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lundi 5 août 2013

vendredi 8 mars 2013

Vous voulez comprendre quoi ?

MAJ de la page : U.G. Krishnamurti




Vous voulez comprendre quoi ?

Vous voulez comprendre quoi ? Je ne dis rien  de profond. Je répète la même chose tout le temps, jour après jour. Pour vous c'est rempli de contradictions. Je dis quelque chose - que vous ne comprenez pas - et puis je dis le contraire. Vous y voyez une contradiction. En fait, il n'y en a pas. Ce que j'ai dit en premier lieu n'a pas exprimé ce que je voulais dire, alors la deuxième affirmation est une négation de la première, et la troisième est une négation des deux premières, et la quatrième une négation des trois premières. Non que j'ai quelque chose à dire. Non que j'aie dans l'idée de vous communiquer quoi que ce soit. Il n'y a rien à transmettre. Seulement une suite de négations. Non qu'il y ait quelque chose à dénier. Vous voulez comprendre. Voyez-vous, vous voulez comprendre. Il n'y a rien à comprendre. Chaque fois que vous croyez y voir un sens quelconque, j'attire votre attention sur le fait que ça n'est pas ça. Ce n'est pas non plus la doctrine du neti-neti. 

Vous savez en Inde, ils ont mis au point cette approche négative. Mais cette soi-disant approche négative est en fait une approche positive, parce qu'ils ont quand même un but en tête. Ça n'a pas marché avec l'approche positive, alors ils ont inventé ce qu'on appelle l'approche négative. "Pas ceci, pas cela". On ne peut pas atteindre l'inconnaissable, voyez-vous, et on ne peut pas non plus en faire l'expérience par l'approche positive. Cette approche soi-disant négative ne l'est pas vraiment, parce qu'il y a toujours un but tangible - connaitre l'inconnaissable, ou le désir de faire l'expérience de quelque chose - et ce quelque chose est au-delà de l'expérience. C'est une pure supercherie - on s'amuse. Tant qu'il y a un but tangible, quel qu'il soit - et on peut appeler ça approche positive ou négative - c'est une approche positive.

D'accord, on s'amuse, c'est intéressant  mais soyons sérieux, l'au-delà", "l'inconnaissable", il n'y a rien de tel. Si vous acceptez l'idée d'un au-delà, vous allez chercher à le connaitre - à connaitre l'inconnaissable. Votre intérêt est de chercher à connaitre. Ce mouvement va persister tant qu'il y aura le désir de faire l'expérience de quelque chose qui n'est pas du domaine de l'expérience. Il n'y a pas d'au-delà, point final. Qu'est-ce qui me permet d'affirmer qu'il n'y a rien de tel ? Comment puis-je me permettre d'être aussi catégorique ? Vous comprendrez plus tard. Tant que vous êtes en quête de l'au-delà, ce mouvement persiste. C'est quelque chose qui est à votre portée, qui vous donne l'espoir que peut-être un jour par un heureux hasard vous allez avoir l’expérience de l'au-delà. Comment l'inconnaissable pourrait-il être du domaine du connu ? Vous pouvez toujours courir. Même si ce mouvement (pour connaitre l'inconnaissable) n'est pas là, vous ne saurez jamais ce qui est - vous ne pouvez pas savoir ce qui est, vous n'avez aucun moyen de le saisir, d'en faire l'expérience, aucun moyen de l'exprimer.

C'est pourquoi toutes ces histoires de félicité éternelle, d'amour éternel, c'est du pipi de chat.  Il est strictement impossible de saisir cette réalité, de la contenir, de l'exprimer. Un jour peut-être vous vous éveillerez au fait que cet instrument (la pensée) ne peut pas vous aider à comprendre quoi que ce soit, et qu'il n'y en pas d'autre. Il n'y a donc rien à comprendre. (...)

Extrait de :
U.G. Le dos au mur, Le mythe de la perfection (chap. Rien à faire), trad. et commentaire J.-M. Terdjam, Ed. Les Deux Océans, 1998.
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samedi 5 janvier 2013

Connaissance de soi VS Inconnaissance de soi




Suite de la page : Le camembert savant de Clément Rosset (qui est une MAJ de la page : Clément Rosset)

N'étant ni un camembert savant ni un savant aimant le camembert ni un savant tout court (mais qui parfois mange un camembert ou quelques tranches sur un morceau de pain) je vais quand même répondre à l'invitation de Super Dupont et participer à son Opération camembert ou tenter d'arbitrer sinon de réconcilier les adversaires en présence. 

