Toute conscience est conscience de quelque chose. Parler de "conscience sans objet" est-ce alors parler pour ne rien dire ?
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vendredi 12 mai 2017
#MacronLeaks
Que contiennent vraiment les « Macron Leaks » ? avec Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (Radio Sputnik, 10 mai 2017) - la vidéo commence à 1'00'', l'interview à 7'00
Qui peut bien être à l’origine des «Macron Leaks» ?
Le 11 mai 2017 - Sputniknews
Le piratage des comptes de messageries appartenant au cercle rapproché d’Emmanuel Macron est un scénario qui rappelle les mésaventures d’Hillary Clinton avec les hackers. Alors que la Russie est régulièrement accusée d’en être à l’origine, à qui profite réellement ces délits? Explications dans une interview à Sputnik d’Éric Denécé, chef du CF2R.
Vendredi dernier, soit deux jours avant le deuxième tour de l'élection présidentielle, six boîtes courriels de proches du candidat Emmanuel Macron étaient piratées et leurs contenus diffusés sur Internet. Interrogé par Sputnik, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) présente sa vision de la provenance des «Macron Leaks».
M. Dénécé s'est dit tout d'abord frappé par « le côté totalement irréaliste des réactions journalistiques et même de l'acte en tant que tel. Parce qu'on sait très bien qu'on a beaucoup de mal à influer sur une élection politique dans un pays démocratique », soulignant que cela « ne marchait pas dans le cadre de Donald Trump et que ça semblait délirant dans le cadre de Macron ».
« Ce que j'entends comme étant délirant, c'est le fait que les Russes cherchent systématiquement, après avoir tenté de "déstabiliser" Trump, d'empêcher l'arrivée de Macron au pouvoir. On est dans la fantasmagorie la plus complète », a-t-il dit.
Le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement a notamment expliqué comment il était possible de changer réellement la donne d'une élection, précisant que la mise en œuvre d'une telle opération nécessitait beaucoup de temps et la participation active de plusieurs médias:
Lire aussi : #MacronLeaks: un nom russe dans les métadonnées «cela ne prouve pas la source»
« Ce qui fait basculer une élection, c'est une opération de longue date montée, dans laquelle on a la totalité des médias qui vont dans le même sens, donc les journalistes ou les rédactions en chef qui sont payés pour faire des reportages sur les mêmes candidats, alors des très grosses déstabilisations […] Les élections françaises finalement semblent bien avoir été une farce gigantesque entre les déstabilisations de François Fillon et l'élection d'Emmanuel Macron ».
Et d'ajouter qu'« il est évident [que,] dans le contexte français, le mouvement de Marine Le Pen était ciblé, tout a été fait, mais déjà au niveau national, pour qu'il n'arrive pas au pouvoir ».
Éric Denécé reste toutefois persuadé qu'il n'y a pas eu de déstabilisation de M. Macron au sens propre et évoque « une volonté d'acteurs extérieurs ».
« Il n'y a peut-être même pas une volonté de déstabilisation d'Emmanuel Macron par qui que ce soit, il y a peut-être une volonté d'acteurs extérieurs — et pourquoi ne pas penser aux Américains — de pourrir les relations entre la Russie et le nouveau Président avant même qu'il arrive dans ses fonctions pour être sûr qu'il n'y ait pas un changement de politique étrangère et qui ne provoque pas un rapprochement avec Moscou », suppose-t-il.
D'où M. Denécé tire notamment la conclusion qu'« on est peut-être sur une opération dont la véritable portée n'est pas tant de déstabiliser le candidat, qui de toute façon a gagné les élections, que d'empêcher l'établissement des relations sereines entre Paris et Moscou ».
Quant à Emmanuel Macron, le chef du CF2R déplore « l'inexpérience » du Président français récemment élu en politique internationale, sur les questions de Défense, de renseignement et de terrorisme, ainsi que son entourage « néo-conservateur français » proche des positions américaines.
