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jeudi 25 octobre 2018

Des millions de personnes sont menacées de famine au Yémen

MAJ de la page : Yemen

Macron (fort avec les faibles, faible avec les forts)

Lire aussi sur RT : Agacé par une question sur une possible fin des ventes d'armes à Riyad, Macron refuse de répondre, 24 oct. 2018 / Yémen : jusqu'à 14 millions de personnes pourraient souffrir de la famine, selon l'ONU, 24 oct. 2018 /


En plein tollé à propos du meurtre de Khashoggi, l'ONU avertit que des millions de personnes sont menacées de famine au Yémen
Par Bill Van Auken, 19 octobre 2018 - WSWS

Les Nations Unies ont averti que la guerre menée par l’Arabie saoudite contre le Yémen et soutenue par les États-Unis menace d’engloutir des millions d’habitants de plus de cette nation appauvrie dans la pire famine que le monde ait connue depuis plus de 100 ans.

Suad, 18 ans, mendie au milieu de la route entre Sana'a, la capitale du Yémen, et Saada avec son neveu de quatre ans, dont la mère a été tuée dans le conflit - Crédit: Giles Clarke / Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA)
Lise Grande, coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Yémen, a déclaré mardi: « Ce dont nous parlons, ce sont littéralement de centaines de milliers, voire de millions de personnes qui pourraient ne pas survivre.»

Le Programme alimentaire mondial (PAM), l'agence onusienne qui coordonne les opérations de secours dans ce pays dévasté, a annoncé qu'il avait été contraint de réviser son estimation d’il y a tout juste deux semaines de 8,5 millions de Yéménites au bord de la famine, déclarant que ce sont 5,6 millions de plus qui sont menacés de famine dû aux effets de la guerre, qui dure depuis trois ans et demi, sur l'infrastructure et l'économie du pays.

«Les choses se détériorent très, très rapidement», a déclaré Grande. «Les implications sont énormes et, à vrai dire, effrayantes. La réalité est qu’il est peut-être trop tard ».

L’avertissement de l’ONU intervient en même temps que grandit la crise à propos de la disparition et de l’assassinat par l’État saoudien du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul.

mercredi 11 juillet 2018

Ingérence françaises au Yemen : honte et manipulation !

Au Yémen, un enfant meurt toutes les dix minutes, victime de "la pire crise humanitaire du monde"

Théâtre d’un conflit qui oppose les rebelles Houthis et une coalition menée par l’Arabie saoudite depuis plus de trois ans, le Yémen est victime de "la pire crise humanitaire du monde" selon l’ONU

Aujourd’hui, le Yémen c’est 27 millions d’habitants, dont huit millions au bord de la famine, deux millions de déplacés et un million affecté par une épidémie de choléra, difficilement contrôlable à cause de la guerre. Depuis plus de trois ans, le pays est enlisé dans un conflit meurtrier entre les rebelles houthis, soutenus par l’Iran chiite, et une coalition menée par l’Arabie saoudite. En plus d’avoir provoqué plus de 10 000 morts et 53 000 blessés, la guerre a entraîné une grave crise humanitaire et sanitaire. La situation est critique : un enfant meurt toutes les dix minutes. En 2017, l’ONU a déclaré que le pays connaissait "la pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale" et évoque régulièrement des risques de famine à grande échelle.
Source (et suite) du texte : FranceTVInfo, janvier 2018



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Ingérence françaises au Yemen : honte et manipulation ! 
Par Richard Labévière, le 24 juin 2018 - Proche et Moyen Orient

Chacun de souvient de l’une des photos les plus célèbres de la guerre du Vietnam : ce 8 juin 1972 – dans le village de Trang-Bang – une effroyable bavure est commise par l’aviation sud-vietnamienne, qui combat les forces communistes du Nord aux côtés des Etats-Unis. Mal renseignés, les bombardiers Skyraider se trompent de cible et larguent des bombes au napalm sur un temple qui abrite non pas des Viêt-Congs, mais leurs propres soldats et de nombreux civils.

Kim Phuc – neuf ans – figure parmi les victimes de cette erreur tragique. Alertés par le passage préalable d’un avion de reconnaissance, « Phuc » (c’est son prénom qui signifie « bonheur ») et sa famille voient s’abattre sur eux les bombes incendiaires. Le déluge de napalm – pouvant atteindre les 1 200 degrés Celsius – inflige à la fillette de terribles brûlures. Ses vêtements soufflés, Phuc s’extirpe des flammes, laisse derrière elle ses parents et se retrouve à fuir sur la route 1 de Trang Bang.

