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samedi 4 juillet 2020

Jnani

MAJ de la page : Ramana Maharshi



Kirtan, Arunachala Shiva (2015)



Jnani, Le silence du sage d'Arunachala (documentaire 2016)



Randonnée sur Arunachala (2011)


Ramana Maharshi

mercredi 10 mai 2017

Ysé Tardan-Masquelier

MAJ de la page : Jung / Ramana Maharshi / Upanishad



Les Discussions du soir par Leili Anvar
De Jung au yoga 10.05.2017
Avec Ysé Tardan-Masquelier : Historienne et anthropologue des religions

Ysé Tardan-Masquelier, est docteur en Histoire comparée des religions et anthropologie religieuse et elle a consacré sa thèse à Carl Gustav Jung et c’est lui qui l' a engagée sur les chemins de l’Inde. Parallèlement à son travail en philosophie et histoire des religions et aux ouvrages qu'elle a publiés, elle s'est engagée dans une pratique assidue du yoga et elle a été présidente de la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga, et directrice de l’Ecole Française de Yoga, qui accueille des personnes en quête de connaissance de soi et forme des enseignants de yoga. Aujourd’hui, elle enseigne l’histoire de l’hindouisme à l’Institut Catholique de Paris, où elle a créé en 2014 le Certificat et le DU Cultures et spiritualités d'Asie, une formation originale, ouverte à un large public, centrée sur l'approche de l’altérité culturelle des grandes traditions d’Asie, dans une perspective de dialogue. La poursuite de recherches en anthropologie religieuse l’a amenée à s’intéresser aux grands changements qui ont marqué la conscience occidentale depuis la Renaissance et conduit à des sociétés sécularisées, ce qui l'a aussi amené à enseigner l'histoire de la laïcité à l’Institut Catholique. Elle a codirigé avec Frédéric Lenoir l'Encyclopédie des Religions et le Livre des Sagesses, et écrit plusieurs livres sur le monde indien, Un milliard d'hindous; Histoire, croyances, mutations (Albin Michel, 2007); L’Esprit du yoga (Albin Michel, 2005 et en poche 2014), Ramana Maharshi, le libéré-vivant (Points Seuil, 2010) et Les maîtres des Upanishads. La sagesse qui libère (Seuil, 2014).
Source du texte : FC

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Ysé Tardan-Masquelier, née à Paris en 19491, est écrivain, historienne des religions, spécialiste de l’hindouisme. Elle enseigne les spiritualités orientales à Université Paris IV-Sorbonne et à l'Institut catholique de Paris.
Source (et suite) du texte, bibliographie : wikipedia




Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir et Leili Anvar
Ramana Maharshi avec Ysé Tardan-Masquelier 14.04.2013

A propos de : Ramana Maharshi : Le libéré vivant, Ed. Points, 2010
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La sagesse des Upaniṣads avec Ysé Tardan Masquelier (RTS, Radio Télévision Suisse, A vue d'esprit par Catherine Erard et Pierre-Yves Moret, du 14 au 18 septembre 2015) - en 4 parties.

A propos de : Les maîtres des Upanishads : La sagesse qui libère, Ed. Point, 2014
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Le corps, un chemin spirituel ? Avec Ysé Tardan Masquelier et Jean-Luc Souveton

mardi 17 novembre 2015

dimanche 14 avril 2013

Un même bonheur

MAJ de la page : Ramana Maharshi



Les racines du ciel par Frédéric Lenoir (14.04.2013.)
Ramana Maharshi avec Ysé Tardan-Masquelier.
Ysé Tardan-Masquelier, Historienne et anthropologue des religions, elle enseigne à l’Institut Catholique de Paris l’introduction au monde hindou et histoire de la laïcité et dirige l’Ecole Française de Yoga, qui forme des enseignants de yoga. Elle a publié entre autres  chez Albin Michel, Jung et la question du sacré, Les hindous : un milliard de croyants et écrit Ramana Maharshi, le libéré-vivant au Seuil.
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dimanche 3 février 2013

De la non démonstration (de l'existence) de Dieu



Si Dieu existait, aurions-nous besoin de croire en Lui ? Dieu est-il au-delà du monde ou bien l'autre nom de la nature elle-même ? Pourquoi faut-il en passer par la religion pour venir à Lui ? Et si Dieu était une réalité qui se prend pour un rêve ? Avec le philosophe Abdennour Bidar.
Source : Arte

vendredi 30 novembre 2012

Ella Maillart



C'est une des voyageuses les plus étonnantes du 20e siècle. Exploratrice par quête de vérité, photographe par goût, écrivain et journaliste par nécessité, Ella Maillart (1903 Genève - 1997 Chandolin), célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus reculées de la planète dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure.
Source du texte : Ella Maillart
Autre biographie : wikipedia / wikivalais guide du routard


