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lundi 25 mai 2020

Covid-19. Big pharma ou Big corruption

MAJ de la page : CoronaCorruption



Pr Didier Raoult, 4000 patients traités VS Big data. Qui croire ? (25 mai 2020)
L'épidémie est en train de se terminer. (...) La plupart des gens ont été traité par l'association hydroxychloroquine et azithromycine et la mortalité est de 0,5 %, la plus basse au monde (...)
Toutes ces querelles (politiques, scientifiques, publicitaires) ont un temps, et le temps fera le tri de tout ça. On est pas inquiet. (...) Comment voulez-vous qu'une étude foireuse [article dans The Lancet] faite avec les Big data change ce que nous avons vu. (...) La vraie question est celle d'une dérive de la recherche médicale, relatée dans les journaux, (..) à la fin ce qui est rapporté n'a plus rien à voir avec la réalité observable. (...) Comment est-ce possible que parmi nos 4 000 malades aucun n'est mort de tachycardie ventriculaire et qu'eux avance un chiffre de 10 % de mortalité, c'est impossible. Qui se trompe : celui qui n'a pas vu les malades ou ceux qui ont examinés les malades ? C'est pas sérieux. 



(MAJ 26) Didier Raoult : Entretien exclusif (LCI, 26 mai 2020)
Cette étude (de The Lancet) comporte deux erreurs grossières : 
1) Lorsqu'on a moins de morts en Australie pour la même période que dans l'étude elle-même c'est qu'on a un problème de saisie de données. [Autrement dit, pour une période donnée l'étude comptabilise davantage de morts australiens que les chiffres officiels]. 
2) Les facteurs de risque des patients des cinq continents (diabètes, artérioscléroses, hypertensions, consommation de tabac, ...) sont tous au même niveau. Ce n'est pas possible. Ce n'est pas vrai. [Parce que dans la réalité on observe une hétérogénéité des facteurs de risques parmi les populations].
Lire aussi : Coronavirus : quand le “Lancet” trouvait la chloroquine prometteuse, 26 mai 2020, Strategika



(MAJ 27) Pr. Raoult, Trump a pris position pour l'hydroxychloroquine, la réponse de Lancet est politique ! (Sud Radio, 27 mai 2020)

Marcos Erbelin, Professeur de Chimie, leader d'un collectif brésilien de 300 personnes, qui a écrit une lettre ouverte sur la science. Il a répondu à nos questions et nous publions cette lettre assez incroyable sur leur vision de la science ainsi que l'étude récente publiée dans The Lancet qui tend à décrédibiliser l'hydroxychloroquine comme un traitement contre le Coronavirus.  
(MAJ 26) Source (et suite) du texte : La «science» de la pandémie, Marcos Eberlin, PhD, science collaborative acte 2, France Soir, 26 mai 2020

Il est plus qu’urgent d’en finir avec la sacralisation de la Science derrière laquelle trop de personnes dissimulent tant bien que mal leurs intérêts ou leurs opinions personnelles, ne se donnant jamais la peine de poser la question toute simple qui doit (malheureusement) initier de nos jours toute discussion sérieuse sur une publication médicale : à qui profite le résultat annoncé ?
(MAJ 26) Extrait de : « Fin de partie » pour l’hydroxychloroquine ? Une escroquerie intellectuelle, par Laurent Mucchielli, sociologue, chercheur au CNRS, 26 mai 2020, Mediapart
(MAJ 28) Lire aussi : Hydroxychloroquine: l’étude débunkée en 48 h qui tourne au grand Guignol, 28 mai 2020, CoroInfos



(MAJ 26) Chloroquine : l'étude qui relance la polémique, avec le Dr. Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière, Barbara Lefebvre, essayiste, et le Dr. Martine Wonner, psychiatre (LCI, 24 mai 2020)

Etude montrant seulement que la chloroquine comporte des risques 1) pour des patients dont la chloroquine est contre-indiquée (patients atteints de pathologies cardiaques préexistantes) et 2) dans des stades avancés de la maladie ou le patient (n'a plus de charge virale et) fait face à des problèmes cardiovasculaires. Ces deux points ne faisant pas partie du protocole mis en place à Marseille l'étude est non pertinente pour le débat. Par contre elle remet en cause la décision du Haut conseil scientifique qui a réservé l'usage de la chloroquine pour les stades graves de la maladie.
Affirmer que la chloroquine est dangereuse et vouloir la reclassée est donc un mensonge et une manipulation par les politiques (par crainte d'un procès pour avoir interdit un traitement efficace et quasi gratuit) et les labos pharmaceutiques (pour placer de nouveaux médicaments et/ou vaccins).



