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lundi 16 décembre 2019

Contre l'économie

MAJ de la page : David Graber / Création monétaire

Contre l’économie 
Par David Graeber -  The New York Review of books / Les Crises (trad.)


De plus en plus, ceux qui ont la responsabilité de gérer les grandes économies ont le sentiment que l’économie en tant que discipline n’est plus à la hauteur de sa mission. Elle commence à ressembler à une science conçue pour résoudre des problèmes du passé.

L’obsession de l’inflation en est un bon exemple. Les économistes enseignent encore à leurs étudiants que le rôle principal de l’État en matière économique – beaucoup iraient jusqu’à dire son seul rôle économique vraiment légitime – est d’assurer la stabilité des prix. Que les dangers de l’inflation appellent une vigilance constante. Que le simple fait, pour des gouvernements, de faire tourner la planche à billets est donc en soi un péché. Que si, en revanche, l’inflation est maîtrisée grâce à l’action coordonnée du gouvernement et des banques centrales, le marché devrait trouver son « taux de chômage naturel », et les investisseurs, profitant de signaux de prix clairs, devraient être en mesure d’assurer une croissance saine. Ces hypothèses sont apparues avec le monétarisme des années 1980 – l’idée selon laquelle l’État devait se limiter à la gestion de la masse monétaire – et elles étaient devenues des évidences dans les années 1990, tant et si bien que la quasi totalité du débat politique reposait sur le postulat que les dépenses publiques représentaient un danger. Cela continue d’être le cas bien que, depuis la récession de 2008, les banques centrales ne cessent de faire frénétiquement tourner la planche à billets dans le but de créer de l’inflation et de contraindre les riches à employer leur argent à quelque chose d’utile, et qu’elles aient pour ainsi dire échoué dans ces deux entreprises.

Aujourd’hui, nous vivons dans un univers économique différent de celui a précédé la crise. La baisse du chômage n’entraîne plus de poussée salariale. La création monétaire ne provoque pas d’inflation. Pourtant, les termes du débat public et la sagesse véhiculée par les manuels d’économie demeurent quasi inchangés.

On s’attend à un certain temps de retard de l’institution. Les économistes orthodoxes d’aujourd’hui ne sont pas particulièrement doués pour prédire les krachs financiers, ni pour œuvrer à la prospérité de la société, ni encore pour produire des modèles pour lutter contre le changement climatique. En revanche, quand il s’agit de s’ériger en qualité d’autorité intellectuelle, malgré ces échecs, ils sont sans égaux. Il faudrait étudier l’histoire des religions pour trouver quelque chose de ce genre. Aujourd’hui, l’économie continue d’être enseignée non pas comme un fatras de controverses – non pas comme n’importe quelle autre science sociale, comme une pléiade de perspectives théoriques souvent antagonistes – mais plutôt comme une discipline qui se rapprocherait de la physique, de la concrétisation progressive d’universelles et irréprochables vérités mathématiques. Les théories économiques dites « hétérodoxes » existent, bien sûr (ex : institutionnaliste, marxiste, féministe, autrichienne, post-keynésienne…), mais leurs tenants sont quasiment exclus des départements universitaires considérés comme « sérieux » et même les résistances directes de certains étudiants (depuis le mouvement des étudiants pour la réforme de l’enseignement de l’économie, en France, jusqu’à la Post-Crash Economics Society en Grande-Bretagne) ont dans une large mesure échoué à les faire prendre en considération dans les programmes de base de l’enseignement.

En conséquence de quoi les économistes hétérodoxes continuent d’être traités comme des simili-cinglés, en dépit du fait qu’ils ont souvent de bien meilleurs antécédents quant à la prédiction d’événements économiques réels. De plus, les hypothèses psychologiques de base qui fondent l’économie (néo-classique) – bien qu’elles aient été réfutées depuis longtemps par de véritables psychologues – ont contaminé le reste du monde académique et ont profondément altéré la compréhension du monde par les gens.

