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vendredi 1 octobre 2010

Om C. Parkin

Plus que jamais l'offre d'enseignements et d'enseignants est variée. C'est une chance. Tôt ou tard nous rencontrerons quelqu'un qui parle le langage de notre cœur. Comme OM, qui, flamboyant, partage avec nous l'amour du Soi éternel. Parce qu'il sait qui il est; un homme libre qui nous dit la vérité sur notre non-liberté vécue et sur notre liberté réelle.

"Regarde simplement avec les yeux ouverts et l'esprit ouvert. Sans t'accrocher à rien. Laisse ton regard pénétrer dans les profondeurs de toi-Même. L'homme ne se réalise que dans l'être humain - un être humain conscient de l'éternité de l'Etre."


OM est un maître de l'Advaita qui a étudié la psychologie pendant plusieurs années. En tant qu'Allemand il connaît bien la mentalité et l'histoire européennes. Aucune barrière culturelle ou linguistique n'existe.

Darshans et le travail intérieur sont les deux piliers de son travail, de son action. Une approche unique dans toute l'Allemagne : synthèse puissante de mysticisme et pratiques thérapeutiques, qu' OM transmet aux intéressés depuis 1995.
Source du texte, site officiel : Om C. Parkin


Bibliographie (en français) : 
Le mythe de l'illumination. Ed. Advaitamedia (brochure 24 p.).
Editeur : Advaitamedia


La première expérience est survenue de façon imprévisible après un accident de voiture qui arriva le 6 août 1990. Je suis resté cliniquement mort pendant deux jours. Durant ce “temps” pendant lequel il n’y avait pour moi ni temps ni espace, j’ai fait l’expérience de la réalité de moi-même en tant que conscience illimitée qui est conscience d’elle-même. Puis, quand les images sont revenues à la conscience, j’ai commencé à percevoir les pensées, les sensations, le corps, et une sorte de choc s’est produit. Dans un certain sens, je peux dire que, au moment du réveil, rien n’avait changé, sauf que je me rendais maintenant compte que la Réalisation que nous définissons comme le monde et la vie est seulement projetée dans la conscience ; la prendre pour réelle, c’est l’illusion dans laquelle tous les êtres humains demeurent. Cette première expérience ébranla tout ce que j’avais cru sur moi-même et sur le monde. Quelques semaines déjà après mon réveil, je fus conduit auprès de mon enseignante. Son nom est
Gangaji. Je ne savais rien d’elle auparavant, et je en connaissais rien non plus de la tradition dont elle parlait au sujet de l’illumination. Dans son satsang [enseignement oral], elle ne parlait que de cette Réalité absolue, que j’étais finalement sur le point d’expérimenter.
Néanmoins, à certains niveaux, les structures de l’illusion se mettaient en place. Il n’y avait aucune identification avec le corps ou les sensations, mais les pensées-je apparaissaient toujours ; il y avait identification non-perçue avec les pensées-je. De là, j’atterris dans un état entre-deux, où je me vis moi-même en spectateur regardant le monde comme un spectacle vide.
La conscience était dépourvue du « je » et elle n’était ni au-dedans, ni au-dehors. La dualité entre un sujet et les objets dont le sujet prend conscience s’était interrompue. L’état qui survient alors, quand cette dualité se dissout, est la vraie Réalité.
Source : 3e Millénaire


Q : OM, je t'entends souvent parler du non-effort. Tu dis "Ça arrive" et "Il n'y a rien à faire" . Cependant, tu proposes une formation pluriannuelle appelée ''MYSTERIUM''. Pourquoi travailles-tu avec des gens s'il n'y a rien à faire?


OM: Le paradoxe du chemin spirituel semble être qu'il faille un effort total pour réaliser le non-effort. Je pourrais assimiler l'effort total d'une part à une volonté complète et d'autre part à une complète disponibilité à laisser tout le travail intérieur requis se faire. Je travaille avec des gens pour leur permettre de reconnaître qu'aucun travail intérieur n'est nécessaire. Comment résoudre cette contradiction ? Et bien, lorsque je travaille avec des gens , je leur transmets que ce ne sont pas eux qui ont à faire un travail intérieur mais qu'ils ont uniquement à lui permettre de se faire. Cela signifie que ce qui s'est embrouillé va se déployer, se révéler spontanément lorsque le moi abandonne la tension qu'il entretient artificiellement. Si nous nous imaginons un ressort en tension, celui-ci se détend tout naturellement au moment où la tension sera relâchée. Le mental pensant, le faux moi, est une tension maintenue artificiellement qui empêche ou ne permet pas un déroulement naturel.