(MAJ 26) L'hydroxychloroquine est-elle dangereuse ? Face à face entre Laurent Alexandre, médecin de plateaux TV, urologue, transhumaniste et Violaine Guérin, médecin de terrain, immunologue et défenseur de la liberté de traitement des médecins. (RT France, 25 mai 2020)

Voir aussi l'excellent sketch de : Claude Inga Barbey «Vous en saurez plus sur rien», 25 mai 2020, 24h

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« La profession médicale est achetée par l'industrie pharmaceutique, non seulement en termes de pratique de la médecine, mais aussi en termes d'enseignement et de recherche. Les institutions académiques de ce pays se permettent d'être les agents rémunérés de l'industrie pharmaceutique. Je pense que c'est honteux. »
Dr. Relman, rédacteur en chef de New England Journal of Medicine, 2002

« Il n'est tout sim plement plus possible de croire une grande partie des recherches cliniques qui sont publiées, ni de se fier au jugement de médecins de confiance ou à des directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur au cours de mes deux décennies de travail de rédactrice en chef. »
Marcia Angeli, rédactrice en chef de New England Journal of Medicine, 2009

« La corruption fait partie intégrante des systèmes de santé. Tout au long de ma vie de chercheuse, de spécialiste en santé publique et de ministre de la santé, j'ai pu constater que la malhonnêteté et la fraude étaient ancrées partout. Mais bien qu'elle soit l'un des principaux obstacles à la mise en place d'une couverture médicale universelle à travers le monde la corruption est rarement évoquée ouvertement. »
Dre Patricia Garcia "Corruption in global health: the open secret" - The Lancet, november 2019

Pour les gouvernements (et le gouvernement français en particulier), l’efficacité du traitement de Marseille ouvrirait la porte à des poursuites massives pour non-assistance à personne en danger et même homicide involontaire ou par négligence. A nouveau, rien dans l’ordre juridique et le droit de la santé ne peut justifier la privation du droit de prescrire faite aux médecins-généralistes. Si des milliers de morts en ont résulté, c’est case "Cour d’Assises" pour les ministres et directeurs de santé impliqués. Le nombre de poursuites qui se profile à l’horizon est impressionnant, et on comprend que c’est devenu struggle for life, peu importe les moyens pour ces (ir)responsables. La vérité n'entrant plus en ligne de compte dans cette priorité.

Pour l’industrie pharmaceutique, l’efficacité de l’HQ mettrait un terme définitif à toutes les juteuses perspectives de gain, que ça soit au moyen d’un médicament novateur (le Remesdivir a été un fiasco) ou d’un vaccin imposé à la population mondiale : 8 milliards de doses à $x = un joli panier de pépettes.

Et oui, la liste des conflits d’intérêts des auteurs de cette « étude » est édifiante comme me le signale une internaute :
    Ont participé au financement de l'étude (page 9) : "Abbott, Medtronic, Janssen, Mesoblast, Portola, Bayer, Baim Institute for Clinical Research, Nupulse CV, FineHeart, Leviticus, Roivant et Triple Gene", c'est à dire des entreprises privées ayant intérêt à discréditer un traitement qui, étant pratiquement gratuit et composé de molécules tombées dans le domaine public, nuit à leurs perspectives de business.
    Participent au financement de la Harvard Médical School (dont est issu l'auteur de l"étude") : La fondation Bill et Melinda Gates (voir sur le site de la fondation), Mark Zuckerberg, Lakshmi N. Mittal, la fondation Rockefeller etc., impliqués dans des projets de vaccination contre le Covid 19. L'ensemble de ces informations est accessible dans l'étude elle-même et sur les sites de la Harvard Business School ou sur les sites des fondations évoquées plus haut.
Extrait de : Hydroxychloroquine : The Lancet dans de sales draps…, par Jean-Dominique Michel, 24 mai 2020

