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vendredi 17 avril 2020

Covid-1984



Rogers Waters, Nous vivons en 1984 (2017)
Film de Paul Nickell, 1984 (1953) : Youtube (VOSTFR)



Pink Floyd, Childhood's End (1972)



Pink Floyd, Comfortably Numb Solo (1979) par Acoustician (2016)

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MAJ de la page : coronavirus / Bill Gates


Nous observons avec préoccupation que la couverture médiatique actuelle de l’épidémie de coronavirus est avant tout anxiogène et émotionnelle.  (...)
Impression infondée car, à ce jour, les modèles qui prévoyaient une évolution dramatique susceptible de mettre en péril nos infrastructures de santé se sont avérés erronés: nos unités de soins intensifs ne sont pas débordées, au contraire, elles ont même suffisamment de capacités pour accueillir plusieurs dizaines de patients venus de France. 
Extrait de : Médias suisses et coronavirus : cesser de nourrir la peur, par Slobodan Despot, 5 avril 2020, La Poire d'Angoisse, Antipresse

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Bill Gates annonce le programme (Ellentube, avril 2020)
Tant qu'on aura pas vacciné la planète entière, la situation ne pourra pas revenir à la normale. (...) Mais nous devons retourner à la normale. Or, ça n'arrivera pas avant que nous ayons ce fabuleux vaccin (...), ce ne sera surement pas le cas avant 18 mois. (...) Et c'est la que le vaccin changera la donne. C'est pourquoi nous devons bien l'étudier avant, il faut le rendre sûr parce que lorsqu'on vaccine 7 milliards de personnes en bonne santé c'est capital. 

La normalité, comme elle était avant, ne pourra pas revenir tant qu’il n’y aura pas de vaccin, et ça, ça pourrait être dans un an, un an et demi. On ne le sait pas exactement. 
Extrait de : Pas de retour à la normale avant au moins un an, prévient Trudeau, 9 avril 2020, Radio Canada
Lire aussi : Après le confinement: Un programme mondial de vaccination contre le coronavirus…, 25 mars 2020, Mondialisation

La solution a été trouvée par des chercheurs du MIT, qui ont répondu à une demande de la fondation de Bill et Melinda Gates. (...) 
La solution trouvée prendrait donc la forme d’un tatouage, invisible, réalisé au moment de chaque vaccination. De minuscules cristaux semi-conducteurs, détectables sous la lumière infrarouge, pénétreraient la peau et pourraient rester de longs mois.
Pour le moment, les phases de tests n’ont concerné que des rats, qui ont pu garder une trace de ce « tatouage » pendant plus de 9 mois. Chez les humains, cette méthode pourrait garantir une identification pendant plus de 5 ans. À terme, cette solution permettrait d’élargir son utilité à d’autres informations sur les données biologiques.
Extrait de : A quoi sert ce tatouage invisible, développé par le MIT ?, 20 décembre 2019, Presse citron
Lire aussi : Le Kenya et le Malawi, zones test pour un carnet de vaccination injecté sous la peau, 19 décembre 2019, Le Monde

Les journaux sud-africains se sont plaints: «Nous sommes des cobayes pour les fabricants de médicaments»
En 2010, la Fondation Gates a financé un essai de phase 3 du vaccin expérimental contre le paludisme de GSK, tuant 151 nourrissons africains et causant des effets indésirables graves, notamment des paralysies, des convulsions et des convulsions fébriles, à 1 048 des 5 949 enfants.
Extrait de : Robert F. Kennedy Jr dénonce le programme mondial de vaccination de Bill Gates , 16 avril 2020, Strategika



Andrew Wakefield, réalisateur de Vaxxed (2017)
Voir aussi : Film entier Vaxxed VOSTFR, Facebook




Covid-1984 (avril 2020)


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En voir partout ; n’en voir nulle part : en matière de complot, la discussion évite rarement l’un de ces deux écueils symétriques. 
Frédéric Lordon, Vous avez dit « complot » ? Le symptôme d’une dépossession




Aaron Russo, réalisateur (2007)

Remarque :
A l'heure où on parle identité numérique, surveillance (rendue possible par la 5G et les Big data), vaccin pour 7 milliards de personnes, tatouage au silicium, disparition du cash (...) et gouvernance mondiale, pour prévenir et gérer les crises sanitaires ou financière, un petit retour sur l'interview de Aaron Russo.
Avec les mêmes réserves - ne sachant toujours pas la part du vrai (complots) et du faux (complotisme) contenue dans ses propos.

