MAJ de la page : Ramana Maharshi
Arunachala Shiva, Hommage à Ramana Maharshi par des disciples
Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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mardi 17 novembre 2015
mercredi 31 octobre 2012
Gnânânanda
Il n'aurait pris officiellement le sannyasa qu'après une quarantaine d’années de vie ascétique, itinérante ou solitaire. (...)
Son âge ? Beaucoup disent cent vingt ans. D'autres, par calcul astrologique, lui en ont découvert cent cinquante trois. Mais comment lui donner cet âge, alors qu'il demeure si alerte, marche comme pas un, tire lui-même l'eau du puits pour son bain matinal. Il a bon pied, bon oeil, dirige toutes les installations nouvelles. Son visage ne porte aucune ride. A le voir, à coup sûr, on aurait déjà du mal à lui donner soixante-dix ans. (p.59)
Gnânânanda meurt en 1974 à Tiroukoyilour (près d'Arunachala).
Biographie :
Swami Abhisiktananda (Henri Lesaux), Gnânânanda, Un maître spirituel au pays tamoul, Ed. Présence, 1970. (Ouvrage épuisé).
Rentre en toi
au lieu où il n'y a rien
et prends garde que rien n'y vienne
Pénètre au dedans de toi
jusqu'au lieu où nul penser n'est plus,
et prends garde que nul penser ne s'y lève !
Là où rien n'est,
le Plein !
Là où rien n'est vu, Vision de l'Etre !
Là où rien n’apparaît plus,
Apparition du Soi !
Dyâna, c'est cela !
Si tu veux vraiment parvenir à dyâna, bien loin de chercher à apprendre quoi que ce soit de nouveau, il faut tout au contraire que s'en aille et disparaisse sans retour tout ce que tu peux avoir appris auparavant. (p.110)
(...) c'est du lieu d’où s'élève le souffle que s'élève également les pensées. L'important c'est de se tenir en ce lieu original de l'être et de veiller avec soin que le silence et la pureté n'en soient jamais ternis, et que soi-même on ne se laisse pas distraire et entraîner au dehors. Alors quand des pensées cherchent à jaillir - et elles le font sans interruption - pour éviter d'être emporté par elles, il suffit de remonter à la source de chacune d'elles - et de foncer au sein même de la vague qui vous ramène au rivage - de chercher qui pense cette pensée, la pensée fondamentale qui est à l'origine de toute pensée : ainsi vous revenez en votre lieu originel, le lieu en qui tout lieu a disparu, le Soi en qui tout soi s'est évanoui. La concentration sur le souffle aide à l'intériorisation. En suivant votre souffle retournant à ses origines, c'est à votre source même que vous aussi vous revenez.
Là où jaillit le Je, jaillit le souffle,
Là où jaillit le Soi, jaillit la pensée de soi,
Là d'où s'élance le souffle,
c'est là-même qu'éclot le Je.
Là même où le soi se pense,
brille le Soi.
(pp.112/3)
Tout cela c'est l'effort, auquel nul ne peut se soustraire, et sans lequel la grâce est incapable d'agir en vous.
Ferez-vous du feu avec du bois vert ? Il faut couper la branche, la faire sécher. Après cela seulement le feu prendra. Le feu c'est la grâce, la préparation du bois, la sadhana, l'effort de celui qui veut vraiment réussir.
Il faut n'avoir qu'un but. On se renseigne sur le but, mais une fois celui-ci connu, on ne perd pas son temps à quémander à nouveau à droite et à gauche. On va droit devant soi là où on a décidé d'aller.
A quoi bon courir de maître en maître ? A quoi bon passer son temps à lire à et se renseigner sur les différentes méthodes ? Lire et se renseigner, c'est consulter la carte et l'horaire. Si on veut aboutir au lieu indiqué par la carte et l'horaire, il faut bien un jour se décider à prendre le train. (p.115)
Il y a trois sortes de samadhi, explique-t-il.
Le premier est le vaikalpa samadhi, celui où il demeure encore quelque conscience de soi à part, quelque "souvenir".
Le second est le nirvikalpa samadhi. Ici il n'y a plus ni dehors ni dedans, ni soi, ni autre. Rien ne frappe plus les sens, ni ceux du corps, ni ceux de l'esprit. Il n'y a plus ni pensée, ni sentiment. On peut vous toucher, vous
mouvoir, vous soulever, vous êtes totalement inconscient. C'est plénitude et c'est béatitude, plénitude de joie, plénitude et joie indivises, (...)