Revenant sur le sujet des relations franco-russes, M. Denécé note l'absence d'un climat favorable à leur amélioration et souligne l'imprévisibilité du chef d'En Marche! en termes de politique étrangère.
« Il n'y a pas pour l'instant un climat qui est favorable à une amélioration des relations. Je rappelle quand même qu'Emmanuel Macron est quelqu'un qui est très largement imprévisible […] On ne sait pas du tout ce que va être sa politique étrangère », a-t-il conclu.
dimanche 5 février 2017
Aux origines du terrorisme qui frappe la France – La menace mondiale de l’idéologie wahhabite
MAJ de la page : Wahhabisme
Aux origines du terrorisme qui frappe la France – La menace mondiale de l’idéologie wahhabite
Compte rendu du colloque du 18 janvier 2017 - Cf2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement)
Pour la première fois en France, le mercredi 18 janvier dernier, le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) a organisé un colloque consacré à l’analyse et à la dénonciation de l’idéologie wahhabite, véritable moteur du terrorisme islamiste contemporain, en France et dans le monde, en présence de nombreux experts réputés, et devant un amphithéâtre comble. Les vidéos du colloque ont été réalisées par l’équipe du site STRATPOL (www.stratpol.com), dirigé par Xavier Moreau, qui fournit des analyses politico-stratégiques et économiques sur toutes les zones, pays et continents, dans le but de permettre des prospectives réalistes.
Huit points majeurs ressortent de cette réunion¹
Source (et suite) du texte : Cf2R (en PDF)
Colloque sur le wahhabisme - Playlist en 7 parties avec les interventions de :
1 : Eric Denécé
Auteur (notamment) de : La Face Cachée des Révolutions Arabes, Ed. Ellipses, 2012
Commande sur Amazon : La Face Cachée des Révolutions Arabes
et Pierre Conesa
Auteur (notamment) de : Dr. Saoud et Mr. Djihad, La Diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite, Ed. Robert Laffont, 2016
Commande sur Amazon : Dr. Saoud et Mr. Djihad
4 : Richard Labévière
5 : Mezri Haddad
6 : Michel Raimbaud
7 : Pierre Lellouche
Partie 4 : intervention de Richard Labévière
Auteur (notamment) de : Les Dollars de la terreur : Les Etats-Unis et les islamistes, Ed. Grasset, 1999
Commande sur Amazon : Les Dollars de la terreur : Les Etats-Unis et les islamistes
Partie 6 : intervention de Michel Raimbaud
Auteur (notamment) de : Tempête Sur le Grand Moyen-Orient, Ed. Ellipse, 2017
Commande sur Amazon : Tempête Sur le Grand Moyen-Orient
Wesley Clark, un plan états-unien pour détruire 7 pays en 5 ans (octobre 2007) - VOSTFR

Le prince héritier saoudien a reçu la légion d'honneur pour ses efforts
dans la lutte contre le terrorisme [sic], 5 mars 2016
(Article provocateur énonçant de nombreuses vérités)
Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux
Par Raymond Ibrahim, le 23 janvier 2017 - Raymond Ibrahim / Le Saker (trad.)
Souhaitez-vous savoir comment les États-Unis peuvent pratiquement éliminer le terrorisme islamique mondial et la faim dans le monde d’un coup ?
En saisissant les puits de pétrole de l’Arabie saoudite.
Aux origines du terrorisme qui frappe la France – La menace mondiale de l’idéologie wahhabite
Compte rendu du colloque du 18 janvier 2017 - Cf2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement)
Pour la première fois en France, le mercredi 18 janvier dernier, le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) a organisé un colloque consacré à l’analyse et à la dénonciation de l’idéologie wahhabite, véritable moteur du terrorisme islamiste contemporain, en France et dans le monde, en présence de nombreux experts réputés, et devant un amphithéâtre comble. Les vidéos du colloque ont été réalisées par l’équipe du site STRATPOL (www.stratpol.com), dirigé par Xavier Moreau, qui fournit des analyses politico-stratégiques et économiques sur toutes les zones, pays et continents, dans le but de permettre des prospectives réalistes.
