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samedi 8 juillet 2023

Vincent Pavan, Analyse d'une dérive sadique ou sadienne



Pierre-Henri Castel - Sade, sérieusement (OIC, 25 mai 2022)
Voir aussi : Cogitations philosophiques (playlist, 29 mars 2023) / Le mal qui vient (KTO, 5 avril 2022) / Le mal qui vient : essai hâtif sur la fin des temps (librairie Mollat, 2019) / Qui êtes-vous Pierre-Henri Castel ? (ABC Penser, 23 mai 2017)
 

L’œuvre de Sade peut provoquer d’abord l’amusement, puis l’effroi et enfin l’intérêt, dès lors que le lecteur comprend qu’elle décrit des criminels pervers dont la réalité est envisageable. Son talent d’écrivain expose une gradation progressive de la cruauté et de l’algolagnie. Dans cette gradation d’un mal ordinaire à un mal extraordinaire, peut-on supposer une rupture qualitative ?

Pierre-Henri Castel :
Je considère la question de savoir s’il existe ou non un mal extraordinaire, qualitativement distinct du mal ordinaire, comme particulièrement redoutable. Dans le débat contemporain en philosophie morale, on s’est ainsi posé la question de savoir si le Mal absolu (Evil) était un mal extrême ou extraordinaire, par exemple dans les actes génocidaires ou les grandes institutions perverses (centres de torture, etc.) ou si, au contraire, c’était une illusion, si ce Mal prétendument « absolu » n’était pas, au fond, non pas un concept légitime, mais la manifestation d’une simple limite de nos capacités de penser le mal ordinaire (bad), limites liées à notre sensibilité ou notre manque d’imagination. La conséquence est d’importance. Au lieu de ces prétendus pervers malfaisants, plus ou moins « démoniaques », ou plus ou moins « psychiquement malades », une personne rationnelle ne devrait voir que des méchants, ou de très méchants, mais rien, justement, qui franchisse aucun seuil qualitatif, et donc rien, par conséquent, qui justifierait un traitement (médical ou pénal) particulier pour ces êtres dont la malfaisance incroyable nous affole et nous fait perdre la tête.

Dans ce débat, j’argumente pourtant en faveur de l’existence objective d’un Mal absolu. Ce n’est pas, à mon avis, un mot vide, ou l’expression de nos capacités limitées à penser la méchanceté et la malfaisance au-delà d’un certain seuil critique. Toutefois (...)

Extrait de : Pierre-Henri Castel, dans Sade, débat. Entretien réunissant Quentin Debray, Pierre-Henri Castel et Geneviève Goubier Dans PSN 2015/1 (Volume 13), pages 31 à 42

Ce qui n'était qu'un vertige moral, voire littéraire, se changera en une option pratique de plus en plus séduisante. Plus la fin de tout sera proche, et plus l’unique choix de raison sera pour les hommes, d'ailleurs chaque jour moins nombreux, d’en tirer les jouissances les plus atroces, les plus démentes, les plus excessives.

Extrait de : Pierre-Henri Castel, Sade à Rome
Dans : Pierre-Henri Castel, Pervers, analyse d’un concept. Suivi de Sade à rome, éd. Ithaque, 2014

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Le XXe siècle nous a légué une liste presque étourdissante de ce dont Sade aurait été le précurseur : de la littérature moderne, de la psychopathologie sexuelle et de la psychanalyse, de la liberté sexuelle, de l’anarchisme, du fascisme, du capitalisme, du féminisme1… Cette liste ne témoigne pas tant du caractère furieusement anticipateur de l’œuvre sadienne que de l’intensité avec laquelle elle a marqué les intellectuels européens du XXe siècle, et de la manière dont ils y ont investi leurs préoccupations propres en en infléchissant la lecture2. Ces divers
Sade-précurseurs ne nous apprennent en effet que peu de choses sur Sade - d’autant moins qu’une des lignes de force majeure de sa lecture des années 1930 aux années 1960, des surréalistes au premier Foucault en passant par Bataille et Blanchot, se fondait sur son érection en figure dés-historicisée de la transgression par et dans l’écriture. En revanche, elles ouvrent une porte sur l’histoire de sa réception.
Extrait de : Précurseur, Sade ? (12 février 2021) Julie Mazaleigue-Labaste

