Après les armes de destructions massives en Irak, ... les hackers de Poutine faussent les élections américaines.
Wikileaks : la fuite orchestrée par un membre du parti démocrate
Le 15 décembre 2016 - Sputniknews
Alors que la Maison Blanche continue d’incriminer les pirates russes et Vladimir Poutine, un représentant de WikiLeaks et ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, confirme avoir reçu les documents compromettant Hillary Clinton de la part… d’un démocrate dégoûté par l’activité du parti !
Les tentatives de saboter la présidentielle aux États-Unis, le référendum sur le Brexit, ou encore le piratage de la correspondance du Parti démocrate (perpétré par Poutine lui-même!)… telle est la longue liste des « forfaits » perpétrés par les terribles Russes aux yeux de l'Occident.
N'en déplaise aux phobiques qui voient flotter partout la Main du Kremlin, un proche collaborateur de Julian Assange, Craig Murray, vient de vendre la mèche: les documents fuités du Parti démocrate provenaient de l'intérieur même de cette formation politique!
« Aucun des fuites ne provenaient de Russie. La source avait un accès légal à l'information. Les documents ont été obtenus par des fuites de l'intérieur, pas par des cyberattaques », a déclaré M. Murray dans une interview au Daily Mail
Selon lui, la source au sein du Parti démocrate lui a remis les documents en mains propres à Washington. M. Murray a récupéré le paquet lors d'une réunion clandestine dans une zone boisée près de l'Université américaine, dans le nord-ouest de la ville. La personne qu'il a rencontrée n'était pas celle qui a obtenu l'information, mais un intermédiaire, a précisé M. Murray. L'employé a ajouté que la source avait pris la décision de transférer ces informations à WikiLeaks à cause de la corruption régnant au sein de Fondation Clinton et de l'élimination de Bernie Sanders de la course présidentielle.
Plus tôt, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure Jay Johnson a déclaré qu'aucune piste pointant une ingérence extérieure dans le processus de l'élection présidentielle américaine n'avait été décelée au cours de l'enquête. Rappelons que le gouvernement américain a, sans jamais fournir la moindre preuve, formellement accusé la Russie en octobre d'avoir conduit des attaques informatiques contre les organisations politiques américaines, notamment le Parti démocrate, avant l'élection du 8 novembre. Le président russe Vladimir Poutine a toutefois nié toute implication de la Russie, qualifiant toutes accusations de la part de Washington d'« hystérie électorale ».
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Piratages informatiques aux Etats-Unis : vers une « cyberguerre froide » ?
Interview de François-Bernard Huyghe, le 19 décembre 2016 - IRIS
Concrètement, de quoi la CIA accuse la Russie dans son rapport, publié par le Washington Post sur les piratages pendant la campagne présidentielle américaine ? Au vu des révélations, est-il possible d’affirmer que la Russie a fait gagner les élections à Donald Trump ?
Il est tout d’abord important de préciser que les accusations contre la Russie proviennent d’une organisation elle-même à l’origine d’ingérences à l’étranger et de diffusion de fausses informations. Comme lorsqu’en 2003, la CIA affirmait la présence d’armes de destruction massive en Irak. La CIA est d’ailleurs la seule agence de sécurité qui met directement en cause la responsabilité de la Russie dans les cyberattaques. Les autres agences restent prudentes, notamment le FBI avec qui la CIA est en conflit quant à l’attribution de ces attaques. Pour le moment, le dossier est loin d’être clair.
Dans son rapport, la CIA accuse des pirates russes d’avoir mené deux opérations d’espionnage et de vol de données confidentielles. L’une visait les ordinateurs du Parti démocrate, l’autre, le directeur de campagne d’Hilary Clinton, John Podesta. Des emails confidentiels de ce dernier ont été volés. Les méthodes employées par les hackers ne semblent pas sophistiquées et du côté des Démocrates, les victimes ont fait preuve de naïveté. L’une d’entre elles aurait communiqué son mot de passe après une sollicitation. Au vu de ces éléments, rien ne prouvent l’implication d’un service d’Etat dont les méthodes sont beaucoup plus sophistiquées.
Dans un deuxième temps, les emails dérobés ont été transmis à Wikileaks, qui, dans un troisième temps, les a mis sur la place publique. La publication des échanges de mail de collaborateurs du Parti démocrate ont permis de démontrer les relations privilégiées d’Hillary Clinton avec les médias, les lobbyistes, le milieu financier, les rapports entre sa fondation et de grosses société, ainsi que les magouilles auxquelles son camp s’est adonné.