Huit points majeurs ressortent de cette réunion¹
Source (et suite) du texte : Cf2R (en PDF)
Colloque sur le wahhabisme - Playlist en 7 parties avec les interventions de :
1 : Eric Denécé
Auteur (notamment) de : La Face Cachée des Révolutions Arabes, Ed. Ellipses, 2012
Commande sur Amazon : La Face Cachée des Révolutions Arabes
et Pierre Conesa
Auteur (notamment) de : Dr. Saoud et Mr. Djihad, La Diplomatie religieuse de l'Arabie Saoudite, Ed. Robert Laffont, 2016
Commande sur Amazon : Dr. Saoud et Mr. Djihad
2 : Alain Corvez
3 : Abderrahmane Mekkaoui4 : Richard Labévière
5 : Mezri Haddad
6 : Michel Raimbaud
7 : Pierre Lellouche
Partie 4 : intervention de Richard Labévière
Auteur (notamment) de : Les Dollars de la terreur : Les Etats-Unis et les islamistes, Ed. Grasset, 1999
Commande sur Amazon : Les Dollars de la terreur : Les Etats-Unis et les islamistes
Partie 6 : intervention de Michel Raimbaud
Auteur (notamment) de : Tempête Sur le Grand Moyen-Orient, Ed. Ellipse, 2017
Commande sur Amazon : Tempête Sur le Grand Moyen-Orient
Wesley Clark, un plan états-unien pour détruire 7 pays en 5 ans (octobre 2007) - VOSTFR

Le prince héritier saoudien a reçu la légion d'honneur pour ses efforts
dans la lutte contre le terrorisme [sic], 5 mars 2016
* * *
Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux
Par Raymond Ibrahim, le 23 janvier 2017 - Raymond Ibrahim / Le Saker (trad.)
Souhaitez-vous savoir comment les États-Unis peuvent pratiquement éliminer le terrorisme islamique mondial et la faim dans le monde d’un coup ?
En saisissant les puits de pétrole de l’Arabie saoudite.
mercredi 4 janvier 2017
Etats-Unis : Les vraies raisons de l'expulsion des diplomates russes
MAj de la page : Nouvelle théorie du complot made in CIA
Etats-Unis : Les vraies raisons de l'expulsion des diplomates russes
Par Eric Denécé, le 1 janvier 2017 - CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement)
Le président américain Barack Obama a ordonné vendredi 30 décembre l'expulsion de trente-cinq diplomates russes accusés d'être des « agents de renseignement » de Moscou en poste à l'ambassade de Russie à Washington et au consulat russe de San Francisco. Sans apporter de détails, la Maison-Blanche les accuse d'avoir « agi d'une manière qui ne correspond pas à leur statut diplomatique » et leur a donné 72 heures pour quitter le pays. Par ailleurs, le département d'Etat a décrété la fermeture de deux bâtiments appartenant à la Russie dans les Etats du Maryland, près de Washington, et de New York, au motif qu'ils étaient « utilisés par des responsables russes à des fins de renseignement ».
Harcèlement ou cyberattaques ? Que reprochent les Etats-Unis à la Russie ?
La Maison-Blanche a précisé que ces représailles constituaient « une réponse au harcèlement croissant, ces deux dernières années, contre le personnel diplomatique [américain] en Russie par les forces de sécurité et de police ». Un harcèlement qui serait allé « bien au-delà des règles de comportement diplomatiques internationales ». Barack Obama a ajouté que ces actions font suite « aux avertissements que nous avons adressés de manière répétée au gouvernement russe, en privé et en public. Elles sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies ».