Bibliographie :
- Parmi la jeunesse russe - De Moscou au Caucase, 1932, Ed. Payot, 2003
- Des Monts célestes aux sables rouges, 1934 (voyage en Asie centrale soviétique), Ed. Payot, 2001
- Oasis interdites - De Pékin au Cachemire, 1937 (le récit de son périple avec Peter Fleming), Ed. Payot, 2002
- La Vagabonde des mers, 1942 (au sujet de ses années de voile), Ed. Payot, 2002
- La Voie cruelle, 1947 (son voyage de Genève à Kaboul avec Annemarie Schwarzenbach), Ed. Payot, 2001
- Ti-puss ou l'Inde avec ma chatte, 1951 (le récit de ses cinq ans en Inde), Ed. Payot, 2002
- Croisières et caravanes, 1951 (autobiographie), Ed. Payot, 2001
- The Land of the Sherpas, 1955 (photographies et textes de son premier séjour au Népal)
- La Vie immédiate, (photographies accompagnées des textes de Nicolas Bouvier), Ed. Payot 1991
- Ella Maillart au Népal, Ed. Actes Sud, 1999
- Témoin d'un monde disparu, avec Nicolas Bouvier, Ed. Zoé, 2002
- Bleu immortel, avec Annemarie Schwarzenbach et Nicolas Bouvier, Ed. Zoé, 2003
- Cette réalité que j'ai pourchassée, Ed. Zoé, 2003 (recueil de lettres)
- Ella Maillart sur les routes de l'Orient, Ed. Actes Sud, 2003 (photographies)
- Bribes de sagesses, Ed. Actes Sud, 2007
- Chandolin d'Anniviers, Boutique Chandolin, 2007
- Envoyée spéciale en Mandchourie, Ed, Zoé, 2009 (recueil de reportages réalisés en 1934)
Entretiens :
- Le monde mon héritage, CD et DVD, 2009, RTS
Bibliographie détaillée : Ella Maillart
Site dédié : Ella Maillart
Expositions : Elysée Lausanne (1990) / Elysée Lausanne (2003)


12 - Pourquoi autant voyager quand on peut trouver les réponses et la sagesse dans les livres ?  
Je ne suis pas livresque ; les mots ne me suffisent pas. J’avais besoin de rencontrer des personnes qui vivaient leur sagesse.
13 - Les avez-vous trouvées ?
Oui : Ramana Maharishi. J’ai vécu cinq ans dans son entourage (entre 1939 et 1945). Impossible de résumer le cheminement intérieur ; la recherche de cette sagesse millénaire, de notre accord avec le cosmos. J’ai compris que nous sommes autre chose que matière. Nous sommes vibrations positives et négatives.
Source (et suite) du texte : Ella Maillart


Je suis venue à Tituvannamalai afin de vivre auprès d'un Maître incarnant la sagesse hindoue, et tandis qu'un cours pour débutant m'eût mieux convenu, je me trouve trébuchant, de but en blanc, dans l'aride silence du Vedanta qui, à la fin des Vedas, propose l'essence de la connaissance hindoue.

Jeune, le Maharishi avait écrit en vers tamouls : "Lumière de la Conscience qui tout embrasse, c'est en toi que se forme l'image de l'univers, qu'elle y demeure et s'y dissout, mystère qui détient le miracle de la vérité. Tu es le Soi intérieur, le "Je" vibrant dans le coeur. Coeur est ton nom, ô Seigneur !"

Les raisons qui avaient donné vie à cette phrase m'envahissent, abolissant en moi la solitude, et cette plénitude me fait oublier le lieu et le temps. Profonde, unique, précieuse, elle est incommunicable. En ouvrant les yeux, je vois le soleil couchant souligner d'or un nuage majestueux. N'est-ce pas le symbole même de ma méditation : la lumière de la conscience, joie immuable, n'est-ce pas l'origine de toute forme ? N'est-ce pas la voie véritable ?