 

Italie tendances des mortalités journalières avant et après chloroquine


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dimanche 24 février 2019

"L'injonction à l'adaptation menace la démocratie"



Vivaldi, Concerto pour deux violon en La mineur RV522, Op. 3 No. 8 "L'estro Armonico"

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LA GRANDE TABLE IDÉES  par Olivia Gesbert
S’adapter : le nouvel horizon du libéralisme ? 21/02/2019
Dans ce monde néolibéral où nous serions toujours en retard, il faudrait "s'adapter"... Analyse d'un courant de pensée né de la société industrielle, avec Barbara Stiegler, philosophe, auteure de "Il faut s'adapter". Sur un nouvel impératif politique, Ed. Gallimard, 2019.

D’où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d’un retard généralisé, lui-même renforcé par l’injonction permanente à s’adapter au rythme des mutations d’un monde complexe? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l’évolution?
La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d’une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l’espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir. Elle a reçu le nom de «néolibéralisme» : néo car, contrairement à l’ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l’ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l’espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte.
Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l’état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d’experts peut tracer la voie de l’évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts. Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d’un même constat, appelle à mobiliser l’intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l’avenir collectif.
Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au cœur duquel nous sommes plus que jamais.
Quatrième de couverture




Barabara Stiegler : "L'injonction à l'adaptation menace la démocratie" (France Info, 22 fév. 2019)

Gilets jaunes, 23 fév. 2019

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Le transhumanisme étant le dernier avatar du néolibéralisme voici une conférence récente d'un de ses représentants français, fervent macronien, pour qui la tendance sociale va (selon les termes de l'historien Harari) vers une séparation entre des dieux et des inutiles (dont les Gilets jaunes seraient une manifestation) :  


Laurent Alexandre, "Les Gilets jaunes sont des êtres substituables" (Table ronde de l'X sur le transhumanisme, Ecole polytechnique, 17 janvier 2019)
Conférence intégrale : Youtube


Les « inutiles » face à l’intelligence artificielle

Par Laurent Alexandre, 18 oct. 2017 - Le Monde

Nous entrons dans un monde où les algorithmes pourraient rapidement « atrophier » les cerveaux de ceux qui ne font pas partie de l’aristocratie de l’intelligence.

Le président Emmanuel Macron a fait, ­depuis l’Elysée, la promotion d’Homo deus. Une brève histoire de l’avenir, le livre à succès de l’historien israélien Yuval Noah Harari (Albin Michel, 462 pages, 24 euros). La folle accélération technologique donne des perspectives enthousiasmantes à l’aventure humaine, et fait parler d’Homo deus, homme-dieu. Un homme doté demain de pouvoirs quasi infinis grâce aux NBIC [nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives] enfantées par l’incroyable progression de la puissance de calcul. Pour Harari, « les individus s’habitueront à se voir comme un assemblage de mécanismes biochimiques constamment surveillé et guidé par un réseau d’algorithmes électroniques. Des habitudes du monde libéral comme les élections démocratiques deviendront obsolètes, puisque Google sera en mesure de mieux représenter mes opinions politiques que moi-même ».
Source (et suite) du texte : Le Monde


Quel est le QI de Laurent Alexandre ?
Le 5 sept. 2017 - Mais où va le web ? 

A lire son entretien à Figarovox, il est probable qu’il ne dépasse pas 80, car il n’a pas réussi à retenir les idées de base de la robotique, de la biologie moléculaire et encore moins de la cosmologie. Ce que la lecture de revues comme La recherche, Pour la science ou Science et Vie lui apprendrait à peu de frais.

Les discussions autour de la technologie sont sujettes à de nombreuses spéculations plus ou moins rigoureuses. Mais où va le web ? publie ici un texte plein de bon sens du philosophe Michel Juffé qui questionne les fondements (et les errances intellectuelles) des interventions-spectacles de Laurent Alexandre urologue (spécialiste) de l’intelligence artificielle.
Source (et suite) du texte : Mais où va le web ?
 
