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dimanche 18 février 2018

« On va créer un sport pour toi, ça s’appelle le tennis »

MAJ de la page : Roger Federer



Roger Federer vs Grigor Dimitrov (Rotterdam, 18 février 2018)
Lire aussi : Roger Federer est bien le numéro 1, le 18 février 2018 - Le Temps


 "Apparemment, je suis le plus vieux numéro 1 mondial de l'histoire. 
Certains m'en avaient peut-être déjà parlé, mais j'ai du mal à entendre." 


Tennis : «Roger Federer ? C’est le meilleur, de loin» 
Le 17 février 2018 - 10sport

Vainqueur de Robin Haase vendredi à Rotterdam, Roger Federer est redevenu numéro 1 mondial à 36 ans. Mats Wilander explique ce qui différencie le Suisse du reste du circuit ATP.

« C’est un rêve devenu réalité ». Roger Federer a laissé ses émotions prendre le dessus vendredi. En effet, le tennisman suisse tombeur de Robin Haase en quarts de finale du tournoi de Rotterdam (4-6, 6-1, 6-1) s’est assuré de récupérer lundi la première place du classement ATP. A 36 ans et 195 jours, il sera le plus vieux numéro 1 mondial de l’histoire du tennis. Un retour au premier plan qui ne surprend pas Mats Wilander. L’ex-tennisman suédois s’est longuement exprimé dans L’Equipe sur ce qui fait la réussite de Federer.

« Sa force intérieure le place devant tout le monde »
« Tout est toujours une histoire de confiance. Le fait qu’il redevienne numéro 1 quatorze ans après la première fois est juste incroyable. Pour moi, ça prouve que Roger a cet amour pour le jeu qui dépasse le fait de gagner. Mais ce qu’il y a de plus impressionnant chez Federer, c’est ce qu’on ne voit pas. C’est ce qui se passe à l’intérieur. Son plus grand talent ne réside pas dans son service ou son coup droit. C’est son immuable besoin d’amour d’apprendre et cette passion pour le jeu. Il change de raquette. Il change de technique de revers. Il change de tactique. Il ne joue plus du tout de la même manière qu’il y a quatorze ans. Il veut apprendre à chaque fois qu’il entre sur le court. C’est tellement cool de voir quelqu’un comme lui qui adore autant ce qu’il fait. On parle de sa grâce, de la manière dont il bouge sur le court. Mais c’est cette force intérieure, cette part émotionnelle, fragile et invisible, qui le place loin devant tout le monde. Depuis douze mois, Roger est devant. Il a battu l’an dernier Nadal quatre fois de suite. C’est le meilleur. De loin ». a déclaré Wilander, l’homme aux 7 Grands Chelems dans des propos rapportés dans les colonnes du jour du quotidien.

mercredi 31 janvier 2018

"L’âge n’est pas un problème, c'est juste un nombre"

MAJ de la page : Roger Federer

Federer, mythe helvétique par Chapatte (29 janvier 2018)


Roger Federer se prend pour Guillaume Tell (tournage pour une pub, 2010)



Plus de détails sur wikipedia : Roger Federer / Palmarès et statistiques de Roger Federer 



 Roger Federer vs Marin Cilic (Open d'Australie, finale 2018 - extraits)


Roger Federer vs Rafael Nadal (Open d'Australie, finale 2017 - extraits)


Federer's 1000 - Top 1000 Best Shots of his Career (jusqu'en 2017)


Federer: "L’âge n’est pas un problème"
Par Yannick Sagorin, le 28 janvier 2018 - Europe1

Quinze ans séparent le premier titre majeur remporté par Roger Federer et son sacre à l’Open d’Australie ce dimanche. Et le Bâlois, désormais crédité de 20 victoires en Grand Chelem, ne semble pas près de s’arrêter.

Il avait remporté son dixième tournoi du Grand Chelem ici, à Melbourne, en 2007, moins de quatre ans après avoir ouvert son compteur majeur à Wimbledon en 2003. Onze ans plus tard, Roger Federer a doublé son capital, désormais crédité de 20 trophées majuscules. Le dernier en date remporté ce dimanche en Australie, là même où il avait relancé sa moisson la saison passée avant un huitième sacre historique au All England Club. Alors qu’il semblait devoir inexorablement décliner au sortir d’une année 2013 quasi blanche (un seul titre gagné dans son jardin de Halle), le Bâlois, à 36 ans désormais, reste au sommet de son art. "Incroyable papy !!!", se plaît ainsi à twitter son compatriote Stan Wawrinka, admiratif.

