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samedi 24 octobre 2020

George Orwell, Aldous Huxley : "1984" ou "Le meilleur des mondes" ?

 MAJ de la page : Georges Orwell / Aldous Huxley


George Orwell, Aldous Huxley : "1984" ou "Le meilleur des mondes" ? (2017)

Le film raconte l'histoire croisée de George Orwell et d'Aldous Huxley, les auteurs des deux grands romans d'anticipation : "1984" et "Le meilleur des mondes". Ecrits il y a plus de 70 ans, ces deux romans trouvent un écho extraordinaire dans nos sociétés d'aujourd'hui : faits alternatifs, fake news, ultra-surveillance... Orwell et Huxley semblent avoir imaginé toutes les dérives de nos sociétés.

Avant l’ère de la surveillance généralisée, des fake news ou des bébés sur mesure, deux romans d’anticipation du XXe siècle ont alerté sur les dérives des sociétés démocratiques : Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley et 1984 de George Orwell, parus respectivement en 1932 et 1949. Écrits par deux Anglais, qui se croisent en 1917 au chic collège d’Eton − le premier, professeur dandy, y enseignait le français au second, Eric Blair de son vrai nom, boursier égaré dans l’institution −, ces livres mettent en scène des dystopies également cauchemardesques mais foncièrement divergentes. Quand Le meilleur des mondes annonce une aliénation consentie au travers d’une civilisation hédoniste, consumériste et eugéniste dans une Londres futuriste, 1984 dénonce la surveillance systématisée d’un régime totalitaire, sous l’œil terrifiant − et faussement rassurant − de "Big Brother". Si George Orwell a lu avec passion le roman de son aîné, l’ancien combattant du POUM (Parti ouvrier d’unification marxiste) en Catalogne pendant la guerre d’Espagne a été marqué par la violence et la propagande des fascismes en Europe comme du stalinisme en URSS. Issu d’une famille nantie de scientifiques et frère d’un biologiste eugéniste, Huxley, à son tour, jugera le livre d’Orwell "profondément important", mais ne partagera pas sa vision de l’avenir, qui ne peut, selon lui, se réduire à "une botte dans un visage". L'un redoute une dictature scientiste qui, en s’appuyant sur les biotechnologies, asservirait des individus programmés, quand l’autre imagine un État bureaucratique et répressif qui confisquerait la liberté de penser et la mémoire. 
 
Monstre hybride 
En confrontant les versions du "monde d’après" d’Aldous Huxley et de George Orwell, comme les itinéraires respectifs des deux écrivains, ce documentaire montre combien leurs œuvres visionnaires, qui ont en commun la manipulation du langage et la falsification de l’histoire, rencontrent les enjeux glaçants du monde contemporain, sorte de monstre hybride à la croisée de leurs romans. Éclairée par les analyses de critiques, d’écrivains (Boualem Sansal) et de philosophes (Cynthia Fleury), comme de l’émouvant témoignage du fils adoptif de George Orwell, Richard Blair, une relecture opportune, au temps de la surconsommation, des caméras à reconnaissance faciale, des réseaux sociaux ou encore des éructations de Donald Trump qui martèle : "Ce que vous voyez et lisez n’est pas la vérité."
Source : Arte



L’hommage à la Catalogne de George Orwell

Des ramblas à la Barceloneta, en passant par le barrio Gótico, il règne à Barcelone une atmosphère chaleureuse et bouillonnante. C’est une effervescence toute autre qui attend George Orwell lorsqu’il arrive en Catalogne à l’hiver 1936. En pleine guerre civile, l’écrivain s’engage aux côtés des Républicains. De cette expérience douloureuse naît une œuvre culte : “Hommage à la Catalogne”.
Source : Arte


Guatemala, le meilleur du monde d’Aldous HuxleyInvitation au voyage

Entourés par des sommets volcaniques, les rivages du lac Atitlan sont nimbés de mystère et de poésie. En 1933, Aldous Huxley s’y installe après avoir fui la montée du nazisme en Europe. Dans ce coin du Guatemala, l’auteur britannique découvre, au contact des habitants et de leurs traditions, une forme nouvelle de spiritualité qui le marquera et qu’il dépeint dans “Des Caraïbes au Mexique”.
Source : Arte

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Charles Gave, Comment Biden est utilisé par l'État profond américain (Sud Radio, 22 octobre 2020)
 

mercredi 12 septembre 2018

La Solution au Meilleur des Mondes

MAJ de la page : Aldoux Huxley / Ariane Bilheran



Ariane Bilheran, La solution au meilleur des mondes (Ana l'exploratrice, 11 sept. 2018)