Le président américain a également annoncé que des sanctions étaient prises contre « neuf entités et individus », parmi lesquels deux services de renseignement russes, le GRU (renseignement militaire) et le FSB (service de sécurité intérieure) et leurs responsables. Le premier est accusé par la Maison-Blanche d'avoir, grâce à ses agents et ses moyens techniques, « falsifié, altéré (...) des informations avec l'objectif ou l'effet d'interférer dans le processus électoral américain en 2016 ». Quant au FSB, il est accusé d'avoir aidé le GRU. Mais curieusement, il n'est pas fait état du SVR, pourtant principal service de renseignement extérieur russe présent à l'étranger.
De plus, trois entreprises russes soupçonnées d'avoir apporté un « soutien matériel » aux opérations de piratage informatique vont être également juridiquement et financièrement sanctionnées par l'administration américaine. « Les sanctions ne s'arrêteront pas là » a ajouté Barack Obama, prévenant que les Etats-Unis prendront d'autres mesures « au moment que nous choisirons, y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public ».
En réalité, cette expulsion d'officiels russes - la plus importante depuis 2001[1] - vient sanctionner la supposée ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine, pendant laquelle le Parti démocrate aurait été victime de cyberattaques qui auraient favorisé l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Selon un rapport publié le 29 décembre par le département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security/DHS) et le FBI[2], deux groupes de hackers qui seraient liés au renseignement russe - dénommés APT 28 ou Cozy Bear et APT 29 ou Fancy Bear - sont présentés comme responsables « de piratages ayant ciblé un parti politique américain » pendant l'été 2016. Selon les autorités américaines, le premier serait réputé proche du FSB, tandis que le second serait une émanation du GRU[3].
Ces attaques contre les serveurs et ordinateurs du Parti démocrate ont mené à la publication de plusieurs milliers d'e-mails et documents internes du mouvement, plus tard mis en ligne sur Wikileaks, jetant une lumière crue sur les manœuvres du clan Clinton afin d'écarter la candidature de Bernie Sanders et révélant nombre de magouilles et d'irrégularités internes. Ces actions auraient largement contribué à affaiblir la campagne d'Hillary Clinton. Mais, pour le moment, le gouvernement américain a donné peu d'éléments liant les diplomates déclarés persona non grata aux cyberattaques supposées de l'été dernier.
Outre ces supposés piratages informatiques destinés « à influencer l'élection présidentielle », Washington accuse Moscou de plusieurs cyberattaques contre des établissements financiers, des universités et d'autres institutions américaines.
Fin décembre, des responsables du DHS, du FBI et du Bureau du directeur du renseignement national (DNI) ont communiqué les codes des logiciels malveillants Grizzly Steppe[4] aux responsables de la sécurité des infrastructures critiques nationales (secteur financier, services publics, transports, énergie, etc.). Les responsables des services publics du Vermont ont alors aussitôt réagi, affirmant avoir identifiéun de ces codes dans les systèmes de contrôle du réseau électrique. Cette découverte à immédiatement été médiatisée, provoquant la peur dans les structures gouvernementales que les « pirates informatiques liés aux services russes tentent activement de pénétrer les infrastructures critiques du pays pour conduire des attaques destructrices ».
Des réactions outragées d'élus politiques locaux proches de l'administration Obama n'ont pas tardé à avoir lieu : le 30 décembre, le gouverneur démocrate du Vermont, Peter Shumlin, déclarait que « tous les Américains devraient être à la fois alarmés et scandalisés que Vladimir Poutine, un des plus grands voyous du monde, ait tenté de briser notre réseau électrique, sur lequel nous comptons pour soutenir notre qualité de vie, notre économie, notre santé et notre sécurité (...). Cet épisode devrait mettre en évidence le besoin urgent que notre gouvernement fédéral poursuive vigoureusement et mette fin à ce genre d'ingérence russe ». Un peu plus tard, le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, renchérissait, jetant encore un peu plus d'huile sur le feu : « cela va au-delà des piratages informatiques classiques : il s'agit maintenant d'essayer d'accéder aux services publics pour manipuler le réseau électrique et l'arrêter au milieu de l'hiver ».