La leçon facile vient du sage, un homme qui vit dans la paix et la maîtrise absolue de soi, qualités qui émanent de lui (il n'est pas particulièrement beau mais tellement bon et candide), ce qui fait l'effet d'un baume. La leçon plus subtile, que je n'ai pas encore apprise, est la suivante : cet homme unique, dont la vie a été intense depuis l'enfance, a réussi à l'aide d'un sixième sens à explorer la voie difficile qui mène à la racine de la conscience; il existe là une énergie qui est éternelle, qui n'a rien à voir avec le corps et qui est régie par les lois - cachées pour nous - qui gouvernent l'univers. Dans notre ignorance, nous appelons certaines choses "mauvaises" parce que nous ne pouvons pas comprendre que le bon peut surgir du mal, et que tout est le résultat de causes préalables. Ce n'est que par la soumission, le détachement, par l'effort de connaître le vrai soi - cette part de la conscience profonde et éternelle qui est en chacun de nous - que nous trouverons le bonheur permanent que nous poursuivons, aidant par là-même l'humanité à s'élever au-dessus de notre état semi-animal.
Des familles entières viennent se prosterner devant lui, s'allongeant trois fois, d'abord avec leurs bras étendus vers l'avant, ensuite ramenés le long du corps, tandis qu'une joue puis l'autre touchent le sol qu'ils embrasent enfin. Les jeunes enfants qui essaient de faire cela sont charmants et reçoivent le même sourire lumineux que les singes qui viennent mendier, ou la vache qui, chaque fois qu'on omet de l'attacher, vient voir le sage. On lui pose peu de questions parce que peu de questions se posent : dès que l'on se trouve près de lui, on se rend compte que la plupart des questions ne sont que des mots et ne font pas partie des choses vraiment vitales. Sa présence agit dans un sens positifs qui nous fait sentir : La réponse est en moi et pour qu'elle soit de quelque profit, je dois la trouver moi-même. 
Ella Maillart, Extraits d'une lettre à sa mère, 5 novembre 1940.
Source du texte : montcelon




Les yeux d'Ella (RTS, 1990)





Autres émissions radio (sur ses voyages en Inde et au Tibet) : RTS

jeudi 25 octobre 2012

Aum Amma


Aum Amma a vécu longtemps à Varanasi (Bénares), en 2001 elle arrive à Tiruvannamalai et s'installe dans une grotte face sud sur les pentes d'Anunachala (la colline de Shiva ou de Ramana Maharishi).
En 2003 elle se rend à Rishikesh, avec son fidèle swamiji, au pied de l’Himalaya, d'abord dans la montagne sous une simple tente puis en ville chez un de ses dévots. Elle redescendra ensuite en Inde du Sud, en passant quelques jours à Auroville, pour retourner à Tiruvannamalai.
Finalement elle s'installera, avec swamiji, dans un cottage au pied d'Arunachala, où se déroulent des darshans pour ceux qui viennent la voir. On l'appelle Aum Amma, car lorsque elle est en samadhi, un Aum blanc apparaît parfois sur son front. 
Source du texte : sonagiri
Site dédiés : AumAmma ParamatmaAumAmma



Rare is the One who… Is the moment of Truth.
No words, no practices and no teaching,
just a Pure Presence of Silent hood.




  







 

mercredi 2 mai 2012

Yogi Ramsuratkumar ou Ram Surat Kunwar


Comment parler de quelqu'un comme Yogi Ramsuratkumar (Uttar Pradesh, 1918- Tiruvanamalai, 2001) ? Je pourrais dire ce que l'on dit habituellement d'un tel homme : qu'il est du petit nombre des grands maîtres présents de tous temps à la surface de la planète; que sa bénédiction se répand à profusion sur tous ceux à qui il est donné de croiser son chemin ; que son style est universel, ouvert à toutes les cultures, toutes les classes sociales, toutes les races et religions; qu'il s'adresse à tous sans discrimination ni compromis.
Je pourrais me lancer dans le genre de descriptions plus ou moins passe-partout par lesquelles on tente en général de rendre compte d'une si profonde énigme : dire qu'il se qualifie lui-même de «mendiant fou» ou de «pécheur répugnant»; qu'il porte ses haillons avec autant de noblesse que jamais roi ne porta les plus somptueux vêtements ; qu'il est disponible à toute heure du jour et de la nuit, prêt à servir et à répondre aux besoins des chercheurs et disciples sincères ; qu'il ne s'attribue jamais son propre rayonnement ou l'atmosphère miraculeuse qui règne autour de lui mais dit invariablement : «tout cela vient de mon Père qui est aux Cieux, de Lui seul.»
Je pourrais dire bien d'autres choses, couvrir Yogi Ramsuratkumar de louanges, dresser la longues liste de ses hauts faits rapportés par ceux qui l'aiment, mais il me semble que tout cela serait encore à côté de la vérité. En fait, le langage ne permet pas de cerner la nature d'un tel être. Disons simplement que ce yogi fou est un inexplicable serviteur de Dieu, une vivante manifestation de la grâce. (...)
Extrait de : Lee Lozowick, L'Alchimie du réel, A propos de mon maitre
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Bibliographie :
Michel Coquet, Yogi Ramsuratkumar, Le Divin mendiant, Ed. Altess, 1996.
En ligne :
Ram Surat, Yogi Ramsuratkumar, Le Divin mendiant : PDF
Olga Amman, Yogi Ramsuratkumar, Le msytère : devenir Dieu : PDF
Will Zulkowsky, Rencontres avec Yogi Ramsuratkumar : PDF
V. Rangarajan, Aperçus d'un grand yogi : PDF
Journal de M Devaki : PDF
Journal de Sri Sukhavanam, 1979 : PDF
Samarpanam (extraits) : PDF
Amarakaryam, L'Enfant Dieu de Tiruvannamalai : PDF
Onde d'Amour, biographie : PDF
Site internet dédié : ramsurat / yogiramsuratkumar (source des PDF)