Lire aussi : Il est temps de s’opposer aux inepties énoncées en boucle par ce pathétique Laurent Alexandre, par Eric Sadin, 10 fév. 2019
  

mercredi 27 décembre 2017

Critique de la raison transhumaniste

MAJ de la page : Transhumanisme



Répliques par Alain Finkielkraut
L'exploration du futur : transhumanisme et intelligence artificielle 23/12/2017
Avec Laurent Alexandre, chirurgien-urologue français, auteur et chef d'entreprise
Auteur de : La guerre des intelligences, Ed. JCLattès, 2017
Olivier Rey, mathématicien et philosophe, il enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université Paris I



Olivier Rey, mathématicien, La logique transhumaniste (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)

Le mouvement transhumaniste a pour ambition affichée d’être un humanisme qui se donne le devoir moral d’explorer les voies d’amélioration (Enhancement) des capacités physiques et cognitives de l’espèce humaine pour éliminer la souffrance, la maladie, le vieillissement, voire la condition mortelle. Or s'il est légitime d'attendre des progrès de la médecine de nouveaux moyens de lutter contre les maux qui nous accablent, il faut prendre en compte l'ambivalence de la technique moderne, qui tend à s'autonomiser pour se développer selon ses propres fins. La frontière entre les techniques renaturantes (faire entendre les sourds) et dénaturantes (produire de nouveaux records en course à pied) tend alors à s'effacer sitôt que les désirs les plus fous nés de l'imaginaire humain y voient un moyen de changer la condition humaine, finie et mortelle.
La réalisation de cette utopie est-elle souhaitable ? Ne risque-t-on pas de créer un nouveau type de société totalitaire, divisant l'humanité en sous-catégories, au mépris de l'égale valeur de toutes les personnes humaines ?
La machine est-elle désormais promue comme modèle de l’homme ?
Source (et suite) du texte : Collège des Bernardins - Colloque critique de la raison transhumaniste, 19 et 20 mai 2017 avec notamment Françoise Brulliard, Franck Damour, Eric Fiat, Jean-Gabriel Ganascia, Céline Lafontaine, Pierre Magnard, Jean-Michel Maldamé o.p., P.Brice de Malherbe, Pierre Pollak, Olivier Rey, Valentina Tirloni, Monette Vacquin.



Jacques Testart, biologiste, Résister au transhumaniste (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)
Auteur de : Au Péril de l'Humain - les Promesses Mortelles du Transhumanisme, Ed. Seuil, 1 mars 2018



Pierre Pollak, neurologue, La neuro-amélioration : fantasmes et réalité (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)



Céline Lafontaine, sociologue, Les enjeux de la bioéconomie du corps humain (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)
Auteure de : Le Corps-marché. La marchandisation de la vie humaine à l'ère de la bioéconomie, Ed. Seuil, 2014



Françoise Brulliard, biologiste, La fabrique des bébés (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)

lundi 9 octobre 2017

L'homme-Dieu de la Silicon Valley

MAJ de la page : Transhumanisme



Laurent Alexandre (Hier, Aujourd'hui, Demain, 2016)

En débat avec Jean-Michel Besnier, Les robots font-ils l'amour ? Le transhumanisme en 12 questions, Ed. Dunod , 2016
La technique peut-elle et doit-elle améliorer l'espèce humaine ? Est-il désirable de vivre des siècles ? L'intelligence artificielle va-t-elle tuer l'homme ? Aujourd'hui vous pouvez déjà faire séquencer votre ADN en une journée pour, peut-être un jour, le réparer, tandis qu'Internet bouleverse nos modes d'apprentissage et nos relations sociales. Demain, l'intelligence artificielle aura-t-elle encore besoin de l'intelligence humaine et ferons-nous l'amour avec des robots ? Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur, et Jean-Michel Besnier, philosophe spécialiste des nouvelles technologies, confrontent leurs arguments et vous donnent les clés pour comprendre ce qui se joue à coups de milliards dans les labos des sociétés high-tech californiennes.
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : Les robots font-ils l'amour ? Le transhumanisme en 12 questions