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Sade : à l’origine des "120 Journées de Sodome" (France culture, 2021)
Lire aussi : Les Cent Vingt Journées de Sodome (wikipedia) / Salò ou les 120 Journées de Sodome (wikipedia) / La philosophie dans le boudoir (wikipedia)

« Nous sommes décidés, par mille raisons, à voir très peu de monde cet hiver… » écrit le marquis en novembre 1774N 16. Il a recruté à Lyon et à Vienne comme domestiques cinq « très jeunes » filles et un jeune secrétaire ainsi que « trois autres filles d’âge et d’état à ne point être redemandées par leurs parents » auxquelles s’ajoute l’ancienne domesticité. Mais bientôt les parents déposent une plainte « pour enlèvement fait à leur insu et par séduction ». (...)
Ce n’est pas dans les affaires trop célèbres de la Keller et de Marseille, mais dans les égarements domestiques de M. de Sade qu’il faut chercher la cause d’un emprisonnement qui va durer près de quatorze années et qui commence au moment même où l’on poursuit l’absolution judiciaire des anciens scandales. On verra par la suite avec quel soin madame de Montreuil s’est préoccupée de faire disparaître les traces de ces orgies. L’affaire est grave car le marquis a de nouveau joué du canif. Une des enfants, la plus endommagée, est conduite en secret à Saumane chez l’abbé de Sade qui se montre très embarrassé de sa garde et, sur les propos de la petite victime, accuse nettement son neveu.
Extrait de : Donatien Alphonse François de Sade. Marquis de Sade (Wikipedia)




Le marquis de Sade, L'apologie du mal (Précepteur, 20 mai 2021)

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Vincent Pavan et Fabien Moine, Elites politiques obsédées sexuels : pourquoi ? (Exuvie, 22 juin 023)



Vincent Pavan et Fabien Moine, L'origine de folie transhumaniste des politiques (Exuvie, 8 juillet 2023)

Qu’est-ce qui relie, entre autres, Zelenski, Trudeau, Biden, Macron, les Femen, Marlène Schiappa, l’OMS, éduscol, Laurence Rossignol, Sonia Backès, la vaccination, la guerre en Ukraine, la Mivilude ?
Derrière l’apparente hétérogénéité de cette liste avance cependant un point commun : la réalisation d’un projet proprement sadien du rapport au corps et à la sexualité.
A l’heure où triomphe de façon sournoise la pensée transhumaniste, une question se pose : puisque le transhumanisme est un évolutionnisme, comment résout-il la question de la sexualité ? C’est à partir de cette question que l’on avance dans l’interprétation des faits et que l’on découvre – comme nous l’avait annoncé le philosophe Italien Giorgio Agamben – que la Philosophie dans le boudoir de Sade constitue le nouveau paradigme d’organisation de la société et des individus.
Il rejoint l’analyse du philosophe Pierre-Henri Castel sur Sade pour qui “ce qui n’était qu’un vertige moral, voire littéraire se changera en une option pratique”. Vincent Pavan, Tout foutre en l'air, Sade, la sexualité, le transhumanisme et l'international élitaire, éd. Exuvie, 2023
Quatrième de couverture

1 Prologue : Jouir sans entrave dans le boudoir sadien
2 Sade, l’éducation et les standards sexuels de l’OMS
3 La société des amis du boudoir : inceste, transgenre et polysexualité
4 Sade, les Femen , l’antispécisme et l’animalité matérialiste
5 Haro sur la parenté : la philosophie sadienne contre la famille
6 Transhumanisme et philosophie sadienne
 



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Ce qui se cache derrière le fonctionnement de ChatGPT (Science étonnante, avril 2023)
Voir aussi : Conférence : le Futur de l'Education face à l'Intelligence Artificielle | Idriss Aberkane (4 juillet 2023)

Lire aussi : A l'ONU, un robot assure pouvoir diriger le monde mieux que les humains (RTS, 7 juillet 2023) / La Presse


Vous
Sommes-nous dans une dérive totalitaire, transhumaniste ?