Plus haut encore cependant il y a le sahaja samadhi, quand enfin on a atteint l'état, plutôt le point originel de soi : originel, parce que né-avec-soi mais mieux encore "non-né", car en effet, quelle est l'origine de l'être ? Ici enstase comme extase sont dépassés. Aucune différence nulle part n'est plus perçue. Le jnâni vit au milieu du monde comme tout le monde. Cependant, alors que les autres voient d'abord la diversité des choses, lui, il les voit dans leur unité. En découvrant le Soi, il découvert soi et le Soi en tout. Le moi a disparu qui s'interposait entre "lui", "soi", et les autres, et déjà entre sa conscience de soi et la réalité de son être. Rien ne s’oppose plus désormais à la perception de la réalité de soi.
Le jnâni marche à travers les eaux
la tête au-dessus des eaux toujours,
le regard dépassant l'horizon,
plongeant dans l'illimité...
Il passe à travers tout ce qui passe,
le regard fixé sur ce qui ne passe point,
voyant en tout
ce qui est au-delà de tout,
fin de tout, origine de tout,
au fond de tout,
unique en tout,
sans fin ni commencement nulle part,
l'éternel...
Il s'est découvert et a découvert tout,
au-delà de la mort,
et du temps où, chaque instant, l'on meurt...
(pp.118/9)
Quand j'atteignis le fond de Toi,
Oh ! qu'advint-il de moi ?
Oh ! qu'advint-il de Toi ?
Quand j'atteignis le fond de moi,
il n'y eut plus ni Toi, ni moi !
(p.128)
Extraits de : Gnanananda (chap. L'unique nécessaire)
Dieu, dit-il une autre fois, a quatre espèces de clients.
Les premiers sont ceux qui de temps en temps se réveillent de leur sommeil, pensent un instant à lui, murmurent "Seigneur, Seigneur", et ont tôt fait d'oublier et de se rendormir.
Les seconds ont une réelle piété. Ils vont aux temples offrent des poudjas, se rendent de pèlerinages en pèlerinages, chantent des hymnes, pratiquent le japas, servent les sadhous - mais tout cela en vue d'obtenir des biens matériels : santé, fortune, position sociale.
Les troisièmes sont les vrais bhaktas. Ils font tout ce que font les seconds, mais ils le font uniquement dans l'espoir d'obtenir des biens spirituels. Rien ne les intéresse plus ici-bas. Ils ne veulent que Dieu et Dieu seul.
Il y a enfin ceux qui ne prient plus et ne demandent plus rien à Dieu, pas même Dieu. De Dieu lui-même, ils n'ont que faire. Ce sont les jnânis.
- Dans ces conditions, Swâmi, demanda Vanya, quelle différence y a-t-il entre le jnâni et le nastika, athée ou matérialiste ? Lui non plus n'a nul désir ni nul besoin de Dieu.
- Il y a une différence quand même, et d'importance, répondit-il. C'est que le jnâni ne veut plus rien ni Dieu ni quoi que ce soit d'autre, tandis que le nastika, lui, veut tout, sauf Dieu !
Il y a les gens qui veulent tout, sauf Dieu, ceux qui veulent tout, et aussi Dieu, ceux qui ne veulent que Dieu, et ceux qui, s'étant reconnus en Dieu, ne peuvent plus avoir aucun désir, même de Dieu.
Extraits de : Gnananda (chap. Le gourou, pp.133/4)
Qui donc peut courir
avec un sac dessus la tête ?
Ce qu'attend de toi le gourou
c'est toi,
et pas ce que tu as acheté
en passant par le marché !
Nu tu naquis,
nu seulement tu peux renaître,
dans la gloire de l'âtman !
Qui se perd se trouve,
qui tout perd tout trouve !
Qui se garde perd tout,
et soi-même avec tout !
Là où n'est rien
là même est tout.
Pénètre en ce secret
et toi-même à toi-même disparais :
alors seulement en vérité TU ES !
Extrait de : Gnanananda (chap. Fêtes à l'Ashram, pp.152/3)
jeudi 25 octobre 2012
Aum Amma
Aum Amma a vécu longtemps à Varanasi (Bénares), en 2001 elle arrive à Tiruvannamalai et s'installe dans une grotte face sud sur les pentes d'Anunachala (la colline de Shiva ou de Ramana Maharishi).
En 2003 elle se rend à Rishikesh, avec son fidèle swamiji, au pied de l’Himalaya, d'abord dans la montagne sous une simple tente puis en ville chez un de ses dévots. Elle redescendra ensuite en Inde du Sud, en passant quelques jours à Auroville, pour retourner à Tiruvannamalai.
Finalement elle s'installera, avec swamiji, dans un cottage au pied d'Arunachala, où se déroulent des darshans pour ceux qui viennent la voir. On l'appelle Aum Amma, car lorsque elle est en samadhi, un Aum blanc apparaît parfois sur son front.