Q: Oui, le mental retient tout. C'est sa tendance: maintenir, garder, retenir, adhérer, ne pas permettre de libre flux. Cette contradiction entre simplicité et difficulté m'a aidé par deux aspects : d'abord, dans cette aspiration, cet irrésistible désir ardent, je me dis à chaque difficulté que je rencontre "Quels radotages! Ce ne sont que des difficultés créées par mon mental." Ensuite, viennent tes paroles souvent répétées:"Cela arrive". Il suffit d'être en silence et de sentir "Cela arrive", puis, il se passe beaucoup de choses.


OM: La difficulté n'est pas le travail en soi, mais la résistance au travail, car nous savons que le mental pensant, en instrument divisé, contient à chaque ''oui'' une équivalence en "non". Lorsqu'il s'efforce de dire "oui" c'est seulement parce que dans l' inconscient se cache un "non". Quand il s'astreint à "vouloir", l'inconscient dissimule un "je ne veux pas". Cette scission constante qui n'apparaît pas en pleine conscience transforme le travail intérieur nécessaire en une grande difficulté. Le deuxième obstacle est le refus ou l'indisposition à rester avec les phénomènes des zones inconfortables du mental. Chaque animal - et le principe de plaisir est un principe animal- cherche tout naturellement les endroits où il se sent à l'aise. Il en est de même pour l'humain qui dans son Moi limité s'identifie aux instincts du corps animal. Le chemin spirituel s'éloigne du principe de plaisir.
Satyam Nadeen avisait ses élèves: "J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous. La bonne nouvelle est que la libération des conditionnements humains est à la disposition de chacun de vous en ce moment. La mauvaise, c'est que vous devez tous traverser la nuit noire de l'âme". Dans le moment d'inconfort, qui peut atteindre l' insupportable, beaucoup ne sont pas prêts à rester dans le "quatrième état". Être dans le quatrième état signifie rester dans un état méditatif d'immobilité intérieure, sans fuir, sans aller ailleurs (se distraire), et sans lutter contre.
Ces trois mouvements fondamentaux conduisent au sommeil de la conscience que nous éprouvons si douloureusement comme séparation de nous-mêmes. Dans la présence nue de nous-mêmes, il y a des phénomènes qui semblent d'abord insupportables. Cependant, ils ne le sont que si nous nous identifions à eux par l'un des trois mouvements au lieu de rester immobile dans le "quatrième état", l'être témoin. Une personne normale n'imagine aucunement cette possibilité de rester intérieurement juste tranquille, parce que personne ne la lui a enseignée. Quoiqu' il arrive, rester dans cette immobilité sans jamais détourner l'œil de la conscience - alors, tout se consume. Peur, colère, désespoir, culpabilité, les images, les représentations, tous ces cauchemars et visions d'horreur de l'esprit brûlent simplement . Le monde entier, qui est souffrance, se consume ainsi dans la conscience. 
Texte entier (et autres textes) : Om C. Parkin


Q: Qu'est-ce que satsang ?


OM: Satsang est pour moi l'essence de toutes les religions, la réduction de toute forme, de toute pratique, de toute technique à l'essentiel, c'est à dire à la possibilité d'une réalisation immédiate de la vérité, ici et maintenant ! Si tu es capable d'être avec ce qui est à l'instant présent, tu peux atteindre une compréhension intérieure. Ce n'est possible qu'après avoir abandonné toute tentative de comprendre. Il s'agit d'une compréhension sans mot, sans pensée, une compréhension qui se réalise dans le cœur. C'est le moment où celui qui parle et celui qui entend ne sont qu'un. Alors la compréhension intérieure est possible.


Q: Comment puis-je reconnaître qui je suis ?