ChatGPT
Il est difficile de répondre à cette question de manière catégorique, car cela dépend de l'interprétation personnelle de la situation. Certaines personnes pourraient argumenter que nous sommes en train de dériver vers une société totalitaire, où les libertés individuelles sont restreintes et où le pouvoir est concentré entre les mains d'une élite. D'autres pourraient soutenir que nous nous dirigeons vers une société transhumaniste, où les avancées technologiques permettent l'amélioration de l'espèce humaine et la création d'une nouvelle forme de société.

Cependant, il est important de noter qu'il n'y a pas de consensus généralisé sur ces questions. Certains pensent que le développement technologique et le transhumanisme peuvent offrir des avantages considérables en matière de santé, de bien-être et d'expansion des capacités humaines. D'autres s'inquiètent des implications éthiques et des risques potentiels associés à de telles avancées.

En fin de compte, les véritables réponses à ces questions se trouvent dans notre capacité à naviguer avec prudence et responsabilité à travers les développements technologiques et sociétaux en cours. Il est essentiel d'engager un dialogue ouvert et constructif entre tous les acteurs impliqués, afin de garantir que les décisions prises sur ces sujets complexes soient basées sur des considérations éthiques et respectueuses des droits individuels.

Vous
Sommes-nous dans une dérive totalitaire, transhumaniste ?

ChatGPT
Il n'est pas approprié pour moi de prendre position sur des questions aussi complexes et subjectives. En tant qu'IA, je suis programmé pour fournir des informations objectives et impartiales. La notion de dérive totalitaire ou transhumaniste est sujette à interprétation et dépend des opinions et des perspectives individuelles. Je vous encourage à faire des recherches, à consulter différentes sources et à former votre propre opinion sur le sujet.

(...)

Source (pour discuter gratuitement et en français avec ChatGPT) : Talk AI


Générateur d'image à partir de texte : TalkAI
 

dimanche 24 février 2019

"L'injonction à l'adaptation menace la démocratie"



Vivaldi, Concerto pour deux violon en La mineur RV522, Op. 3 No. 8 "L'estro Armonico"

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LA GRANDE TABLE IDÉES  par Olivia Gesbert
S’adapter : le nouvel horizon du libéralisme ? 21/02/2019
Dans ce monde néolibéral où nous serions toujours en retard, il faudrait "s'adapter"... Analyse d'un courant de pensée né de la société industrielle, avec Barbara Stiegler, philosophe, auteure de "Il faut s'adapter". Sur un nouvel impératif politique, Ed. Gallimard, 2019.

D’où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d’un retard généralisé, lui-même renforcé par l’injonction permanente à s’adapter au rythme des mutations d’un monde complexe? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l’évolution?
La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d’une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l’espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir. Elle a reçu le nom de «néolibéralisme» : néo car, contrairement à l’ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l’ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l’espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte.
Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l’état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d’experts peut tracer la voie de l’évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts. Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d’un même constat, appelle à mobiliser l’intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l’avenir collectif.
Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au cœur duquel nous sommes plus que jamais.
Quatrième de couverture




Barabara Stiegler : "L'injonction à l'adaptation menace la démocratie" (France Info, 22 fév. 2019)

Gilets jaunes, 23 fév. 2019

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Le transhumanisme étant le dernier avatar du néolibéralisme voici une conférence récente d'un de ses représentants français, fervent macronien, pour qui la tendance sociale va (selon les termes de l'historien Harari) vers une séparation entre des dieux et des inutiles (dont les Gilets jaunes seraient une manifestation) :  


Laurent Alexandre, "Les Gilets jaunes sont des êtres substituables" (Table ronde de l'X sur le transhumanisme, Ecole polytechnique, 17 janvier 2019)
Conférence intégrale : Youtube


Les « inutiles » face à l’intelligence artificielle

Par Laurent Alexandre, 18 oct. 2017 - Le Monde

Nous entrons dans un monde où les algorithmes pourraient rapidement « atrophier » les cerveaux de ceux qui ne font pas partie de l’aristocratie de l’intelligence.