« on peut imaginer que chaque individu accepte, volontairement ou sans le savoir [sic], une puce en lui, qui contiendrait tout un tas d’information sur lui qui permettrait à la fois de payer tout, de tout savoir… Mais donc d’être libéré d’un certain nombre de contraintes » 08'30''
Extrait de : Jacques Attali, Conversation d'avenir, la puce RFID (Public Sénat, 2008)
« on peut imaginer un gouvernement mondial à Jérusalem. » 10'30''
« on peut imaginer, rêver, d'un Jérusalem devenant capital de la planète - qui sera un jour unifié autour d'un gouvernement mondial. C'est un joli lieu pour un gouvernement mondial. » 12'20''
Extrait de : Jacques Attali, Conversation d'avenir, Un gouvernement mondial (Public Sénat, 2008)
Lire aussi : En Suisse, quel avenir pour les puces sous la peau ?, 27 mai 2019, Le Temps

Poussière identifiable
Avec des côtés ne mesurant que 0,15 millimètre et une épaisseur n'excédant pas 7,5 microns (7,5 millièmes de millimètre), la chip (mu-chip) de Hitachi est la plus petite puce à radiofréquence (RFID) du monde !
Extrait de : L'invasion programmée des puces communicantes, 3 janvier 2007, 01 Net

«Une vile poussière intelligente»
Quand il dénonçait les éternels mais si ordinaires dérapages du pouvoir, tous les journalistes du monde étaient suspendus à ses lèvres. Aujourd’hui, il expose des visions d’avenir terrifiantes pour l’espèce humaine en soi devant des audiences nettement plus restreintes.
On y trouve pourtant des mises en garde de visionnaire. «Nous sommes la dernière génération d’hommes libres», avertit-il d’emblée — parce que «par l’idiotie des parents» qui les affichent sur les réseaux sociaux, les nouveaux humains sont répertoriés par les pouvoirs dès leur naissance (et l’on imagine sans peine les gadgets électroniques incontournables qu’on leur mettra dans les mains sitôt qu’elles auront la force de les tenir). Mais au fur et à mesure de l’entretien, les menaces se précisent. A cinq minutes de la fin de la transmission, Assange évoque le développement des nanotechnologies de surveillance et de contrôle. Il décrit des puces électroniques si infimes qu’elles pourront bientôt s’amalgamer à la peinture des murs et s’alimenter à la seule énergie des relais de téléphonie mobile.
Extrait de : Les dernières prophéties de Julian Assange, 7 octobre 2018, Antipress

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Entretien avec Valérie Bugault (Gilets Jaunes Constituants, nov. 2019)



Quelles institutions politiques face au Nouvel ordre mondial ? avec Valerie Bugault (TVL, janvier 2020)



Interview de Valérie Bugault (15 avril 2020)
Auteur de : Les raisons cachées du désordre mondial, éd. Sigest, 2019

Comment l'idée de démocratie a-t-elle cédé le pas au chaos universel, fait de guerres économiques, de terrorisme, d'interventions militaires « préventives », de « révolutions colorées » etc. ? Derrière les apparences, qui sont les réels protagonistes de la géopolitique mondiale ? Les Gilets jaunes sont-ils une résurgence du rêve démocratique né en Occident ?
L'analyse juridique, institutionnelle, économique et monétaire faite dans le présent ouvrage, qui considère les évolutions historiques nationales et internationales, permet de saisir la réalité cachée du pouvoir actuel. Derrière le pouvoir politique apparent se profile, dans un jeu d'ombres et de lumières, le véritable pouvoir mondial. Les États sont majoritairement devenus des coquilles vides, dénués de toute légitimité politique, d'autonomie et de souveraineté.
Quatrième de couverture (extrait)
Articles sur : Le Saker francophone


Géopolitique du coronavirus I – entretien avec Valérie Bugault
1 avril 2020 - Strategika

Valérie Bugault est docteur en droit privé de l’université Panthéon-Sorbonne et avocate.

