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vendredi 26 juin 2015

La méditation selon Yolande Duran

MAJ de la page : Yolande Duran



Comment définiriez-vous la méditation et ce qu’elle peut apporter dans la vie d’un pratiquant ?

La méditation, selon mon point de vue, c’est le Silence absolu. Vous êtes cette paix, cette tranquillité, cet amour qui permet de faire face et d’accueillir l’instant présent. Arrêtez de méditer et SOYEZ simplement. Le Silence EST, vous êtes baignés par lui constamment. Chut!
Je ne sais pas ce que la méditation volontaire apporte au pratiquant. La seule chose que je sais, c’est que la spontanéité de la vie est l’expression du Silence absolu. Voilà ce que j’appelle méditation pure.

Quelle est la spécificité de l’approche que vous partagez ?

Je n’ai aucune spécificité d’approche particulière. C’est l’instant présent qui décide de la spécificité. Mon seul travail est d’être Présence. Le Silence est libre de la pensée «je suis».

Source : Méditation ? Journée découverte 2015


Yolande participera à la Journée de Méditation 2015, 
le samedi 4 juillet 2015, de 9h à 19h, 
à Genève (8, ch. du Dori, 1253 Vandoeuvres - dans la campagne genevoise), 
en compagnie de Francis Lucille, Nadège Amar et Simon Matthey,
et animera la journée suivante, Rencontre dans l'énergie du silence, 
le dimanche 5 juillet, de 10h à 16h au même endroit.

Infos et inscription à la Journée de Méditation (CHF 40.- ou 40 euros) :
Méditation ? Journée découverte 2015
Liens direct vers le Formulaire d'inscription
Infos pour la Rencontre du dimanche (90 euros) : Yolande Duran
Inscription par email : info@yolandeduran.com 
 

mardi 1 octobre 2013

Yolande à Morges

MAJ de la page : Yolande

Rencontres les 5 et 6 octobre 2013, de 10h à 16h à Morges au Centre de Congrès et de Séminaires La Longeraie
Infos et inscription: Chantal Codourey, email : contact@yolande.info
Site officiel : Yolande

jeudi 3 janvier 2013

Yolande à Morges


Journées de méditation avec Yolande, samedi 26 et dimanche 27 janvier 2012.

Inscription : Chantal Codourey mail /  +4179 256 40 05
Site officiel : Yolande.info

vendredi 12 octobre 2012

Amoureuse du silence

MAJ de la page consacrée à Yolande



Qui es-tu, Yolande ? Oui, quelle est donc cette femme qui, en dehors de toute démarche spirituelle, connut une éclatante révélation la conduisant vers un chemin de lumière ?
A qui souhaite connaître l’histoire de Yolande, celle-ci se laisse découvrir, au fil des échanges en public et de ses propos en privé. Une vie simple à l’écoute du silence, un regard ouvert sur le monde, une paix intérieure qui la construit.
Ce second livre n’est pas un guide vers l’éveil, mais un témoignage d’amour universel, une invitation à partager le bonheur d’une vie radieuse en accueillant ce qui est.
Mettre en mots une expérience si particulière n’était pas chose aisée. Il aura fallu le talent et la sensibilité de Chantal Rémus, engagée à la fois sur la voie poétique et sur la voie spirituelle, pour rendre perceptible ce qui, profondément, anime Yolande. Ces deux « amoureuses du silence » devaient se rencontrer pour que nous soit esquissée, sous la plume légère du poète, la densité d’un regard comblé par l’essentiel.

Extrait de : Yolande Duran-Serrano, Chantal Rémus, Amoureuse du silence, Ed. Almora, 2012
Quatrième de couverture.
Source du texte : Almora
Commande sur Amazon : Amoureuse du silence


Yolande sera à Genève les 24 et 25 novembre 2012.
Infos : yolande.info



vendredi 3 août 2012

Yolande à - et près de - Genève





Yolande (maintenant installée à Barcelone) revient dans la région pour des rencontres dans l'énergie du silence.

AIZE (près de Bonneville) :
- Samedi et Dimanche 18 et 19 Août  2012 : Darshan.
- Vendredi 17 et Lundi 20 Août 2012 : Entretiens individuels.


ROLLE (Vaud) :
Samedi et Dimanche 6 et 7 octobre 2012 : Darshan.

GENEVE :
Samedi et Dimanche 24 et 25 Novembre 2012 : Darshan.

