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samedi 14 janvier 2012

L'expérience humaine / La forêt

Fin de semaine avec deux vidéos récentes.

"L'évolution collective II : L'expérience humaine" (2011).
La première de tendance new age, mais pas inintéressante, sur notre conditionnement, l'évolution des croyances concernant la planète, le corps et l'égo.
A (vous de) voir.



La vidéo est en anglais avec des sous-titres français ou espagnol.
Pour les activer cliquez sur CC (qui deviendra rouge) et choisissez la langue souhaitée.
Durée : 1h34 mais la qualité supporte le Plein Ecran (symbole le plus à droite).
Site officiel : collective-evolution

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"Des forêts et des hommes" (2011).
La seconde (plus courte) comporte de belles images réalisé par Yann Arthus-Bertrand à l'occasion de l'année international de la forêt.



Site officiel : des forêts et des hommes

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samedi 5 mars 2011

Free Tibet ou Tibet libre



La seule entité administrative portant officiellement le nom de « Tibet » (en tibétain བོད་ Bod) est l'actuelle région autonome du Tibet en Chine. À sa périphérie orientale et méridionale, existent des subdivisions administratives autonomes tibétaines incorporées dans les provinces limitrophes du Qinghai, du Sichuan, du Gansu et du Yunnan. Sur le plan culturel, le Tibet est l'aire asiatique habitée par les Tibétains (mais aussi par d'autres ethnies (Han, Hui, Mongols, Tu, Qiang).
Sous l'appellation de « Tibet historique », cette aire, revendiquée par le gouvernement tibétain en exil, est composée de trois régions traditionnelles : l'Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est comprise dans la Région autonome du Tibet), l'Amdo (éclaté entre les provinces du Qinghai, du Gansu et du Sichuan) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan et du Yunnan et la région autonome du Tibet).
Au recensement de 2000, le nombre de Tibétains dans l'ensemble de ces régions était de 5 020 000, selon le bureau des statistiques de Chine1, et d'environ 6 millions selon le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde). La Région autonome du Tibet comptait 2,2 millions d'habitants. Quelque 150 000 Tibétains vivent actuellement en exil, principalement en Inde, et dont une partie a fui le Tibet.
La superficie du Tibet varie de 1 221 600 km2 pour la Région autonome du Tibet (qui correspond à peu près au territoire qui était indépendant de facto entre les deux guerres mondiales, mais est plus réduite que celle du territoire administré par les dalaï-lamas sous la dynastie Qing) à 2 500 000 km2 pour le « Tibet historique » ou « Grand Tibet ». La population de la Région autonome comptait 2 616 000 habitants en 20006. La capitale historique qui, traditionnellement, concentre l'autorité religieuse et temporelle du Tibet, est Lhassa.
Tibet se voit parfois orthographié Thibet, notamment dans les récits de l'exploratrice et orientaliste Alexandra David-Néel.
Les Tibétains parlent un des trois dialectes du tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, pratiquant plus précisément le bouddhisme vajrayâna.
Source (et suite) : Wikipedia

Le Tibet. L'histoire d'une tragédie (de Ludovic Segarra). FR3. 





En 1962, une communauté de Tibétains, poussée à l'exil, s'installe à Waldstatt, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures. La coexistence des Suisses avec «ces hommes d'une autre race», comme le souligne le commentaire de ce reportage de Continents sans visa, se passe dans «un esprit de solidarité».
L'enfant filmée au début de ce reportage se nomme Tiletschönsom. Elle est la première Tibétaine à avoir bénéficié d'un acte de naissance établi par une commune suisse. C'est en effet en 1962 que ses parents ont trouvé refuge à Waldstatt où elle est née. Qu'est-elle devenue? Si vous avez des pistes à nous faire partager, merci d'utiliser la case «Votre avis» de clip.
Emission TSR : Asile Tibet