Strategika – On lit beaucoup d’éléments contradictoires selon les différentes sources d’information disponibles ou selon les avis des professionnels de la santé. Quelle est la réalité effective de cette pandémie selon vous ?

VB : Comme le dit très bien notre ami Lucien Cerise, il faut distinguer entre la réalité sensible dans le monde réel et la narration des faits qui est diffusée.

Voici, textuellement, ce qu’il dit :

« En France, et plus largement en Occident, la crise sanitaire du coronavirus présente un cas pratique d’ingénierie sociale et de gouvernance par le chaos. Nous retrouvons la même structure qu’avec la « menace terroriste » : un mélange de réel et de fiction, combiné à deux stratagèmes bien connus qui sont 1) le pompier pyromane et 2) le triangle de Karpman. Sur le mélange réel/fiction, souligné dans son dernier livre par le professeur Raoult – qui se fait le disciple occasionnel de Jean Baudrillard : les partisans du « tout réel » ont tort, les partisans du « tout fiction » ont tort. Exemple : ce n’est pas parce que la « version officielle » de la crise coronavirus est fausse qu’il n’y a pas d’épidémie ; de même, ce n’est pas parce que la « version officielle » des attentats terroristes est fausse que les attentats n’ont pas lieu. Des événements ont lieu, et c’est la narration explicative qui est fausse, pas les événements en eux-mêmes. L’analyse de la crise actuelle révèle aussi l’application des techniques du pompier pyromane et du triangle de Karpman, c’est-à-dire le jeu de rôles bourreau/victime/sauveur. Le pouvoir laisse la situation de crise s’installer, voire l’aide à s’installer, volontairement ou involontairement. Dans le réel, le pouvoir occupe donc la place du pyromane, donc du bourreau. Puis, une fois que la crise est installée et en cours, le pouvoir se présente comme le sauveur, qui va donc nous sauver de la crise qu’il a lui-même installée furtivement, tel un pompier qui éteindrait l’incendie après l’avoir lui-même allumé discrètement. »

Nous sommes face à une sorte de dissonance cognitive globale parce que les phénomènes auxquels nous sommes confrontés reçoivent une ou plusieurs explications officielles partielles (dans le meilleur des cas), contradictoires et/ou erronées qui ne permettent pas un accès intellectuel à l’ensemble du phénomène. En réalité, la méthodologie suivie dans la couverture de cette crise du coronavirus est similaire à celle qui nous est imposée d’une façon générale pour orienter les processus intellectuels : un séquençage (puisque le mot est désormais à la mode) ou un émiettement des connaissances, une sorte de fordisme appliqué à toute l’échelle des connaissances. A cela s’ajoute un autre phénomène d’émiettement et d’isolement des populations : les milieux médicaux fréquentent peu ou pas d’autres milieux, chacun restant dans son pré carré par l’organisation même de la société. Ainsi, les constats et la vie que mènent les uns sont quasi hermétiques aux constats et à la vie que mènent les autres, leurs seuls points de contact étant leur façon (directe ou indirecte) de consommer.

Ainsi, nous recevons des retours en provenance du corps médical, d’autres en provenance d’organisations internationales, d’autres en provenance des différents pays du monde. D’autres sources d’informations sont inhérentes à la structuration de notre propre gouvernement (décret, lois…), d’autres sources d’informations encore proviennent de médias dits indépendants qui contredisent partiellement ou totalement les sources précédentes…

Finalement, pour y voir clair, il faut et il suffit de remettre de l’ordre, c’est-à-dire qu’il faut hiérarchiser et contextualiser les phénomènes ; encore faut-il que cette hiérarchisation soit pertinente.

mercredi 1 mai 2019

2040 par Alain Damasio



2040, par Alain Damasio (28 avril 2019)



La méthode scientifique par Nicolas Martin
Alain Damasio, la disparition 18/04/2019
auteur de : Furtifs, Ed,. La Volte, 2019 / et avec Yan Péchin, Entrer dans la couleur




Alain Damasio, L'intuition de la science-fiction ? (11 avril 2019)