"C'est un rêve, le conte de fée continue. Après l'année que j'ai vécue la saison dernière, c'est incroyable", souffle l’intéressé, un brin incrédule après son nouvel exploit. Et de livrer sa recette dans la foulée, dans des propos relayés par L’Equipe: "J'aime l'entraînement, je ne dispute pas trop de tournois, ça ne me dérange pas trop de voyager, j'ai une super équipe autour de moi et quand, à la fin, je vois mes parents incroyablement fiers et heureux que je fasse toujours ça, ça me rend heureux à mon tour, et ça me fait mieux jouer. Et puis bien sûr il y a aussi ma femme qui rend tout ça possible. Sans son soutien, je ne jouerais plus au tennis depuis plusieurs années. Il faut que toutes les pièces de ce puzzle soient assemblées pour que je me retrouve là où j'en suis aujourd'hui."

A la tête d’un palmarès que lui-même n’osait pas imaginer… "Je viens de gagner trois Grands Chelems en l'espace de douze mois, je n'arrive pas à y croire moi-même", concède-t-il, sans penser une seule seconde à raccrocher la raquette et à profiter enfin du bon temps en famille. "Je dois définir mes prochains objectifs avec soin. De très belles choses sont encore devant moi, s’enthousiasme-t-il. A moi de conserver cet appétit en ajustant comme il faut mon programme. En tout cas, l'âge n'est pas un problème, c'est juste un nombre !" Mieux, le maestro songe encore à progresser. "Parfois, la nervosité vous gagne d'un coup… Je dois encore apprendre à mieux dominer mes émotions. Si je perds le deuxième set aujourd’hui, c'est à cause des nerfs", note-t-il, perfectionniste jusqu’au bout. La légende demeure en cours d’écriture.

dimanche 29 janvier 2017

18 !

MAJ de la page : Roger Federer



Echange de légende entre Federer et Nadal (Melbourne, 29 janvier 2017)



La balle de match de Roger Federer, vainqueur (Melbourne, 29 janvier 2017)

* * *


Roger Federer, le plus beau des combats
Par Laurent Favre, le 19 janvier 2017 - Le Temps

Vainqueur de Rafael Nadal et de l’Open d’Australie, Roger Federer a écrit un nouveau chapitre de sa légende à Melbourne. Il y est parvenu en revenant à l’essence du sport: la joie, le plaisir, l’envie.

Il l’a fait, et le plus beau c’est qu’il l’a fait pour les bonnes raisons. Roger Federer a remporté l’Open d’Australie par amour du jeu, du sport, du geste. Autour de lui pleuvent les superlatifs; il ne voit que la joie simple d’avoir pris du plaisir et d’en avoir donné à ses proches et à ses fans. Il gagne, enfin, cinq ans après son dernier grand succès, dix ans après sa dernière grande victoire sur Nadal, et lui dit: «J’aurais pu perdre ce match que j’aurais été tout aussi heureux. Le tennis est un sport cruel, sans match nul. Mais j’aurais aimé partager ce trophée avec Rafael Nadal.»

Il n’est que pour lui, qui en totalise désormais dix-huit. Rafael Nadal reste à quatorze. Si Nadal avait gagné, cela aurait fait 17-15, avec Roland-Garros (le tournoi préféré de l’Espagnol) en point de mire. Cette alternative avait fait dire avant le match à Andy Roddick (ancien numéro 1 mondial) que cette finale était probablement «la plus importante de l’histoire du tennis» puisque s’y jouerait le titre de «plus grand joueur de tous les temps».

Amoureux de son sport

«C’est ce qu’il y a de moins important, répond Federer. L’essentiel, c’est d’être revenu, d’avoir pu disputer ce grand match contre Nadal. Le fait que ça se passe en Australie, où tant de gens ont compté pour moi comme Peter Carter et Tony Roche [deux de ses anciens entraîneurs], que je puisse le faire à mon âge après cinq ans sans gagner un Grand Chelem, c’est ça qui compte.»

Amoureux de son sport, Roger Federer sait que les glorieux anciens se souciaient comme d’une guigne de «marquer leur époque» ou d'«écrire l’histoire», autant de chimères soufflées par des publicitaires. Ils aimaient le tennis, voilà tout. Rod Laver en tête (qui lui a remis la coupe), les grands noms du passé ont reconnu leur héritier. «J’avais une énorme envie de jouer ce match, en ayant en tête ce que cette finale représentait pour Nadal et moi mais aussi pour notre sport.»

