les hôpitaux n’échappent pas à cette spirale. A partir du moment où vous avez réservé 20 lits pour des patients covid, cela devient nécessaire de les remplir. Du coup, dès qu’une personne tousse un peu fort, vous la couchez dedans. Savez-vous qu’en Espagne, il y a des provinces autonomes qui reçoivent des subsides en fonction de leur nombre de malades du covid? Ou qu’en France, pour obtenir un certificat de décès le plus rapidement possible, il suffit de déclarer la personne morte du covid? Comment donner du crédit à tous les chiffres et informations qui circulent avec de pareils micmacs?
Tous les chiffres qui circulent sont à prendre avec des pincettes
Un chiffre n’est pas contestable cependant, celui du million de morts du covid recensés la semaine dernière…
Quarante-cinq millions de personnes sont décédées dans le monde depuis le début de l’année. On dit qu’il y en a eu des dizaines, voire des centaines de milliers dans les EMS et autres structures pour les personnes âgées. Mais a-t-on déjà vu quelqu’un ressortir vivant de ces établissements où la mortalité, je vous le rappelle, est de 100%? En Suisse, sur les 1800 personnes dont la mort a été attribuée au covid, 180 avaient moins de 70 ans. Les autres déclaraient toutes, en moyenne, un âge supérieur à leur espérance de vie. Alors, sont-elles décédées du virus ou de leur âge? Un ami médecin m’a raconté qu’un de ses patients, âgé de 50 ans et atteint d’un cancer de phase 4, mesurant 1 m 70 et pesant 47 kilos, était décédé avec le covid. Je le répète, tous les chiffres qui circulent sont à prendre avec des pincettes.
Admettons que vous ayez raison, comment a-t-on pu en arriver là selon vous ?
Je vais encore utiliser une métaphore pour bien me faire comprendre. En affaires, quand vous demandez un avis de droit, vous risquez de laisser tomber le projet que vous envisagiez car l’avocat vous mettra face à tous les risques et dangers, probables ou hypothétiques, que ladite affaire représente. Raison pour laquelle je ne demande que très rarement d’avis de droit. Sur le plan sanitaire, c’est pareil. Vous sollicitez les conseils d’une task force à laquelle appartiennent beaucoup de scientifiques qui ne sont plus actifs sur le terrain et sont loin des problèmes économiques. Ils vont naturellement envisager le pire et vous devez ensuite en tenir compte, ce qui vous expose à prendre des mesures excessives. Pour moi, compte tenu de la situation actuelle, il devient urgent de dissoudre cette task force et de prendre des décisions à la lumière et à la mesure de la situation.
Economiquement, le pire est devant nous
Au détour d’une interview, vous disiez que l’erreur a été de déléguer les pouvoirs aux cantons…
Tout à fait. Le Conseil fédéral a géré de main de maître la période du pic de l’épidémie, de février à mai, je dirais. La Suisse a d’ailleurs été citée en exemple pour sa gestion globale de la crise. Ensuite, et bien que cela parte probablement d’un bon sentiment, sa grande erreur a été, selon moi, de ne pas garder le contrôle pendant les vaguelettes et les répliques qui ont suivi. Ce faisant, elle aurait pu imposer une approche coordonnée et mesurée et peut-être suivre l’exemple de la Suède. Malheureusement, alors que le moral des Suisses remontait, que les gens se remettaient à dépenser et que l’économie repartait, les cantons, surtout en Suisse romande, dont les représentants sont à longueur d’année en campagne électorale et sous l’influence des médias, ont brisé cet élan en imposant toutes sortes de mesures incompréhensibles et souvent inutiles. On en est là. Au lieu d’une récession avec moins 10% de consommation, notre économie va subir un violent effet domino.