Une étonnante absence de preuves
Etats-Unis : Les vraies raisons de l'expulsion des diplomates russes
Par Eric Denécé, le 1 janvier 2017 - CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement)
Le président américain Barack Obama a ordonné vendredi 30 décembre l'expulsion de trente-cinq diplomates russes accusés d'être des « agents de renseignement » de Moscou en poste à l'ambassade de Russie à Washington et au consulat russe de San Francisco. Sans apporter de détails, la Maison-Blanche les accuse d'avoir « agi d'une manière qui ne correspond pas à leur statut diplomatique » et leur a donné 72 heures pour quitter le pays. Par ailleurs, le département d'Etat a décrété la fermeture de deux bâtiments appartenant à la Russie dans les Etats du Maryland, près de Washington, et de New York, au motif qu'ils étaient « utilisés par des responsables russes à des fins de renseignement ».
Harcèlement ou cyberattaques ? Que reprochent les Etats-Unis à la Russie ?
La Maison-Blanche a précisé que ces représailles constituaient « une réponse au harcèlement croissant, ces deux dernières années, contre le personnel diplomatique [américain] en Russie par les forces de sécurité et de police ». Un harcèlement qui serait allé « bien au-delà des règles de comportement diplomatiques internationales ». Barack Obama a ajouté que ces actions font suite « aux avertissements que nous avons adressés de manière répétée au gouvernement russe, en privé et en public. Elles sont une réponse nécessaire et adaptée aux actions visant à nuire aux intérêts américains en violation des normes de comportement internationales établies ».
Le président américain a également annoncé que des sanctions étaient prises contre « neuf entités et individus », parmi lesquels deux services de renseignement russes, le GRU (renseignement militaire) et le FSB (service de sécurité intérieure) et leurs responsables. Le premier est accusé par la Maison-Blanche d'avoir, grâce à ses agents et ses moyens techniques, « falsifié, altéré (...) des informations avec l'objectif ou l'effet d'interférer dans le processus électoral américain en 2016 ». Quant au FSB, il est accusé d'avoir aidé le GRU. Mais curieusement, il n'est pas fait état du SVR, pourtant principal service de renseignement extérieur russe présent à l'étranger.
De plus, trois entreprises russes soupçonnées d'avoir apporté un « soutien matériel » aux opérations de piratage informatique vont être également juridiquement et financièrement sanctionnées par l'administration américaine. « Les sanctions ne s'arrêteront pas là » a ajouté Barack Obama, prévenant que les Etats-Unis prendront d'autres mesures « au moment que nous choisirons, y compris des opérations qui ne seront pas révélées au public ».
En réalité, cette expulsion d'officiels russes - la plus importante depuis 2001[1] - vient sanctionner la supposée ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle américaine, pendant laquelle le Parti démocrate aurait été victime de cyberattaques qui auraient favorisé l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Selon un rapport publié le 29 décembre par le département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security/DHS) et le FBI[2], deux groupes de hackers qui seraient liés au renseignement russe - dénommés APT 28 ou Cozy Bear et APT 29 ou Fancy Bear - sont présentés comme responsables « de piratages ayant ciblé un parti politique américain » pendant l'été 2016. Selon les autorités américaines, le premier serait réputé proche du FSB, tandis que le second serait une émanation du GRU[3].
Ces attaques contre les serveurs et ordinateurs du Parti démocrate ont mené à la publication de plusieurs milliers d'e-mails et documents internes du mouvement, plus tard mis en ligne sur Wikileaks, jetant une lumière crue sur les manœuvres du clan Clinton afin d'écarter la candidature de Bernie Sanders et révélant nombre de magouilles et d'irrégularités internes. Ces actions auraient largement contribué à affaiblir la campagne d'Hillary Clinton. Mais, pour le moment, le gouvernement américain a donné peu d'éléments liant les diplomates déclarés persona non grata aux cyberattaques supposées de l'été dernier.
Outre ces supposés piratages informatiques destinés « à influencer l'élection présidentielle », Washington accuse Moscou de plusieurs cyberattaques contre des établissements financiers, des universités et d'autres institutions américaines.