Clément Rosset, auteur de ce remarquable petit essai sur l'identité intitulé Loin de moi (94 pages, intelligentes et facile à lire), se range donc parmi les contempteur de la connaissance de soi - tout comme récemment sur ce blog François Roustang (1). 
Selon l'auteur il n'y a pas de connaissance de soi pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de soi ou d'identité personnelle réelle. Ce que l'on prend pour telle se réduit à une identité de type romanesque, on peut certes en faire le centre de notre attention (en recourant à la mémoire et à l'imagination), mais ce ne sera jamais qu'une introspection narcissique - 
parce que cette pseudo identité "ne constitue pas l'unité d'une identité personnelle mais l'agrégat aléatoire de qualités qui lui sont reconnues ou pas au hasard de l'humeur de son entourage" (p.89/9). Non seulement l'introspection psychologique est inconsistante mais elle ne cessera jamais (fondée sur une identité sociale toujours changeante). 
Nous pouvons donc lister les trois identités de Clément Rosset : 
1) Identité personnelle (qui n'existe pas) 
2) Identité romanesque (objet de l'introspection narcissique) 
3) Identité sociale (objet d'une connaissance fonctionnelle) 
En fait l'ordre est inverse puisque l'identité romanesque prise à tort pour une identité personnelle provient de la seule identité sociale. 

A quoi le camps adverse, appelons-le socratique (1), pourra rétorquer que la connaissance de soi, ou une partie, consiste précisément à établir une telle distinction, ou à constater par une perception immédiate l'absence d'une identité personnelle réelle. Le versant psychologique de la connaissance de soi ne réside pas dans la production d'une histoire - à propos d'autres histoires, dont nous sommes à chaque fois le personnage principal -, mais seulement à prendre conscience de la nature purement littéraire de tout cela (et le plus souvent de piètre littérature). Quant au versant corrélatif, il consiste à faire l'expérience de la conscience elle-même ou du sujet conscient (le premier moment du cogito de Descartes). Néanmoins
 la conscience se manifeste dans un corps, ayant une identité sociale et une tendance à un type d'identité romanesque. Cette conscience non personnelle est donc aussi infiniment personnelle, étant la vérité de la subjectivité (ou de la singularité) de chacun. (Chaque corps est un peu comme une monade leibnizienne qui renferme en elle le monde entier selon un point de vue qui lui est propre).

En résumé la connaissance de soi sera simultanément : 
1) Absence d'identité personnelle 
2) Conscience pure (non définissable)
3) Point de vue particulier de cette conscience (en raison de sa manifestation dans un corps spécifique)

En conclusion l'affrontement est purement verbal, on défendra ou non la possibilité d'une connaissance de soi suivant ce que l'on met sous les termes et de connaissance et de soi. Si on s'en tient à une définition strict de la connaissance comme portant sur quelque chose de stable et de bien défini, la connaissance de soi est une chimère, mais on pourra en parler en redéfinissant son objet. 
Résumons les différentes possibilités : 

1) Connaissance de soi (comme identité sociale) = connaissance fonctionnelle 
2) Connaissance de soi (identité romanesque en tant qu'identité) = introspection narcissique
3) Connaissance de soi (identité romanesque en tant que romanesque ou absence d'identité personnelle) = point de vue de l'observateur
4) Connaissance de soi (simple sujet conscient)
5) Connaissance de soi (point de vue spécifique de ce simple sujet conscient) 
Pour finir remarquons que 3) est une connaissance négative en ce qu'elle n'ajoute rien mais retranche, 4) est à proprement parler indicible, 5) est une connaissance paradoxale. 
On pourra donc aussi bien choisir de parler d'une inconnaissance de soi (puisque ce n'est pas une connaissance au sens habituel, différente de son objet) que d'une connaissance de soi (car ce n'est pas une simple absence de connaissance), l'essentiel n'est pas de s'attacher à un mot ou à une définition mais de voir vers quoi pointe le terme ou l'expression. 


Note :
(1) François Roustang refuse de parler d'une connaissance de soi chez Socrate, la formule ayant son origine dans une inscription sur le fronton d'un temple de Delphes. A cela nous pouvons répondre qu'il suffit de ne pas réduire la  connaissance de soi à une introspection narcissique (et que le philosophe athénien était de fait, et de pensée, infiniment plus proche de ceux qui ont laissé ces inscriptions que de Freud ou de Lacan). 

lundi 21 novembre 2011

Le Nuage d'Inconnaissance


Ouvrage anonyme anglais, Le Nuage d'inconnaissance (The Cloud of Unknowing) est un écrit du milieu du XIVe siècle, rédigé au plus fort de la querelle entre « actifs » et « contemplatifs ». Adressé à une solitaire (comme les épîtres qui accompagnent Le Nuage dans les plus anciens manuscrits), ce texte n'est pas pour autant une œuvre polémique contre la dévotion moderne. Débiteur des écrits de Denys l'Aréopagite et des Victorins, l'auteur enseigne une doctrine profondément anti-intellectualiste ; Dieu ne peut être atteint que par l'amour, le sentiment (feeling) et non par la pensée. Le rôle du « nuage de l'oubli » est précisément de couvrir l'activité discursive de l'entendement pour pouvoir permettre à l'homme d'accéder à Dieu par l' « amour ardent », la partie affective de l'âme. L'esprit reste alors dans le nuage d'inconnaissance, tandis que l'âme, dans sa partie supérieure, pénètre ce nuage et le traverse pour atteindre Dieu. L'âme est absorbée par la divinité avec qui elle finit par se confondre.
Le Nuage a eu une influence considérable sur la mystique anglo-saxonne et rhénane du XIVe et du XVe siècle. (...)
Source du texte : universalis