En Grande Bretagne, plus que partout ailleurs, le fossé entre le débat public et la réalité économique est spectaculaire, ce qui peut donner l’impression que c’est le premier pays où quelque chose commence à craquer. Les travaillistes de centre-gauche étaient aux manettes pendant la bulle qui a précédé la crise, puis le dégagisme des électeurs a amené à une série de gouvernements conservateurs qui ont rapidement découvert que la rhétorique austéritaire – Churchill évoquait le sacrifice collectif pour le bien public – était bien perçue par les britanniques, ce qui leur a permis de gagner en popularité tout en menant des politiques consistant à tailler dans ce qui restait de l’État providence et à redistribuer les ressources vers le haut, vers les riches. « Il n’y a pas d’arbre magique qui donne de l’argent », pour reprendre la formule de Theresa May lors de la campagne éclair de 2017. C’est la seule phrase de l’une des campagnes les plus ternes de l’histoire britannique qui vaut la peine d’être gardée en mémoire. Elle a été répétée à l’envi dans les médias dès que quelqu’un demandait pourquoi le Royaume-Uni était le seul pays d’Europe occidentale à faire payer les frais de scolarité à l’université, ou s’il était bien nécessaire de laisser tant de gens à la rue.

Le plus extraordinaire, dans la phrase de May, c’est qu’elle est fausse. Il y a plein d’arbres magiques qui produisent de l’argent en Grande-Bretagne, comme dans les autres pays développés. Ils s’appellent les « banques ». L’argent moderne étant simplement du crédit, les banques peuvent créer de la monnaie à partir de rien, tout simplement en accordant des prêts. C’est ainsi qu’a été créé l’essentiel de la monnaie qui circule aujourd’hui en Grande-Bretagne. Non seulement les gens l’ignorent très largement, mais une enquête récente menée par le Groupe de Recherche britannique Positive Money a révélé le chiffre incroyable de 85% des parlementaires qui n’ont aucune idée de la provenance de la monnaie (la plupart semblaient penser qu’elle provenait de la Monnaie Royale).

Les économistes, pour des raisons évidentes, ne peuvent pas totalement ignorer le rôle des banques, cependant ils ont consacré une bonne partie du XXe siècle à débattre de ce qui se passe réellement quand on fait une demande de prêt. Une des écoles de pensée veut que les banques puisent dans leurs réserves, l’autre qu’elles produisent de l’argent frais, mais seulement sur la base d’un effet multiplicateur (pour que votre prêt auto puisse toujours être considéré comme adossé au fond de pension d’une grand-mère à la retraite). Seule une minorité – la plupart des économistes hétérodoxes, des post-keynésiens et des tenants de la théorie monétaire moderne – soutient ce que l’on appelle la « théorie de la création de crédit par les banques », selon laquelle il leur suffit d’un coup de baguette magique pour faire apparaître l’argent en ayant la certitude que même si elles accordent un million de dollars au client, le bénéficiaire finira par le leur rendre en remboursant et que dans l’ensemble du système, les dettes et les crédits finissent pas se compenser. De ce point de vue, au lieu de considérer les prêts comme reposant sur des dépôts, on considère que ces sont les dépôts eux-mêmes qui sont le résultat des prêts.

La seule chose à laquelle personne n’a jamais pensé, c’est à décrocher un boulot dans une banque pour découvrir ce qui se passe quand on y demande un prêt. C’est précisément ce qu’a fait, en 2014, un économiste allemand nommé Richard Werner, aussi a-t-il découvert qu’en fait, les gestionnaires de prêts ne regardent pas ce qu’ils ont réellement en caisse, les réserves ou autres. Ils créent simplement de l’argent à partir de rien, ou, comme il préférait le dire, de la « poudre de perlimpinpin ».

jeudi 13 juillet 2017

Reprendre le contrôle de la création monétaire pour échapper à l’austérité

MAJ de la page : Création monétaire (Argent Dette) / Initiative Monnaie Pleine


Remarque : La création monétaire est bien une sorte d'arbre d'argent (cf. plus bas la citation de Theresa May). L'Union européenne, et la quasi totalité des Etats, ont trahis les populations en donnant aux banques ce qui aurait du rester un droit régalien, celui de battre monnaie. L'argent scripturale constitue plus de 95 % de la totalité de l'argent en circulation. Les banques crée cet argent ex-nihilo et le prête aux Etats en s'enrichissant par dizaines, voir centaines, de milliards, des intérêts de la dette. C'est une des deux grandes causes de l’explosion des dettes étatiques, l'autre résultant des fraudes et optimisations fiscales des grandes sociétés. Le remède choisi marche aussi sur la tête. Les politiques d'austérité consistent à supprimer des services à la population (notamment envers les plus pauvres) et à vendre des biens communs, pour permettre, et accroître encore, cet enrichissement des plus riches. 

