jeudi 26 août 2010

Gangaji

(...)
Quand je me suis retrouvée devant chez Papaji, je me suis abandonnée à une énorme force de la Nature qui révélait la même force à l'œuvre en moi. J'étais enchantée de tomber en prosternation à ses pieds, de baiser la poussière de ses pieds, de demander la permission de rester assise auprès de sa porte, à la balayer pour le reste de mes jours. Mais quand il a vu quel genre de ménagère je suis, il a décliné mon offre. Alors je lui ai demandé de se servir de moi comme il voulait, sans idée de limite, de restriction ou de condition aucune. Il a choisi de m'utiliser pour aller à votre rencontre.
Lors de ma rencontre avec Papaji et quand je l'ai accepté, il m'a présenté son gourou, Ramana. Papaji m'a dit que ce nom, Ramana, signifie « ce qui demeure dans le cœur de tout être ». Il ne s'agit pas de quelque chose qui prenne une forme indienne ou américaine, orientale ou occidentale, qui réside dans le passé, le futur ou même dans le présent. Ce qui demeure dans le cœur de chaque être englobe tous les temps, tous les espaces, toutes les réalisations.
L'investigation du soi: voilà l'invitation vivante offerte par le pouvoir et la grâce de Ramana, à travers Papaji et directement jusqu'à vous. En me rencontrant, en m'acceptant, vous faites la rencontre de mon gourou, Papaji. Si vous m'écoutez et que vous explorez ce que je dis sans l'accepter ni le rejeter, vous l'entendrez, lui. Si vous l'entendez, vous verrez Ramana. Et Ramana est ce que vous êtes.
Le message que mon maître a pour vous, c'est : « Arrête. Sois tranquille. » Quand l'esprit parvient au repos, il n'y a pas d'esprit. Il y a transparence. Il n'y a aucune obstruction, aucun voile entre vous et vous-même.
Arrêter de maintenir le mensonge de ce que l'on pense être, c'est la mort. La même mort que celle qu'a rencontrée Ramana à l'âge de seize ans. Cette rencontre avec la mort, qui s'est produite dans une maison du Sud de l'Inde en 1896, voilà le cadeau que Ramana et mon maître vous offrent. En vérité, c'est le cadeau que vous fait votre propre cœur, l'offrande du satgourou, le véritable gourou, l'immense et indéniable puissance qui est ce que vous êtes.
Cette force, elle n'appartient ni à vous, ni à Gangaji, ni à Papaji, ni même à Ramana. Elle n'appartient à personne mais elle n'existe séparément de personne. Reconnaître cette force, célébrer cette force et, finalement, offrir toute sa vie cette force, voilà ce qu'enseigne le satgourou: le véritable gourou qui demeure dans le cœur de tout être.
Source du texte (complet) : 
Gangaji

Bibliographie (à ce jour pas de livres traduits en français). 

En anglais voir le site officiel : Gangaji

























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