La crise économique semble pourtant moins sévère qu’on ne le craignait…
Attendez les mois à venir. Si, sur le plan sanitaire, l’orage est passé, économiquement, le pire est devant nous. Dans l’hôtellerie et le tourisme, si on ne nous maintenait pas les RHT, nous devrions probablement nous séparer de la moitié de notre personnel hôtelier, soit près de 600 personnes pour notre groupe. Si nous continuons avec les quarantaines, les zones rouges et autres restrictions, on peut fermer boutique. Personne ne réservera une semaine de ski dans nos stations s’il existe le risque que son pays vire au rouge. Les concurrents de Verbier ne sont plus Zermatt ou Crans-Montana, mais les îles Vierges ou autres régions tropicales. Entre skier avec un masque et se priver de l’après-ski ou profiter des bienfaits de l’air marin, les gens auront vite choisi.
Il y aura peut-être un vaccin ?
Peut-être, mais trop tardif. L’épidémie est passée. Même le vaccin contre la grippe saisonnière s’avérera probablement superflu. Avec les gestes barrières et le lavage des mains, s’il y a une année où le vaccin contre la grippe saisonnière n’est pas nécessaire, c’est bien celle que nous vivons.
(Re) voir : Jean-François Toussaint, nous nous trouvons face à des gens qui ne croient pas aux recommandations qu'ils transmettent. (CNews, 18 août 2020)
« Ce qui précipite si facilement les hommes vers les mouvements totalitaires et les prépare si bien à cette forme de domination, c’est la désolation partout croissante » Hannah Arendt, Idéologie et Terreur, 1953
(...)
Désintoxication
Nous sommes encore sidérés par la hauteur du tsunami et plus encore par l’ampleur médiatique mondiale qui l’a accompagné. En effet, la surmortalité n’apparait pas pour l’instant 1000, 100 ni même 10 fois supérieure aux fluctuations de mortalité annuelles de la France (610 000 décès annuels de toutes causes). L’excès dû au Covid-19 a été estimé autour de 15 000 morts, à l’origine d’une baisse de l’espérance de vie française relativement modeste de 2 mois en raison d’un incrément qui n’a été significatif qu’entre le 15 mars et le 20 avril et d’un âge médian au décès très élevé. Mais nous agissons encore dans la peur, avec une fuite en avant reposant sur une dérive des indicateurs - ils changent presque chaque jour, passant des poids lourds en mars (entrées en réanimation, décès) aux poids plumes en août (PCR positives, consultations pour « suspicion de », …) - aboutissant à des mesures absurdes, non fondées scientifiquement, qui ne tiennent plus compte de la réalité, mais la détourne.
Enfin, pour prévenir les risques démocratiques, qui n’ont pas cessé avec l’épidémie, il faudra bien réduire les tensions majeures de la société et refroidir les bouillonnements au sein de chaque collectivité, sans céder à l’hystérie du risque zéro. Voilà qui demandera du courage pour remettre la démocratie au cœur du processus de décision et soumettre à évaluation publique toutes les options (techniques et scientifiques) avant leur mise en œuvre. Le Parlement doit lui aussi sortir de sa léthargie et s’emparer de ces questions.
Pour reprendre les mots d’Ulrich Beck, nous devons chaque jour encourager la controverse : la médecine doit critiquer la médecine, la physique contester la physique, la génétique réfuter la génétique. Les Français l’ont découvert pendant cette crise, la science repose sur une confrontation des interprétations avant qu’elles ne deviennent connaissances.
Mais, cette compétition est le seul moyen d’entrevoir toutes les perspectives et d’anticiper certains de leurs risques. Générée de l’intérieur même des savoirs, l’auto-critique est le seul moyen d’identifier l’erreur avant qu’elle ne se produise, et le seul gage de survie des démocraties.
Jouer sur ces quatre axes, et libérer les Français d’une angoisse entretenue à tort, permettra de leur redonner le goût et, peut-être, de nouvelles capacités de vivre.
Slobodan Despot, Plus personne aujourd'hui ne pose la question du pourquoi des choses, Antipress 247 (21 août 2020)
Vous êtes en pleine absurdie. Vous êtes en pleine rééducation par l'absurde. Méthode extrêmement efficace et "non violente" des gardiens de camps de concentration. Dans les systèmes totalitaires les cas abondent. On l'a vu chez les Khmer rouge ou dans les camps soviétiques, la meilleure manière de désorienté les gens est de casser leur volonté (on l'a vu aussi à Abou Graib et à Guantánamo) est de leur faire faire des choses absurdes. (...) Il n'y a pas de complots, tout est sur la table.