Fin décembre, des responsables du DHS, du FBI et du Bureau du directeur du renseignement national (DNI) ont communiqué les codes des logiciels malveillants Grizzly Steppe[4] aux responsables de la sécurité des infrastructures critiques nationales (secteur financier, services publics, transports, énergie, etc.). Les responsables des services publics du Vermont ont alors aussitôt réagi, affirmant avoir identifiéun de ces codes dans les systèmes de contrôle du réseau électrique. Cette découverte à immédiatement été médiatisée, provoquant la peur dans les structures gouvernementales que les « pirates informatiques liés aux services russes tentent activement de pénétrer les infrastructures critiques du pays pour conduire des attaques destructrices ».
Des réactions outragées d'élus politiques locaux proches de l'administration Obama n'ont pas tardé à avoir lieu : le 30 décembre, le gouverneur démocrate du Vermont, Peter Shumlin, déclarait que « tous les Américains devraient être à la fois alarmés et scandalisés que Vladimir Poutine, un des plus grands voyous du monde, ait tenté de briser notre réseau électrique, sur lequel nous comptons pour soutenir notre qualité de vie, notre économie, notre santé et notre sécurité (...). Cet épisode devrait mettre en évidence le besoin urgent que notre gouvernement fédéral poursuive vigoureusement et mette fin à ce genre d'ingérence russe ». Un peu plus tard, le sénateur démocrate du Vermont, Patrick Leahy, renchérissait, jetant encore un peu plus d'huile sur le feu : « cela va au-delà des piratages informatiques classiques : il s'agit maintenant d'essayer d'accéder aux services publics pour manipuler le réseau électrique et l'arrêter au milieu de l'hiver ».
Une étonnante absence de preuves
vendredi 23 décembre 2016
Libération d'Alep-Est
MAJ de la page : Alep
Les médias contre la réalité en Syrie - Eva Bartlett répond à ses détracteurs (19 décembre 2016)
Présentation sur : Arrêt sur info
Célébration de Noël et de la libération d'Alep-Est des djihadistes d'Al-Qaida (Alep-Ouest, 20 décembre 2016)
Vahan Vaghian, étudiant à l'université d'Alep : Alep n'est pas tombée, Alep est libérée. C'est la victoire d'Alep. (23 décembre 2016)
Lire aussi : Après la victoire, Alep se relèvera de ses ruines, pas les médias occidentaux, par Finian Cunningham, le 15 décembre 2016, Le Saker francophone
Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, dénonce la falsification de l'information par les médias sur ce qui se passe en Syrie et au Yemen (LCI, 24 Heures en question, le 21 décembre 2016)
Transcription sur : Arrêt sur info
Vidéo intégrale
Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie démonte la propagande occidentale (BBC Radio 4, le 21 décembre 2016)
Transcription chez : Sayed Asan
Conférence de presse de Bachar Ja’fari , ambassadeur de la Syrie à l'ONU, Des officiers US, israélien et du Golfe essayent de fuir Alep-Est (New-York, le 19 décembre 2016)
Lire aussi : Arrestation de jihadistes et d’officiers étrangers à Alep-Est, le 18 décembre 2016, Voltaire
Comment les militaires ont exclu la Maison Blanche des négociations internationales sur la Syrie
Par Moon of Alabama, le 22 décembre 2016 - Arrêt sur info
Le NYT déplore aujourd’hui que les négociations internationales sur la situation en Syrie se poursuivent sans aucune participation américaine: la Russie, l’Iran et la Turquie se rencontrent pour des pourparlers en Syrie, sans les Etats-Unis
La Russie, l’Iran et la Turquie se sont réunis à Moscou mardi pour travailler à un accord politique qui mette fin à la guerre de près de six ans et trouver une solution au conflit qui serve leurs intérêts, en laissant les États-Unis de côté.
Le secrétaire d’État John Kerry n’a pas été invité. Les Nations Unies n’ont pas non plus été consultées.