À quelques centaines de mètres, le photographe Nick Ut a assisté à toute la scène. Avec un groupe de reporters, il voit des civils surgir de la fumée. Parmi eux, il photographie la grand-mère de Kim Phuc portant dans ses bras le corps inerte d’un petit garçon. Lorsque la fillette parvient à sa hauteur, Nick Ut tire de son sac un quatrième et dernier appareil encore chargé, un Leica M3. Il immortalise la détresse de la petite fille qui répète sans cesse les mêmes mots : « trop chaud ! Trop chaud ! »

« On les massacrait avant de les soigner… », paradoxe des guerres occidentales modernes que Francis Ford Coppola fait dire au capitaine Willard, son héros d’Apocalypse Now, palme d’or au Festival de Cannes en 1979.

Toute proportion gardée, c’est un peu ce que la France éternelle fait au Yémen et s’apprête à faire à la fin du mois à Paris. L’initiative a été annoncée le 10 avril lors d’une visite en France du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane : l’organisation – à Paris – d’un « sommet humanitaire » rassemblant les donateurs susceptibles de se mobiliser au service… du Yémen, les deux co-organisateurs (la France et l’Arabie saoudite), chacun dans sa catégorie étant des co-bélligérants directement impliqués dans cette guerre particulièrement meurtrière, occultée par la propagande quotidienne déversée sur la guerre civilo-globale de Syrie : Bachar al-Assad est un boucher sanguinaire, Mohammed ben Salmane et son homologue émirien étant de joyeux humanistes réformateurs. Défense de sourire !

On croyait être définitivement sorti des inepties néo-coloniales de Bernard Kouchner. Erreur, profonde erreur ! Comme en Syrie, les pays occidentaux aident et arment les jihadistes engagés au Yémen (recrutés par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis/EAU), sous prétexte d’aide humanitaire et de lutte contre « l’impérialisme iranien ». Nouvelle défense de sourire !

Bref, le 27 juin prochain à Paris, autant dire que cette conférence « humanitaire » risque de tourner au ridicule, comme un congrès de sapeurs-pompiers avec pyromanes comme invités d’honneur, comme un sommet de diabétiques enfermés dans une pâtisserie…

GUERRE CLANDESTINE

Et pourtant, les bombardements de la coalition saoudienne s’apparentent à des crimes de guerre selon les propres critères des Nations unies. Cela dit, Riyad est parvenu – jusqu’à maintenant – à empêcher l’ONU d’enquêter sur les quelques 15 000 civils tués depuis janvier 2017, tout bilan officiel restant impossible à établir. L’ONU et plusieurs ONGs évoquent des épidémies de famine, de choléra, ainsi que des milliers de blessés et déplacés. Une « catastrophe entièrement causée par l’homme », souligne le dernier rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCR) de l’ONU. À cela s’ajoutent la destruction partielle de la vieille ville de Sanaa, patrimoine mondial de l’humanité et l’expansion de la Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA) : « AQPA est plus puissant que jamais. Alors que la destruction de l’organisation « État islamique » fait les gros titres (…), la Qaïda reste un modèle de réussite ». L’organisation a notamment « su exploiter une économie de guerre florissante », écrit la chercheuse d’International Crisis Group April Longley Alley. L’Arabie saoudite a inondé le Yémen de fusils d’assaut Steyr-AUG, une partie d’entre eux a atterri entre les mains d’AQPA !

« La France a octroyé pour un peu plus de 16 milliards d’euros de licences pour la seule Arabie saoudite en 2015 et livré à ce pays pour 900 millions d’euros d’équipements militaires la même année (…) À aucun moment, le gouvernement n’a indiqué ces deux dernières années qu’il avait refusé, révoqué ou suspendu des autorisations d’exportation », commente pour sa part Amnesty International.

jeudi 27 avril 2017

Yémen, le bal des hypocrites

Yémen, le bal des hypocrites
Par Luis Lema, le 25 avril 2017 - Le Temps

Plus d’un milliard de dollars ont été réunis à Genève en faveur de la population yéménite. Mais la guerre peut continuer