Infos complémentaires et inscriptions :
Christine Darve : contact@yolande.info
Site officiel : yolande.info

Voir aussi la page dédiée sur le blog : Yolande

dimanche 12 février 2012

Yolande à Paris, Annecy et Genève




Les prochaines Rencontres avec Yolande dans l'Energie du Silence auront lieu à :
- Paris : Samedi et Dimanche 18 et 19 Février 2012,
- Evires (entre Annecy et Genève) : Jeudi et Vendredi 22 et 23 Mars 2012,
- Annecy : Samedi et Dimanche 24 et 25 Mars 2012.

- Genève : Samedi et Dimanche 7 et 8 avril 2012.
Infos et inscription : Yolande Le Silence / Email (Christine)



Par l'intensité de sa présence, Yolande nous dépouille de toutes nos certitudes, faisant voler en éclat toute référence à l'éveil, à la non-dualité ou à n'importe quel concept de la voie spirituelle. Qu'elle utilise des mots ou qu'elle soit juste là, vibrante et silencieuse, nous sommes avec elle en prise directe avec le mystère de la vie elle-même dans ce qui pourrait nous sembler le plus familier. Comment ne pas recevoir la puissance libératrice qu'elle transmet sans chercher à donner un enseignement ?
Source du texte : Christine

dimanche 24 juillet 2011

Annecy en silence




Après Ayze - voir ici
Yolande vous propose 
des journées de méditation à Annecy
"Rencontre dans l'énergie du silence"


Samedi 20 et Dimanche 21 Août 2011
Sa 22 et Di 23 Octobre 2011
Sa 03 et Di 04 Décembre 2011
Ainsi qu'à Paris , ...

Toutes les infos sur le Site : Dsyolavie
Ou le blog : Noumenlove 
Inscription : Email





Source de la vidéo : Noumenlove 





mardi 10 mai 2011

Dimanche(s) avec Yolande - près de Bonneville




RENCONTRES AVEC YOLANDE
Yolande vous propose une série de rencontres qui auront lieu dans le silence.
Après avoir témoigné pendant plusieurs années verbalement en conférences, et par écrit dans son livre « Le Silence Guérit » paru en 2010, actuellement Yolande laisse parler son regard duquel jaillit une énergie de pure lumière.
La puissance de ce regard silencieux est une étreinte invisible, profonde, d’amour et de chaleur qui ravive l’étincelle divine que chacun porte en soi .
Source du texte : Dsyolavie


DATES :
Dimanche : 22 mai, 5 juin, 12 juin, 19 juin et 26 juin.
Lundi : 13 juin.
D’autres dates suivront.

HORAIRES DES RENCONTRES :
Matin à 10h00, 11h00 et 12h00.
Après-midi à 13h30, 14h30, 15h30 et 16h30.


LIEU :
Restaurant "La Grenouillière"
298, Route des Lacs, « rue Guy Chatel »
74 130 AYZE – BONNEVILLE
Tél : 04 50 97 03 20
Le restaurant “La Grenouillère” est ouvert le samedi soir, sous réservation au 04 50 97 03 20.

Site du restaurant : La Grenouillière








DEROULEMENT :
A chaque rencontre un temps de 15 minutes est proposé pour que vous puissiez vous préparer à être présent en soi. Ensuite vous vivrez l’expérience du silence avec Yolande pendant 10 minutes. Suivra un temps libre jusqu’à la rencontre suivante.

INSCRIPTION et REGLEMENT :

- Une participation de 10,00 € par séance est demandée, soit 70,00 € la journée ou en fonction de votre souhait de participation...
- Pensez à amener votre pique-nique. (Thés et tisanes sont offerts).
Pour toutes inscriptions, merci de bien vouloir envoyer un message à :
dsyolande-contact@orange.fr
en précisant bien vos coordonnées téléphoniques ainsi que la ou les journées de votre choix.
Source du texte : Dsyolavie

* * *

ACCES EN VOITURE : 
- Depuis l’autoroute A40 (E25) entre Genève et Chamonix prenez la nouvelle sortie 17 Bonneville – Zones Industrielles.  
- Des panneaux de signalisation “Restaurant La Grenouillère” se trouvent à chaque carrefour pour vous faciliter l’accès.
- Au premier rond-point prenez la troisième sortie, direction Thyez, Marignier 
- Au deuxième rond-point prenez la deuxième sortie, direction Ayze, Thyez, Marignier
- Au troisième rond-point prenez la deuxième sortie, direction Ayze 
- Ensuite prenez la deuxième petite route sur votre droite
- Le restaurant est à 100m sur la gauche
- Le parking est en face à votre droite.
Noter que de nouvelles routes n'y figurent pas et que maintenant la Route des Lacs est reliée au rond-pont et n’est plus accessible directement depuis La Route de Cluses.  Elle a aussi changé de nom et s’appelle actuellement rue Guy Chatel.