Interview du Dalaï-lama par Pierre-Pascal Rossi, à l'occasion de sa troisième visite au Mont Pélerin, dans le canton de Vaud. A la question d'un possible retour dans son pays, le Dalaï-lama se dit «toujours très optimiste», il appelle par ailleurs à la tenue d'un plébiscite au Tibet sous contrôle international.
Autre moment fort de cette interview, sa manière de trouver des points communs entre le bouddhisme et le socialisme. Il parle même d'un bouddhisme socialiste, sans préciser plus avant sa pensée.
Emission TSR : Dalai Lama


Meurtre dans la neige. En septembre 2006, un groupe d'alpinistes présents dans l'Himalaya est témoin d'une scène dramatique. Sous leurs yeux - et leur caméra - un groupe de réfugiés tibétains franchissant la frontière est sauvagement assassiné par l'armée chinoise. Refusant la loi du silence, le caméraman-témoin relate les faits, retrouve les survivants pour livrer une histoire poignante: celle de milliers de Tibétains qui fuient la répression et rêvent de rencontrer le dalaï-lama.

Source du texte : TSR

Du sang sur la neige. TSR. 





L'occupation et la colonisation du Tibet par la Chine (de Bernard Debord).  







Interview du Dalai Lama. Euronews. 



Gouvernement en exil :  Tibet
Divers site (en français) :
Save the Tibet / Tibet Map / Tibet info / France Tibet / Sos Tibet / Action Dolpo









 

vendredi 24 décembre 2010

Feliz Navidad

Un Villancico andalou avec Tomasa La Macanita pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année.



Extrait de l'excellent film de Carlos Saura, Flamenco (1995), que vous pouvez voir et entendre ci-dessous en intégralité.




























mardi 21 décembre 2010

mercredi 00h 38


Cette année, le solstice a lieu mercredi 22 décembre 2010 à 00h38 (heure suisse ou française), ou mardi 21 décembre à 16h38 heure canadienne. C'est à cette minute précise que commence l'hiver.

Ce jour le plus court de l'année, ou cette nuit la plus longue, marque un renversement, les jours vont se rallonger, et les nuits raccourcir, jusqu'au solstice d'été. L'équinoxe étant un équilibre dans ces durées. 


C'est pourquoi les différentes civilisations (proche de nous, les Grecs, les Romains, les Celtes et les Germains) ont fêté ce passage comme une renaissance du soleil ou de la lumière, mais aussi que la naissance du Christ (identifié ainsi au soleil) coïncide avec ce solstice d'hiver. 
Sauf que pour des raisons pratique de calendrier une date a été fixée, qui ne peut correspondre exactement au solstice (variable d'une année à l'autre), le 25 décembre. 

Cette année Noël a donc lieu (en quelque sorte) ce mercredi 22 décembre à 00h38. 


Pour les mystiques rhénans cette naissance (ou renaissance) symbolise ce qui se passe dans l'âme lorsque celle-ci se tourne vers elle-même, ou vers sa source, en demeurant vierge de toute image et de tout concept.  





Autre phénomène remarquable et rare (le dernier date de 456 ans), cette année la lune du solstice sera pleine et éclipsée par l'ombre de la terre. Ce que l'on pourra observer, si le ciel est clair, mardi 21 décembre entre 08h41 et 09h53 (ou entre 00h41 et 01h53 au Canada). 




Sur le solstice d'hiver : Wikipedia
Sur les éclipses de lune : Wikipedia
Source de l'image simulée de l'éclipse du solstice : Nasa






vendredi 10 décembre 2010

Alors on...

Le (you)tube de la semaine et sa génèse. Jamel Debbouze et Stromae.






Alors on ..., alors on ...
Alors on ...

Qui dit étude dit travail
Qui dit taf te dit les thunes
Qui dit argent dit dépenses
Qui dit crédit dit créance
Qui dit dette te dit huissier
Et lui dit assis dans la merde
Qui dit Amour dit les gosses
Dit toujours et dit divorce

Qui dit proches te dit deuils 
Car les problèmes ne viennent pas seuls 
Qui dit crise te dit monde 
Dit famine et dit tiers-monde
Qui dit fatigue dit réveille 
Encore sourd de la veille

Alors on sort pour oublier tous les problèmes 
Alors on danse… (x9)