Mon Père seul existe, rien d'autre, personne d'autre, dans le passé, le présent et l'avenir, ici, là, partout.
Seul Père, tout en Père, Père en tout. Rien n'est séparé, rien n'est isolé.
Un sans second, indivisible, total, entier, absolu, Père seul.

La force seule est religion. Tout ce qui affaiblit ne peut pas être religion. Vous êtes tout puissant, vous êtes tout sachant, vous êtes toute béatitude. Ne soyez pas pessimiste. Si vous êtes pessimiste, tout est perdu. Ayez de l'espoir, vous êtes l'Atman. Dites le à vous-même. Dites-le pendant des années. Et voyez ce qui arrive. (...)
Oui, la chair est faible. Le corps est périssable. C'est pourquoi je vous demande de vous identifier à l'Atman. Dites que vous êtes l'Atman, puis voyez ce qui arrive.

Bhagavan Ramana Maharshi faisait souvent le tour de la colline. La colline est considérée comme le Seigneur Shiva Lui-même. Vous pouvez dire que c'est de l'adoration d'idoles si vous voulez. C'est murti puja. Les gens ont besoin de quelque chose, d'une forme à adorer. Si vous voulez adorer Dieu sous une forme masculine, faites-le. Mon ami, c'est la liberté… 

Si vous voulez adorer Dieu sous la forme de la colline Arunachala, ou sous la forme d'un arbre ou de l'eau, faites-le. C'est la liberté, Dieu est partout. Il n'y a pas d'endroit où Il n'est pas. Père est omniprésent. Il est partout et en tout. Il n'y a pas d'endroit où Il n'est pas. Ainsi, si vous voulez L'adorer en tant que masculin ou en tant que féminin, faites-le, c'est la liberté, ou si vous voulez L'adorer comme étant sans forme, faites-le. C'est la liberté.
Extrait de Samarpanam
Source du texte : PDF










mercredi 27 avril 2011

Tandavarya

Navaneeta signifie le beurre. Kaivalya ou Revala, désigne l'autonomie spirituelle libérée de l'identification au corps. Les textes sacrés de l'Inde sont souvent comparés à un océan de lait, dont les grands enseignants ont extraits le lait de sagesse pour le déposer dans des pots. Tandavarya Swami, l'auteur du Kaivalya Navaneeta, dit avoir extrait le beurre du lait.
Source du texte, introduction au livre : La crème de la libération, Kaivalya Navanîtam.


* * *
 "(...) je demandais à Bhagavan (Sri Ramana Maharshi) de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya NavanîtamRibbu Gîtâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta."


* * *
Bibliographie :
- La crème de la libération, Kaivalya Navaneeta, traduit de l'anglais par Jean-Marc Mantel, Ed. la Mésange.
Extrait en ligne : La Mésange




Barratage du lait

Section 1. L'exposé de la Vérité.
45 - J'ai décrit jusqu'ici ce qu'est la surimposition. Seul est un jnani celui qui sait, au delà du doute, que tout ce qui est vu est aussi éphémère qu'un rêve.
Maintenant écoute ce qu'est le processus d’effacement de la surimposition, voie vers la merveilleuse moksha (libération), qui ressemble au ciel placide lorsque tous les nuages d'hiver s'en sont allés.
46 - (Exactement comme l'on examine et découvre que) ce n'est pas un serpent, mais une corde, et ce n'est pas un voleur, mais un pieu épais, l'on comprend aussi, par-delà le doute, par les paroles du Maître et à la lumière des écritures, que le corps, le monde et les éléments ne sont rien d'autre que Brahman, l'immuable Conscience. Sache que cela est l’effacement de la surimposition.
(...)
72 - Par le Seigneur sous l'arbre du banyan sacré ! Je dis la vérité : Tu es le Témoin immuable du grossier, du subtil et de l'ignorance, des états de veille, de rêve et de sommeil, et du passage du temps - passé, présent et futur -, qui sans fin, s'élève et retombe, comme les vagues dans l'océan de la béatitude.
73 - Ne demande pas : "Par quelle lumière me verrais-je moi-même qui suis l'omni-voyant témoin ?". Peut-il y avoir une lumière qui illumine la Lumière auto-lumineuse ? Le dixième homme se connait lui-même en tant que tel parmi les autres. Y-a-t-il encore un onzième homme en lui ?".