Avec les forces pro-gouvernementales ayant fait des gains critiques sur le terrain, …
(Note: La dernière phrase disait à l’origine, à juste titre, «les forces pro-syriennes …», pas «les forces pro-gouvernementales …» Elle a été modifiée après que j’ai noté le changement de ton «pro-syrien» sur Twitter.
La Russie a exclu les Etats-Unis de toute discussion à venir sur la Syrie après que les Etats-Unis ont fait éclater un accord que Kerry, après avoir fait durer les négociations, avait finalement conclu avec le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov.
Dans une interview récente, Kerry reconnaît que c’est l’opposition du Pentagone, pas de Moscou ni de Damas, qui a fait voler en éclat son accord avec la Russie sur la Syrie:
Les médias contre la réalité en Syrie - Eva Bartlett répond à ses détracteurs (19 décembre 2016)
Présentation sur : Arrêt sur info
Célébration de Noël et de la libération d'Alep-Est des djihadistes d'Al-Qaida (Alep-Ouest, 20 décembre 2016)
Vahan Vaghian, étudiant à l'université d'Alep : Alep n'est pas tombée, Alep est libérée. C'est la victoire d'Alep. (23 décembre 2016)
Lire aussi : Après la victoire, Alep se relèvera de ses ruines, pas les médias occidentaux, par Finian Cunningham, le 15 décembre 2016, Le Saker francophone
* * *
Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, dénonce la falsification de l'information par les médias sur ce qui se passe en Syrie et au Yemen (LCI, 24 Heures en question, le 21 décembre 2016)
Transcription sur : Arrêt sur info
Vidéo intégrale
* * *
Peter Ford, ancien ambassadeur britannique en Syrie démonte la propagande occidentale (BBC Radio 4, le 21 décembre 2016)
Transcription chez : Sayed Asan
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Conférence de presse de Bachar Ja’fari , ambassadeur de la Syrie à l'ONU, Des officiers US, israélien et du Golfe essayent de fuir Alep-Est (New-York, le 19 décembre 2016)
Lire aussi : Arrestation de jihadistes et d’officiers étrangers à Alep-Est, le 18 décembre 2016, Voltaire
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Comment les militaires ont exclu la Maison Blanche des négociations internationales sur la Syrie
Par Moon of Alabama, le 22 décembre 2016 - Arrêt sur info
Le NYT déplore aujourd’hui que les négociations internationales sur la situation en Syrie se poursuivent sans aucune participation américaine: la Russie, l’Iran et la Turquie se rencontrent pour des pourparlers en Syrie, sans les Etats-Unis
La Russie, l’Iran et la Turquie se sont réunis à Moscou mardi pour travailler à un accord politique qui mette fin à la guerre de près de six ans et trouver une solution au conflit qui serve leurs intérêts, en laissant les États-Unis de côté.
Le secrétaire d’État John Kerry n’a pas été invité. Les Nations Unies n’ont pas non plus été consultées.
Avec les forces pro-gouvernementales ayant fait des gains critiques sur le terrain, …
(Note: La dernière phrase disait à l’origine, à juste titre, «les forces pro-syriennes …», pas «les forces pro-gouvernementales …» Elle a été modifiée après que j’ai noté le changement de ton «pro-syrien» sur Twitter.
La Russie a exclu les Etats-Unis de toute discussion à venir sur la Syrie après que les Etats-Unis ont fait éclater un accord que Kerry, après avoir fait durer les négociations, avait finalement conclu avec le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov.
Dans une interview récente, Kerry reconnaît que c’est l’opposition du Pentagone, pas de Moscou ni de Damas, qui a fait voler en éclat son accord avec la Russie sur la Syrie:
samedi 21 novembre 2015
Bas les masques !
Bas les masques !