ACCES EN TRAIN : 
Gare la plus proche – Bonneville (en Haute Savoie). 
Informations et réservations : SNCF 
Depuis Genève partez de la gare Genève-Eaux Vives.
Taxi Dherbey depuis la gare de Bonneville : 04 50 25 60 60 ou Taxi 74

HEBERGEMENTS :
Hôtels à proximité : Google map 

Campings à proximité : Google map

Hôtel des ALPES
85,  Rue de la Gare
74130 BONNEVILLE
04 50 97 10 47 ou 04 50 97 13 28

Hôtel MONT BLANC,
280,  Rue du Rhône
74800 ST PIERRE EN FAUCIGNY
04 50 03 86 55

Hôtel BELLEVUE
397, Route de chez Chardons
74130 AYSE
04 50 97 20 83





lundi 28 juin 2010

Yolande

VIDEO EN BAS DE PAGE


Saisissement
En 2003, deux mois avant le décès de son fils unique et ignorant l'existence de toute dimension spirituelle,
Yolande fut saisie en un instant éternel par un éveil clair et spontané à sa nature réelle.
Depuis, Yolande livre son message avec douceur, mais assorti d'une autorité impersonnelle qui visiblement
émane de la clarté absolue.
Ce qu'il y a de plus beau, c'est le silence intérieur et c'est lui qui nous délivre nous aide et nous guérit.
Source et site officiel : Dsyolavie
Blog : Noumènelove
Webcast : Justin TV Dsyolavie


Bibliographie :

Laurence Vidal et Yolande Duran-Serrano, Le Silence guérit, Ed. Almora, 2010.
Site de l'éditeur

Entretiens publics :

3 juillet 201
3 juillet 2010 (suite)
4 juillet 2010
4 juillet 2010 (suite)
Source : Le petit mas / L'éveil 

Emission
Radio Suisse Romande (3 septembre 2010) :  
Téléchargement : MP3


Entretien avec Laurence Vidal (extrait) :
Pendant quarante ans, comme tout le monde, je me suis prise pour mes pensées, pour mon corps : je me prenais pour une personne. Et puis il y a eu ce basculement. En un instant, spontanément, ce silence dans ma tête. Plus de pensées : le silence, une stupeur, un étonnement profond qui ne laissait place à rien d’autre.
Alors je me suis mise à observer. Mon fonctionnement avait changé. Il y avait « cette chose », ce silence… et tout le reste. Le reste, ce que j’appelle le je suis, c’est-à-dire le contenu de l’instant : j’ai vu que tout apparaissait dans cette chose, d’instant en instant. Que tout y disparaissait.

Ton fonctionnement avait changé, dis-tu ?


Il y avait une légèreté, un bien-être. Je me sentais en phase avec moi-même, en phase comme je ne l’avais jamais été. Les choses se présentaient, les situations, les événements, même ceux qui auparavant m’auraient dérangée… je ne trouvais rien à y redire. Je ne réagissais plus, en fait. Et lorsque, deux mois plus tard, mon fils est mort dans un accident… même chose. Ce silence, cette tranquillité m’empêchait de réagir, m’empêchait d’être une mère détruite par la mort de son fils. J’ai vu que la souffrance n’existait pas.


La souffrance n’existe pas !?


Ce n’est pas la situation qui fait souffrir. Pour moi, il y a le silence. La situation ne fait pas souffrir quand le silence, quand cette chose est là.


Cette chose, qui la voit ? Yolande ?


C’est cette chose qui voit. En elle apparaît la vision, la clarté qui voit tout ce qui apparaît. En fait, c’est simultané : à l’avant-plan il y a cette chose et… le reste, tout ce qui apparaît, toute l’existence, au second plan.