"Les furtifs", fiction sonore d'Alain Damasio (RTS, 29 avril 2019)




Alain Damasio,  «La science-fiction se doit de proposer des alternatives» (17 avril 2019)

Voir aussi les pages : Dépossession (Liliane Held Khawam)

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1984 est un épisode de la série télévisée américaine Studio One diffusée le 21 septembre 1953 sur CBS avec Eddie Albert et Norma Crane. Ce fut la première adaptation du roman de George Orwell.
En 1984, le monde est divisé en trois parties: l'Océania, l'Estasia et l'Eurasia. Ces trois nations sont en guerre. Winston, un simple employé au service de Big Brother, va commettre un crime par la pensée et vivre un amour avec une jeune femme.
Source : Srei Kamen

  

dimanche 19 mars 2017

L’antirussisme à la lumière de George Orwell

MAj de la page : Georges Orwell / 1984




Commande sur Amazon : Georges Orwell, 1984 


L’antirussisme à la lumière de George Orwell
Par Nicolas Bonnal, le 17 mars 2017 - De Defensa 

Le général de Gaulle disait à Alain Peyrefitte sur cette rivalité russo-américaine qui l’énervait quelque peu : « les deux super-grands s’entendent comme larrons en foire. »

C’est l’historien Charles Beard qui a parlé au moment de la lugubre présidence Truman d’une guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle. La guerre perpétuelle est celle que mène à tout moment l’Amérique dans telle ou telle partie du monde. Les Etats-Unis ont mené dans le monde 200 conflits comme l’a montré Oliver Stone dans son angoissant documentaire. Sept conflits ont été menés sous le prix Nobel de la paix Obama qui cherche à retourner au pouvoir ; son successeur intérimaire Donald Trump fait déjà la guerre au Yémen et menace l’Iran. Ensuite on verra. Pour prouver qu’il n’est pas un agent russe, Trump déclarera la guerre à la Russie !

La paix perpétuelle consiste à faire de ce monde libre un monde sûr pour la démocratie - dixit Woodrow Wilson qui laissa bolchévisme et fascisme s’installer en Europe ; ses héritiers ont imposé l’islamisme aux musulmans.

Revenons en 2017, cent ans après l’entrée en guerre des USA le 2 avril 1917.

Le pentagone a eu ses 84 milliards de rallonge et c’est très bien comme ça. On aura peut-être les guerres que désire l’Etat profond US, quoique George Orwell soit d’un autre avis. Car un autre historien, Harry Elmer Barnes, a établi en 1953 un lien entre la politique US (l’Amérique a la rage disait alors Sartre, aujourd’hui tout le monde la célèbre) et 1984.
Le livre de George Orwell redevient un bestseller, il y a de quoi. Souvenez-vous des déclarations hystériques du général Mad Dog Mathis au sénat sur la menace existentielle que font peser la Chine et la Russie sur l’Océanie orwellienne, pardon sur l’Amérique et son chenil européen peu éclairé en ces temps derniers.

Orwell a basé son Océanie sur l’Oceana de John Harrington un écrivain contemporain de Cromwell (il y a Orwell dans Cromwell) et inspiré par le modèle du sanhédrin et de l’oligarchie vénitienne. Orwell voit l’Océanie se heurter à Eurasia (la Russie) et à Estasie, une Asie unifiée par la Chine. Cela donne :

« … à ce moment, on annonça qu’après tout l’Océania n’était pas en guerre contre l’Eurasia. L’Océania était en guerre contre l’Estasia. L’Eurasia était un allié.  Il n’y eut naturellement aucune déclaration d’un changement quelconque. On apprit simplement, partout à la fois, avec une extrême soudaineté, que l’ennemi c’était l’Estasia et non l’Eurasia. »

 Puis Orwell explique qu’on est toujours en guerre, ou en guéguerre (la Chine et la Russie sont pour l’Océanie US ou la France socialiste de plus gros morceaux à avaler que la Libye) contre des rivaux diabolisés par la bureaucratie de la haine.