Et là tu te dis que c'est fini 
Car pire que ça ce serait la mort
Quand tu crois enfin que tu t'en sors 
Quand y en a plus et ben y en a encore
Est-ce la zik ou les problèmes, les problèmes ou bien la musique
Ça te prend les tripes 
Ça te prend la tête 
Et puis tu pries pour que ça s'arrête
Mais c'est ton corps, c’est pas le ciel 
Alors tu te bouches plus les oreilles
Et là tu cries encore plus fort, mais ça persiste
Alors on chante 
Lalalalalala, Lalalalalala
Alors on chante 
Lalalalalala, Lalalalalala 

Alors on chante... (x2)
Et puis seulement quand c’est fini
Alors on danse ... (x8)
Et ben y en a encore... (x5)


samedi 20 novembre 2010

Chomolungma / Sagarmatha

VIDEOS EN BAS DE PAGE






Fin de semaine avec un petit sommet pour grand père - par exemple Yuichiro Miura, un japonais de 75 ans qui l'a atteint en 2009. Ou encore pour jeune adolescent - idem pour Jordan Romero, un américain de 13 ans, en 2010. 
Source : Japon infos / Jordan Romero


L’Everest, en tibétain Chomolungma, en népalais Sagarmatha, aussi appelé mont Everest, est une montagne située dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal (Sagarmatha) et la Chine (Tibet).




Il est aperçu par des Européens pour la première fois en 1847 puis, après quelques années d'observations et de calculs, son altitude est établie à 8 848 mètres et il est identifié comme le plus haut sommet du monde au-dessus du niveau de la mer. Cette caractéristique lui vaut d'être baptisé de son nom actuel par les Occidentaux en 1865 et, dès les années 1920, de lui attirer l'intérêt des alpinistes qui se lancent à l'assaut de ses pentes. Plusieurs expéditions, en particulier britanniques, se succèdent depuis le nord. Toutefois, les conditions climatiques extrêmes font leurs premières victimes, parmi lesquelles George Mallory et Andrew Irvine, en 1924, dont on ne saura probablement jamais avec certitude s'ils ont atteint le sommet. En 1950, le Népal autorise l'accès à la montagne depuis le sud offrant des possibilités d'ascension par l'arête Sud-Est, moins périlleuse. Finalement, trois ans plus tard, Edmund Hillary et Tensing Norgay réussissent à vaincre l'Everest. Dès lors, les exploits en tous genres s'enchaînent, alimentant les fantasmes populaires ; mais, en 1996, une série d'accidents mortels vient rappeler les dangers liés à la montagne, portant de nos jours à plus de 200 le nombre de victimes. Pourtant, le tourisme de masse se popularise, fragilisant le milieu malgré les créations du parc national de Sagarmatha en 1976 et de la réserve naturelle du Qomolangma en 1988. Ainsi, plus de 14 000 alpinistes ont tenté l'ascension depuis 1922 et plus de 4 000 l'ont réussie, bien aidés, pour la majorité d'entre eux, par les porteurs sherpas.
Source : Wikipedia