Cette chose est l’espace qui est avant toute chose, toute pensée, tout événement. On ne peut pas la comprendre : c’est elle qui comprend tout, qui englobe tout. Cette chose - appelons-la Silence, Présence, Puissance, Amour ou Ultime Réalité, de toute façon aucun mot ne peut en rendre compte - cette chose, on peut seulement la vivre. Au début, je croyais qu’elle était au fond de moi. Maintenant je vois qu’elle est partout. Elle est tout. Il n’y a rien d’autre, rien qui ne soit elle. Il n’y a plus à s’inquiéter, à s’accrocher à rien.

Cette chose est au fond de toi et partout… Et Yolande, où est-elle ?







Yolande apparaît toujours, mais dans le second plan, comme le reste. Elle existe sans exister. Elle n’existe plus mais elle est là. Elle n’a plus de pouvoir. C’est ce silence, cette puissance qui a pris le pouvoir sur tout.

Elle a tout de même des pensées, des émotions…


Bien sûr des pensées, des émotions peuvent surgir. Mais cette puissance les balaye instantanément, elle les laisse au second plan. Donc tu n’as aucune possibilité de t’identifier à elles. Et cette chose est si puissante que tu ne peux revenir en arrière, tu ne peux revenir à ton ancien mode de fonctionnement, t’identifier à… tout ce que tu n’es pas.

Ça m’est arrivé parfois, au début, d’essayer de penser comme avant, de faire des projets comme avant. Impossible. Tout comme, autrefois, si j’avais voulu arrêter de penser je n’aurais pas pu, aujourd’hui, si je veux penser, eh bien je ne peux pas. C’est aussi simple que ça.

Et les émotions, toutes ces réactions automatiques qui nous viennent ?


C’est pareil. La peur, la tristesse, c’est comme le reste : un mouvement qui passe en toi et qui repart. S’il n’y a personne pour se l’approprier, il n’y a pas de peur, pas de tristesse. Il n’y a pas de réaction.


D’où viennent, selon toi, les réactions ? Y a-t-il moyen de s’en libérer ?


Elles viennent de la pensée. De la croyance en l’idée d’être une personne. Quand cette croyance tombe – et cela se fait en un instant, pas besoin de vingt ans de pratique pour ça – il n’y a plus que ce silence, cette intensité, alors tu te laisses faire. Il y a ce point de vue neuf qui est toujours là, ce vide plein, ce silence tantôt très intense et tantôt doux mais toujours présent. C’est une sensation, comme un toucher, une présence qui ne te lâche pas, même au milieu de l’action, de la concentration. Ce toucher omniprésent qui t’englobe, qui englobe tout le contenu de l’instant, t’empêche de t’identifier à la pensée, à l’émotion qui surgit. C’est lui qui te donne le sentiment profond que la personne n’est pas. Et c’est lui, c’est cette sensation qui devient vision, action… parce que cette spontanéité, cette sensation constante ne te permet pas d’être dans ta tête. C’est la sensation qui voit, directement. Et la vision, c’est l’action.


La vision c’est l’action ?


Quand tu es dans la fluidité, il y a action, sans filtre, sans pensée. Tu vois, tu sens; l’action, le geste, la parole se présentent spontanément, sans que tu aies eu à les penser.


Comme si la réalité de l’instant te dictait le geste juste ?


Tu vois que les choses se font toutes seules, sans besoin de les penser… La vie n’a pas besoin d’être pensée. Juste besoin d’être vue. Le reste se fait tout seul.


Le simple fait de voir…


… fait. Tu vois cette fluidité qui agit.


Et l’amour, dans tout ça ? Tu dis que cette chose c’est l’amour… Qu’en est-il de

l’amour entre deux personnes ?

C’est la non-relation qui permet la relation.


La non-relation ?


La non-relation avec la personne que tu croyais être. La non-séparation. Et c’est cette chose au dedans qui permet ça. C’est elle qui permet l’amour, qui est amour.