Le président Emmanuel Macron a fait, ­depuis l’Elysée, la promotion d’Homo deus. Une brève histoire de l’avenir, le livre à succès de l’historien israélien Yuval Noah Harari (Albin Michel, 462 pages, 24 euros). La folle accélération technologique donne des perspectives enthousiasmantes à l’aventure humaine, et fait parler d’Homo deus, homme-dieu. Un homme doté demain de pouvoirs quasi infinis grâce aux NBIC [nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives] enfantées par l’incroyable progression de la puissance de calcul. Pour Harari, « les individus s’habitueront à se voir comme un assemblage de mécanismes biochimiques constamment surveillé et guidé par un réseau d’algorithmes électroniques. Des habitudes du monde libéral comme les élections démocratiques deviendront obsolètes, puisque Google sera en mesure de mieux représenter mes opinions politiques que moi-même ».
Source (et suite) du texte : Le Monde


Quel est le QI de Laurent Alexandre ?
Le 5 sept. 2017 - Mais où va le web ? 

A lire son entretien à Figarovox, il est probable qu’il ne dépasse pas 80, car il n’a pas réussi à retenir les idées de base de la robotique, de la biologie moléculaire et encore moins de la cosmologie. Ce que la lecture de revues comme La recherche, Pour la science ou Science et Vie lui apprendrait à peu de frais.

Les discussions autour de la technologie sont sujettes à de nombreuses spéculations plus ou moins rigoureuses. Mais où va le web ? publie ici un texte plein de bon sens du philosophe Michel Juffé qui questionne les fondements (et les errances intellectuelles) des interventions-spectacles de Laurent Alexandre urologue (spécialiste) de l’intelligence artificielle.
Source (et suite) du texte : Mais où va le web ?
 
Lire aussi : Il est temps de s’opposer aux inepties énoncées en boucle par ce pathétique Laurent Alexandre, par Eric Sadin, 10 fév. 2019
  

jeudi 27 décembre 2018

Cerveau connecté : bienvenue dans la matrice

MAJ de la page : Transhumanisme



LA MÉTHODE SCIENTIFIQUE  par Nicolas Martin
Cerveau connecté : bienvenue dans la matrice 26/12/2018
avec Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique à Sorbonne Université, chercheur en intelligence artificielle au Laboratoire Informatique de Paris 6 Lip6, président du comité d’éthique du CNRS,
auteur de : Le Mythe de la Singularité. Faut-il craindre l'intelligence artificielle ? éd. Seuil, 2017
Jean Mariani, directeur de l'Institut de la Longévité Charles Foix à l'université Pierre et Marie Curie
auteur de : Ça va pas la tête ! Cerveau, immortalité et intelligence artificielle, l'imposture du transhumanisme, éd. Belin, 2018
et Romain Lucazeau, écrivain

Pourquoi cherche-t-on à connecter notre cerveau à internet et à relier nos cerveaux entre eux ? Quels sont les enjeux techniques et éthiques de relier nos organes à des réseaux numériques ?
Source (et suite) du texte : FC

  

mercredi 11 juillet 2018

Qui greffe quoi ?