OM: Tu te poses d'abord la question "qui suis-je ?". Ensuite tu suis cette question jusqu'à sa source. D'où vient cette question ? C'est la méthode que recommandait Ramana Maharshi, mais au fond ce n'est pas vraiment une méthode. Sois vigilant, poursuis cette question jusqu'à sa source. Il est évident que c'est cette pensée "moi-je" qui constitue toute ton identité. C'est elle qui représente ton histoire. Si pendant un instant cette pensée n'apparaissait pas, qui serais-tu alors ? Malheureusement notre conditionnement nous entraîne à ne pas vraiment vouloir trouver de réponse à cette question. Nous avons peut-être besoin d'une certaine préparation au cours de laquelle nous recherchons ce que nous ne sommes pas. C'est ce que nous appelons de la thérapie : la recherche de ce que nous ne sommes pas. Tôt ou tard cette recherche aboutira à la question "qui suis-je ?". C'est à ce moment-là que le potentiel de réalisation existe réellement.

Q: Le bruit du ventilateur me dérange. Je suis venu ici pour être en silence et je réalise qu'il y a de la colère qui monte.
Poonjaji a dit :"Si le bruit de la musique trop forte te dérange, ne te force pas à l'endurer et change de pièce". Je trouve que ce ventilateur est complètement inutile, il ne fait pas chaud et son courant d'air dérange.

OM: Je savais qu'aujourd'hui ce ventilateur avait une raison d'être. Il t'est maintenant possible de réaliser que ce n'est pas contre le ventilateur que tu te bats. Tu as l'habitude de croire qu'il y a toujours quelque chose qui n'est pas en ordre. Si tu arrêtes de te battre et si tu es avec ce qui est, tu peux réaliser l'incroyable simplicité de ce qui est. Pourquoi fais-tu de ce ventilateur une chose qui se trouve en dehors de toi-même ? Tu es ce qui est. Le silence est ici même et non en Inde ou ailleurs. Toutes ces choses n'existent que dans ton imagination. Le silence est partout où tu te trouves, il ne vient pas de l'extérieur, ce n'est pas quelque chose que tu puisses posséder en créant les conditions nécessaires, en manipulant ce qui est pour que l'expérience du silence puisse être réalisée.

Question: Mais il y a des endroits qui sont plus calmes que d'autres.

OM: Tu parles d'un silence relatif, d'un silence limité. Moi je parle du silence. Cela veut dire lâcher cet esprit pensant qui se bat sans arrêt contre ce qui est. C'est cette bataille absurde qui te donne l'impression d'être séparé de l'autre, du ventilateur, de l'Inde, du silence. C'est l'arrogance de l'esprit pensant. Ce ventilateur a été allumé à l'intérieur de toi-même et non à l'extérieur. C'est ce qui est. Si tu es complètement avec ce qui est, alors où est le problème ?
Texte entier (et autres textes) : 
Om C. Parkin


lundi 27 septembre 2010

H.L.Poonja

VIDEO EN BAS DE PAGE


Hariwansh Lal Poonja, surnommé Papaji, est né en 1913 dans un petit village du Punjab qui se trouvait en Inde avant de faire partie du mouvel état du Pakistant crée en 1947. 
     A 9 ans il passe trois jours dans un état d'absorption mystique, sans arriver à boire, parler ou se mouvoir. Ce sera le début d'une longue quête pour retrouver cet état - ainsi que des visions de Krishna qu'il aura eu en partageant la dévotion de sa mère. 
     Marié à l'âge de 16 ans, il entame une carrière de vendeur qui le mena à vivre à Bombay, afin de nourrir sa femme et ses jeune enfants. Parallèlement il s'engage pour l'indépendance de son pays, faisant partie d'une association dont le but était d'expulser les Anglais par la force.  
     En 1944 un moine mendiant se présente à la porte de sa maison dans son village natal, et demande l'aumone. Hariwansh lui demande en retour : 
"Pourriez-vous me montrer Dieu, et si ce n'est pas le cas, connaissez-vous quelqu'un qui peut le faire ? ". Le sadhou lui répondit ainsi : " Oui, je connais un homme qui peut te montrer Dieu. Son nom est Ramana Maharshi. "
Il se rendit alors Tiruvannamalai pour le rencontrer mais voulu s'en retourner en constatant que Shri Ramana n'était autre que le mendiant, ce qu'il ne fit pas en apprenant que Shri Ramana n'avait pas quitté l'ashram depuis au moins cinq ans. 
     La première fois qu'il s'adressa à Shri Ramana, il lui demanda : " Êtes-vous l'homme qui s'est présenté chez moi au Punjab ? " Mais Shri Ramana resta silencieux. Il lui posa ensuite sa question standard : " Avez-vous vu Dieu, et si oui, pourriez-vous me permettre de Le voir ? "
Shri Ramana répondit : " Je ne peux pas vous montrer Dieu parce que Dieu n'est pas un objet que l'on peut voir. Dieu est le sujet. Il est celui qui voit. Ne vous attardez sur aucun objet qui peut être vu. Découvrez qui est celui qui voit. " Il ajouta également : " Vous seul êtes Dieu. "

"Ses paroles ne me firent aucune impression. Elles me semblaient n'être qu'une excuse de plus que je pouvais ajouter à la longue liste de celles que j'avais reçues de swamis dans tout le pays (...). 

