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vendredi 5 juillet 2013

Dzogchen Bön - Webcast du 6 juillet

Webcast en anglais (avec traduction française)
Samedi 6 juillet de 15h à 21h30
en direct de la retraite annuelle d'été à Serenity Ridge, Virginie

Lien (et explications) :


jeudi 24 février 2011

Basho Matsuo ou Manefusa Matsuo


Bashō Matsuo plus connu sous son seul prénom de plume Bashō (« Le Bananier »), est un poète japonais du XVIIe siècle (début de la période Edo). De son vrai nom Kinsaku Matsuo (enfant) puis Munefusa Matsuo (adulte), il est né en 1644 à Iga-Ueno et mort le 28 novembre 1694 à Ōsaka. Il est considéré comme l'un des quatre maîtres classiques du haïku japonais (Bashō, Buson, Issa, Shiki).
Auteur d'environ 2 000 haïkus, Bashō rompt avec les formes de comique vulgaire du haïkaï-renga du XVIe de Sōkan en proposant un type de baroque qui fonde le genre au XVIIe en détournant ses conventions de base pour en faire une poésie plus subtile qui crée l'émotion par ce que suggère le contraste ambigu ou spectaculaire d’éléments naturels simples opposés ou juxtaposés .

Issu d'une famille de bushi (guerriers), il se lie d'amitié avec le fils de son seigneur, le jeune Yoshitada, mais la mort de son ami le conduit à renoncer à une carrière classique de guerrier et à étudier les lettres.
À ce moment, Bashō prend l'habit des moines et part suivre l'enseignement de plusieurs maîtres dont Kitamura Kigin à Kyōto. Sept ans plus tard, il part pour Edo où il publiera son premier recueil de poèmes dont le célèbre :



Sur une branche morte
Les corbeaux se sont perchés
Soir d'automne.



Plus tard, il crée sa propre école poétique. Il pratique le haïku avec un groupe de disciples dans son ermitage de Fukagawa à partir de 1680. Le surnom de cet endroit est « l'Ermitage au bananier » (Bashō-an) car un bananier lui avait été offert par l'un de ses disciples. Il le planta devant son ermitage - où il se trouve toujours- mais on ne sait pas pourquoi il lui emprunta son nom de plume.
Le style nouveau qui caractérise son école est le style shōfu.
Celui-ci peut se définir par quatre mots :

Sabi : c'est la recherche de la simplicité et la conscience de l'altération que le temps inflige aux choses et aux êtres ;
Shiori : il s'agit des suggestions qui émanent du poème sans qu'elles ne soient formellement exprimées ;
Hosomi : l'amour des choses humbles et la découverte de leur beauté ;
Karumi : l'humour qui allège du sérieux et de la gravité.

Pour Bashō, le haïku n'est pas dans la lettre mais dans le cœur. Il s'efforce d'exprimer la beauté contenue dans les plus simples choses de la vie :

Paix du vieil étang.
Une grenouille plonge.
Bruit de l'eau. 

C'est une poésie de l'allusion et du non-dit qui fait appel à la sensibilité du lecteur. Par exemple il évite de décrire l'évidente beauté du mont Fuji :




Brume et pluie.
Fuji caché. Mais maintenant je vais
Content





Bashō pratique également le journal de voyage qu'il entremêle de délicats poèmes. Le plus célèbre d'entre eux est La Sente étroite du Bout-du-Monde (Oku no hosomichi) mais ils relèvent tous d'un genre impressionniste qui voit le poète s'arrêter devant des paysages ou des scènes de la vie quotidienne et laisser venir le poème que cette vision suscite en lui.
En passant devant les ruines du château ou périt le célèbre Minamoto no Yoshitsune alors qu'il était assiégé par l'armée de son frère Yoritomo, le poète est frappé de voir qu'il ne reste rien de cette gigantesque bataille, de tous ces glorieux combats et que la nature a repris ses droits :


Herbes de l'été.
Des valeureux guerriers
La trace d'un songe.

Bashō est le premier grand maître du haïku et sans aucun doute le plus célèbre au Japon où il reste littéralement vénéré.
Il fut enterré à Ōtsu, préfecture de Shiga, auprès de Minamoto no Yoshinaka, conformément à ses derniers souhaits.
Source du texte   : wikipedia


On rallonge 
Une patte de l'aigrette
En y ajoutant celle du faisan.