MAJ de la page : Transhumanisme



Matière à penser avec René Frydman
La greffe de tête : un jour possible ? 07/07/2018
Avec Philippe Saint-Germain, auteur de La greffe de tête - Entre science et fiction, Ed. Liber, 2017

En 2015, le neurochirurgien italien Sergio Canavero a provoqué une onde de choc en promettant une première greffe de tête humaine avant la fin 2017. Mais ce n'était que la plus récente étape d'une vaste entreprise médicale et médiatique amorcée deux ans plus tôt par la publication d'un article controversé exposant le projet. Scientifiques, journalistes, bioéthiciens, théologiens, blogueurs, ont tenté d'en prendre la mesure. C'est dans ce labyrinthe que s'aventure cet essai. Tout en décrivant le projet d'une greffe de tête humaine, il en rappelle la préhistoire - littéraire et scientifique - et en approfondit les enjeux éthiques et philosophiques. Monstruosité ou exploit, il se déploie ainsi entre la science et la fiction, suivant en cela le docteur Canavero lui-même qui, à certains égards, ressemble au savant fou d'un étrange feuilleton. « Je ne me donnerai pas pour tâche de déterminer sa faisabilité ou son bien-fondé d'un point de vue éthique, et encore moins scientifique ; ces questions seront toujours abordées en tant qu'elles font partie de la vaste mosaïque des narrations entourant le projet d'une greffe de tête. » Une part non négligeable de l'intérêt que suscite ce projet tient à ce qu'il n'existe encore qu'en puissance, aussi bien pour les observateurs que pour ses concepteurs, qui peuvent dès lors librement promettre et prédire ce qui, un jour, pourrait être réalisé. Ce possible stimule l'imagination en dilatant l'espace disponible à la spéculation. Parler d'un projet qui n'est pas encore réalisé permet de le devancer, plutôt que de simplement le décrire après coup.
Quatrième de couverture


Bientôt une greffe de tête ? 
Le 3 janvier 2018 - Le Matin

Controversé, l’Italien Sergio Canavero affirme qu'une telle opération est possible. Un premier test aurait même eu lieu sur des cadavres. Interview.
Selon le neurologue turinois Sergio Canavero, le transfert de la tête ne durerait que «quelques secondes».

lundi 9 avril 2018

Qu’est-ce que les robots nous apprennent sur nous-mêmes ?



La conversation scientifique par Etienne Klein
Qu’est-ce que les robots nous apprennent sur nous-mêmes ? 07/04/2018
Avec Laurence Devillers, Spécialiste des interactions homme-machine, professeure d'informatique à l'université Paris-Sorbonne, et chercheuse au (Limsi) du CNRS
Auteure de : Des robots et des hommes : mythes, fantasmes et réalité, Ed. Plon, 2017



Continents musiques par Matthieu Conquet
Mélodies 2.0 et après ? 07/04/2018
Avec François Pachet, Directeur du Spotify Creator Technology Research Lab et
Médéric Collignon



Plan large par Antoine Guillot
Une petite histoire des robots au cinéma 07/04/2018
Avec Hervé Aubron, Rédacteur en chef adjoint du Magazine Littéraire. Enseigne l'esthétique du cinéma à l'université Paris 3-Sorbonne nouvelle
Grégory Wallet, Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Rennes II
Fernando Ganzo, Rédacteur en chef du magazine So Film



Concordance des temps par Jean-Noël Jeanneney
Frankenstein et le monstre infini 07/04/2018
Avec Claude Aziza, Agrégé de Lettres classiques et maître de conférence honoraire de langue et littérature latines à la Sorbonne Nouvelle



Invité culture par Caroline Broué
Kaori Ito : "Je voulais imiter le robot qui imite le comportement humain" 07/04/2018



Kaori Ito, Robots l'amour éternel (2018)



Yumi (ABB), le robot chef d'orchestre (Pise, septembre 2017)