« Groupés d’une façon ou d’une autre, ces trois super-États sont en guerre d’une façon permanente depuis vingt-cinq ans. La guerre, cependant, n’est plus la lutte désespérée jusqu’à l’anéantissement qu’elle était dans les premières décennies du vingtième siècle. C’est une lutte dont les buts sont limités, entre combattants incapables de se détruire l’un l’autre, qui n’ont pas de raison matérielle de se battre et ne sont divisés par aucune différence idéologique véritable.»

vendredi 17 février 2017

George Orwell, what else ?

MAJ de la page : Georges Orwell






Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth
George Orwell, what else ? (13-16 février 2017)
1/4 Comment Eric Blair est-il devenu George Orwell ?
avec Jean-Jacques Rosat : professeur de philosophie et éditeur
2/4 Apologie de la décence ordinaire
avec Bruce Bégout : Philosophe et écrivain français. Maître de conférences à l'université de Bordeaux.
Son dernier livre : De la décence ordinaire, Ed. Allia, 2008
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3/4 De « La ferme des animaux » à « 1984 » : les dystopies au présent
avec Raphaël Enthoven : philosophe, homme de radio
Son dernier livre : Little brother, Ed. Gallimard, 2017
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4/4 : Orwell journaliste : "A ma guise, chroniques 1943-1947"
avec Jean-Jacques Rosat : professeur de philosophie et éditeur

Georges Orwell : La quai de Wigan / Hommage à la Catalogne / 1984 / La Ferme des animaux
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LA GUERRE C'EST LA PAIX
LA LIBERTÉ C'EST L'ESCLAVAGE
L'IGNORANCE C'EST LA FORCE

Le crime de penser n'entraîne pas la mort. Le crime de penser est la mort.

Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ?

La doublepensée est le pouvoir de garder à l'esprit simultanément deux croyances contradictoires, et des les accepter toutes deux.

Le commandement des anciens despotismes était : « Tu ne dois pas. » Le commandement des totalitaires était : « Tu dois. » Notre commandement est : « Tu es. » 

Source (et autres citations de 1984) : wikiquote

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Remarque :
Lorsque des philosophes parlent de la pensée en terme négatif ce n'est pas pour la disqualifier dans la vie quotidienne. On peut (penser) échapper à la rationalité de deux manières, par le haut, en accédant à ce en quoi elle s'origine (une non dualité de l'être et du penser), et par le bas en la remplaçant par de la confusion ou une accumulation de croyances.
Le gouvernement décrit dans 1984 (et la tendance actuel de nos sociétés) tend à bloquer la pensée rationnelle, notamment par la double pensée (acceptation de croyances contradictoires) et la novlange (restriction et perversion du vocabulaire), et non à la nourrir et lui faire prendre son envol.
Le "Tu es" de 1984 n'est pas une invitation à dépasser son individualité vers un universel ("Tu es" ce que tu es) mais le terme d'une soumission : "Tu es" ce que nous avons voulu que tu sois.
   

samedi 7 mars 2015

Vers un régime orwellien



Interview de Julian Assange (Europe 1, 2 mars 2015)

Vous ne craignez pas d'alimenter vous aussi une grande théorie du complot mondial sur le mode « On nous cache tout on nous dit rien » ? 
Je suis assez agacé par les [accusations de] « théoriciens du complot ». Nous publions au quotidien des documents sur les agissements effectifs des gouvernements concernés. Il n’y a là rien qui ait trait à des extraterrestres ou des aliens… mais bien des manœuvres géopolitiques secrètes qui vont à l’encontre de l’intérêt du public et il me semble que c’est là dessus que les gens devraient se concentrer.

Et le chef d'orchestre de ces manipulations s'appelle Barak Obama aujourd'hui ? 
J’aimerais le croire, ce serait très confortable de croire que le monde est aussi simple que cela et que les responsables que nous élisons, ou non, sont effectivement ceux qui gèrent le monde. Malheureusement ce n’est pas comme ça que fonctionnent les choses.
Nous voyons l’émergence progressive d’un véritable régime de surveillance de masse, parfaitement orwellien, principalement des gouvernements américain et britannique mais auxquels s’associent 38 autres pays. Les téléphones, les disques durs du monde entier sont sous surveillance aujourd’hui, à quoi s’ajoute la coopération d’entreprises comme Google. Je crois que tout cela rend le monde très vulnérable et fait planer une véritable menace sur le monde contemporain. (...) »
Source et téléchargement de l'interview (mp3) : Europe 1