La région de l'Everest est la terre des Sherpas, groupe ethnique qui a migré du Tibet à 2 000 kilomètres de leur habitat actuel au nord-est du Népal il y a 500 ans environ. Ils occupent désormais principalement les deux régions de Solu et de Khumbu. Douze clans distincts peuplent cette dernière. Les Sherpas sont notamment 2 500 à vivre au sein du parc national de Sagarmatha. Ils parlent un dialecte tibétain et pratiquent très majoritairement un bouddhisme tibétain empli de superstitions, de croyances et de cérémonies issues d'un mélange de traditions animistes et de religion Bön. Ce sont traditionnellement des agriculteurs, des pasteurs et des commerçants adaptés à la vie en haute altitude et se déplacent souvent à l'aide d'animaux tels que des yaks et des dzos. Depuis plusieurs décennies, ils profitent du tourisme et se sont spécialisés comme porteurs lors des expéditions au sommet des plus hautes montagnes, l'Everest en tête. Ils sont reconnus comme des hommes forts, endurants et courageux. Ils sont toutefois régulièrement remplacés par des Rai, des Tamang ou des Gurung.
L'Everest est une montagne sacrée pour les Sherpas. Ils pensent qu'elle abrite des esprits, des démons mais aussi des arbres. Elle serait également le siège de Jomo Miyo Sangma Lang, l'une des « cinq sœurs de la longue vie » qui fournissent de la nourriture aux habitants du haut des cinq plus hauts sommets himalayens. Le maître bouddhiste Padmasambhava aurait organisé une course jusqu'au sommet de l'Everest. Après quelques temps de méditation et de combat contre les démons, il aurait défié un des lamas de la religion Bön afin de déterminer qui était le plus puissant. Padmasambhava aurait été transporté vers le sommet par un rayon de lumière et le lama, vaincu, y aurait laissé son tambour. Depuis, chaque fois qu'une avalanche se produit jusque dans la vallée, les Sherpas jouent du tambour pour chasser les esprits.
Avant toute ascension, les Sherpas pratiquent la pūjā, une cérémonie pour vénérer les victimes de la montagne, apaiser leurs pensées, tranquiliser leur âme et demander la clémence aux esprits de la montagne. Entre Dingboche et le Lobuche, sur le chemin du camp de base, un cimetière a été construit en l'hommage aux victimes des ascensions. Chacune est représentée par un cairn. Des stûpas, des moulins et drapeaux de prières, ainsi que des mantras sont présents au pied de l'Everest pour pratiquer les cérémonies.
Source : Wikipedia




Sur les pas d'une expédition, une série documentaire de trois épisodes nous fait découvrir les sherpas, les véritables héros du toit du monde. Sans eux, impossible de vaincre la montagne mythique. Dorjee Sherpa, 42 ans, est déjà parvenu 13 fois au sommet. Pour Norbu Sherpa, 28 ans, c'est sa première tentative. Expérimentés ou non, alpinistes et sherpas savent que l'ascension, périlleuse, peut être mortelle.
Source : TSR (Télévision Suisse Romande)









Article de Paul Veyret, L'Everest Conquis (1954)  : PDF





vendredi 22 octobre 2010

mardi 19 octobre 2010

Denis Marie

VIDEOS EN BAS DE PAGE


Denis Marie est né en 1959 à Lorient. Il est l'auteur de “L'éveil ordinaire, le don du cœur” paru en novembre 2007 aux éditions l'Originel - Charles Antoni. Il y expose sa réalisation suite à une expérience d'éveil survenue à l’hôpital au lendemain d'une greffe en 1996.
Malgré de nombreuses années de recherche et de pratique, à la fois dans les traditions chrétienne et bouddhiste, c'est finalement hors de tout contexte religieux et spirituel qu'un changement radical s'est accompli. C'est seulement au bout d’une dizaine d'années d'observation et d'appropriation de son expérience qu'il décide d'exposer plus ouvertement sa compréhension. 

Source du texte, et site officiel : Denis Marie


Bibliographie : 

- Eveil ordinaire, le don du coeur, Ed. Accarias l'Originel, 2007. 


C’est arrivé l’un des jours qui ont suivi ma transplantation, alors que j’étais encore hospitalisé. Tandis qu’avec intensité j’exprimais toute ma gratitude, que je remerciais le ciel et tous ceux qui avaient contribué à ma guérison, à ma grande surprise et de façon croissante, à tout se donnait.


A cet instant, j’ai ressenti comme un relâchement profond accompagné d’une ouverture intense et débordante du cœur. Assis dans mon lit, branché à tout un tas de tuyaux et de machines, je me retrouvais pleinement heureux, épris d’un amour inconditionnel. Je vivais les plus belles heures et ce qui fut par la suite les plus beaux jours de ma vie sans comprendre ce qui m’arrivait. J’étais comblé. Je percevais comme une abondance, un don infini. à travers tout, une générosité universelle se déployait et j’en faisais partie. Chaque matin à mon réveil, incrédule, je regardais en moi et c’était encore là, comme à m’attendre. Qu’elle était merveilleuse cette bonté naturelle et jaillissante que je recevais ! à présent tout était si simple et plein d’humour à la lumière généreuse du cœur, à travers cet amour nourrissant qui m’abreuvait. Tout s’éclaircissait et prenait place à propos de ma vie, de la vie et bien sûr de la démarche spirituelle dans laquelle je m’étais investi depuis tant d’années.