«Je joue le tennis que j’aime»

Federer a peut-être gagné cette finale au moment où il a accepté l’idée qu’elle dépassait le simple cadre du tableau masculin de l’Open d’Australie. Suivie dans le monde entier, elle incarnait une certaine idée du sport. «Au moment décisif, dans le cinquième set, il était très relâché alors que Nadal s’est crispé», observe Heinz Günthardt, capitaine de Fed Cup et consultant de la DRS.

De sa victoire, il dit être surtout heureux d’avoir réussi à pratiquer un tennis plaisant. «C’est le jeu que j’aime.» Dans son panthéon personnel, il la place toute proche de la première (Wimbledon 2003) et de la plus importante (Roland-Garros 2009). «Je ne peux la comparer à aucune autre, sinon Roland-Garros 2009, que j’avais aussi attendue pendant des années.» La même année, à Melbourne, il pleurait à chaudes larmes, frustré une fois encore par Rafael Nadal qui venait de le battre pour la troisième fois de suite (après Roland-Garros et surtout Wimbledon).

Ces dernières années, il a parfois cédé au découragement mais n’a jamais cessé d’y croire. «Ce n’était pas facile tout ce temps de venir en conférence de presse et de dire: «Oui, je joue bien, je ne suis pas passé loin…», et de continuer à perdre. Au bout d’un moment, plus personne ne vous croit. Mais c’était la vérité. J’avais de bonnes sensations et surtout, j’avais du plaisir. J’ai assez gagné dans ma carrière pour ne plus faire de la victoire le seul objectif. Je jouais un jeu d’attaque qui me plaisait et j’étais content. Mais souvent, il manquait un peu de réussite.» Il cite Wimbledon et l’US Open en 2015.

lundi 12 janvier 2015

Roger Federer puissance mille

MAJ de la page : Roger Federer

1000e victoire, 17 ans après sa première

Sept semaines après la conquête de la Coupe Davis, Roger Federer a ajouté une nouvelle page dans sa légende: il a cueilli sa millième victoire.

Sous les yeux de Rod Laver, le Bâlois a remporté la finale du tournoi de Brisbane en s'imposant 6-4 6-7 (2/7) 6-4 devant Milos Raonic. Il a enlevé le 83e titre de sa carrière lors de sa 125e finale. Brisbane, où il avait perdu l'an dernier en finale devant Lleyton Hewitt, est le 29e tournoi qu'il inscrit à son palmarès.
On rappellera que Roger Federer avait gagné son premier match sur le Circuit en septembre 1998 à Toulouse. Presque seize ans et demi plus tard, il n'y a plus que deux joueurs dans l'histoire qui comptent plus de victoires que le Bâlois: Jimmy Connors (1253) et Ivan Lendl (1071).
Source (et suite) du texte : TdG (11.01.2015)



Hot Shot, Dubai contre Becker (2014)



Hot Shot, Monte-Carlo contre Djokovic (2014)

dimanche 27 novembre 2011

Roger Federer


Roger Federer, né le 8 août 1981 à Bâle, est un joueur de tennis suisse. Joueur professionnel depuis 1998, il détient le record de 302 semaines (5 ans et 9 mois et demi) passées à la première place du classement mondial de tennis ATP World Tour, ainsi que le record masculin de 20 victoires dans les tournois du Grand Chelem. Il a terminé l'année calendaire à la première place mondiale à cinq reprises (en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009). Il est médaillé d'or en double messieurs avec Stanislas Wawrinka aux Jeux olympiques de Pékin 2008 puis vice-champion olympique en simple à Londres en 2012. Enfin, en 2014, il remporte la Coupe Davis avec l'équipe de Suisse, en battant en finale l'équipe de France1.

Roger Federer a gagné à ce jour 97 titres, dont 26 tournois majeurs et 27 Masters 1000. Son doublé Roland-Garros-Wimbledon en 2009 lui a permis de réaliser le Grand Chelem en carrière sur cinq surfaces différentes. Il est le tennisman qui a atteint le plus de finales dans un même tournoi du Grand Chelem (11 finales à Wimbledon) et est le recordman de victoires à Wimbledon, avec huit succès entre 2003 et 2017. Parmi ses nombreux records, on peut également souligner ses dix finales, vingt-trois demi-finales et trente-six quarts de finale consécutifs dans les tournois du Grand Chelem.