* * *

Reprendre le contrôle de la création monétaire pour échapper à l’austérité
Par Romaric Godin, le 10 juillet 2017 - Mediapart / vu ICI 

Dans un ouvrage récemment paru outre-Manche, l’économiste Ann Pettifor explique pourquoi le monde ne saurait être « à court d’argent » pour financer les grands défis qui lui font face, comme l’égalité sociale et le changement climatique. La seule condition reste d’ôter aux banques le pouvoir de création monétaire qu’elles détiennent seules et sans vrai contrôle. Une lecture qui permet de relativiser les « urgences » prétendues de l’actuel gouvernement français en matière économique et financière. 

Quelques jours avant les élections générales britanniques du 7 juin dernier, la première ministre Theresa May répondait à la télévision à une infirmière qui demandait des hausses de salaires pour le personnel du service national de santé (NHS) : « Il n’y a pas d’arbre magique à argent (there is no magic money tree) que nous pourrions secouer pour disposer de l’argent que les gens désirent. » Cette réponse est un grand classique de la pensée libérale pour justifier l’austérité budgétaire sous le couvert d’un prétendu « bon sens ». Il est d’ailleurs repris ces jours-ci par le gouvernement français, qui estime que, parce que le déficit public pourrait être en 2017 de 3,2 % du PIB, plutôt que de 2,8 %, la France est entrée dans « l’état d’urgence budgétaire ».



Theresa May répond à une infirmière qu’il n’y a pas « d’arbre magique à argent ». © Youtube

En septembre 2014, le commentateur politique Jean-Michel Apathie pensait avoir liquidé en un tweet tout débat économique autour de cette réflexion : « À ceux qui disent qu’une autre politique est possible : Y A PLUS DE SOUS ! C’est clair, non ? »


Comme celle de Theresa May, cette prétendue clarté ne laisserait d’autre option que l’austérité budgétaire. Mais cette évidence n’est qu’apparente et dénote au mieux une incompréhension complète du système économique et financier dans lequel nous vivons. Du reste, pour financer les exigences de son allié au Parlement de Westminster, le parti ultra-conservateur unioniste nord-irlandais DUP, Theresa May a soudainement découvert un « arbre magique à argent » et promis un milliard de livres pour les six comtés nord-irlandais.

Quant à la France, elle n’a pas regardé s’il y avait ou non encore « des sous » lorsque, comme les autres grands pays occidentaux, elle a sauvé en quelques jours son système bancaire dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008.

Bref, l’argument de « l’épuisement des caisses » ne tient pas. Pour une raison simple : le système monétaire ne fonctionne pas avec des « caisses » et l’argent est créé ex nihilo. Le comprendre permet d’avancer et d’ouvrir considérablement un débat que d’aucuns, effectivement, voudraient tant tenir fermé.

Pour ce faire, un ouvrage récemment paru en langue anglaise aux éditions Verso à Londres, The Production of Money : How To Break the Power of Bankers, est hautement précieux. Signé de l’économiste britannique Ann Pettifor, ce livre est sans doute la meilleure – et la plus claire – explication sur notre système monétaire et sur ses conséquences. Pour elle, la compréhension par les citoyens du mécanisme de la création monétaire est un moyen de faire des choix éclairés en se libérant de l’idéologie austéritaire qui s’est abattue depuis 30 ans sur le monde occidental, avec le soutien du système financier.