Je vivais les plus belles heures et ce qui fut par la suite les plus beaux jours de ma vie sans comprendre ce qui m’arrivait. J’étais comblé. Je percevais comme une abondance, un don infini. à travers tout, une générosité universelle se déployait et j’en faisais partie. 

Source du texte : Denis Marie


Derrière notre distraction, ce regard de bébé, le “regard premier”, demeure… “reste…”.
C’est en cela qu’il ne s’agit pas d’un maintien, mais d’une “vacance”, d’une disponibilité, d’un rafraîchissement naturel, qu’il nous revient d’autoriser, ou plus simplement de ne pas occulter.

Malgré notre illusionnement, nous demeurons dans la vérité. Seulement, nous ne la connaissons pas (ou plus). Ne pas se distraire, c’est ne pas se détourner de cet éclat spontané. On pourrait dire, c’est “apprivoiser”, ou s’en “remettre” à “l’Ouverture” que nous nous employons à restreindre vainement depuis si longtemps. Lorsque nous refusons d’alimenter notre distraction, il ne reste plus de condition, ni d’atermoiement pour vivre la Présence. Ainsi, spontanément, c’est son flux qui nous emplit et qui nous nourrit.

Source du texte : Denis Marie















 

Source des vidéos : Denis-M

lundi 18 octobre 2010

Monko


John Cage, 4'33'' (en trois mouvements). 

Pas d'image ni de vidéo, juste un pseudo, Monko, et un blog sur lequel l'auteur répond à qui lui pose des questions : Non dualité canal blog

Deux extraits, le premier en réponse à une demande concernant son cheminement, le second commentant une citation de Ramana Maharshi

Si vous avez une question à lui poser c'est ici : Monko


Bonjour Odile, 

Je suppose qu'on peut partir de ma passion pour la musique. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu un grand attrait pour la musique, le phénomène sonore. J'en suis rapidement passé à la pratique, jusqu'à faire mes études dans la musique et la musicologie. Bien sûr, au début, ma pratique et mes intérêts étaient-ils relativement conventionnels, jusqu'à ce que tout cela soit, disons, un peu plus sérieux avec l'abord du jazz et l'improvisation "tonale", intérêt qui m'a rapidement quitté. Ensuite, mon esprit fut rapidement tourné vers les expérimentations en tous genres, moi-même pratiquant alors ce que l'on appelle "l'improvisation non-idiomatique", ne reposant sur aucun schéma ou entente préalable, sinon l'amour du son dans tous ses états. Bien sûr, tout cela restait purement lié à une histoire "personnelle", une passion esthétique, phénoménale, mentale, sensuelle peut-être, etc... 
Puis je fis une rencontre artistique déterminante en la personne (et surtout la musique et l'approche) de John Cage dont l'intérêt se situait dans le silence, la non-intention, l'indétermination, la préférence marquée pour les questions plutôt que les réponses: en effet, à travers son approche des philosophies orientales et du zen en particulier, il en est venu à aborder la composition musicale par la pratique exclusive de ce qu'il appelait "les opérations de hasard", abandonnant ainsi tout velléité d'écrire une musique liée à ses goûts et dégoûts ou même écoute intérieure, comme on dit: il utilisait le yi-king, l'antique livre chinois, posait des questions et laissait le livre répondre.. Ces opérations de hasard étaient appelées par lui "ma méditation".... Si bien que je perçus rapidement que sa musique n'était au fond qu'une expression du silence sans cesse palpable. Il liait pour moi expérimentations et beauté. Enfin, il termina sa vie comme un sage; et je sentis que ma pratique musicale ne me mènerait jamais à cette sagesse, alors j'ai voulu remonter à la source, et c'est comme cela que je me suis impliqué dans le zen, et y reçus l'ordination. 
Puis tout change: c'est dans le zen que je fis la rencontre de mon maître et ami, Pierre-Michel Trémeau, par qui l'expérience spirituelle se révéla. Nous devînmes amis, et il me fit découvrir l'enseignement de Jean Klein à travers les livres puis celui, vivant cette fois, de Francis Lucille, disciple de Jean Klein, par qui la compréhension s'enracina, je dirais se ramifia... Je fis pendant zazen et à travers l'enseignement de mon ami l'expérience d'une forme de transparence, d'une non-différenciation intérieur-extérieur, d'une non-localisation de l'être, de la Conscience, de son caractère absolu, impersonnel et intemporel, et de la non-existence d'une quelconque entité personnelle. La non-dualité devint "ma" voie, le zen m'ayant plus ou moins quitté depuis... Toute compréhension est abrupte, mais l'enracinement en elle peut recquérir le temps, le temps que le mental et le corps s'accordent eux-mêmes à la réalité, à la révélation-révolution de leur véritable nature en laquelle ils trouvent toute leur potentialité. C'est ainsi que cela fonctionne pour moi, je crois. Ayant conscience du caractère tout-à-fait anecdotique de tout cela, je te fais mes amitiés. A bientôt.