Julian Assange: « Il y a un risque que je sois condamné à mort [aux USA] »
Interview de Julian Assange, le 5 marsi 2015 - L'Hebdo

La semaine prochaine, vous «fêterez» vos mille jours de réclusion dans cette ambassade. Comment vivez-vous cette situation ?

jeudi 11 avril 2013

Georges Orwell


George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair, est un écrivain anglais né le 25 juin 1903 à Motihari (Inde britannique, aujourd'hui en Inde) et mort le 21 janvier 1950 à Londres.

Son œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l'expérience personnelle de l'auteur : contre l'impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale et le socialisme, après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les totalitarismes nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d'Espagne.

Témoin de son époque, Orwell est dans les années 1930 et 1940 chroniqueur, critique littéraire et romancier. De cette production variée, les deux œuvres au succès le plus durable sont deux textes publiés après la Seconde Guerre mondiale : La Ferme des animaux et surtout 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, depuis passé dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance. L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie :
- La ferme des animaux (1945), Ed.Gallimard Folio, 1988.
- 1984 (1948), Ed. Gallimard Folio, 1972
Autre voir : wikipedia
En ligne :
- Préface inédite à la ferme des animaux
La ferme des animaux
- 1984 


Voir aussi les pages : Georges Orwell (tag)




Préface inédite à Animal Farm (1945) :
L'idée de ce livre, ou plutôt de son thème central, m'est venue pour la première fois en 1937, mais c'est seulement vers la fin de l'année 1943 que j'ai entrepris de l'écrire. Lorsqu'il fut terminé, il était évident que sa publication n'irait pas sans difficultés (malgré l'actuelle pénurie de livres, qui fait « vendre » à peu près tout ce qui en présente l'apparence) et, de fait, il fut refusé par quatre éditeurs. Seul l'un d'entre eux avait à cela des motifs idéologiques. Deux autres publiaient depuis des années des ouvrages hostiles à la Russie, et le quatrième n'avait aucune orientation politique particulière. L'un de ces éditeurs avait d'ailleurs commencé par accepter le livre, mais il préféra, avant de s'engager formellement, consulter le ministère de l'Information; lequel s'avère l'avoir mis en garde contre une telle publication ou, du moins, la lui avoir fortement déconseillée. Voici un extrait de la lettre de cet éditeur :
J'ai mentionné la réaction dont m'a fait part un fonctionnaire haut placé du ministère de l'Information quant à la publication d'Animal Farm. Je dois avouer que cet avis m'a fait sérieusement réfléchir. (...) Je m'aperçois que la publication de ce livre serait à l'heure actuelle susceptible d'être tenue pour particulièrement mal avisée. Si cette fable avait pour cible les dictateurs en général et les dictatures dans leur ensemble, sa publication ne poserait aucun problème, mais, à ce que je vois, elle s'inspire si étroitement de l'histoire de la Russie soviétique et de ses deux dictateurs qu'elle ne peut s'appliquer à aucune autre dictature. Autre chose: la fable perdrait de son caractère offensant si la caste dominante n'était pas représentée par les cochons. Je pense que ce choix des cochons pour incarner la caste dirigeante offensera inévitablement beaucoup de gens et, en particulier, ceux qui sont quelque peu susceptibles, comme le sont manifestement les Russes. Ce genre d'intervention constitue un symptôme inquiétant. Il n'est certes pas souhaitable qu'un service gouvernemental exerce une quelconque censure (sauf pour des motifs relevant de la sécurité nationale, comme tout le monde l'admet en temps de guerre) sur des livres dont la publication n'est pas financée par l'Etat. Mais le principal danger qui menace aujourd'hui la liberté de pensée et d'expression n'est pas l'intervention directe du ministère de l'Information ou de tout autre organisme officiel. Si les éditeurs et les directeurs de journaux s'arrangent pour que certains sujets ne soient pas abordés, ce n'est pas par crainte des poursuites judiciaires, mais par crainte de l'opinion publique. La lâcheté intellectuelle est dans notre pays le pire ennemi qu'ait à affronter un écrivain ou un journaliste, et ce fait ne semble pas avoir reçu toute l'attention qu'il mérite. Tout individu de bonne foi, ayant une expérience du journalisme, sera d'accord pour reconnaître qu'au cours de cette guerre la censure officielle ne s'est pas montrée particulièrement tatillonne. On ne nous a pas imposé le genre de « coordination » totalitaire à laquelle nous pouvions raisonnablement nous attendre. La presse a certains griefs légitimes, mais dans l'ensemble le gouvernement a fait preuve d'une tolérance étonnante envers les opinions minoritaires. Ce qu'il y a de plus inquiétant dans la censure des écrits en Angleterre, c'est qu'elle est pour une bonne part volontaire. Les idées impopulaires peuvent être étouffées et les faits gênants passés sous silence, sans qu'il soit besoin pour cela d'une interdiction officielle.
Source (et suite) du texte : catallaxia
Voir aussi la page : Noam Chomsky