Edouard Snowden, interview (Vice, avril 2020) - trad. automatique disponible
Croyez-vous vraiment que lorsque la première vague, la deuxième vague, la 16e vague du coronavirus sera oubliée depuis longtemps, ces capacités ne seront pas conservées ? Que ces ensembles de données ne seront pas conservés ? Peu importe comment il est utilisé, ce qui est construit est l’architecture de l’oppression.
Equipement de protection ou de maltraitance pour enfant ? (6 août 2020)
Veut-on vraiment casser nos enfants tant que le plan scolaire que psychique ? L’incroyable prise de position exposée à nouveau dans Libération(1) nous a fait bondir, voire désespérer. Qu’est-ce que ce pays qui sacrifierait ses enfants au nom d’intérêts financiers et de querelles politiques et certainement pas médicales ? Nous pouvons admettre qu’en mars, les autorités craignaient que les petits transmettent le covid comme la grippe, mais cinq mois plus tard, l’ignorance n’est plus acceptable, ni des politiques, ni des médecins, surtout lorsqu’ils s’adressent au public. Les enfants ne sont pas à risque (les enfants ou adolescents de moins de 15 ans représentent moins de 1% des personnes contaminées(2) et moins de 0,01% des morts(3) ) et ils ne transmettent pas le virus ni aux autres enfants, ni aux adultes.(4)
Ema Krusi, La liberté est plus importante que n'importe quelle passion (21 août 2020)
Le test par PCR reste généralement positif durant les premières semaines suivant le début des symptômes (jusqu’à trois mois); la proportion de tests positifs décroît à partir de la troisième semaine6. L’OFSP souligne que la durée de la persistance d’un test PCR positif n’est pas corrélée avec l’infectiosité, car le test peut mettre en évidence du matériel viral non réplicable, sans que cela s’accompagne d’un risque de transmission.
Pr. Christian Perronne, Je n'ai jamais vu de ma vie d'autorisation pour un médicament (Remdesivir) sur une seule étude. En plus une étude foireuse (Thana TV, 21 août 2020)
La Suisse n'est pas épargnée par le scandale :
A partir du 30 juin, le principe actif antiviral remdésivir peut être utilisé plus largement et hors des essais cliniques dans les hôpitaux suisses pour le traitement des patients atteints de COVID-19.(...)
Traitement avec l’Hydroxychloroquine.
Pour les hôpitaux : La société suisse d’infectiologie a retiré ce traitement de ses recommandations et ne le recommande que dans le cadre d’essais cliniques.
Alors, qu’est-ce que ça veut dire, complotiste, et qui l’est vraiment ? On le voit, ça ne veut rien dire. C’est une étiquette péjorative, mauvaise, qui ne vous sera pas donnée si vous mentez, ou si vous critiquez une personne ou un gouvernement qui justement dérange le système. Elle vous sera donnée si ce que vous dites, même si c’est vrai, plausible, prouvé, va à l’encontre du discours autorisé du système. (...) « Complotiste », « conspirationniste », « théoricien du complot » ne servent qu’à couper court à tout débat. Qu’à faire rejeter la personne que le système dominant veut discréditer, pour que cette personne ne soit plus écoutée. C’est cela qui est dangereux ; pas les « théories du complot ». Ce qui est vraiment dangereux est de ne même pas vouloir débattre et d’exclure des idées, des personnes et des opinions sous prétexte qu’elles dérangent. C’est cela qui sème les graines d’une société totalitaire ; pas les théories du complot. C’est en refusant tout débat, toute discussion et en brandissant ce genre d’expression disqualifiante, que le pire vient.
Extrait de : Dr. Pascal Sacré, Qui est complotiste ? 14 août 2020, Réseau international
Quelques centaines de personnes se sont réunies à Bruxelles, au pied de la tour des Finances pour protester contre les mesures anti-Covid-19. Ce rassemblement fait suite au durcissement des règles concernant le port du masque dans la région.