(...)

Section 2. Les doutes dissipés.
7 - Maître : "Comme Brahman n'est ni un objet des sens, ni un objet de déduction, et comme Il est sans second, Il est au-delà de la directe perception, déduction ou analogie. Sache aussi qu'étant libre d'attributs, Il ne peut être exprimé par des mots.
(...)
20 - L'annihilation du mental est de deux niveaux, à savoir : du conditionnement mental et du mental lui-même. Le premier s'applique aux sages libérés-vivants; le dernier aux sages désincarnés. L’élimination de rajas et de tamas, laissant sattva seul, est la dissolution du conditionnement du mental. O sans péché ! Lorsque sattva disparaît en même temps que le corps subtil, le mental lui-même est considéré comme ayant aussi péri.
Extrait de : La crème de la libération. 

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mardi 26 avril 2011

Ellâm Onru ou Tout est Un

Ce texte anonyme, écrit en tamoul au dix-neuvième siècle, est un bréviaire de l'advaita vedanta. Le Sage de la sainte montagne Arunachala, au sud de l'Inde, Sri Râmana Maharshi, le citait et le recommandait souvent. (...) "(...) je (Anannamalai) demandais à Bhagavan de me sélectionner de la lecture, il me donna une courte liste de six livres : Kaivalya Navanîtam, Ribbu Gîtâ, Ashtâvakra Gitâ, Ellâm Onru, Swarûpâ Sâram et Yoga-Vâshishta. Il mit un accent particulier sur le Ellâm Onru, en me  disant : "Si vous voulez moksha (la Délivrance), écrivez, lisez et pratiquez les instructions contenues dans Ellâm Onru"."

Bibliographie : 
- Tout est Un (Ellâm Onru), Texte Tamoul anonyme du XIXe siècle. Ed. Nataraj. 
Autres extraits en ligne : non dualité 





I - Unité
1- Tout ce qui existe, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, témoin du monde, tout est Un. 

2- Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle, et ceci ou cela, tout est Un.
3- Les êtres sensibles, ainsi que tout ce qui est considéré comme étant inerte et insensible, la terre, l'air, le feu et l'eau, tout cela est Un. 
(...)

II - Toi
(...)
6. Si tu demandes ce qu'est ta vraie nature, son nom est Turiya qui signifie "le Quatrième" (état). Ce nom est approprié, car il semble dire : "les trois états de ton expérience - veille, rêve et sommeil profond - te sont étrangers; ton véritable état est le quatrième, qui est différent de ces trois là". 
En supposant que ces trois états (veille, rêve et sommeil profond) forment ensemble un long rêve, le quatrième représente le réveil mettant fin à ce rêve. Ainsi, il est plus profind que le sommeil profond, et en même temps plus "éveillé" que l'état de veille. Ton véritable état est donc ce "quatrième", se distinguant de tes états de veille, sommeil avec rêves, et sommeil profond. Tu es cela, uniquement.
7. Qu'est-ce que ce quatrième état ? Il est Connaissance, sans différenciation, étant pleine Conscience de soi-même. Cela signifie que le quatrième état est pure Connaissance, sans conscience du différencié, mais en pleine conscience de Soi. Celui qui réalise cet état, même pour un seul instant, réalise la vérité. Tu es cela, uniquement. Qu'est-ce qu'il y a de plus pour celui qui a réalisé le "Quatrième" ? 
(...)