Au-dehors, même à travers le carreau de la fenêtre fermée, le monde paraissait froid. Dans la rue, de petits remous de vent faisaient tourner en spirale la poussière et le papier déchiré. Bien que le soleil brillât et que le ciel fût d’un bleu dur, tout semblait décoloré, hormis les affiches collées partout. De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston. Au niveau de la rue, une autre affiche, dont un angle était déchiré, battait par à-coups dans le vent, couvrant et découvrant alternativement un seul mot : ANGSOC. Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
Extrait de 1984 (Partie I, ch. 1.)
Source : Librairal

Le Parti finirait par annoncer que deux et deux font cinq et il faudrait le croire. Il était inéluctable que, tôt ou tard, il fasse cette déclaration. La logique de sa position l’exigeait. Ce n’était pas seulement la validité de l’expérience, mais l’existence même d’une réalité extérieure qui était tacitement niée par sa philosophie. L’hérésie des hérésies était le sens commun. Et le terrible n’était pas que le Parti tuait ceux qui pensaient autrement, mais qu’il se pourrait qu’il eût raison.
Après tout, comment pouvons-nous savoir que deux et deux font quatre ? Ou que la gravitation exerce une force ? Ou que le passé est immuable ? Si le passé et le monde extérieur n’existent que dans l’esprit et si l’esprit est susceptible de recevoir des directives ? Alors quoi ?
Mais non. De lui-même, le courage de Winston se durcit. Le visage d’O’Brien, qu’aucune association d’idée évidente n’avait évoqué, se présenta à son esprit. Il sut, avec plus de certitude qu’auparavant, qu’O’Brien était du même bord que lui. Il écrivait son journal pour O’Brien, à O’Brien. C’était comme une interminable lettre que personne ne lirait jamais mais qui, adressée à une personne particulière, prendrait de ce fait sa couleur.
Le Parti disait de rejeter le témoignage des yeux et des oreilles. C’était le commandement final et le plus essentiel. Son cœur faiblit quand il pensa à l’énorme puissance déployée contre lui, à la facilité avec laquelle n’importe quel intellectuel du Parti le vaincrait dans une discussion, aux subtils arguments qu’il serait incapable de comprendre, et auxquels il serait encore moins capable de répondre. Et cependant, il était dans le vrai. Le Parti se trompait et lui était dans le vrai. L’évidence, le sens commun, la vérité, devaient être défendus. Les truismes sont vrais. Il fallait s’appuyer dessus. Le monde matériel existe, ses lois ne changent pas. Les pierres sont dures, l’eau humide, et les objets qu’on laisse tomber se dirigent vers le centre de la terre.
Avec la sensation qu’il s’adressait à O’Brien, et aussi qu’il posait un important axiome, il écrivit :
La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit.
Extrait de 1984, (Partie I, ch. 7)
Source : Librairal 
Commande sur Amazon :  1984





Le Gai savoir par Raphael Enthoven
1984 - Georges Orwell (21 juillet 2013)


La ferme des animaux, (Animal Farm), film d'animation de Joy Batchelor et John Halas, 1954.





1984, film de Michael Radford, 1984


(...)

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