Bibliographie :
- Le Nuage d'inconnaissance, trad. Armel Guerne, Ed. du Seuil, Points Sagesse, 1998.
- Le Nuage d'Inconnaissance, trad. Alain Sainte-Marie, Ed. du Cerf, Sagesse chrétienne, 2004.
- Le Nuage d'Inconnaissance, Une mystique pour notre temps, trad. et commentaires de Bernard Durel, Ed. Albin Michel, Spiritualité vivante, 2009.
- La Mystique du Nuage d'Inconnaissance, trad., commentaires de William Johnston, Ed. du Carmel, 2009.


O Dieu, à qui sont ouverts tous les coeurs, et à qui parle toute volonté, et à qui rien de secret ne demeure caché : je Vous supplie de purifier les desseins de mon coeur par l'ineffable don de Votre grâce, en sorte que je puisse parfaitement Vous aimez, et dignement Vous louer. Amen.
Prière du Prologue.

Néanmoins, toutes les créatures qui ont intelligences, les angéliques comme les humaines, possèdent en elles-mêmes et chacune pour soi, une première puissance opérative principale, laquelle est nommée de connaissance, et une autre puissance opérative principale, laquelle est nommée de l'amour. Desquelles deux facultés, Dieu qui en est le créateur, reste toujours incompréhensible à la première, qui est celle de la connaissance, et à la seconde, qui est celle de l'amour, Il est tout compréhensible, pleinement et entièrement, quoique diversement pour chacun. de sorte qu'une seule et même âme peut, par la vertu de l'amour, comprendre en elle-même Celui qui est en Soi pleinement suffisant - et incomparablement plus encore - pour emplir et combler toutes les âmes et tous les anges jamais créés.
Extrait du chapitre 4.

Car encore qu'il soit bon de méditer sur la bonté de Dieu, et de L'aimer et glorifier pour cela, néanmoins il est de beaucoup meilleur de penser à son Etre pur, et de L'aimer et glorifier pour Lui-même.
Extrait du chapitre 5.

Mais maintenant tu m'interroges et me dis : "Comment vais-je penser à Lui, et qu'est-Il ?" et à cela je ne puis te répondre que ceci : "Je n'en sais rien.".
   Car par ta question tu m'as jeté dans cette même obscurité et dans ce même nuage d'inconnaissance ou je voudrais que tu fusses toi-même. Car de toutes les autres créatures et de leurs oeuvres, oui certes, et des oeuvres de Dieu Lui-même, il est possible qu'un homme ait son plein de connaissance par la grâce, - et sur elles, il peut très bien penser, mais sur Dieu Soi-même, personne ne peut penser. C'est pourquoi laisserai-je toutes choses que je puis penser, et choisirai-je pour mon amour la chose que je ne puis penser.
Extrait du chapitre 6.

Aussi donc, quel que soit le moment où tu te disposes à cette œuvre, et quel, le sentiment d'y être appelé par la grâce de Dieu : élève alors ton cœur vers Lui, avec un mouvement et un élan d'humilité et d'amour, dans la pensée du Dieu qui t'a créé, et racheté, et qui t'a gracieusement rappelé au degré où tu es, n'admettant aucune autre pensée que cette seule pensée de Dieu. Et même celle-ci, seulement si tu t'y sens porté : car un élan direct et nu vers Dieu est suffisant assez, sans aucune autre cause que lui-même.
Et que si cet élan, il te convient l'avoir comme plié et empaqueté dans un mot, afin de plus fermement t'y tenir, alors ce soit un petit mot, et très bref de syllabes : car le plus court il est, mieux il est accordé à l'œuvre de l'Esprit. Semblable mot est le mot : Dieu, ou encore le mot : Amour. Choisis celui que tu veux, ou tel autre qui te plaît, pourvu qu'il soit court de syllabes. Et celui-là, attache-le si ferme à ton cœur, que jamais il ne s'en écarte, quelque chose qu'il advienne.
Ce mot sera ton bouclier et ton glaive, que tu ailles en paix ou en guerre. Avec ce mot, tu frapperas sur ce nuage et cette obscurité au-dessus de toi. Et avec lui tu rabattras toutes manières de pensée sous le nuage de l'oubli. A tel point que, si quelque pensée t'importune d'en haut et te demande ce que tu voudrais posséder, tu ne lui répondras par aucunes paroles autres que ce mot seul. Et qu'elle argue de sa compétence en t'offrant d'expliquer ce mot très savamment et de t'en exposer les qualités ou propriétés, dis-lui : que tu veux le garder et posséder intact en son entier, et non point brisé ou défait.
Et si tu veux te tenir ferme en ce propos, sois bien sûr que pas un instant de plus, elle ne demeurera. Et pourquoi ? Parce que tu ne veux ni la laisses se nourrir aux douces méditations sur Dieu, alléguées ci-dessus.
Extrait du chapitre 7.
Source du texte : evagre