Une fois qu'il eut fini de parler, il me regarda, et alors qu'il plongeait son regard dans mes yeux, mon corps tout entier fut pris de secousses et commença à trembler. Une forte sensation d'énergie nerveuse me traversa le corps. Mes terminaisons nerveuses me donnaient l'impression de danser et mes cheveux se dressèrent sur ma tête. À l'intérieur, je pris conscience du Cœur spirituel. Il ne s'agit pas du cœur physique. C'est plutôt la source et le support de tout ce qui existe. Au sein du Cœur j'aperçus ce qui ressemblait à un bouton de fleur refermé. Il était très scintillant et bleuté. Alors que le Maharshi me regardait et que j'étais moi-même dans un état de silence intérieur, je sentis ce bouton s'ouvrir et s'épanouir (...). Ce fut une expérience extraordinaire que jamais je n'avais vécue auparavant. Je n'étais pas venu en quête d'une expérience particulière, et j'ai été totalement surpris par ce qui s'est passé".

Mais toujours en quête de visions Hariwansh repartit, pour revenir ensuite auprès de Shri Ramana lui raconter qu'il en avait obtenu. 

Shri Ramana commenta : " Quelle est l'utilité d'un Dieu qui apparaît puis disparaît ? S'il était un Dieu véritable, il devrait demeurer avec vous en permanence. 
Le train vous a amené à votre destination. Vous en êtes descendu car il ne vous était plus utile. Il vous a amené là où vous vouliez vous rendre. C'est ce qui s'est produit avec votre chant. Votre japa, vos lectures, votre méditation, vous ont amenés à votre destination spirituelle. Ils ne vous sont plus d'aucune utilité maintenant. Vous n'avez pas abandonné vos pratiques de vous-même ; ce sont elles qui vous ont quitté d'elles-mêmes, puisqu'elles ont rempli leur mission. Vous êtes à destination. "

"Ensuite, il me regarda intensément. Je sentais mon corps et mon esprit être lavés dans leur totalité par des vagues de pureté. Ils étaient purifiés par son regard silencieux. Je pouvais ressentir son regard en train de voir dans les profondeurs de mon Cœur. Sous ce regard fixe et envoûtant, je pouvais sentir chaque atome de mon corps être purifié. C'était comme si un nouveau corps avait été créé à mon intention. Un processus de transformation se déroulait - le vieux corps se mourait, atome par atome, et un nouveau corps se créait à sa place. Et d'un seul coup, je compris. Je vis que cet homme qui s'était adressé à moi, était en réalité, ce que j'étais déjà, ce que j'ai toujours été. Un impact soudain de reconnaissance me frappa alors que je pris conscience du Soi. J'utilise le terme " reconnaissance " délibérément, car dès que l'expérience me fut révélée, je savais, sans l'ombre d'un doute, qu'il s'agissait du même état de paix et de bonheur dans lequel j'avais été plongé à l'âge de six ans à Lahore quand j'avais refusé la boisson à la mangue. Le regard silencieux du Maharshi m'avait à nouveau établi dans cet état premier. Le désir de trouver un Dieu au dehors périt dans la connaissance et l'expérience directes du Soi qui m'étaient révélées par le Maharshi... Je sus alors que ma quête spirituelle avait pris fin..."

Source du texte (et texte entier) : Innerquest
Site officiel : avadhuta


Bibliographie (en français) : 

- Réveillez-vous et rugissez. Ed. Le Relié Poche.
- Journal. Ni noms ni formes. Ed. Accarias l'Originel. 
- Il ne s'est jamais rien passé. Ed. Accarias l'Originel. 
- A la source de l'être. Ed. Innerquest. 
- Cela. Ainsi parlait Poonja, Prose et poème du vide dansant. Ed. Inerquest. 