"Voyez celui qui voit et vous trouverez que tout est le Soi. Changez votre façon de voir, regardez vers l'intérieur." Ramana Maharshi
Pourrais-tu expliquer cette formulation ?

Bonjour D,

La première des choses qui me paraît importante à souligner, c'est que Ramana n'exhorte pas ici à trouver le Soi ou la Conscience comme il est souvent dit par ailleurs, mais de voir qui est réellement cette apparente entité qui fait des expériences, qui semble penser, voir, entendre, goûter, etc... De voir où est le centre d'où le regard semble jaillir pour aller attraper les objets. Ceci est très important parce que dans les voies où on exhorte à entrer en contact avec une Conscience englobante, un silence englobant, il est possible que cette expérience continue à être l'expérience "de quelqu'un", et finalement on est pas plus avancé. Alors certes Ramana ne le dit pas comme ça, mais pour moi, il dit tout simplement, "plutôt que de tenter de découvrir l'unicité, voyez qu'il n'est personne"...
Il s'agit de prendre clairement conscience que nous nous prenons pour un centre d'où part le regard; et ce regard est en fait une tension qui crée une séparation intérieur/extérieur et un monde entièrement dédié à la gloire du regardeur séparé, auquel nous accollons toute une histoire, avec passé/présent/futur. Et ce centre voyant n'est en fait jamais expérimenté et n'existe qu'à l'état de croyance, de concept. Et ainsi tous nos problèmes viennent de dehors, des autres.... Alors, Ramana  dit simplement: voyez celui qui voit. Retournez l'attention. On pourrait dire, "arrêtez de diriger l'attention vers un extérieur, arrêtez d'être si attentifs!". Et en retournant l'attention, ou même simplement l'intérêt, ce qui est vu, c'est strictement rien, car il n'existe aucun regardeur, aucune entité attentive séparée dans cette tête, dans ce corps, dans ce monde. Le regard est nulle part et partout, ne va ni ne vient, est conscient de tout sans un seul instant être spécialement attentif. Là, la tension peut s'écrouler, la séparation intérieur/extérieur aussi. Alors le monde perd sa rigidité, sa réalité séparée et se révèle comme étant de la même substance que ce regard clair, silencieux, énergétique. Le monde n'est que lumière.
Suite (voir message du 02 octobre 2010) sur : Non dualité canal blog

MAJ (21.10.12) :





vendredi 8 octobre 2010

Voir Chopin

Mais si vous préférez la musique qui fait des bulles (...). A vous de voir.






jeudi 7 octobre 2010

Benjamin Smythe







Pour respecter la loi d'équilibre de Franklin Merrell-Wolff, après les 56 aphorismes et leur commentaire, moins de texte, et plus de vidéo pour un personnage, californien lui aussi, amusant, un brin déjanté (comme beaucoup), mais dont le discours n'est pas sans intérêt. Benjamin Smythe répondant aux questions d'interlocuteurs par webcam.