Un sursaut de décence? Ou plutôt une nouvelle farandole dans ce bal des hypocrites? A Genève, sous la houlette notamment de la Suisse, les Nations unies ont réuni en une seule journée plus d’un milliard de dollars de promesses de dons en faveur des victimes de la guerre au Yémen. Une guerre aux conséquences abominables: la famine y menace désormais 19 millions de personnes. Pendant la seule durée de cette conférence, les statistiques disent que 50 enfants sont morts dans le pays, de malnutrition ou de maladies liées au conflit. Le Yémen est l’une des grandes déroutes collectives de notre temps. Et, malheureusement, un milliard de dollars de plus n’y pourra rien.

Lire aussi: La valse des millions pour le Yémen

C’est dans l’indifférence pratiquement générale que, dans cette même enceinte à Genève, les pourparlers pour mettre fin à la guerre ont échoué jusqu’ici lamentablement. C’est dans une indifférence comparable que, jour après jour, l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe bombardent pratiquement au hasard le pays, étouffent une grande partie de sa population, tuent ses enfants.

Lire également: Le Yémen risque la famine

Face à cette coalition arabe qui s’est donnée pour but de stopper la progression iranienne (au moins aussi fantasmée que réelle), l’autre camp n’est pas en reste, c’est vrai. Les milices houthies, et derrière elles l’ancien président Ali Abdallah Saleh, jouent un jeu particulièrement sale, se rendant eux aussi coupables d’une liste sans fin d’atrocités. Il n’empêche: à chaque bombe larguée par la coalition arabe, les rangs se resserrent contre elle. L’exercice n’a pas de fin. Et les enfants yéménites meurent.

Lire aussi: Yémen: la faim sous les bombes

A dire vrai, il n’est pas seulement question d’indifférence pour cette guerre maudite. L’Arabie saoudite reste un partenaire trop important aux yeux des Occidentaux pour qu’ils se mettent à sourciller. Les bombes, ou les avions qui les larguent, sont français, anglais, américains. A Genève, tandis que l’Arabie saoudite s’affichait en champion des défenseurs de la population yéménite, personne n’a bougé. Le but, c’était de réunir des fonds. Pas de faire de la politique.

Dans ce bal des hypocrites, le Yémen pourrait bien, très vite, voir se multiplier les pas de danse d’une administration américaine tentée de se rapprocher encore davantage de son allié saoudien. L’Iran est un ennemi commode pour Donald Trump. Comme tant d’autres, Washington a mis la main au porte-monnaie à Genève. Le geste est fort, les apparences sont sauves. Et les enfants yéménites peuvent continuer de mourir.

* * *

L’Arabie saoudite intègre la Commission des droits des femmes de l’ONU. Absurde!
Par Olivier Bot, le 25 avril 2017 - TdG

Le royaume wahhabite est le pays le plus rétrograde en matière de droits des femmes. Mais il sera chargé de les défendre  

«Elire l’Arabie saoudite à la protection des droits des femmes, c’est comme nommer un pyromane chef des pompiers.» Hillel Neuer, directeur général de l’ONG UN Watch à Genève, exprime sa colère dans un tweet sur une élection qui va susciter la polémique.

mardi 3 janvier 2017

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites
Par Bruno Guigue, le 3 janvier 2016 - Arrêt sur info

Des centaines de milliers de Yéménites se sont rassemblés le 20 août 2016 à Sanaa, 
en soutien au mouvement Houthi. 

La prospérité de notre industrie de l’armement vaut bien la vie de quelques milliers d’enfants yéménites. C’est ce que répondit implicitement Manuel Valls lorsqu’on lui demanda ce qu’il pensait des bombardements saoudiens qui dévastent le Yémen et terrorisent sa population. « Est-il indécent de se battre pour nos emplois ? » répondit le premier ministre le 15 octobre 2015 sur BFMTV « Indécence », dites-vous ? A la tête d’un gouvernement qui aura généreusement distribué des armes et des médailles aux coupeurs de tête du Golfe, Manuel Valls sait de quoi il parle.