Entretien : 


Question :
 Je ne pense pas que l'ego soit absent. N'est-ce pas ? J'ai le sentiment qu'il est toujours présent.
Papaji : Dans cet état, il se transforme en une corde calcinée. Vous la regardez, sa forme vous paraît être celle d'une corde, mais elle n'est d'aucune utilité. Si vous essayez de la prendre pour attacher quelque chose avec, elle se désintègre dans vos doigts. Elle semble être là, mais ne peut plus servir à rien.

Question :
 Je vois. Je vais essayer d'attacher quelque chose avec pour voir si elle fonctionne toujours.

Papaji :
 Ne pensez pas du tout. Soyez seulement telle que vous êtes. La méditation se déroule. Elle fera son œuvre. La méditation se déroule continûment. Voyez-vous ? Le constatez-vous ?

Question :
 Oui, je constate que...

Papaji :
 C'est ça la méditation.

Question :
 C'est intéressant. J'ai l'impression... d'une sorte de perception... c'est intéressant... Je ressens une perception d'un genre particulier.

Papaji :
 Oui, c'est ce dont je parle. C'est la méditation, mais elle est devenue sans effort. Il y a bien de la concentration, mais elle ne se porte sur aucun objet ; ni un objet au dedans, ni un objet au dehors. Vous ne vous accrochez à aucun objet. Avez-vous remarqué ?

Question :
 Non. Ça ressemble simplement à de la méditation. Je n'ai pas vraiment conscience de ce qui se passe autour de moi.

Papaji :
 [en riant] Oui, la vraie méditation est ainsi. Habituellement, il y a un certain attachement aux objets des sens, une adhérence, mais dans cette méditation-ci, il n'y a rien à quoi se raccrocher. Aucune intention. C'est le point important. L'absence d'intention signifie méditation constante. Vous ressentez probablement une certaine différence. Le mental est silencieux. Dans cet état, il le restera même si vous ne méditez pas. Vous êtes quelque peu différente. Ne l'avez-vous pas remarqué ?

Question :
 Oui.... Je sens... Je suis connaissance.

Papaji :
 C'est ce que je suis en train de dire. C'est quelque chose qui vous était connu. Vous aviez cette connaissance au préalable. Comment méditer, quelle posture adopter. Le savoir est là. Il est en train de vous revenir.
Question : Je n'ai rien fait. Je n'ai adopté aucune posture et je n'ai pas médité.

Papaji :
 C'est la méditation naturelle. Ce n'est pas vous qui la " faites ". C'est quelque chose qui est là de tout temps. Cela s'appelle " sahaja ", qui signifie " naturel ". Il s'agit de la méditation sahaja.

Question :
 Sahaja ?

Papaji :
 La méditation sahaja. C'est l'état naturel. Elle deviendra votre sœur.
Question : Cela m'embrouille, Papaji. Vous en parlez et vous accordez beaucoup d'importance à ce changement. Me concernant, je ne le ressens pas comme spécial.

Papaji :
 C'est bien. Vous ne le ressentez peut-être pas comme quelque chose de spécial, mais le dire est spécial. [rires] Vous ne le disiez pas auparavant, avant de venir ici. Pour le moment, ça n'est pas " spécial " pour vous, mais si vous le saviez avant ; si cette " connaissance ", comme vous l'appelez, était présente auparavant, alors pourquoi être venue ici ?
Question : Je ne sais pas.

Papaji :
 Maintenant, vous dites : " Je ne sais pas ". Auparavant, vous saviez beaucoup de choses. Il ne vous reste plus rien à accumuler. Plus rien ni à obtenir, ni à accomplir. C'est un retour à votre état naturel, un état tout à fait naturel. La plupart des gens ne peuvent pas le faire. Ils ne veulent pas rester tels qu'ils sont. Ils veulent devenir quelque chose d'autre, quelque chose qu'ils ne sont pas, et c'est ce qui les perturbe. Vous dites des choses justes. " Pas de changement. " C'est très bon.