Si je devais réécrire maintenant ce livre, j'offrirais au Sauvage une troisième possibilité. Entre les solutions utopienne et primitive de son dilemne, il y aurait la possibilité d'une existence saine d'esprit - possibilité déjà actualisée, dans une certaine mesure, chez une communauté d'exilés et de réfugiés qui auraient quittés Le Meilleur des Mondes et vivraient à l'intérieur des limites d'une réserve. Dans cette communauté, l'économie serait décentraliste, à la Henry George, la politique serait kropotkinesque et coopérative. La science et la technique seraient utilisées comme si, tel le repos dominical, elles avaient été faites pour l'homme, et non (comme il en est à présent, et comme il en sera encore davantage dans le meilleur des mondes) comme si l'homme devait être adapté et asservi à elles. La religion serait la poursuite consciente et intelligente de la fin dernière de l'homme, la connaissance unitive du Tao ou Logos immanent, de la Divinité ou Brahman transcendant. Et la philosophie dominante de la vie serait une espèce d'Utilitarisme supérieur, dans lequel le principe du bohneur maximum serait subordonné au principe de la fin dernière - la première question qui se poserait et à laquelle il faudrait répondre, dans chacune des contingences de la vie, étant : Comment cette pensée ou cet acte contribueront-ils ou mettront-ils obstacles à la réalisation, par moi-même et par le plus grand nombre possible d'individus, à la fin dernière de l'homme ? 

Aldous Huxley,  Retour au meilleur des mondes (1958), Ed. Pocket poche,


Philosophia Perennis, la formule a été créé par Leibniz [tout comme celle de Meilleur des mondes possibles], (...) la chose est immémoriale et universelle. (...)
La connaissance est une fonction de l'être. Là où il y a un changement dans l'être de celui qui connait, il y a un changement correspondant dans la nature et la quantité de connaissance. (p. 1 - Introduction)

Dans l'étude de la Philosophia Perennis, on peut commencer soit par le bas, par la pratique et la morale, soit par le haut, par la considération des vérités métaphysiques, soit enfin par le milieu, au point focal où l'esprit et la matière, l'action et la pensée ont leur lieu de rencontre dans la psychologie humaine. (p. 13 - Tu es cela)

La matière de la Philosophia Perennis, c'est la nature de la réalité éternelle, spirituelle (p. 155 - De la Vérité)

Aldous Huxley, La philosophie éternelle (1945), Ed. Point poche,
 



Interview d'Aldous Huxley par Mike Wallace, 1958

Une infirmière se leva comme ils entraient, et se mit au garde-à-vous, devant le Directeur. 
- Quelle est la leçon, cet après-midi ? demanda-t-il. 
- Nous avons fait du Sexe Elémentaire pendant les quarante première minutes, répondit-elle. Mais maintenant, on a réglé l'appareil sur le cours élémentaire de Sentiment des Classes Sociales. (p.52)

Jusqu'à ce que l'esprit de l'enfant , ce soit ces choses suggérées, et que la somme de ces choses suggéréées, ce soit l'esprit de l'enfant. Et pas seulement l'esprit de l'enfant. Mais également l'esprit de l'adulte - pour toute sa vie. (p.54)

Dans un creux herbeux entre deux hautes masses de bruyères méditarranéennes, deux enfants, un petit garçon d'environ sept ans et une petite fille qui pouvait avoir un an de plus, s'amusaient, fort gravement et avec toute l'attention concentrée de savants plongés dans un travail de découverte, à un jeu sexuel rudimentaire. 
- Charmant, charmant ! répétat sentimentalement le Directeur. (p.56)

Aldous Huxley,  Le meilleur des mondes (1932), Ed. Pocket poche,


Sous prétexte de lutte pour l'égalité des droits et le rejet des persécutions, l'on éduque à la sexualité. D'ailleurs, les termes sont explicites. 
Les adultes se font initiateurs et éducateurs, non d'une prévention contre les risques en matière de sexualité (MST, grossesses précoces non désirées, transgressions sexuelles), mais de la sexualité elle-même, et ce, à des enfants mineurs sexuels. 
Les "autorités" entendent désormais "éduquer" les enfants aux diverses pratiques sexuelles de la pornographie, à la sodomie, aux différentes "orientations sexuelles", au genre, au transsexualisme, aux opérations transgenres. (p. 43 - La Grande manipulation pédophile)

Ariane Bilheran, L'imposture des droits sexuels: Ou la loi du pedophile au service du totalitarisme mondial (2017)