La plus haute part de la contemplation, autant qu’elle peut se faire ici, consiste tout entière en cette obscurité et ce nuage d’inconnaissance, et avec un élan d'amour et une aveugle considération de l'Etre pur de Dieu, uniquement Lui-même.
   L'homme dans la vie active inférieure, est en dehors de soi et au-dessous de soi. Dans la vie active supérieure, et partie inférieure de la contemplative, l'homme est au-dedans de soi et égal à soi-même. Mais dans la vie contemplative supérieure, c'est au-dessus de soi qu'il est et sous son Dieu.
Extrait du chapitre 8.

L'humilité n'est en elle-même rien d'autres que la vraie connaissance et le sentiment vrai, pour l'homme, de ce qu'il est en soi-même.
Extrait du chapitre 13

Regarde qu'en ton intelligence et en ta volonté n'oeuvre que Dieu seul. Et tâche à abattre toute connaissance et tout sentiment de quoi que ce soit au-dessous de Dieu; et rejette bien loin toutes choses sous le nuage d'oubli. Et tu dois comprendre que tu n'as pas seulement à oublier en cette oeuvre toutes les autres créatures que toi-même et aussi leurs actions ou les tiennes, mais encore que tu as, en cette oeuvre, à oublier ensemble et toi-même et tes propres actions pour Dieu, non moins que les autres créatures et leurs actions.
Extrait du chapitre 43.

Au-dessus de toi, tu es : puisque tu parviens à venir par la grâce au-delà de ce que, par nature, tu peux et pourrais atteindre. C'est-à-dire à être uni à Dieu, en esprit, par l'amour, et par conformité de volonté. Et sous ton Dieu, tu es : puisque, et bien qu'on puisse d'une certaine manière affirmer qu'à ce moment Dieu et toi ne sont pas deux mais un, en esprit - à tel point que toi ou un autre, connaissant d'expérience cette unité par la perfection de l'oeuvre, pourra très assurément, au témoignage de l'Ecriture, être appelé un Dieu - néanmoins tu es au-dessous de Dieu. Et pourquoi ? C'est qu'Il est Dieu de nature et sans commencement, et qui, bientôt après que tu fus, par Sa puissance et Son amour, fait quelque chose, te fis toi-même pire que néant par le péché volontaire et accepté, ce n'est que par Sa miséricorde et sans mérite aucune de ta part, que tu es fait un Dieu en la grâce, uni à Lui en esprit sans partage, tout ensemble ici et dans la béatitude du ciel et sans fin. Et ainsi, bien que tu sois un avec Lui en la grâce, cependant tu es loin au-dessous de Lui en nature.
Extrait du chapitre 67.

Ah ! qu'il pense ce qu'il veut, car toujours et toujours il le trouvera un nuage d'inconnaissance, lequel est entre lui et son Dieu.
Extrait chapitre 69

Et c'est pourquoi travaille ferme en ce rien et nulle part, et laisse tes sens corporels du dehors et tout ce qu'ils font : car je te le dis véritablement, cette oeuvre ne peut et ne saurait être conçue par eux. (...)
De semblable manière en va-t-il de nos sens spirituels, lorsque nous travaillons à la connaissance de Dieu Lui-même. Car un homme aurait-il comme jamais la compréhension et connaissance de toutes choses spirituellement créés, néanmoins il ne peut jamais, par l'oeuvre de cette intelligence, venir à la connaissance d'une chose spirituellement non créée, laquelle n'est autre que Dieu. Mais par l'impuissance et cessation de cette intelligence, il le peut : car la chose devant laquelle elle est impuissante n'est pas autre chose que Dieu seul. Et c'est pourquoi saint Denis a dit : "la plus parfaite connaissance de Dieu est celle où Il est connu par inconnaissance." Et en vérité, quiconque voudra regarder aux livres de saint Denis, il trouvera que ses paroles affirment, et clairement confirment, toute ce que j'ai dit et pourrai dire, du commencement à la fin de ce présent traité.
Extrait du chapitre 70.
Commande sur Amazon : Le Nuage d'inconnaissance (trad. Armel Guerne)




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