Par Eric Dénécé, le 17 novembre 2015 - CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement) et IVRIS / ou PDF
Les attentats sanglants qui viennent de frapper notre capitale - plus de 130 morts et de 400 blessés - sont le pire acte de violence survenu sur notre territoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils sont aussi, par leur ampleur, la troisième attaque en importance ayant touché le monde occidental après celles du 11 septembre 2001 et de Madrid.
Alors que les actes de ces dernières années semblaient être le fait d'amateurs plus ou moins habiles, les attaques du vendredi 13 novembre, par leur nombre, les cibles visées, leurs modes opératoires et leur coordination, traduisent une opération mieux planifiée.
Le gouvernement a immédiatement condamné ces actes barbares, promis que « la France serait impitoyable » et a confirmé aux citoyens que le pays était « en guerre »... sans toutefois préciser contre qui, ce qui traduit son embarras ou sa cécité.
La guerre... mais contre qui ?
Daesh est à l'origine de ces attentats, cela ne fait aucun doute. Mais qu'est-ce que Daesh ? Une organisation terroriste et criminelle d'inspiration wahhabite/salafiste, qui a réussi à s'approprier un territoire par les armes et à en faire un sanctuaire qui attire criminels, intégristes et malades mentaux de tout poil, souhaitant exprimer leurs multiples frustrations par la violence la plus abjecte au nom d'une pseudo-idéologie qui n'est qu'une insulte à l'islam.
Daesh n'est qu'une composante du courant minoritaire ultra-radical et rétrograde de l'islam[2] qui est le véritable ennemi. Il puise ses références dans les écrits d'Abdel Wahhab et des Frères musulmans. Le wahhabisme a donné naissance à l'Arabie saoudite, l'un des Etats les plus rétrogrades de la planète ; et l'idéologie néfaste des Frères musulmans est à l'origine de presque tous les groupes terroristes islamistes apparus depuis les années 1970, jusqu'à Al-Qaida et Daesh.
jeudi 19 novembre 2015
Incompétence des politiques ?
Eric Denécé : "Voulons-nous la paix chez nous, ou sommes-nous des gens vendus ?"
Avec Eric Denécé, Ancien officier des services de renseignement français et actuellement directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, Pierre Servent, Expert en stratégie militaire, Mohamed Sifaoui, Journaliste et Béatrice Brugère, ancienne juge antiterroriste
Extrait (à partir de 48') :
Eric Denécé : Bien sûr qu’il faut une unité nationale. Mais nos hommes politiques, de gauche comme de droite, portent une telle responsabilité, à la fois dans les restrictions budgétaires dans le dédain de la sécurité, mais également dans une politique étrangère totalement irresponsable, en partenariat avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, des pays qui nourrissent l’idéologie que est à la base même…
Yves Calvi : alors, on coupe nos liens avec ces pays du jour au lendemain, on arrête de leur vendre des avions…
Eric Denécé : oh, oui, sincèrement ! Mais qu’est-ce que nous voulons . Voulons-nous la paix chez nous, ou sommes-nous des gens vendus ? Pour cinq avions, sommes-nous prêts à laisser des régimes wahhabites financer des attentats sur notre sol ? Il y a des tas de preuves qui sont aujourd’hui balayées d’un revers de la main par nos politiques. Et ça n’a pas commencé avec le gouvernement socialiste, son prédécesseur faisait de même. Il y a une responsabilité réelle de la classe politique par les alliances, par les accords passés avec ces gens-là. On observe même aujourd’hui qu’un certain nombre de frappes sur le islamistes en Irak ne portent pas leurs fruits. Et on s’interroge. Depuis des années, on se dit : il y a des dizaines de milliers de combattants sur le terrain, il y a des centaines voire des milliers d’opérations aériennes qui ont été lancées, et quel est le résultat ? Nul ! Aujourd’hui un certains nombre d’informations commencent à sortir selon lesquelles dès qu’il y a des opérations communes de la coalition avec la participation de certains pays du golfe, les informations sont données à l’État islamique, ce qui réduit l’efficacité des frappes.
Source : C dans l'air, Les visages de l'ennemi / Les Crises (transcription)
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