Les victimes vraiment sans espoir se trouvent parmi ceux qui semblent les plus normaux. Pour beaucoup d'entre eux, c'est "parce qu'ils sont si bien adaptés à notre mode d'existence, parce que la voix humaine a été réduite au silence si tôt dns leur vie, qu'ils ne se débattent même pas, ni ne souffrent et ne présentent pas de symptômes comme le font les névrosés" [Dr. Eric Fromm]. Ils sont normaux non pas au sens que l'on pourrait appeler absolu du terme, mais seulement par rapport à une société profondément anormale et c'est la perfection de leur adaptation à celle-ci qui donne la mesure de leur déséquilibre mentale. (pp.31/2 - Excès d'organisation)

Pour instruire en vue d'être libre, il faut commencer par énoncer des faits et des jugements de valeur, puis mettre au point les méthodes appropriées qui permettront de réaliser les valeurs et de combattre ceux qui , pour quelques raisons que ce soit, veulent ignorer les faits ou nier les valeurs. (p.126 - Etre instruit pour être libre))

Dans leur propagande antirationnelle, les ennemis de la liberté pervertissent systématiquement les ressources du langage pour amener, par la persuasion insidieuse ou l'abrutissement, lerus victimes à penser, à sentir et agir comme ils le veulent eux, les manipulateurs. (p. 137 - Etre instruit pour être libre)

En attendant, il reste encore quelque liberté dans le monde. (...) Peut-être les forces qui la menacent sont-elles trop puissantes pour que l'on puisse leur résister longtemps. C'est encore et toujours notre devoir de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à elles. (p. 154 - Que faire ?)

Aldous Huxley,  Retour au meilleur des mondes (1958), Ed. Pocket poche,

jeudi 24 mars 2016

De l’aveuglement positiviste



De l’aveuglement positiviste
Le 23 mars 2016 - Le Partage

Le verbe positiver, passé de nos jours dans le langage courant, a été inventé en 1988 par l'agence de publicité en charge de la communication du groupe Carrefour, lorsqu'elle a créé le nouveau slogan de la marque : 'Carrefour, je positive'.

Face aux multiples problèmes de notre temps (l’empoisonnement universel de la totalité du paysage écologique planétaire par des substances toxiques engendrées par l’industrie chimique et ses semblables — « Les pesticides sont désormais partout. Dans l’eau de pluie des villes et même das la rosée du matin. Chez les ours, les pumas, les dauphins, les baleines, les cormorans, les alligators. Dans le sang du cordon ombilical des nouveaux nés. Dans l’alimentation standardisée de presque toues les pays du globe, au Gabon, en Bolivie, chez les Aborigènes d’Australie. Au fond du delta du Mississippi, derrière le barrage des Trois Gorges, dans les rivières, les ruisseaux qui descendent des collines et des montagnes de France et de Navarre. Dans le lait maternel et dans le vin des buveurs. Absolument partout. » (Fabrice Nicolino) — les inégalités économiques monstrueuses qui gangrènent nos sociétés humaines ; etc.), un certain sentiment de tristesse ambiante s’est logiquement développé :

Voici ce que j’ai pensé : il y avait la vie terrestre parmi quoi nous vivions, que le progrès de la raison entreprit d’équiper de voies ferrées, de moteurs à explosion, d’éclairage électrique et de téléphones, d’usines chimiques et de télévisions ; et pour finir il alluma dessous le bûcher de Tchernobyl.

lundi 9 juillet 2012

Aldous Huxley


Aldous Leonard Huxley est un écrivain britannique, né le 26 juillet 1894 à Godalming (Royaume-Uni) et mort le 22 novembre 1963 à Los Angeles (États-Unis), plus particulièrement connu du grand public pour son roman Le Meilleur des mondes.
Connu comme romancier et essayiste, il a aussi écrit quelques nouvelles, de la poésie, des récits de voyage et des scénarios de film. Dans ses romans et ses essais, Huxley se pose en observateur critique des usages, des normes sociales et des idéaux et se préoccupe des applications potentiellement nuisibles à l'humanité du progrès scientifique. Alors que ses premières œuvres étaient dominées par la défense d'un certain humanisme, il s'intéresse de plus en plus aux questions spirituelles, et particulièrement à la parapsychologie et à la philosophie mystique, un sujet sur lequel il a beaucoup écrit. (...)
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie (en français) :
- Jaune de Crome, 1921, Ed. 10/18, 1998
- Tout du monde d'un sceptique, 1925, Ed. Payot, 2005
- Deux ou trois grâce, Ed. 10/18, 1998
- Contrepoint, 1926, Ed. Pocket, 1999
- Tour du monde d'un sceptique, 1926
- Le Meilleur des mondes, 1931, Pocket, 2002
- La Paix des profondeurs, 1936
- La Fin et les Moyens, 1937
- Jouvence, 1939, Ed. Livre de Poche, 2004
- L'Éminence grise, 1941
- L'Art de voir, 1942, Ed. Payot, 2004
- L'éternité retrouvée, Ed. Lettres Latines et Librairie Plon.
- En marge, essais et notes, 1945
- Temps futurs, 1948
- La Philosophie éternelle, 1945, Ed. Plon, 1948, Ed. Seuil, 1977
- Les Diables de Loudun, 1952, Ed. Tallandier, 2011
- Les Portes de la perception, 1954, Ed. 10/18, 2002
- Le Génie et la Déesse, 1955, Ed. Plon, 1963
- Le Ciel et l'Enfer, 1956) (sur les ECM - états de conscience modifiée)
- Retour au meilleur des mondes, 1958, Pocket, 2006
- Île, 1962, Pocket, 2010
- Moksha : Expériences visionnaires et psychédéliques, 1977 (Anthologie des écrits d'Aldous Huxley concernant les drogues hallucinogènes, en particulier la mescaline et le LSD)
- Le Sourire de la Joconde, Ed. Gallimard, 1981
- Le Jeune Archimède, Ed. Gallimard, 2007.
- Les Corbeaux de Pearblossom, Ed. Gallimard, 2007
- La Science, la Liberté, la Paix
- Des Caraïbes au Mexique
- Dieu et Moi, essai sur le mysticisme, la religion et la spiritualité, Ed. Seuil, 1994