III- Dieu
(...)
4. Celui qui a réalisé le quatrième état et voit tout en tant qu'Un, celui-là connait vraiment Dieu en tant qu'Etre, Conscience et Béatitude. Les mots ne peuvent l'exprimer, ni les oreilles entendre, à quel point un tel être est uni à Dieu; c'est une question de réalisation; et il existe des voies et des moyens pour une telle réalisation. Ils peuvent être énoncés, appris et mis en pratique. Dieu peut être réalisé ainsi. 
5. Il n'a pas de nom : nous Lui donnons un nom. Il n'a pas de forme : nous Lui donnons une forme. Y-a-t-il un mal à faire cela ? Quel nom n'est pas le sien ? Quelle forme n'est pas la Sienne ? Quel est le son, la forme où Il ne se trouve pas ? C'est pourquoi, en l'absence de la vraie connaissance de ce qu'Il est, tu peux Le nommer comme tu préfères, ou L'imaginer sous la forme qui te convient le mieux pour garder Son souvenir. 
Tout espoir d'obtenir sa Grâce sans aucun effort de ta part est complètement vain. S'il était possible d'obtenir Sa Grâce de cette façon, tout le monde serait identique, il n'y aurait aucune raison pour qu'il existât des différences. Il nous a montré les voies et les moyens. Fais l'effort, atteins le but; sois heureux. Ta paresse et ton égoïsme te font espérer d'obtenir Sa Grâce sans aucun effort, or la règle qui est valable pour tous est aussi valable pour toi. Ne relâche pas tes efforts. Dieu ne peut être réalisé que par ton effort. 
(...)

VI- Ego
1- O ego ! Tous les maux du monde prennent leur source en toi. C'est pour t'écraser que les rois font des lois et les Sages donnent des enseignements. Malgré leurs efforts depuis des temps immémoriaux, hélas ! tu es toujours là : tu te caches seulement, et réapparais encore et encore. N'as -tu donc pas de fin ? Oh si, et sûrement, elle approche. Un autre Ego a commencé à t'éliminer. C'est l'Ego Universel, dont le nom est Je-suis-Brahman (Aham Brahmasmi).
2. Eh ! Ego détrompe-toi, ton ennemi n'est pas de ton espèce : tu es périssable, alors qu'Il ne l'est pas; tu te prends pour "je", parce que tu différencies toujours "je", "tu", "il", etc. mais Lui est libre de ces concepts : Il harmonise les différences et résorbe tout en Lui-même. Ton hostilité à Son égard naît de ce que quand tu le vois s'élever tu crois qu'il veut t'anéantir- Mais Lui n'a aucun mauvais sentiment pour toi, puisque tu ne peux te trouver là en Sa présence. Il te voit comme une partie de Lui-même. C'est ta propre imposture qui cause ta perte en Sa présence. Il ne songe même pas à te tuer car tu ne comptes pas à ses yeux. C'est pourquoi, ego, tu te considères comme Son ennemi, mais Lui ne prétend pas être le tien. 
En un mot, tu es ton propre ennemi : Par orgueil, tu t'es vanté devant Lui, comme tu le fais en tous lieux. Dès lors, tu es perdu. C'est ainsi que l'Ego Universel t'efface, t'ayant absorbé, rayonnant en tant que Lumière Absolue. 
(...)
4. Tu ne peux, à ce moment précis, avoir une idée de ce qu'Il fera de toi si tu t'abandonnes à Lui. Quoi que je puisse t'en dire, tu ne peux comprendre. L'expérience de l'abandon à Lui peut seule permettre de comprendre. Nul doute qu'Il t'élèvera à Sa grandeur, rien de moins. Par conséquent, ne crains pas pour ton avenir; abandonne-toi directement. Tu pourras toujours t'en détourner, si la joie ne te submerge pas dès le premier instant d'abandon. De même qu'en buvant du lait, cela commence par le goùt agréable et se termine par l'apaisement de la faim et de la soif, de même l'abandon de soi commence par le ravissement et s'achève dans la Parfaite Béatitude qui est au-delà du plaisir et de la souffrance. Par conséquent, ton but est, nul doute, cet Ego Universel (Je-Suis-Brahman). 
5. Quel sera Ton nouveau nom, après l'abandon ? Il n'y a pas d'autre nom que le Tien. (...)

6. Souhaites-tu sortir de ton rêve, ou bien est-ce que tu préfères y rester encore ? Combien de temps les images du rêve vont-elles durer ? Ne sois pas paresseux, sors de ta torpeur, réveille-toi ! Tu ne vois que tes propres images mentales, et tu continues d'en imaginer encore et encore. Tout cela est vain. Trouve simplement qui est ce "toi", ce spectateur de tes images mentales. Ne te méprends pas, en t'identifiant à elles, qui s’élèvent et retombent sans cesses, réveille-toi ! Dès l'instant où tu t'éveilleras, tu comprendras que l'éveil vaut mieux que ce rêve. Debout ! L'Ego Universel attend pour se réjouir de te voir éveillé.
(...)
10. Il me reste un mot à dire. Ce n'est pas le produit de mon égoïsme, mais simplement mon devoir. Je ne dis ce mot en particulier ni pour ton bien ni pour le mien, mais pour le bien de tous : 