Commande sur Amazon : The Production of Money: How to Break the Power of Bankers

Dans son ouvrage, l’économiste montre avec brio que l’idée que l’argent existe en quantité limitée (et que, donc, à un moment ou à un autre, il ne puisse plus y « avoir de sous ») n’a en réalité pas de sens. Certes, l’école néoclassique a longtemps défendu cette idée que la monnaie était une « matière première » dont le prix était le taux d’intérêt. Les emprunteurs étaient donc sur un marché avec les épargnants, échangeant leurs actifs monétaires comme toute autre marchandise. Dans ce système, les banquiers ne seraient que les intermédiaires entre ces deux acteurs du marché de la monnaie. Et, effectivement, dans cette vision, lorsque l’argent manque, son prix augmente à défaut d’augmentation de l’épargne, donc de la production d’argent. Il faut donc réduire la dépense pour rétablir l’équilibre. D’où l’austérité.

Cette vision, qui sous-tend la réponse de Theresa May et la réflexion de Jean-Michel Apathie, est cependant en décalage complet avec toute réalité. Ann Pettifor souligne que « l’on ne peut jamais être à court d’argent ». Dès ses débuts, le système bancaire a, d’ailleurs, eu comme vocation de résoudre ce problème du « manque d’argent » en créant de la monnaie par le crédit pour compenser le manque d’épargne disponible. Ce crédit constitue aujourd’hui l’essentiel de la création monétaire : 95 % de la monnaie en circulation a été créée par les banques commerciales, 5 % par les banques centrales. Le système est simple : les banques accordent des crédits sur des fonds qu’elles ne possèdent pas « en caisse ». Ces fonds sont alors immédiatement crédités en dépôts et l’immense majorité de ces fonds n’est pas transformée en argent fiduciaire, concret, dont la création est du seul apanage de la banque centrale. L’argent créé n’a donc pas majoritairement besoin d’être créé par la banque centrale. Sa production relève principalement de la seule volonté des banques commerciales.

jeudi 7 janvier 2016

Suisse : Prête pour une révolution ?

MAJ de la page : Les Suisses voteront pour ôter aux banques leur pouvoir de création monétaire



Swiss franc coins are seen in a cash drawer © Thomas Hode

Suisse : Prête pour une révolution ?
Par Sam Gerrans, le 27 décembre 2015 - Russia Today / Le Saker (trad.)

Lorsque l’Islande a emprisonné ses banquiers, quelque chose a changé. L’impensable était arrivé: les vrais criminels avaient été tenus pour responsables. Maintenant, la Suisse est également une menace pour mettre fin à l’impunité des banksters de la monnaie. Mais cela arrivera-t-il ?

Josiah Stamp a dit une fois : «Si vous voulez continuer d’être les esclaves des banques et de payer le coût de votre propre esclavage, laissez les banquiers continuer à créer de l’argent et à contrôler le crédit.»
Stamp savait de quoi il parlait. Parmi ses réussites, il a été nommé directeur de la Banque d’Angleterre en 1928.

Tous les pays civilisés, dits modernes, sont sous la botte de ce mécanisme très bien décrit par Stamp. Très peu de pays ont réussi à mettre en place des sociétés développées sans lui, parmi eux la Libye, l’Irak et la Syrie.
Ces pays ont tous autre chose en commun. Qu’est-ce que cela que peut bien être ?

Cependant, d’autres pays qui ne sont pas encore devenus des cibles pour un génocide sans provocation de la part des agences américaines se réveillent et sentent venir la tyrannie en costume rayé.
La Suisse, par exemple : forcément un endroit traditionnellement associé avec des fanatiques aux yeux hagards, la Suisse doit se prononcer sur l’interdiction faite aux banques de créer de l’argent.

lundi 29 juin 2015

Les solutions islandaises



L'Islande a laissé ses banques faire faillite, et jeté des banquiers en prison. Et voici ce qui s'est produit
Par Audrey Duperron, le 22 juin 2015

L'Islande, l’une des nations les plus touchées par la crise bancaire, semble avoir complètement surmonté ses problèmes, et cette année, elle devrait être le premier pays du monde frappé par la crise de 2008 à dépasser le PIB le plus élevé qu’il avait atteint avant cette crise, rapporte ZeroHedge. Le pays est parvenu à ce résultat sans sacrifier son système social et les dépenses du gouvernement. Il y a encore quelques années, l'Islande est arrivée au bord de la faillite lorsque ses banques, qui au fil des ans s’étaient montrées bien trop audacieuses, se sont trouvées en situation de quasi-effondrement.