Pour l'instant pas de manifestation prévue en France (à notre connaissance).
(MAJ) Manifestation le 29 août à Paris : Facebook
* * *
Extrait : Plus on teste, plus on trouve de cas. Mais ce n'est plus la même maladie qu'en février ou mars. Les formes sont très bénigne : plus de trouble de coagulation, beaucoup moins d'hospitalisation, aucun mort sur 1 000 personnes (testées positives et traitées).
Pr. Didier Raoult reprend la parole (CNews, L'heure des pros, 19 août 2020) - excellente interview de 60 min. (suivi d'un débrefing nul)
Pr. Didier Raoult, spécialiste des maladies infectieuses et professeur de microbiologie. Ce que nous apprennent les données de mortalité (IHU, 18 août 2020)
On a traité plus de 4 000 patients et on a eu 18 décès, ce qui fait un taux de mortalité de 0,45 %. Et il n'y a pas eu d'effets secondaires graves. (...)
Il y a un peu plus de jeunes testés positifs actuellement mais pas seulement. Cela touche toutes les tranches d'âge. Ce qui est très intéressant, c'est que depuis début juin nous avons eu 1 000 cas et une seule personne morte (qui était en fin de vie et pour qui le Covid a eu un rôle marginal) ! Au pire nous avons donc une mortalité de 0,1 %. (...) Le traitement de référence, jusqu'à preuve du contraire, est celui-là [HCO +Azithromycine + Zinc] et on ne pourra pas démontrer qu'un traitement lui est supérieur.
Proportion des patients nouvellement testés par classe d'âge et par mois
(août en orange)
Nous venons de terminé un travail pas encore publié dans les hopitaux de jour des Ehpad de Marseille (...) avec 226 résidents testés positifs [moyenne d'âge de 83 ans] dont une partie, à peu près la moitié ont été traités. La mortalité chez les gens qui ont été traités est de 14,4 % et celles de ceux qui n'ont pas été traités de 27,8%. Ce nombre est à peu près le même que celui de la mortalité française (sans traitement) au 2 juin dans les Ehpad. Si le traitement donné à Marseille aurait donné les mêmes résultats, parmi les 10 000 personnes mortes dans les Ehpad on aurait donc pu en sauver 5 000. [Il faut donc] un moratoire, une réflexion sur l'utilisation de ce traitement, en particulier sur les personnes à risque (...) afin de proposer, pour de nouveaux cas, s'il y en a, un traitement efficace. (...)
La mortalité est maintenant la même que pour les autres coronavirus ou pour les infections respiratoires habituelles, entre 0,8 et 1% et pour les personnes à risque il existe une stratégie thérapeutiques
Il faut faire attention au test PCR dont les résultats dépendent à la fois de la qualité du test et de son interprétation. Sur les gens testés positif à l'extérieur [de l'IHU de Marseille] on a trouvé 21% de faux-positifs en refaisant le test[!]
Les pays qui ont utilisé les antipaludéens [chloroquine, hydroxychloroquine] comme traitement initial des malades symptomatiques obtiennent les plus faibles indices mondiaux de mortalité.
Depuis le début de l’été, le nombre de tests PCR hebdomadaire ne cesse d’augmenter afin d’avoir davantage de données sur l’épidémie actuelle de la Covid-19 en France.
Que sont ces tests ?
Sur 41 tests analysés par le Centre National de Référence Covid (CNR Institut Pasteur et CNR laboratoire associé des Hospices Civils de Lyon), 8 ont été validés, puis 27 ont été homologués fin avril dans l’urgence par l’ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament) et le Ministère de la Santé, alors que nombre de laboratoires étaient prêts dès le mois de mars et que certains ont même beaucoup aidés les hôpitaux dans le diagnostic, ne comprenant pas l’absence de réponse de l’ANSM pendant que le virus tuait 500 personnes par jour. (...)
Ces tests ciblent tous 2 séquences du génome du virus, correspondant à 2 gènes distincts.