La Vérité est "Je-Suis-Brahman", l'Ego Universel. 
Lumière de Grâce Divine, Amour Tout-Puissant, Bénissez-moi ! 
Paix ! Paix ! Paix !
Extraits de : Tout est Un (Ellâm Onru). Ed. Narataj.
Commande sur : Amazon

jeudi 21 avril 2011

Henri Le Saux ou Abhishiktananda



VIDEO EN BAS DE PAGE

Henri Le Saux (qui adopta le nom indien de Abhishiktananda), né le 30 août 1910 à Saint-Briac (France) et mort le 7 décembre 1973 à Indore (Inde) est un moine bénédictin breton, figure mystique du Christianisme indien, qui contribua beaucoup au dialogue entre le christianisme et l'hindouisme.
Après des études au séminaire de Rennes, il entre à 19 ans à l'abbaye bénédictine de Sainte-Anne de Kergonan, qui dépend de la congrégation de Solesmes. Ordonné prêtre en 1935, il assure les fonctions de bibliothécaire et de professeur avant d'être mobilisé en 1939. Fait prisonnier en 1940, il réussit à s'évader.
En 1945, il entre en contact avec l'abbé Jules Monchanin, qui s'est consacré à l'étude de l'Inde et des liens entre le christianisme et la spiritualité indienne. En 1948, Henri Le Saux rejoint Jules Monchanin en Inde. Ensemble, les deux hommes fondent en 1949 un ashram au lieu dit Shantivanam (« le bois de la paix »), sur les rives du fleuve Kâverî. L’ashram est dédié au Saccidânanda, c'est-à-dire, selon les Upaniṣad, au Brahmâ, Être, Pensée, Béatitude. Les deux ermites préparent ainsi la venue d’une spiritualité authentiquement indienne de la sainte Trinité.
Après s'être rendu en 1949 au pied de la montagne de Shiva Arunachala (à environ 100 km à l'ouest de Pondichéry) en compagnie du père Jules Monchanin et avoir rencontré Ramana Maharshi, Henri Le Saux est profondément bouleversé et cherche à entrer plus profondément dans la compréhension du mystère de l'Inde sans pour autant renoncer à sa foi chrétienne. Un intense débat intérieur, un combat s'engage en lui entre sa part chrétienne et occidentale et sa part indienne : il écrit, dans son journal La montée au fond du cœur quelques poèmes qui témoignent de ces questionnements.
Après avoir un certain temps résidé comme ermite sur la montagne d'Arunachala, Henri Le Saux - qui a pris, après sa rencontre avec un maître spirituel tamoul Gnanananda, le nom d'Abhishiktananda - commence une vie d'errance (il visite alors de nombreux couvents et fréquente des rencontres interreligieuses) une partie de l'année et une vie d'ermite dans la région de Rishikesh,aux pieds de l'Himalaya, le restant de l'année. Il entretient également une riche correspondance avec de nombreuses personnalités.
Il meurt en 1973 après avoir, selon les très brefs textes qui nous sont restés de cette époque et que l'on trouve dans La montée au fond du cœur, vécu une expérience d'union à Dieu. Il est enterré à Indore, en Inde.
Source du texte : wikipedia

Autre biographie détaillée : association Henri Le Saux

"Ma crise cardiaque ne fût que la toile de fond d'un temps spirituel merveilleux...Je n'ai que le souvenir d'une Joie intense... et de 2 semaines passées au lit... vie et mort ne sont pour moi désormais que des situations existentielles...
Je sais maintenant que l'Upanishad est vraie...c'est l'entrée dans la Lumière Suprême...l'Atman...c'est la Félicité...c'est Brahman..."


Bibliographie :
- Ermite du Saccidananda. Ed. Caterman, 1956.
- Sagesse hindoue, mystique chrétienne : du Védanta à la Trinité, Ed. Centurion, 1965
- La rencontre de l'hindouisme et du christianisme, Ed. du Seuil, 1966
- Une messe au source du Gange, Ed. du Seuil, 1967
- Gnanananda : un maitre spirituel en pays Tamoul, Ed. Présence, 1970
- Eveil à soi, éveil à Dieu : essai sur la prière, Ed. Présence, 1986.
- Souvenir d'Arunachala : récits d'un ermite chrétien en terre hindoue, DDB 1978.
- Initiation à la spiritualité des Unpanishads, Ed. Présence, 1979.
- Intériorité et révélation, Ed. Présence, 1982.
- La montée du fond du coeur, Ed. Oeil, 1986.
- Ecrits choisis, par Marie-Madeleine Davy, Ed. Albin Michel, 1991.
Etudes :
Marie Madeleine Davy, Henri Le Saux, passeur entre deux rives, Ed. Albin Michel.