Source du texte : sonagiri
Rare is the One who… Is the moment of Truth.
No words, no practices and no teaching,
just a Pure Presence of Silent hood.

mercredi 10 octobre 2012
Swâmi Râmdas ou Vittal Rao
Swami Ramdas (1884 - 1963) de son vrai nom Vittal Rao était un philosophe, philanthrope et pèlerin indien. Il est reconnu en Inde et également en occident comme un maître spirituel de la tradition philosophique indienne.
Vittal Rao est né en 1884 dans le Kerala, au sud-ouest de la péninsule indienne. Après des études d'ingénieur, Il travailla dans une filature de coton comme contremaître et se maria en 1908. Puis, il connut des difficultés tant financières que domestiques. C'est à partir de ce moment qu'il commença à chanter le nom de « Ram », un dieu en Inde connu aussi sous la dénomination de Râma. Son père lui donna alors le mantra « Om Sri Ram Jai Ram Jai Jai Ram » à répéter constamment.
Il devint rapidement détaché des préoccupations mondaines et prit, au cours d'un pèlerinage, le nom de Ramdas. Il erra ainsi au travers de l'Inde vivant de charité mais sans accepter aucun argent. Sa pratique était de voir le monde comme des formes de Ram et d'accepter tout ce qui pouvait se présenter comme la volonté divine.
En 1922, il rencontre le sage Ramana Maharshi. À la suite de cette rencontre, il entre en solitude en s'établissant pendant 21 jours dans une grotte de la colline d'Arunachala considérée comme sainte par les adeptes de l'Atma Vichara et les shivaites de l'Inde du Sud. Il sortit de cette retraite avec la certitude que tout est Râma.
Au cours de son pèlerinage au travers de l'Inde, il eut des disciples qui firent construire, en 1931, un Ashram connu sous le nom de Anandashram. Celui-ci se situe dans la ville de Kanhangad dans l'État du Kerala.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Autre biographie : ramdas fr
Bibliographie :
- Carnets de pèlerinage, Albin Michel, 1973, 2007.
- Le pèlerin de l'absolu, Ed. Accarias-originel, 2008
- Présence de Râm, Ed. Albin Michel, 1997
O Râm, Tu es partout, o Râmdas, tu n'es nulle part.
O Râm, Ta volonté seule règne, o Râmdas, tu n'as pas de volonté.
O Râm, Tu es la seule réalité,
Ô Râm partout Ton amour pénètre. Partout brille Ta lumière. Ta félicité absorbe tout. Râm Tu es Lumière, Amour et Félicité. Râmdas, tu vis en cette Lumière, en cet Amour, en cette Félicité. Râmdas tu n'as pas d'existence séparée. Tu es libre, libre comme l'Amour, libre comme la Lumière, libre comme la Félicité. Aime tout, éclaire tout, partage avec tout la Félicité. Tu es tout et tout est toi. Toi et tout, c'est Râm Râm en Sa gloire. Râm est un. Râm apparaît comme plusieurs. L'un, c'est vérité. Plusieurs, c'est fausseté. Un partout Un, et c'est Râm. Râmdas ta volonté est la volonté de Râm Ne vis que pour l'amour de Râm Râm t'a rendu fou de Lui. Béni es-tu, Râmdas La folie de Râm est tout pour toi, la folie de Râm est tout pour tous. En cette folie, il n'est peine, perplexité, ignorance, faiblesse, chagrin, haine, il n'est nul mal. Cette folie est tout Amour, Lumière, Félicité, Force, Puissance, Sagesse, elle est tout bien.Râmdas, tout louange, tout honneur, tout respect est pour Râm car tes paroles, tes actions, ta pensée, tout est un nom de Râm, pour l'amour de Râm inspiré par Râm fait par Râm, pensé par Râm, écouté par Râm. Tout en Râm, par Râm à travers Râm, sur Râm, au sujet de Râm, pour Râm, pour Râm. Tout Râm Râm rien que Râm Om Sri Ram, Om, Om, Om. Râm, Râm, Râm Telle est la folie de Râm La magnifique folie de Râm pleine de Félicité, pleine de Lumière, pleine d'Amour, pleine de Râm, Pas de pensée sauf de Râm Pas de travail sauf celui de Râm. Pas de paroles sauf sur Râm. Parole en Râm, travail en Râm, pensée en Râm, silence en Râm sommeil en Râm, rêve en Râm, Râm est en tout, tout est en Râm. Râm est tout, tout est RAM. Om Sri Râm !