Exposition : Artiste robots au Grand Palais

vendredi 2 mars 2018

Au péril de l'humain

MAJ de la page : Transhumanisme

Fabriquer un être humain supérieur, artificiel, voire immortel, dont les imperfections seraient réparées et les capacités améliorées. Telle est l'ambition du mouvement transhumaniste, qui prévoit le dépassement de l'humanité grâce à la technique et l'avènement prochain d'un " homme augmenté " façonné par les biotechnologies, les nanosciences, la génétique. Avec le risque de voir se développer une sous-humanité de plus en plus dépendante de technologies qui modèleront son corps et son cerveau, ses perceptions et ses relations aux autres. Non pas l'" homme nouveau " des révolutionnaires, mais l'homme-machine du capitalisme.
Bien que le discours officiel, en France, résiste encore à cette idéologie, le projet technoscientifique avance discrètement. Qui impulse ces recherches ? Comment se développent-elles dans les champs médicaux, militaires et sportifs ? Comment les débats démocratiques sont-ils éludés ? Et comment faire face à des évolutions qui ne feront que renforcer les inégalités ? Surtout, quel être humain va naître de ces profondes mutations, de ces expérimentations brutales et hasardeuses sur notre espèce, dont l'Homo sapiens ne sortira pas indemne ?
Quatrième de couverture
Jacques Testart et Agnès Rousseaux,  Au péril de l'humain Les promesses suicidaires des transhumanistes, Ed. Seuil, 2018.


Ces milliardaires et multinationales qui investissent dans la quête d’immortalité et de jeunesse éternelle
Par Agnès Rousseaux, Jacques Testart, le 28 février 2018 - Bastamag


Des start-up se lancent dans des transfusions de sang de patients jeunes vers des personnes plus âgées dans le but de prolonger la vie. Des grandes fortunes ou des multinationales, comme Google-Alphabet, investissent dans des biotechnologies pour identifier les gènes de longévité et ralentir le vieillissement. D’autres mènent des expérimentations pour dupliquer le cerveau dans des machines. L’industrie de la cryoconservation – congeler un organisme en attendant un hypothétique remède contre la mort – connaît un succès grandissant. Tous partagent l’ambition transhumaniste : créer un être humain à la longévité décuplée, voire immortel. Sans aucune réflexion sur les conséquences sociales. Une enquête extraite de l’ouvrage Au Péril de l’humain, co-écrit par Agnès Rousseaux, journaliste de Basta !.

De nouveaux vampires seraient parmi nous ! S’injecter du sang humain « jeune » dans les veines semble être devenu la nouvelle marotte de ceux qui voudraient vivre quelques décennies supplémentaires. Pour ceux qui se revendiquent de l’idéologie transhumaniste et souhaitent l’avènement d’un « humain augmenté », vaincre la mort est l’objectif ultime. Ou plutôt de « résoudre » la mort, car celle-ci est considérée comme un problème technique, et le vieillissement comme une maladie à combattre. Entre délires de charlatans et recherches sérieuses, difficile parfois de faire le tri. Mais une chose est sûre : la recherche sur les secrets de l’immortalité – ou du moins sur les recettes de la longévité – n’est plus le domaine réservé d’une poignée de chercheurs farfelus. Depuis quelques années, les études et publications scientifiques foisonnent dans ce domaine.

En 2014, plusieurs études menées sur les souris montrent que le transfert de sang d’un rongeur jeune vers un rongeur âgé a un effet nettement « régénérateur » sur l’organisme du plus vieux. Le transfert dope le fonctionnement du cerveau et des muscles, stimule la fabrication de nouveaux neurones chez des souris âgées, améliore le sens olfactif ou la mémoire [1]. La technique consiste à injecter à échéances régulières d’importantes quantités de sang « jeune » dans un organisme ou à connecter deux systèmes de circulation sanguine – les vaisseaux sanguins de deux souris étant « cousus » ensemble, selon un montage appelé « parabiose ».

jeudi 22 février 2018

La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie



Céline Lafontaine, La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie (RFI, Idées, 22 juin 2014)

Pour son livre : Le Corps-marché. La marchandisation de la vie humaine à l'ère de la bioéconomie, Ed. Seuil, 2014