Il est le seul joueur de l'histoire du tennis à avoir gagné au moins cinq fois trois tournois du Grand Chelem (l'Open d'Australie, le tournoi de Wimbledon et l'US Open), détient avec Björn Borg le record de titres consécutifs au tournoi de Wimbledon durant l'ère Open (cinq), et a réalisé trois fois le Petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007). Il est également le seul joueur à avoir joué la finale de chaque tournoi du Grand Chelem au moins cinq fois, et le seul à avoir remporté 6 fois le Masters de fin d'année.

Il reste près de cinq ans sans remporter de trophée dans les tournois majeurs à la suite de sa victoire à Wimbledon 2012, mais après six mois hors des courts en 2016 pour cause de blessure, il remporte, à 35 ans, l'Open d'Australie 2017 en battant lors d'une finale d'anthologie en 5 sets son principal rival Rafael Nadal. Il bat à cette occasion quatre joueurs du top 10 et porte ainsi à dix-huit son record de succès en Grand Chelem. Il augmente par la suite ce record à vingt titres avec Wimbledon en 2017 puis l'Open d'Australie en 2018, où il établit au passage un nouveau record de 30 finales disputées en Grand Chelem.

Le 16 février 2018, il devient le no 1 mondial au classement ATP le plus âgé de l'histoire, à l'âge de 36 ans 6 mois et 11 jours.

De tels résultats amènent la plupart des joueurs et spécialistes à le considérer comme le meilleur joueur de tennis de tous les temps et l'un des meilleurs sportifs de l'histoire.
Source (et suite) du texte : wikipedia 

Roger Federer joue de la main droite et pratique un revers à une main, ce dernier coup étant relativement rare parmi les joueurs du circuit qui lui préfèrent en très grande majorité le revers à deux mains. Toutefois, l'Américain Pete Sampras, à qui Federer est souvent comparé, effectuait également son revers à une main, accentuant ainsi les tentations de comparaison entre les deux champions. Il possède un jeu très complet, efficace sur toutes les surfaces y compris sur terre battue. Il ne base pas son jeu sur une technique précise et sa particularité est justement d'adapter son jeu en fonction des conditions (adversaire, surface, climat, fatigue) pour pouvoir réaliser le meilleur coup possible à un moment donné. (...)
Source (et suite) du texte : wikipedia



Chez moi, l'envie vient toute seule. Ce que je fais, souvent, c'est revenir aux racines : pourquoi, enfant, ai-je choisi le tennis ? Pourquoi ai-je travaillé si dur toutes ces années ? Qu'est-ce qui me plaît tant quand je joue ? Et j'ai tout de suite mes réponses. C'est simple : je ne pense pas qu'il existe quelqu'un qui aime le tennis plus que moi. (...)


Extrait de : L'effrayant Roger Federer, Federer a remporté son seizième titre majeur dimanche à Melbourne face à Andy Murray.




Site officiel : Roger Federer / Forum (nécessite une inscription)
Fondation : Roger Federer Fondation
La Fondation Roger Federer soutient des projets innovateur dans la région de l'Afrique australe et en Suisse. L'engagement en Afrique se concentre sur l'amélioration de la qualité de l'éducation infantile et de base. En Suisse la Fondation s'engage en faveur des jeunes talents sportifs.




 Issu d’une famille de la classe moyenne suisse, Roger Federer fut un enfant «difficile» si l’on veut bien reprendre la description de ses parents, Robert et Lynette, sa maman sud-africaine, dans l’autobiographie autorisée du champion suisse The Roger Federer story, quest for perfection, écrite par le journaliste suisse René Stauffer. Impulsive, leur progéniture avait la gentille habitude de tout envoyer balader quand un obstacle se trouvait sur sa route. (...)
Yannick Cochennec
Extrait de : Roger Federer, le sale gosse devenu classe




Un nouveau regard
Federer a changé le tennis parce qu’il nous l’a fait VRAIMENT voir sous un regard jamais vu. En termes de mouvement, il a modifié notre perception comme ont été capables de le faire Michael Jordan et Muhammad Ali qui seraient peut-être au sommet de l’enquête de Reputation Institute s’ils exerçaient encore leur talent. Il nous a donné une nouvelle définition, inédite, du beau dans son domaine et il est probable que dans 100 ans, on admirera encore les vidéos de ses matches comme on se rend au musée pour revoir un Renoir.