Harry Oldmeadow, Henri Le Saux, christianisme et spiritualité indienne. Ed. Almora, 2010.

James Stuart, Le bénédictin et le grand éveil, Ed. Maisonneuve.
Jacques Dupuis, Jésus-Christ à la rencontre des religions, Desclée, Paris, 1994.
Gozier (A.), Le père Le Saux à la rencontre de l’hindouisme, Ed du Centurion, Paris, 1982.
Jean Mouttapa, Religions en dialogue, Albin Michel, 2002
Jean Sulivan, Le plus petit abîme, Gallimard, 1965



Arunachala

J'étais venu en Inde pour Te faire connaître à mes frères hindous, et c'est Toi Jésus qui T'es fait connaître à moi ici par leur entremise, sous les traits bouleversants d'Arunâchala !




Arunachala, guru impitoyable
qui me sevras de tout ce que j'aimais jusque là
de tout ce que je savourais jusque-là
de tout sur quoi je m'appuyais jusque-là
les choses de ce monde
comme les choses de l'autre
et me laissais suspendu
libre et nu
dans l'esseulement du Kévala (nudité de l'acte d'être)
en plein milieu du gouffre
au sein du fond
Ton coeur, ô Arunâchala !


Henri Le Saux, Arunachala


O mon Aimé, pourquoi T'es Tu caché 
sous les traits de Shiva et d'Arunachala ...de Ramana le Rishi...
pour me donner Ta Grâce...
Est-ce là Ton jeu divin?
Tu prends toutes les formes
et Tu Te joue de nous
car Tu veux qu'on Te cherche...
au-delà de toutes formes !
Car il n'est pas de forme au monde qui ne soit Tienne
qui ne Te cache à l'ignorant
et qui ne Te révèle à celui qui sait !


Ce que dit le guru jaillit du coeur même du disciple ce n'est pas un autre qui parle...ce n'est pas l'accueil en esprit de pensées qui viendraient d'ailleurs et seraient transmises par le truchement des sens...
Quand les vibrations de la voix du Maître parviennent à l'oreille du disciple, quand son regard perce le sien... c'est du dedans même de soi... de l'espace enfin découvert de son propre coeur qu'éclosent les pensées qui se révèlent à lui même..
(...) alors le disciple peut dire au Maître :
"Tu nous as fait passer sur l'autre rive
au-delà du non savoir..."

Quand l'homme a pu saisir ce dedans, ce fond sans fond, toute conception, pensée, réflexion se retirent...le Moi aussi s'éclipse...
comment aurais-je le droit de dire moi, moi ?
Je ne peut dire Moi sans T'affirmer Toi, la source de mon Moi...Toi seul peut dire Moi !

Cherche Dieu jusqu'à ce que tu Le trouves
au delà de toute pensée de Lui et de tout sentiment de Lui
au delà de la pensée que tu as de Son impensabilité
au delà du sentiment que tu as de Son " inexpérimentabilité"
Et pour chercher Dieu cherche toi toi même
au delà du sujet dont tu as conscience qu'il perçoit, qu'il sent, qu'il pense
au delà du sujet qui a conscience qu'il se perçoit, qu'il se sent, qu'il se pense soi-même
Tant que tu auras encore conscience de toi tu ne te seras pas atteint toi-même
Tu es aussi loin de toi que Dieu est loin de toi
Dieu est aussi proche de toi que tu es proche de toi même
Dieu est aussi loin de toi au dedans de toi qu'il est loin au dehors de toi
Parcours le champ des étoiles, dépasse les galaxies et tu n'auras pas encore atteint Dieu
Le Ciel de Dieu est au delà de tous les cieux que peut atteindre l'homme par les sens ou sa raison
Le Mystère que tu portes en toi est lui aussi au delà de toutes les galaxies que peut parcourir ton esprit
Dieu est aussi transcendant à toi quand tu le regardes au dedans que lorsque tu le regardes dehors et tout autant inaccessible

Il n'y a pas de place en moi pour Dieu et pour moi à la fois.
S'il y a Dieu, je ne suis pas
S'il y a moi comment Dieu pourrait-il être ? 
Dilemme de l'homme qu'il faut que lui ou bien Dieu disparaisse.
Il n'y a que Toi au fond de moi, 
Toi au fond de tout. (...)
Source : rmitte 













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