Dans la fusion amoureuse, on entre en relation avec la non-relation à l’intérieur de soi. C’est dans cette non-relation, cette chose, que réside l’amour. Et c’est parce qu’on entre en contact avec elle que l’on dit, que l’on sent « je suis amoureux ». L’autre n’y est pour rien. Ni soi-même. Ni la relation entre les deux… C’est l’écoute de cette chose, en nous, qui permet l’amour. C’est elle qui te fait découvrir que l’amour n’est pas à l’extérieur, qu’il ne dépend de rien, d’aucun objet, d’aucun état : c’est quelque chose qui est là, à l’intérieur. Plus besoin de chercher le bonheur à l’extérieur : cette chose qui te rend vivante, aimante, aimée… elle est avant tout, elle est là. Et c’est de cette chose, de cette non-relation, que l’on tombe amoureux. Un amour qui ne peut être détrôné par quoi que ce soit.
C’est vrai aussi que dans la relation amoureuse il y a des instants d’oubli de soi-même, des instants d’intimité qui sont cette fusion, cette non-séparation. Le problème, c’est que quand il y a « tomber amoureux de » l’objet ou la personne, tu rentres dans une relation avec toi-même et tu ne vas plus penser qu’à ça, qu’à cette personne. Donc tu te coupes de l’essentiel. Cette même passion devrait être pour cette chose invisible qui te permet d’être dans la non-relation avec toi-même, donc aussi avec l’autre, et te permet de sentir l’intensité de l’instant présent plutôt que l’intensité de la seule relation avec cette personne.

Cela signifie-t-il que tu ne peux plus tomber amoureuse de quelqu’un ?


Tu es tombée amoureuse de cette chose invisible, ça, c’est sûr. Mais tu peux quand même tomber amoureuse de quelqu’un, puisque c’est ce que je vis. C’est beau de voir que, dans l’instant, tu es aussi amoureuse de cette personne. Mais si elle n’est plus là, ou si elle s’absente, rien ne manque. Cette chose est toujours là et elle te permet de vivre, même sans cette personne, dans un bien-être total.


Donc, Yolande peut tomber amoureuse… Ce n’est pas une émotion, ça ?


C’est l’intensité qui guide. Auprès de telle personne elle est plus forte qu’auprès de telle autre. L’intensité est là : tu la suis. C’est elle qui te fait être ici, ou là, avec celui-ci ou avec celle-là. Tu ne décides pas : tu y vas, tu y es. La tête n’intervient pas. L’émotion non plus.


Dans cette intensité, comment perçois-tu l’autre, tous les autres ?


Je les perçois comme moi, comme les arbres, la montagne, mes pensées : au second plan. J’en reviens toujours là. Ils sont là sans être là. Ils sont passés au second plan au même titre que moi, que mon corps, que tout ce que je croyais être.


Oui, mais comment perçois-tu chacun ? Il y a des différences de l’un à l’autre, tout de même… même au second plan!


Ce que je sens, surtout, c’est ce qu’il y a de plus proche en moi, c’est-à-dire mon corps, les sensations de mon corps qui se sont amplifiées à l’infini. Dans ce second plan, le plan du je suis, c’est le plus proche. C’est sensation, intensité, mouvement. Cette intensité varie avec ce qui se présente dans le contenu de l’instant, proximité de telle ou telle personne incluse. Mais il n’y a pas la pensée pour dire « parce que je sens tel mouvement dans mon corps, cette personne est comme ci », ou « je dois faire comme ça ». Ce qui va se faire dans l’instant se fera… mais ce ne sera pas le résultat d’un savoir, d’une compréhension : c’est le silence qui agit.


Tu ne peux rien t’approprier ?


Non.


Mais perçois-tu mon psychisme, mes états d’âme ?


Tu es là, tu sens, tu te laisses traverser par ce qui se passe, par un mouvement que tu sens dans ton corps, fusionné avec tout le reste. Mais tu n’interviens pas, tu n’as pas de réaction, d’opinion, de commentaire. Quand quelqu’un entre dans la pièce, tu peux sentir un mouvement plus inconfortable, ou sentir au contraire l’intensité qui se déploie, mais tu n’en déduis rien. Tu ne cherches pas à comprendre pourquoi, comment, ni s’il y a quelque chose à résoudre et comment. Tu sens, point.


Et quand quelqu’un se confie à toi, te demande conseil ?


Tu ne fais qu’être écoute. Il n’y a pas de mouvement de Yolande qui pense ceci ou cela. Mon je suis est partagé avec tout ce contenu de l’instant, et je laisse toute la place à cette chose à l’avant-plan, cette chose avant le je suis, pour agir si elle doit agir. Donc si un geste vient, il vient du silence. C’est lui qui sait. C’est lui qui fait.


Que faire pour vivre ce silence ?


Je fais une totale confiance à cette présence dans l’invisible. Donc la seule chose qui peut être dite, il me semble, c’est d’être ce que l’on est dans l’instant, de le vivre pleinement, simplement… et de laisser la spontanéité faire ce qu’elle a à faire.