Dans un article du New York Times écrit en 2006, l’écrivain David Foster-Wallace, auteur influent d’une génération et qui s’est suicidé depuis, avait décrit l’expérience quasi religieuse qu’avait revêtu pour lui le fait de voir jouer en vrai Roger Federer (qu’il admirait) dans un lieu aussi mythique et sacré que le central de Wimbledon. Voici quelques lignes enfiévrées tirées de ce texte superbe:

«Il y a plusieurs sortes d’explications à la beauté de Federer. L'une d’elles implique le mystère, la métaphysique et est, selon moi, la plus proche de la vérité."

Cette explication métaphysique implique que Roger Federer est l'un des très rares athlètes «surnaturels» qui semblent échapper à certaines lois de la physique. Comme Michael Jordan, qui restait dans les airs plus longtemps que la gravité n'aurait dû le lui permettre, ou comme Muhammad Ali, qui flottait vraiment sur le ring et réussissait à placer deux ou trois crochets pendant que les autres n'en plaçaient qu'un. On peut nommer une demi-douzaine d'autres exemples depuis 1960. Et Federer est l'un d'eux - un être que certains appellent génie, ou mutant, ou extraterrestre. Il ne semble jamais bousculé ou hors d’équilibre. La balle s'approche de lui avec un temps de retard. Ses mouvements sont aussi élégants qu’athlétiques. Comme Ali, Jordan, Maradona ou Gretzky, sa substance est différente de celle des athlètes auxquels il fait face. Tout particulièrement dans les tenues blanches que Wimbledon s'amuse encore à exiger, Federer apparaît comme ce qu'il est (enfin, c'est ce que je crois): une créature dont le corps est à la fois chair et lumière.»

Le «surnaturel» de Federer, «être de chair et de lumière», ne s’aperçoit pas seulement à travers cette gestuelle unique et majestueuse, mais se lit aussi par le biais d’une statistique stupéfiante: le champion de Bâle n’a JAMAIS abandonné au cours d’un match sur le circuit professionnel (cette mésaventure ne lui est plus arrivée depuis un tournoi de jeunes en Belgique quand il avait 16 ans!). Alors que le circuit se plaint de trop jouer et de trop se blesser, le joueur qui a le plus gagné au cours des dix dernières années (et par voie de conséquence le plus joué) paraît, lui, insensible à la douleur et à la fatigue du commun des mortels.

Au fond, si on aime tellement Federer, c’est parce qu’il nous renvoie au divin pour toutes ces raisons et c’est ce que traduit Foster-Wallace sans que cela soit ridicule. Le Suisse porte un mystère quasi mystique qui nous fascine, ce qui ne sera jamais le cas, par exemple, de Nadal ou de Djokovic que l’on a déjà vu grimacer de douleur ou même carrément jeter l’éponge et qui nous semblent de fait relativement humains.

L’art est de nous faire voir ce que l’on ne voit pas habituellement, disait Bergson qui estimait que l’artiste (et donc le sportif quand il a la grâce) a pour fonction de faire apparaître l’invisible dans l’espace du visible et qu’il nous apprend à changer notre vision du monde. Le sport, quand il est érigé en art comme avec Federer, peut changer la réalité ou nous donner cette illusion. Voilà pourquoi sans doute le monde en question respecte et admire tant Federer, si vrai et tellement irréel à la fois.
Yannick Cochennec. 
Extrait de : Roger Federer a-t-il changé le monde ? Le tennisman a été récemment désigné 2e personnalité la plus respectée, admirée et digne de confiance de la planète, juste derrière Nelson Mandela, par un sondage portant sur 51.000 personnes dans 25 pays.

Les 30 ans du Bâlois :



 















Vidéos : TSR (Le parcours d'un champion, 10 clips)

  

dimanche 7 août 2011

Federer la relève

En cette région occidentale du monde,
les hommes nombreux de l'engeance blanche et rouge
Rivalisent en spectacles de prodiges divers.
Planant dans le ciel, ou dans l'eau,
Comme des poissons, évoluant...
Nyoshul Ken Rinpoche

Fin de semaine avec un nouveau petit prodige, le Quadricotpère (ou Quadrocoptère) et ses vies multiples.


D'abord en joueur de tennis : 




en pianiste (il y a encore de la marge) :




ou en animal de compagnie :




Autres vidéos de l'Institut de Technologie de Zurich (ETH) :
http://www.youtube.com/user/UntitledTitle


P.S.
Et pour ceux qui ignore qui est Roger Federer (c'est le fils caché de...)  :  



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