Source de l'entretien (et entretien en entier) : Innerquest









jeudi 26 août 2010

Gangaji

(...)
Quand je me suis retrouvée devant chez Papaji, je me suis abandonnée à une énorme force de la Nature qui révélait la même force à l'œuvre en moi. J'étais enchantée de tomber en prosternation à ses pieds, de baiser la poussière de ses pieds, de demander la permission de rester assise auprès de sa porte, à la balayer pour le reste de mes jours. Mais quand il a vu quel genre de ménagère je suis, il a décliné mon offre. Alors je lui ai demandé de se servir de moi comme il voulait, sans idée de limite, de restriction ou de condition aucune. Il a choisi de m'utiliser pour aller à votre rencontre.
Lors de ma rencontre avec Papaji et quand je l'ai accepté, il m'a présenté son gourou, Ramana. Papaji m'a dit que ce nom, Ramana, signifie « ce qui demeure dans le cœur de tout être ». Il ne s'agit pas de quelque chose qui prenne une forme indienne ou américaine, orientale ou occidentale, qui réside dans le passé, le futur ou même dans le présent. Ce qui demeure dans le cœur de chaque être englobe tous les temps, tous les espaces, toutes les réalisations.
L'investigation du soi: voilà l'invitation vivante offerte par le pouvoir et la grâce de Ramana, à travers Papaji et directement jusqu'à vous. En me rencontrant, en m'acceptant, vous faites la rencontre de mon gourou, Papaji. Si vous m'écoutez et que vous explorez ce que je dis sans l'accepter ni le rejeter, vous l'entendrez, lui. Si vous l'entendez, vous verrez Ramana. Et Ramana est ce que vous êtes.
Le message que mon maître a pour vous, c'est : « Arrête. Sois tranquille. » Quand l'esprit parvient au repos, il n'y a pas d'esprit. Il y a transparence. Il n'y a aucune obstruction, aucun voile entre vous et vous-même.
Arrêter de maintenir le mensonge de ce que l'on pense être, c'est la mort. La même mort que celle qu'a rencontrée Ramana à l'âge de seize ans. Cette rencontre avec la mort, qui s'est produite dans une maison du Sud de l'Inde en 1896, voilà le cadeau que Ramana et mon maître vous offrent. En vérité, c'est le cadeau que vous fait votre propre cœur, l'offrande du satgourou, le véritable gourou, l'immense et indéniable puissance qui est ce que vous êtes.
Cette force, elle n'appartient ni à vous, ni à Gangaji, ni à Papaji, ni même à Ramana. Elle n'appartient à personne mais elle n'existe séparément de personne. Reconnaître cette force, célébrer cette force et, finalement, offrir toute sa vie cette force, voilà ce qu'enseigne le satgourou: le véritable gourou qui demeure dans le cœur de tout être.
Source du texte (complet) : 
Gangaji

Bibliographie (à ce jour pas de livres traduits en français). 

En anglais voir le site officiel : Gangaji

MAJ des vidéos (novembre 2020) :
Chaine Youtube de Gangaji : Vidéos traduites en fr. / Toutes les vidéos (utilisez les sous-titres automatiques)
 


Gngaji, Invitation à enquêter (2014)



Gangaji, La vérité n'est pas un objet (2016)
 


Gangaji, Etre qui je suis (2015)
 


Gangaji, La souffrance n'est pas nécessaire (2014)
Suite : Gangaji



Gangaji, Quel est le sens de ma vie ? (2005)
Suite : Gangaji



Gangaji: Quel est mon message central ?


 
Gangaji, Il se peut que je n'existe pas


Gangaji, Jetez votre boite à outils 
 

mardi 24 août 2010

Mooji





"Le monde tel que vous le percevez, la vie que vous pensez vivre et la personne que vous pensez être apparaissent au sein de la conscience que vous êtes véritablement. Comme conscience, vous êtes le témoin silencieux et impersonnel de tout ce qui se manifeste et apparaît. L'observation et l'expérience directe de cette vérité intemporelle est ce qu'on appelle la liberté ou l'éveil".

Anthony Paul Moo-Young est né le 29 janvier 1954 à Port Antonio, en Jamaïque. Il a rejoint l'Angleterre en 1969 pour y retrouver sa mère à Brixton, dans la banlieue de Londres. Il a travaillé de nombreuses années dans le « West End » de Londres comme portraitiste de rue, puis comme peintre, artiste de vitrail et enseignant. Il était connu sous le nom de « Tony Moo », mais depuis un certain temps il est affectueusement appelé « Mooji » par les nombreux chercheurs et amis. (...).
Source (et suite) du texte : Mooji













Source des vidéos : Conscious TV















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