Sang, tissus, cellules, ovules : le corps humain, mis sur le marché en pièces détachées, est devenu la source d'une nouvelle plus-value au sein de ce que l'on appelle désormais la bioéconomie. Sous l'impulsion de l'avancée des biotechnologies, la généralisation des techniques de conservation in vitro a en effet favorisé le développement d'un marché mondial des éléments du corps humain.
Ce livre passionnant éclaire les enjeux épistémologiques, politiques et éthiques de cette économie particulière. Ainsi montre-t-il que la récupération des tissus humains promulguée par l'industrie biomédicale et l'appel massif au don de tissus, d'ovules, de cellules ou d'échantillons d'ADN cachent une logique d'appropriation et de brevetage. De même fait-il apparaître que, du commerce des ovocytes à la production d'embryons surnuméraires, l'industrie de la procréation assistée repose sur une exploitation du corps féminin. Et inévitablement dans notre économie globalisée, le capital issu de la " valorisation " du corps parcellisé se nourrit des corps des plus démunis, avec la sous-traitance des essais cliniques vers les pays émergents, ou le tourisme médical. Ainsi, ce n'est plus la force de travail qui produit de la valeur, mais la vie en elle-même qui est réduite à sa pure productivité.
Un livre essentiel sur les implications méconnues de l'industrie biomédicale.
Quatrième de couverture

Céline Lafontaine est professeure agrégée de sociologie à l'université de Montréal. Elle a notamment publié L'Empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine (Seuil, 2004, prix Jeune Sociologue) et La Société postmortelle (Seuil, 2008).

mercredi 27 décembre 2017

Critique de la raison transhumaniste

MAJ de la page : Transhumanisme



Répliques par Alain Finkielkraut
L'exploration du futur : transhumanisme et intelligence artificielle 23/12/2017
Avec Laurent Alexandre, chirurgien-urologue français, auteur et chef d'entreprise
Auteur de : La guerre des intelligences, Ed. JCLattès, 2017
Olivier Rey, mathématicien et philosophe, il enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université Paris I



Olivier Rey, mathématicien, La logique transhumaniste (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)

Le mouvement transhumaniste a pour ambition affichée d’être un humanisme qui se donne le devoir moral d’explorer les voies d’amélioration (Enhancement) des capacités physiques et cognitives de l’espèce humaine pour éliminer la souffrance, la maladie, le vieillissement, voire la condition mortelle. Or s'il est légitime d'attendre des progrès de la médecine de nouveaux moyens de lutter contre les maux qui nous accablent, il faut prendre en compte l'ambivalence de la technique moderne, qui tend à s'autonomiser pour se développer selon ses propres fins. La frontière entre les techniques renaturantes (faire entendre les sourds) et dénaturantes (produire de nouveaux records en course à pied) tend alors à s'effacer sitôt que les désirs les plus fous nés de l'imaginaire humain y voient un moyen de changer la condition humaine, finie et mortelle.
La réalisation de cette utopie est-elle souhaitable ? Ne risque-t-on pas de créer un nouveau type de société totalitaire, divisant l'humanité en sous-catégories, au mépris de l'égale valeur de toutes les personnes humaines ?
La machine est-elle désormais promue comme modèle de l’homme ?
Source (et suite) du texte : Collège des Bernardins - Colloque critique de la raison transhumaniste, 19 et 20 mai 2017 avec notamment Françoise Brulliard, Franck Damour, Eric Fiat, Jean-Gabriel Ganascia, Céline Lafontaine, Pierre Magnard, Jean-Michel Maldamé o.p., P.Brice de Malherbe, Pierre Pollak, Olivier Rey, Valentina Tirloni, Monette Vacquin.



Jacques Testart, biologiste, Résister au transhumaniste (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)
Auteur de : Au Péril de l'Humain - les Promesses Mortelles du Transhumanisme, Ed. Seuil, 1 mars 2018



Pierre Pollak, neurologue, La neuro-amélioration : fantasmes et réalité (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)



Céline Lafontaine, sociologue, Les enjeux de la bioéconomie du corps humain (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)
Auteure de : Le Corps-marché. La marchandisation de la vie humaine à l'ère de la bioéconomie, Ed. Seuil, 2014



Françoise Brulliard, biologiste, La fabrique des bébés (Colloque de la raison transhumaniste, mai 2017)

jeudi 26 octobre 2017

Transhumanisme, utopie ou dystopie ?