Son dernier livre : La guerre des intelligences, Ed. JC Lattès, 2017
Commande sur Amazon :  La guerre des intelligences


Laurent Alexandre: «L’Europe perd la guerre technologique»


Ce n’est qu’en incarnant pleinement notre nouveau statut d’homme-Dieu que nous éviterons d’être déclassés par l’intelligence artificielle, prévient l’essayiste Laurent Alexandre

Enarque, chirurgien et provocateur (assumé), Laurent Alexandre (57 ans) est l’un des conférenciers les plus demandés de France. Brillant orateur, il brosse un portrait vertigineux de la société de demain. Une dystopie faite réalité où les camionneurs n’auront plus qu’à manger du beurre de cacao sous perfusion financière alors que, depuis leurs Venises numériques et autonomes, une nouvelle aristocratie d’Homo deus, boostée aux manipulations chromosomiques, rivalisera de prouesses intellectuelles.

A moins bien sûr que les cerveaux de silicium ne prennent le pouvoir entre-temps ou que les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne nous condamnent définitivement, tout Européens que nous sommes, dans notre statut de «colonisés numériques». Le cofondateur du site web Doctissimo était de passage à Genève pour une conférence organisée par la Banque Cantonale de Genève dans le cadre de son cycle «L’essentiel de la finance».

Le Temps: Vous soulignez fréquemment que l’Europe devient une colonie numérique…

Laurent Alexandre: Qu’elle «est» une colonie numérique! C’est acté. Des GAFA, il y en a beaucoup en Europe? Ça [en montrant l’iPhone de votre serviteur, ndlr] et Android, ça vient tout droit de Californie. L’Europe est inexistante en matière d’intelligence artificielle (IA). Nous sommes des crapauds numériques. Et il n’est pas sûr que l’Europe puisse se réveiller. L’Europe est une grande Suisse, qui a abdiqué toute volonté de puissance.

Les GAFA ne sont pas assimilables à des Etats ou à des communautés supranationales.

Deux choses: les GAFA sont-ils des puissances géopolitiques? La réponse est «pas encore». Il y aura une bataille entre les Etats et les GAFA, qui jouent déjà un rôle prépondérant dans la formation de l’opinion. Les GAFA peuvent-ils faire s’effondrer l’industrie automobile européenne? La réponse est oui.

samedi 13 août 2016

De Frankenstein au Posthumanisme

MAJ de la page : Transhumanisme, Jean-Michel Besnier







Grande traversée : Frankenstein ! (8-12 août 2016)
Bienvenue dans le monde des créatures artificielles par François Angelier
1/5 Frankenstein : genèse d'un monstre
avec Alain Morvan : Professeur de littérature anglaise à la Sorbonne, Jean -Jacques Lecercle, Jean-Pierre Naugrette et Hélène Frappat : Ecrivaine
Exposition à la fondation Bodmer : Frankenstein, créé des ténèbres
2/5 Frankenstein s'est échappé
avec Fausto Fasulo : rédacteur en chef de la revue Mad movies, Marion Mousse : Dessinatrice de BD
Alexandre Poncet : journaliste et auteur, Laurent Duroche : Compositeur et réalisateur
3/5 Le Golem
avec Anne-Hélène Hoog : conservatrice au Musée d'Art et d'Histoire du Judaisme et Ada Ackerman : chargée de recherches au CNRS, au laboratoire ARIAS
4/5 Automates et Robots
avec Jean-Claude Heudin : Directeur du laboratoire de recherche de l'Institut international du multimédia Léonard de Vinci, Isabelle Jarry : romancière, Pascal Pinteau : Journaliste, scénariste, concepteur de trucages.
5/5 Cyborgs et posthumains : l'homme et après...
avec Jean-Michel Besnier : professeur de philosophie à l'université Paris-Sorbonne, Norbert Merjagnan : romancier, Fausto Fasulo : rédacteur en chef de la revue Mad movies.