Ils sont reconnus par une amorce (séquence nucléotidique spécifique), puis amplifiés par RT-PCR (Reverse Transcriptase Polymerase Chain Reaction). Elle permet la transcription de l’ARN du virus en ADN, puis son amplification. En fonction du stade de l’infection, on détecte d’abord le gène 1, puis les 2 gènes, puis le gène 2.
Parce qu’ils ont été validés dans l’urgence, il n’existe pas de consensus sur la longueur de l’amorce utilisée, mais uniquement sur une séquence commune. Ceci implique que certains tests (kits) ont été développés avec une amorce « à minima » et d’autres ont été davantage élaborés pour être plus spécifiques.
Ceci implique également qu’il ne peut pas y avoir de consensus sur le nombre de cycles d’amplification nécessaire dans le thermocycleur (machine qui permet de réaliser en laboratoire les réactions PCR) pour détecter le virus par RT-PCR (or, plus le nombre de cycles est élevé, plus il y a de probabilité d’amplification), car cela dépend de l’amorce utilisée (si elle est trop courte, il est possible de « taper » à côté et d’avoir des faux négatifs, si elle est trop longue, il est à l’inverse possible d’avoir des faux positifs), mais aussi du type des protocoles d’extraction de l’ARN (selon le type de prélèvement : PNP, expectoration, LBA…) et de la PCR elle-même.
A priori, les tests homologués sont tous fiables et le risque de faux positifs est très faible.
Néanmoins, en toute rigueur, on ne peut négliger que le défaut d’homogénéité entre les tests pourrait impliquer une variabilité laboratoire-dépendante. [*]
[*] Cf. l'intervention du Pr. Raoult ci-dessus, montrant 21 % de faux positifs de tests (les laboratoires externes ayant fait un nombre de cycle trop élevés). Incompétence ou volonté de majorer le nombre de cas ?
Un collectif de citoyens (médecin, personnel soignant, etc.) tient une rubrique Santé abondamment consacrée au Covid-19. Articles d'information mais aussi d'investigation de grande qualité en libre accès : France Soir
Pr. Jean-Francois Toussaint, médecin, professeur universitaire. Covid-19 - La crainte du rebond (CNews, 18 août 2020)
Les courbes d'hospitalisations et de réanimations ne cessent de décroître depuis mi-avril. Les chiffres de décès, y compris dans les Ephad, sont stables depuis plus de quatre semaines et à 1% du maximum le 6 avril. (...)
Nous sommes actuellement dans une utilisation des indicateurs, une instrumentalisation qui fait que nous allons avoir pour les semaines à venir des changements de comportements, des orientations qui sont décidés par un conseil scientifique qui ne regarde plus la réalité du risque mais qui souhaite probablement imposé d'autres schémas de pensée. (...)
Lorsque le conseil scientifique nous annonce la N ième deuxième vague la semaine dernière, un certain nombre de leur membre sont sur le site de leur vacance, (...) quand un membre nous annonce une catastrophe sanitaire pour la France il est sur son site de villégiature. Nous sommes dans une situation identique à celle du mois de mars lorsque celui qui avait annoncé la catastrophe avec plus de 500 000 morts annoncé pour la Grande Bretagne et autant pour la France ne respectait pas lui-même le confinement qu'il y réussi à imposer à la moitié de l'humanité. Nous sommes dans des situations dans lesquelles nous nous trouvons face à des gens qui ne croient pas aux recommandations qu'ils transmettent. Il faut regarder de quoi le risque est porteur et il n'est plus du tout celui du printemps. (...)
Pour l'instant il n'existe pas de deuxième vague, or on nous l'a affirmé pour le relâchement en avril, pour le déconfinement en mai, pour la fête de la musique en juin et pour les cluster en juillet. Il n'y a aucune deuxième vague dans aucun pays d'Europe. Il est possible qu'il y ait une saisonnalité en automne (...) mais ce ne sera pas une deuxième vague qui viendra du comportement des français. Ce sera simplement une phase sur laquelle un virus est en train de s'adapter dans un contexte environnemental totalement différent.