Philosohia Perennis, la formule a été créée par Leibniz, mais la chose, - la métaphysique qui reconnait une Réalité divine substantielle au monde des choses, des vies et des esprits, la psychologie qui trouve dans l'âme quelque chose d'analogue, ou même d'identique, à la Réalité divine, l'éthique qui place la fin dernière de l'homme dans la connaissance du Fondement immanent et transcendant de tout ce qui est -, la chose est immémoriale et universelle. On trouve des rudiments de la Philosophie Perennis parmi le savoir traditionnel des peuples primitifs, dans toutes les régions de la terre, et, sous ses formes les plus pleinement développées elle trouve une place dans chacune des religions supérieures. Une version de ce Plus Grand Commun Diviseur de toutes les théologies antérieures et postérieures fut pour la première fois, mise en écrit il y a plus de vingt-cinq siècles, et depuis lors le thème inépuisable a été pris et repris, du point de vue de chacune des traditions religieuses, et dans chacune des langues principales de l'Asie et de l'Europe. Dans les pages qui vont suivre, j'ai rassemblé un certaine nombre de passages choisis parmi ces écrits, choisis surtout pour leur signification - parce qu'ils illustraient de façon efficace quelque point particulier du système général de la Philosophia Perennis -, mais aussi en raison de leur beauté intrinsèque et de ce qu 'ils ont de mémorable. Ces extraits sont disposés sous diverses rubriques et encastrés, pour ainsi dire, dans un commentaire à moi, destiné à illustrer et à relier, à développer, et, là où cela est nécessaire à élucider. (Début de l'Introduction)


La matière de la Philosophia Perennis, c'est la nature de la Réalité éternelle, spirituelle, mais le langage dans lequel il faut la formuler a été créé afin de traiter des phénomènes dans le temps. C'est pourquoi, dans tous ces exposés, on trouve un élément de paradoxe. La nature de la Vérité-Fait ne peut être décrite au moyen de symboles verbaux qui ne lui correspondent pas d'une façon suffisante. Elle peut tout au plus être indiquée dans un langage de non sequiturs et de contradictions. (Extrait du chap. De La Vérité)
Extrait de : La Philosophie éternelle, Philisophia Perennis
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Interview d'Aldous Huxley par Mike Wallace, 1958

 





Le meilleur des mondes, Téléfilm, 1998

Le Meilleur des mondes (en anglais, Brave New World) est un roman d'anticipation dystopique, écrit en 1931 par Aldous Huxley. Il parait en 1932. Huxley le rédige en quatre mois seulement. Vingt-cinq ans plus tard, Huxley publie un essai dédié à ce livre, Retour au meilleur des mondes, insistant notamment sur les évolutions du monde qu'il perçoit comme allant dangereusement vers le monde décrit dans son ouvrage. Le titre original du roman, Brave New World, provient de La Tempête de William Shakespeare, acte 5 scène 1. John, le « Sauvage », reprend souvent cette phrase dans le roman (chap. 8, 11, 15). Dans la pièce de Shakespeare la phrase est ironique et la traduction française reprend la même ironie, mais en référence à la littérature française : le « meilleur des mondes possibles » du Candide de Voltaire.
Le roman a été adapté au cinéma en 1998. Même s'il reprend beaucoup d'éléments, le film présente une histoire assez différente.
Source (et suite) du texte : wikipedia


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