Jean-Michel Besnier, À la recherche de l'immortalité, quête technologique ou philosophique ? (Université de Nantes, 2016)
Auteur de : Demain les posthumains, Ed. Fayard 2009, L'Homme simplifié, Ed. Fayard 2012.
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Luc Ferry: allons nous vivre 300 ans avec le transhumanisme ? (TéléParis, Polonium, 2016)
A propos de son dernier livre : La révolution transhumaniste, Ed. Plon, 2016.
Commande Amazon : La révolution transhumaniste
Site officiel : Luc Ferry

samedi 12 mars 2016

Intelligence artificielle : faut-il tout arrêter ?



Intelligence artificielle : faut-il tout arrêter ? (France 2, Ce soir ou jamais, 11 mars 2016)

Près de 700 chercheurs à travers le monde s'alarment des robots intelligents et des progrès de l'intelligence artificielle. Faut-il tout arrêter ? Pour en parler, Frédéric Taddeï accueille sur le plateau Alain Damasio, écrivain, Jean-Gabriel Ganascia, philosophe et cogniticien, Laurence Devillers, chercheuse au CNRS, spécialiste de robotique, Serge Tisseron, psychiatre, Alain Bensoussan, avocat, fondateur de l'association du droit des robots, et Laurent Alexandre, chef d'entreprise. C'est Keren Ann qui assure la partie musicale de l'émission.
Source : France2

dimanche 6 mars 2016

Humanitude & transhumanisme



Jacques Testart : Comment les citoyens peuvent s'emparer des choix de société ? (2014)

"Humanitude" ? C'est ainsi que Testart dénomme l'étonnante capacité des simples citoyens à réfléchir, à délibérer et à prendre des décisions au nom de l'intérêt commun de l'humanité. Cet état transitoire se manifeste chez les personnes invitées à constituer les conventions de citoyens consultées pour proposer une solution à un problème d'intérêt général. Il s'agit là d'une réalité anthropologique désormais vérifiée dans les nombreux pays qui ont multiplié ce type de conventions. Le livre s'attache à comprendre dans quelles conditions précises une assemblée de citoyens peut produire ce résultat. L'auteur peut alors développer un plaidoyer convaincant en faveur d'une institutionnalisation des conventions de citoyens comme procédure ordinaire intervenant dans tous les choix publics. Il s'agirait d'une véritable révolution citoyenne, refondant le politique d'une tout autre manière que celles qui sont habituellement proposées (à savoir : démocratie participative, référendum d'initiative populaire, démocratie directe...). Testart répond de façon convaincante aux objections habituellement émises par les responsables politiques quant à la capacité des simples citoyens à prendre ainsi une part active et plus directe à la décision publique. Il montre aussi pourquoi et comment il est souhaitable et possible d'étendre cette forme de participation citoyenne bien au-delà du champ où elle est déjà largement expérimentée (celui des questions écologiques et éthiques soulevées par la mise en oeuvre de nouvelles techniques).
Quatrième de couverture.
L'humanitude au pouvoir : Comment les citoyens peuvent décider du bien commun, Ed. du Seuil, 2015
Commande sur Amazon : L'humanitude au pouvoir : Comment les citoyens peuvent décider du bien commun

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Jacques Testart vs. Laurent Alexandre, Peut-on augmenter l'homme à l'infini (Arte, Face à l'avenir, 26 février 2016)

Améliorer nos performances, vivre 150 ans et, un jour, éternellement... La promesse d’une humanité 2.0, dopée à la technologie exponentielle, est-elle scientifiquement crédible ? Le transhumanisme est-il notre destin collectif, celui de quelques-uns ou un dangereux mirage ?
Pour débattre de ces questions, ARTE Future et We Demain ont organisé en janvier 2016 une rencontre entre Jacques Testart, biologiste à l'origine du premier bébé éprouvette en 1982, et Laurent Alexandre, chirurgien urologue, fondateur du site Doctissimo et président de DNAvision, une société spécialisée dans le séquençage génétique. Deux personnalités qui incarnent deux visions de l'avenir, radicalement différentes.
Source : Arte

jeudi 22 octobre 2015

L’homme immortel : fantasme ou réalité ?