Pr. Christian Perronne, médecin, professeur des universités et ancien président de la commission du Haut Conseil de la santé publique. La corruption des lobbies pharmaceutiques (17 août 2020)
Bella ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l'engagement dans le combat mené par les partisans, résistants pendant la Seconde Guerre mondiale opposés aux troupes allemandes alliées de la République sociale italienne fasciste, dans le cadre de la guerre civile italienne.
Un florilège de vidéos ou de textes (que les médias qualifieraient de complotistes) avec des interprétations plus ou moins semblables ou divergentes sur ce qui se passe actuellement autour du Covid-19.
Qu'est-ce que l’ingénierie sociale ? avec Lucien Cerise (5 mai 2020)
Si ce virus est un virus normal, c’est-à-dire apparu naturellement, par sélection naturelle, il devrait s’affaiblir, voire disparaître, avec l’été et l’immunité de groupe, qui va augmenter tendanciellement malgré le confinement. Le principal obstacle à cette résolution naturelle de la crise vient de ce qu’elle est manifestement instrumentalisée politiquement pour faire avancer le projet de gouvernement mondial sous surveillance électronique, et que pour cette raison, la crise risque d’être prolongée artificiellement. On va nous annoncer que le virus a muté ou qu’il y a un nouveau virus, etc. (...)
En 2010, je décrivais dans Gouverner par le chaos la situation actuelle dans ses grandes lignes, à savoir comment certaines forces tentaient d’implémenter un totalitarisme numérique à l’échelle mondiale au moyen d’une stratégie du choc qui pouvait être une épidémie. Je ne parle que de ça, directement ou indirectement, depuis dix ans. La crise du coronavirus présente un cas pratique d’ingénierie sociale et de constructivisme des perceptions, ce que j’ai appelé « reality-building ». Extrait de : Géopolitique du Coronavirus XI – Entretien avec Lucien Cerise, 21 avril 2020, Strategika
Comprendre le confinement - Youssef Hindi (23 avril 2020)
En d’autres termes, la pandémie constitue, non par sa gravité réelle mais par les mesures prises à l’échelle mondiale et leurs effets rétroactifs, une accélération historique.
En tant qu’accélérateur historique de certaines tendances lourdes, le coronavirus est un révélateur, en ce qu’il fait apparaître brusquement à un nombre croissant de gens ce qui leur était invisible à l’œil nu. Il dévoile – c’est le sens du terme grec apocalypse – ces tendances lourdes et l’agenda que l’oligarchie veut précipiter.
L’oligarchie occidentale, et une partie des élites dirigeantes qui exécutent leur agenda, croient, au sens religieux du terme, que le sens de l’Histoire est en leur faveur ; c’est pourquoi ils n’envisagent pas la possibilité d’être pris à revers.
La réalisation au forceps de leur utopie messianique nécessite des moyens considérables qui ne passent pas inaperçus, notamment en raison de la violence économique et sociale que l’arme du confinement engendre.
Dans les différentes phases énumérées par Attali que j’ai cité précédemment, il a mentionné le « gouvernement du monde par les marchés ». Une réalité que le coronavirus fait apparaître.
Par exemple, les puissantes multinationales Google et Apple mettent à disposition des gouvernements les outils nécessaires pour contrôler les populations, sous prétexte de combattre la pandémie.
Extrait de : « Coronavirus : accélérateur historique » – Entretien avec Youssef Hindi, historien des religions et géopolitologue, 18 avril 2020, Strategika
Actuellement, la plupart des pays du monde sont convaincus de l’inanité de conserver le dollar comme monnaie de réserve internationale. Trump lui-même passe à l’action puisqu’il vient de prendre des mesures pour fusionner la Fed et le département du Trésor dans l’objectif de créer, sur le modèle du Yuan et du Renmibi, deux types de dollar : un dollar interne et un dollar devise qui circulera sur les marchés internationaux. Le reset monétaire approche donc à grands pas. Ainsi, une monnaie mondiale viable, contrôlée par les banquiers il va sans dire, pourra bientôt voir le jour, sous forme de panier de devises, qui circulera de façon entièrement dématérialisée.
Extrait de : Géopolitique du coronavirus I – entretien avec Valérie Bugault, 1 avril 2020, Strategika