Selon le Fonds monétaire international (FMI) l'Islande a réussi à se remettre totalement de la crise, sans avoir compromis son modèle social qui prévoit la gratuité des frais de santé et d'éducation. Le pays, qui ne fait pas partie de l’Union européenne, n’a pu compter que sur lui-même pour se relever, et pour se faire, il a opté pour une approche très originale mais efficace.

mardi 7 avril 2015

David Graeber et l'histoire de la dette

David Graeber (né le 12 février 1961) est un anthropologue et militant anarchiste américain, « l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon selon le New York Times », sans doute une exagération datant de l'époque du mouvement Occupy Wall Street.
Évincé de l'Université de Yale en 2005, cette figure majeure de la pensée libertaire nord-américaine est aujourd'hui professeur à la London School of Economics.
Source (et suite) du texte : wikipedia

Bibliographie :
- Pour une anthropologie anarchiste, Lux Éditeur,‎ 2006
- Dette : 5000 ans d'histoire, Ed. Les liens qui libèrent,‎ 2013
- La Démocratie Aux Marges, Ed. Le Bord de l'eau,‎ 2014
- Comme si nous étions déjà libres, Lux Éditeur,‎ 2014
- Des fins du capitalisme : Possibilités I, Ed. Payot,‎ 2014




David Graeber, Dette : 5000 ans d'histoire sur (Radio grenouille, 2014)
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lundi 19 janvier 2015

La banque crée de l'argent ex-nihilo

MAJ de la page : Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?



Bernard Marris, La banque créé ex-nihilo de l'argent (2014)

Bernard Maris, né le 23 septembre 1946 à Toulouse (Haute-Garonne) et assassiné le 7 janvier 2015 à Paris lors de l'attentat au siège du journal Charlie Hebdo, est un économiste, écrivain et journaliste français. Il est inhumé en Haute-Garonne le 15 janvier 2015 .
Source (et suite) du texte : wikipedia

Voir aussi les pages :  Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ? / La monnaie scripturale détruit les États ! / Initiative Monnaie pleine (à signer) / Etienne Chouard et la ploutocratie
 

mardi 6 janvier 2015

Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?



Gabriel Rabhi, Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ? (France, 2014 / 120')



Idem. Version courte (44')

La monnaie fait partie de notre quotidien. Elle est au cœur de nos économies : elle permet les échanges des biens et des services. Pourtant, personne ne sait vraiment qui la fabrique, ni comment elle fonctionne. En partant de ce que tout le monde connait, ce document explique les fondements des systèmes monétaire et bancaire, et en décrypte certaines conséquences. Car c'est bien l'incompréhension du système monétaire par la majorité des citoyens, des journalistes, des politiciens et de nos élites au sens large, qui permet à la finance et aux banques de régner sans entraves.

Ce document citoyen n'a aucune couleur politique. Par des exemples simples, didactiques, il décrit les mécanismes bancaires peu connus, énonce des faits et matérialise des liens avec les principaux enjeux de notre temps. Il débouche sur une critique des systèmes financier, politique et médiatique, et se termine par des objectifs et alternatives fondamentaux pour le monde de demain.

Avec la supervision de deux spécialistes du domaine que sont Gérard Foucher et André Jacques Holbecq, tous deux auteurs de nombreux ouvrages sur le système monétaire, ainsi que des analyses techniques précises comme celle de Jean Bayard, Gabriel RABHI a mit à profit ses compétences en imagerie. La sélection des informations et des principes à exposer, leur simplification sans induire d'erreurs, ainsi qu'une orientation critique de la création monétaire a nécessité six mois de travail.

A diffuser largement sous toute forme utile. A faire publier par les blogs et les sites de réinformation. D'autres vidéos, extraits, informations, bibliographie et liens sur le site.
Site officiel : Inter agir

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