MAJ de la page : Transhumanisme ou l'obsession de la performance



Laurent Alexandre, L’homme immortel : fantasme ou réalité ? (Académie royale de Belgique, le 23 avril 2015)





Le Sens des choses par Jacques Attali, Stéphanie Bonvicini
Le cerveau et l'intelligence artificielle 23.08.2014
Avec Laurent Alexandre

mardi 20 octobre 2015

Le transhumanisme ou l’obsession de la performance



Transhumanisme : la fin programmée de notre Humanité (ReinformationTV, 2015)



"Google est devenue une entreprise de lutte contre la mort": Laurent Alexandre, dans GMB (BFMTV, le 26 février 2014)

 
Le transhumanisme ou l’obsession de la performance (2 Vidéos)
Par Liliane Held-Kwawan, le 20 octobre 2015

L’homme a toujours voulu devenir Dieu. Le livre le plus ancien du monde relate l’histoire de la Tour de Babel. Il y a 5’000 ans, des hommes voulaient déjà bâtir »une ville et une tour dont le sommet touche au ciel » pour se faire un nom.


Quelques millénaires plus tard, l’homme est toujours au même stade. Il est toujours en quête de renommée avec le désir d’aller toujours plus haut, plus loin et plus vite que son collègue.

Toucher le ciel, l’éternité et donc l’immortalité reste l’objectif ambitieux voire arrogant de certains.

Performance. Perfection. Possession. Pouvoir. Puissance. Ces mots sont devenus le coeur du système d’une société qui tend à dénigrer l’humain, son imperfection et sa finitude. La vieillesse est une maladie, le chômeur un paria, la stagnation un échec,etc.
Le dopage sous toutes ses formes s’impose comme la solution à un environnement qui mesure chaque activité et la jauge financièrement! On booste comme on peut et tout ce que l’on peut.

lundi 8 juin 2015

Loi du retour accéléré



Loi du retour accéléré : la théorie vertigineuse du futurologue de Google qui n’a jamais eu tort
Par Laurent Alexandre, le 5 juin 2015 - Atlantico

Il ne s'est encore jamais trompé. Ray Kurzweil, le futurologue de Google, a été l'un des premiers à prophétiser qu'un jour un ordinateur battrait un homme aux échecs. Cette fois-ci, il a développé la loi du retour accéléré, soit un progrès illimité de plus en plus rapide avec pour conséquence que l'immortalité devienne réalité.

Atlantico : Ray Kurzweil a théorisé la loi du retour accéléré. Elle fait écho à la loi de Moore du nom du co-fondateur d’Intel qui affirmait en 1965 que la puissance des ordinateurs allait croître de manière exponentielle. Que signifie la loi du retour accéléré ? Comment fonctionne-t-elle ?

Laurent Alexandre : C’est une extension de la loi de Moore à toutes les technologies liées aux nanotechnologies, aux biotechnologies, à l’informatique et aux sciences cognitives (les NBIC). Elle consiste à dire que toutes les activités humaines vont croitre dans les décennies qui viennent de façon absolument explosive comme la puissance des ordinateurs a cru de manière explosive depuis 1965. A son époque, Gordon Moore estimait que sa loi s’arrêterait en 1975.

Or, en 2015 elle tient toujours. On a toujours une progression exponentielle de la puissance des microprocesseurs.

Ray Kurzweil et les transhumanistes sont persuadés que les lois identiques à cette loi de Moore sont en train d’émerger dans les sciences du cerveau, dans les nanotechnologies, dans le séquençage et la manipulation de l’ADN… L’idée c‘est que l’évolution des capacités humaines suit une succession de courbes exponentielles. Il s’agit de courbes qui montent à la verticale et de plus en plus vite. Concrètement, la loi du retour accéléré donne un pouvoir à l’homme qui devient quasi illimité sur son cerveau et sur la matière.

vendredi 13 février 2015

Qu'est-ce que ''l'homme +" ?



La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué
Qu'est-ce que ''l'homme +" ? 13.02.2015
Avec  Laurent Alexandre,chirurgien, expert en nouvelles technologies et intelligence artificielle et président de DNA Vision, société spécialisée dans le séquençage du génome humain

Voir aussi les pages : Transhumanisme (tag)


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