Ce poème parodie le texte du Livre du maître Tchouang Tseu : "En voyant une chose longue, il ne faut pas penser qu'elle est trop longue si sa longueur est naturelle. En effet, les pattes de la sarcelle sont courtes, mais elle criera si vous les rallongez de force. Les pattes de la grue sont longues, mais elle protestera en pleurant si vous les coupez au couteau."
Basho a délibérément joué l'acte de "rallonger une patte d'un oiseau", que Tchouang avait rejeté, pour démontrer l'absurdité de l'utilitarisme. Ce haïku souligne avec humour la faiblesse d'intelligence humaine.
Les haïkus de Basho sont théâtraux. Il y a exposé la plaisanterie ou la mélancolie, l'extase ou la confusion, en les exagérant. Mais ces expressions dramatiques ont un caractère paradoxal. L'humour et la tristesse qu'il a exprimés ne sont pas des outils pour affirmer ni pour glorifier la possibilité humaine. Dans ses oeuvres, plus il décrit des actions des hommes, plus la petitesse de leur existence est mise en relief, et les lecteurs prennent conscience de la grandeur de la Nature.
Source du texte : Mushimegane


Bibliographie :
- Basho, maitre de Haiku. Ed. Albin Michel, coll. Spiritualité vivante.
- Journaux de voyage. Ed. Pof
- Cent onze haiku, Edition bilingue
- A Kyōto rêvant de Kyōto. Ed. Moundarren
- Cent cinq haïkaï. Ed. La Délirante
- L'Ermitage d'illusion. Ed. La Délirante
- Voyage poétique à travers le Japon d'autrefois, trad. Nicolas Bouvier. Ed. Office du livre
- Bashô, Carnets de voyage, " Nozarashi Kikô ". Ed. Atelier Manda
- Avec Bashô, Sur le chemin étroit du nord profond. Ed. Atelier Manda
- Le Chemin étroit vers les contrées du Nord, trad. Nicolas Bouvier. Ed. Heros-Limite
- L'étroit chemin du fond. Ed. William Blake and co.
- Jours d'hiver (1684). Ed. Pof
- Jours de printemps (1686). Ed. Pof
- Quatre saisons (1689), Friches tome I. Ed. Pof
- Réminiscences (1689), Friches tome II. Ed. Pof
- Dix kasen (1689), Friches tome III. Ed. Pof
- Friches (1689). Ed. Verdier
- La Calebasse (1691). Ed. Pof
- Le Manteau de pluie du singe (1691), Ed. Pof
- Le Sac à charbon (1694). Ed. Pof
- Le Faucon impatient (1696). Ed. Pof
Bibliographie : Shunkin
Intégralité de l'oeuvre de Basho (an japonais) : Yamanashi
Autres créateurs de Haiku : Mushimegane


kono aki wa        
Cet automne-ci
nande toshiyoru   
Pourquoi donc dois-je vieillir ?
kumo ni tori         
Oiseau dans les nuages

Sur l'éventail
Je mets le vent venant du mont Fuji.
Voilà le souvenir d'Edo (*)
(*) ancien nom de Tokyo

Sommeil sur le dos d'un cheval,
La lune au loin dans le rêve qui continue,
Fumée de la torréfaction du thé.

Le printemps passe.
Les oiseaux crient
Les yeux des poissons portent des larmes.

Le zashiki (*) d'été
Fait bouger et entrer
La montagne et le jardin.
(*) salon recouvert de tatamis et ouvert sur le jardin.

Quel plaisir!
La Vallée de sud
Embaume la neige.

Le vent d'automne
Plus blanc
Que les pierres de la colline rocheuse.

De tous les côtés
Les vents apportent des pétales de cerisier
Au lac des grèbes.

Même un sanglier
Est sur le point d'être emporté
Dans cette tempête.

Le croissant éclaire
La terre brumeuse.
Fleurs de sarrasin.

Le lespédèze fleuri ondule
Sans faire tomber
Une seule goutte de rosée.