Site officiel : Benjamin Smythe












Source des vidéos : Au delà de l'illusion

mercredi 29 septembre 2010

Rupert Spira

VIDEO EN BAS DE PAGE














Rupert Spira est né en 1960 à Londres, artiste céramiste reconnu, il continue à produire des oeuvres et à les exposer tout en donnant parallèlement des satsang. 
Site officiel : Rupert Spira




Bibliographie (en français) : 
La transparence des choses. Prochainement aux Editions Accarias l'Originel


La Conscience n'est pas seulement le témoin mais aussi la 
substance de chaque objet qui apparaît en elle.




Chaque objet est fait de Conscience et est une expression de la Conscience.
Pour commencer nous comprenons les objets comme apparaissant à la Conscience.
Puis nous comprenons qu'ils apparaissent dans la Conscience.
Et ensuite nous comprenons qu'ils apparaissent en tant que Conscience.
De cette façon, la Conscience réabsorbe le corps, le mental et le monde en elle-même.
Et cette formulation n'est pas tout-à-fait exacte, car elle suggère qu'un objet est venu d'une certaine manière, de l'extérieur et est apparu dans la Conscience, et que cette Conscience prend l'objet en elle-même.
Quoi qu'il en soit, la Conscience "est" en premier, avant l'apparence de tout objet. Notre toute première expérience en tant que nouveau né a été expérimentée par cette même Conscience qui est présente maintenant, et lit ces mots.
Bien sûr, parler "d'avant" n'a aucun sens, car lorsqu'il n'y a pas d'objets, il n'y a pas de temps, mais nous devons accepter les limitations du langage.
Ce n'est pas que la Conscience prenne l'objet en elle-même. La Conscience prend la forme de l'objet apparent, au travers des facultés de ressenti et de perception, tout en restant toujours elle-même.


Au départ la Conscience s'identifie avec les objets et ce faisant, elle semble s'oublier elle-même. Plus tard, elle prend la forme des objets sans s'oublier elle-même.
Lorsque la Conscience semble s'oublier elle-même, "l'objet" est expérimenté comme un objet avec son existence propre séparée. Lorsque la Conscience prend la forme d'un objet sans s'oublier elle-même, "l'objet" est expérimenté comme une expression de la Présence même.
En réalité, la Conscience prend la forme de chacune de nos expériences. De cette façon, nous, Conscience, nous nous connaissons comme étant toute chose.
La vacuité transparente, lumineuse, vide, connaissante de la Conscience prend la forme de la totalité de notre expérience. Elle se connaît en tant que chaque chose.
La Conscience est toujours elle-même et pourtant, en s'identifiant exclusivement avec un objet, le corps-esprit, elle semble devenir quelque chose. Elle semble devenir un objet.
En se désidentifiant de l'objet, elle se réalise elle-même comme sujet. Elle se réalise comme n'étant rien, vide, c'est-à-dire comme n'étant pas un objet, pas une "chose".
Comme elle reconsidère l'objet à partir de sa position de sujet, elle réalise que le sujet - i.e. elle-même - entre dans la composition de l'objet. Elle se réalise en tant que toute chose.
Cette condition pourrait être appelée l'Amour. C'est l'état naturel dans lequel la vacuité du témoin est libérée de toute objectivité ou limitation et se réalise comme étant la substance même de toute chose. La Conscience se connaît comme toute chose.
Elle réalise que chaque chose est inclue en elle et est une expression d'elle-même.
Cela dépasse le sujet et l'objet. Le sujet et l'objet s'écroulent dans ce qui est derrière, au-delà et en eux. Nous pourrions appelé cela l'Etre.
La Conscience devient quelque chose, puis rien, puis toute chose, et reste cependant toujours elle-même.


La Conscience ne va jamais nulle part. Elle ne devient jamais rien.
Il n'y a que la Conscience, il n'y a que l'Etre, qui simultanément crée, est témoin, exprime et s'expérimente elle-même ou lui-même dans chacune de nos expériences.
Extrait de : "The Transparency of Things "
Source des textes (traduction) et autres textes : Perles de bonheur
Traduction des vidéos (Conscious TV) : Au dela de l'illusion































Suite de la vidéo sous-titrée (et autres textes) : Perles de bonheur





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