Râm est forme, Râm a pris forme. Râm est avec forme, Râm est sans forme. Râm est être, Râm est non-être. Râm apparaît, Râm disparaît. Râm sait, Râm ne sait pas. Amour et haine sont en Râm Lumière et ténèbres sont en Râm Félicité et douleur sont en Râm. Sagesse et folie sont en Râm Force et faiblesse sont en Râm. Et cependant Râm est par delà tous ces contraires, non attaché par Amour et haine, Lumière et ténèbres, Félicité et douleur, Sagesse et folie, Force et faiblesse. Om, Om, Om. Râm Râm Râm Paix, paix paix. Ô Râm Tu es le point où se joignent Lumière et ténèbres, où se joignent Force et faiblesse. Om Sri Râm Tu es Paix, immobilité ~ inchangeable, inébranlable, éternel, infini ~ tout-puissant, inconcevable, incompréhensible. Om, Om, Om. (...)
Extrait des Litanies de Râmdas dans : Carnet de pèlerinages
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La vraie vision : le Sama-Darshan.
Depuis deux ans que le grand changement s'était fait dans sa vie, Râmdas s'était préparé à descendre dans les profondeurs intimes de son "moi" pour y réaliser l'Esprit de Dieu immuable, calme et éternel.
Il fallait aller au-delà du nom, de la forme, de la pensée et de la volonté, au-delà de tout sentiment du coeur, de toute faculté de la pensée. Le monde ne semblait plus alors qu'une ombre vague, un néant de rêve. Sa vision était toute intérieure. Il ne voyait que la gloire de l'Atman dans sa pureté intégrale. Il trouvait la paix et la joie dans l'esprit qui pénètre tout, immanent, immortel et statique.
Dans ses étapes antérieures, cette vision se perdait parfois et il se retrouvait dans la vie multiple avec son tumulte de joies et de peines, d'attirances et d'antipathies.
Puis l'Esprit le ressaisissait dans son silence et dans son calme. Il atteignit bientôt le moment où la vision ne s'effaça plus en lui mais devint une expérience égale et permanente; de là, il arriva à un état d'exaltation où sa vision, jusque-là intérieure, fut projetée à l'extérieur.
L'Amour divin l'éblouit en lui permettant de temps en temps un coup d'oeil sur cette vision. Il lui sembla que son âme s'ouvrait comme une fleur et, dans un éclair éblouissant, embrassait tout l'Univers auréolé d'amour et de clarté. Jamais dans les étapes précédentes, il n'avait ressenti pareil bonheur. Ce fut à cet instant que Râmdas s'écria: Râm est tout, Il est partout et dans tout. Cet état d'âme, pendant quelques mois, venait et repartait. Quand il s'effaçait, un grand désir de solitude apparaissait. Pendant qu'il durait, Râmdas se mêlait au monde et prêchait la gloire de l'Amour et du Bonheur divins.
La mission de Râmdas eut son point de départ dans cette vision extériorisée. Sa plénitude et sa magnificence lui furent révélées dans la grotte de Kadri où sa vision devint plus continue. Dieu Se reflétait dans ses yeux et il ne voyait que Lui en toute chose, tandis que des vagues de bonheur déferlaient en son âme. A ce moment il comprit qu'il avait atteint une conscience pleine de splendeur, de puissance et de béatitude.
Râmdas renonça à sa grotte et reprit sa vie errante. Il inculquait un peu du bonheur indicible qu'il possédait à tous ceux qui s'approchaient de lui. Des foules l'entouraient partout où il s'arrêtait, et à leur vue l'Amour divin le faisait tressaillir. Extasié, il s'épanchait en accents d'amour et de joie.
Extrait de : Carnet de pèlerinage.
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Le jeûne absolu.
Redescendant vers Balak Râm, Râmdas dit : Râmji, un peu au-dessus, il y a une caverne. Râm veut que Râmdas y demeure et y observe un jeune absolu. Il ne devra même boire de l'eau et devra garder un silence complet.
- Combien de temps durera le jeune ? questionna Balak Râm.
- Râmdas n'en a aucune idée, Râm en décidera, répondit Râmdas,
(...) Le troisième jour, il s'éleva au dessus de sa conscience corporel et il éprouva le sentiment d'un vide solennel dans l'existence. Un calme et une paix pénétraient son être. Il état alors le plus souvent étendu sur la natte, à plat sur le dos. Il n'avait pas du tout dormi et ses yeux restaient toujours ouverts, même pendant la nuit, car il ne pouvait pas les garder longtemps fermés, Il ne souffrait nullement de la faiblesse ni de la faim.
Extrait de : Carnet pèlerinage.
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