Par bonté bouddhique, Bashô modifia un jour, avec ingéniosité, un haïku cruel composé par son humoristique disciple, Kikakou. Celui-ci ayant dit :


Une libellule rouge
arrachez-lui les ailes
un piment.

Bashô y substitua :

Un piment
mettez-lui des ailes
une libellule rouge.





mardi 16 novembre 2010

Lungtog Tenpei Nyima Rinpoche


S.S. Menri Trizin XXXIII, Lungtog Tenpei Nyima, 33ème abbé de la lignée abbatiale de Menri, né à Kyangthang dans l'Amdo, l'année Serpent de terre 1929. A l'âge de 8 ans il entra au monastère de Khyangtang et appris la lecture, l'écriture et les récitations quotidiennes du monastère. De 12 ans à 17 ans il étudia la médecine tibétaine avec Zhuwo Tanpa Luhundrup. Il appris aussi les rituels des tantras secrets et effectua les pratiques préliminaires étendues sous les directives de Sherap Tenpey Gyaltsen, le lama qui dirigeai le monastère Kyangthang.


De 18 à 26 ans son maître principal fut Geshe Tenzin Lodro Gyatso de qui il reçu des initiations, des instructions et des transmissions lues, il étudia aussi la dialectique, le Tantra et le Dzogchen ainsi que des matières en relation avec cela.


A l'âge de 27 ans il fut reçu Geshe et voyagea dans toutes les 18 régions Bön. A son retour on lui demanda de prendre la charge d'abbé du monastère de Kyangthang ; cependant il quitta le monastère peu de temps après cela et partit en pèlerinage en chine puis revint à Menri et Yungdrung Ling, où il demeura jusqu'en 1959.


Après l'invasion chinoise il partit au Népal et en Inde où il commença à rassembler d'importants textes Bön. Pendant une de ses recherches à Dolpo, au Népal il rencontra le professeur David Snellgrove.


Par la suite, lorsqu'il publiait des textes à Delhi il fut invité avec Lopon Tenzin Namdak et Samten Karmay par le professeur Snellgrove à l'école d'études orientales et africaines de l'Université de Londres, avec le soutien financier de la Fondation Rockefeller. Pendant les 3 années qu'il passa en Angleterre il visita plusieurs monastères bénédictins et cisterciens et manifesta un vif intérêt pour leur vie religieuse.


En juillet 1964, il fut reçu en audience privée par le Pape Paul VI. Puis il travailla 2 ans à l'université d'Oslo comme professeur assistant avec le professeur Simonsson. En 1969 il fut désigné comme successeur de l'abbé de Menri décédé et les moines ainsi que les Bonpos laïques lui demandèrent de revenir en Inde.


Depuis il est principalement à Dolanji, où le monastère Menri a été rétabli et plus de 300 réfugiés bön sont réinstallés.

Source du texte : Yungdrung Bön

(...)
Question :
Dans ce monde global, certains pensent que nous gagnons en universalité ce que nous perdons en identité. En ce qui concerne la spiritualité, certains pensent que nous pourrions nous perdre en nous plongeant dans différentes traditions.
Réponse : 
Ce n'est pas nécessairement vrai. Tu peux entrer en contact, étudier honnêtement et apprendre différentes traditions, mais il y en aura toujours une qui te sera plus familière. Maintenant nous sommes une grande famille et ceci est positif. En entrant en contact avec des traditions distinctes, le christianisme, la religion de Mahomet, le bouddhisme, le judaïsme, et les étudier honnêtement, l'une d'entre elles te déduira plus spécialement et tu la sentiras plus familière. Cela s'explique par l'existence d'une conception de ton karma avec cette tradition spécifique, qui provient d'une vie antérieur. La tradition dans laquelle tu es né n'est pas importante. Les traditions sont comme les habits ou la nourriture. Tu peux étudier beaucoup de traditions comme de langues, mais l'une d'entre elles te conviendra plus, te sera plus agréable. Mais le fait d'avoir étudié les autres restera positif. 
(...)
Vous devez partagez les uns et les autres, sans penser que notre religion est la meilleure, la plus pure et sainte. Car les autres religions sont également pures et saintes. 
Extrait d'un entretien paru dans : Les trésors vivants du bouddhisme, Ed. Oikumene, 2003.
Commande FNAC




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