Valls sur l'Arabie Saoudite: "Est-il indécent de se battre pour notre économie, nos emplois ?" (BFMTV, 15 octobre 2015)

Depuis mars 2015, la « coalition » conduite par Riyad déchaîne le feu du ciel contre des civils sans défense en prétendant combattre une rébellion houthie coupable de s’être alliée avec l’ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi, instrument docile de la monarchie saoudienne. Selon l’ONU, cette intervention militaire meurtrière a fait plus de 10 000 victimes. Elle a provoqué une catastrophe humanitaire, 400 000 enfants souffrant de malnutrition dans un pays dévasté par les bombardements et privé de ressources par l’embargo que lui imposent les pétromonarchies.

Dans une totale impunité, l’aviation saoudienne n’épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les cérémonies religieuses. Elle répand la terreur, elle cherche à faire plier, en la soumettant à un déluge de feu, une résistance qui infligerait une cuisante défaite aux forces coalisées si elles avaient le courage de l’affronter sur le champ de bataille. Les wahhabites, en fait, ne mènent pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise systématique de démoralisation de la population, de destruction totale, d’arasement des infrastructures du pays.

mardi 1 novembre 2016

Crimes de guerre saoudiens au Yémen avec la bénédiction et les armes occidentales

Guerres ignorées (I): crimes de guerre saoudiens au Yémen avec la bénédiction et les armes occidentales
Par Shahid Atiqullah le 31 octobre 2016 - German Foreign Policy / Tlaxcala (trad.)


Berlin persiste dans son soutien au clan dirigeant de Riyad, en dépit des crimes de guerre commis au Yémen par les forces armées saoudiennes. Tandis qu’un renforcement des sanctions contre la Russie est à l’étude – pour des crimes de guerre présumés ou réels à Alep, en Syrie –, l’Arabie Saoudite n’a rien à craindre, même après avoir bombardé le 8 octobre à Sana'a une cérémonie funéraire, tuant plus de 140 civils.

Les raids aériens de la coalition menée par l’Arabie Saoudite au Yémen sont déjà responsables de plus de 2 400 morts civiles, y compris des patients hospitalisés par Médecins Sans Frontières et des enfants dans une école coranique. Le Yémen, écrasé par la pauvreté et dépendant des importations pour 80% de son alimentation, est coupé de ses approvisionnements vitaux par le blocus maritime de Riyad. Plus de 1,5 million d’enfants souffrent déjà de malnutrition, dont 370 000 d’entre eux de manière critique. Les soins médicaux sont insuffisants, car l’Arabie Saoudite bombarde les usines pharmaceutiques et limite l’importation de médicaments. Les médias allemands [et français] font rarement état de la catastrophe humanitaire au Yémen, pour laquelle Riyad, l’un des principaux alliés de Berlin [et de Paris] au Moyen-Orient, est responsable. La guerre de Riyad au Yémen contre les insurgés Houthis vise également à faire reculer l’influence iranienne, servant ainsi également les intérêts de l’élite allemande [et française].

Dès le début de leur agression contre le Yémen, l’Arabie Saoudite et sa coalition militaire [1] ont recouru aux raids aériens, causant de nombreuses victimes civiles, certains ayant rapidement été considérés comme des crimes de guerre. 18 victimes civiles étaient déjà signalées après les premiers raids aériens le 25 mars 2015. Le même jour, la Maison Blanche a annoncé que le Président Barack Obama avait autorisé « la fourniture de soutien logistique et de renseignements » à la coalition saoudienne et avait établi une cellule de planification commune avec l’Arabie Saoudite pour coordonner son soutien [2]. En outre, le secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé que l’assistance US incluait un « ciblage » militaire [3]. Cependant, cela a été rapidement réfuté officiellement – pour une bonne raison : le 14 avril, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est senti obligé de critiquer vivement les nombreuses attaques contre les civils yéménites. Au moins 364 civils avaient déjà perdu la vie depuis le début du conflit, une part considérable étant due aux raids aériens de la coalition saoudienne, selon Al Hussein. Des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des quartiers résidentiels ont été détruits lors des raids aériens. Le Haut-commissaire a demandé des enquêtes [4].

mercredi 10 juin 2015

Une bombe à neutrons larguée au Yémen ?





Une bombe à neutrons larguée au Yémen ? (20 mai 2015)
"L’Arabie Saoudite ne possède pas de F-16. L’avion censé avoir servi à larguer la bombe au Yémen était un F-16. Les photos et la signature acoustique confirment que le bruit des moteurs provient d’un seul chasseur à réaction de type F-16".

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