C’est quelque chose qu’on ne peut pas comprendre, pas apprendre, ni vouloir, ni savoir. Alors : se laisser faire – quoi d’autre ?

Vivre l’instant pleinement, simplement… ce n’est pas si simple!


Il y a des tas de moments dans la vie où l’idée de la personne disparaît, où il n’y a plus que cette chose qui voit. Les moments de joie, d’étonnement, d’émerveillement devant un paysage ou une belle musique. Les chocs aussi, une peur violente… Mais le plus souvent on ne les remarque pas, parce qu’aussitôt après la pensée se les approprie… Rester là, plutôt. Avant la pensée : sentir. Rester simplement avec cette sensation, sans vouloir comprendre ni résoudre rien. Avoir toute son attention portée sur cette sensation, et l’accepter surtout, l’accepter silencieusement, pas mentalement. Vraiment l’accepter totalement, en étant… simplement.

Beaucoup de gens croient qu’il faut qu’il y ait une lumière, une grande lumière, des choses extraordinaires… Et si simplement c’était ça ?... Quand le silence est là : rester avec ce silence, cette tranquillité, découvrir au fur et à mesure ce que ça te procure comme légèreté de voir que tout est là, OK, mais c’est au second plan – pas besoin d’en faire un monde. Et quand c’est l’inconfort : rester avec cet inconfort, totalement, se laisser engloutir par lui, se laisser mourir – une mort psychologique - pour pouvoir laisser place à ce silence, le laisser prendre le dessus une bonne fois pour toutes…
Rester là, avec cette sensation de l’instant, cette intimité… Rien que d’être là, tu n’es déjà plus là. Parce que tu sens tout le contenu de l’instant présent, sans interférer. Donc tu n’as plus l’idée d’être une personne : tu n’es que sensation. Tu sens cette conscience, peut-être encore un petit peu individuelle, que « ton » corps est inconfortable avec cette tristesse, ce malaise où tu es : déjà c’est un cadeau, parce que tu te rends compte que l’instant, l’intensité, la vérité n’est pas dans ta tête… C’est merveilleux de pouvoir sentir ça, déjà! Déjà accepter cette simplicité de sentir que la vie c’est ça, ce n’est pas voir des lumières ou entrer en extase : c’est ça, aussi. C’est la simplicité de ne pas être cette personne qui ressent. C’est sensation, point.

Qu’est-ce qui fait que, pour la plupart, ces instants ne durent pas ? Que l’agitation revient ?


C’est un problème d’identification. Le mental revient, redevient le plus fort et te piège. Piégé, tu y crois fermement, tu oublies le silence et cette chose puissante qui est là.

Vivre ces moments quand il se présentent.






Les vivre avant la pensée…

La pensée aussi, il faut l’accepter. Elle reste au second plan. Laisser cette attention, cette sensation, cette chose au premier plan, dans cette simplicité totale, avant d’être cette personne qui dit « c’est à moi que ça arrive » ou « ça va passer ». Peut-être tout simplement accepter cette simplicité du silence, cette simplicité de sentir, cette simplicité d’être avant qui que ce soit. Rester dans cette simplicité de sentir, tout simplement, sans pour autant avoir été chercher cette tristesse, sans chercher à sentir ton corps ni quoi que ce soit d’autre.

Se laisser saisir par ce qui est là, parce que c’est là… Quel est le sens de la recherche spirituelle, alors, puisqu’elle vise toujours un savoir, un état, un progrès, quelque chose « devant » ?

Elle a encore un sens puisqu’elle est là, puisqu’elle se présente. Vouloir faire le contraire ce serait la même chose : ce serait refuser ce qui se présente… Je crois qu’il faut accepter tout ce qui se présente, que ce soit de méditer, de faire du yoga, d’avoir l’air d’être dans une recherche spirituelle – alors que ce qui entraîne dans tout ça, comme dans tout le reste de la vie d’ailleurs, c’est quand même et toujours cet état premier.

Donc continuer à se laisser faire, même s’il y a encore la personne qui est là, et qui veut, et qui espère. Sentir, plutôt que d’essayer toutes sortes de techniques… Mais il faut aussi accepter ces techniques : elles font partie du chemin qui se présente à soi…

Propos recueillis par
Laurence Vidal
Source du texte : Dsyolavie



Source des vidéos : Le petit mas

Satsang depuis les USA (Justin TV) :



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