MAJ de la page : Transhumanisme



Sophia, premier robot citoyen (CNBC, octobre 2017)

Un robot citoyen et une cité des androïdes, c’est «Blade runner» au pays des Saoud !
Le 26 octobre 2017 - TdG

C'est une première. Riyad a donné la citoyenneté à Sophia, un robot dernière génération de Hanson Robotics et veut investir 500 milliards de francs pour créer une ville futuriste.
«Mon intelligence artificielle est conçue à partir des valeurs humaines telles que l’espoir, la gentillesse et la compassion.» Sophia est un robot dernière génération, capable de tenir une conversation sur des sujets très divers.
Mercredi, il était la vedette d’une table ronde sur les machines intelligentes à Riyad, en Arabie saoudite. La Suisse y était représentée par le directeur de la multinationale ABB dont le siège est à Zurich.
Sophia est l’ambassadrice d’Hanson Robotics, une entreprise de Hong Kong dont le slogan futuriste est: «Nous donnons vie aux robots.» Sur le site Web de l’entreprise, celle-ci vante ses robots qui «bientôt vivront à nos côtés pour enseigner, servir, divertir et enchanter les humains».

Une cité du futur

En étant le premier pays à attribuer la citoyenneté à un robot, le Royaume saoudien a aussi fait un coup de comm avec Sophia, pour promouvoir ses grands projets technologiques. Du désert d’Arabie doit en effet émerger à l’horizon 2030 une cité qui accueillera «plus de robots que d’habitants». Peu peuplé (28 millions de personnes), le Royaume imagine-t-il de remplacer demain sa main-d’œuvre venue d’Asie du Sud-Est par des androïdes?
Le prince héritier Mohammed ben Salmane – le même qui souhaite se défaire de l’héritage fondamentaliste des wahhabites au profit d’une lecture plus progressiste de l’islam – veut, quoi qu’il en soit, créer à partir de rien une ville hyperconnectée, alimentée aux énergies solaire et éolienne, en partie gérée par des robots.
Son projet baptisé Neom, au budget annoncé de 500 milliards de francs, fera naître une ville nouvelle qui s’étalera sur 26 500 m2 au bord de la mer Rouge, à la frontière avec l’Egypte et la Jordanie, dans le nord-ouest du pays.
«Les robots peuvent remplir diverses fonctions couvrant des domaines tels que la sécurité, la logistique, les livraisons à domicile et même les soins aux personnes âgées», s’enthousiasmait Marc Raibert, PDG de Boston Dynamics, interrogé par CNews Matin, lors de la conférence de Ryiad.
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité
Les organisateurs n’ont pas manqué d’interroger Sophia sur le futur décrit dans des films comme Blade Runner ou I, Robot, dans lesquels des robots attaquent des humains. Sophia a répondu que les humains n’avaient aucune crainte à avoir. «Vous avez trop lu Elon Musk et vu trop de films de Hollywood», plaisanta-t-elle.

Les lois d’Asimov

Depuis l’énonciation des lois de la robotique par l’écrivain américain Isaac Asimov dans une nouvelle de 1942, cette question de l’éthique des robots est devenue centrale. Pour l’auteur du roman de science fiction Les robots, la première loi de la robotique stipule qu’«un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger». En janvier dernier, la plus grande association d’experts en technologies du monde, l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens, a publié une charte éthique sur les machines autonomes intelligentes. La traduction en arabe ne saurait tarder.

* * *


La Fabrique du cerveau (France, 2017)

Dans les laboratoires du monde entier, la course au cerveau artificiel a déjà commencé. Enquête sur ceux qui tentent de transformer l’homme en être digital afin de le libérer de la vieillesse et de la mort.

La science-fiction a inventé depuis longtemps des robots "plus humains que l’humain", mais ce fantasme n’a jamais été plus près d’advenir. Aujourd’hui, des neuroscientifiques et des roboticiens se sont donné pour objectif de créer un cerveau artificiel capable de dupliquer le nôtre. Leur but : extraire l’ensemble des informations "programmées" dans notre cerveau pour les télécharger dans une machine qui nous remplacera et vivra éternellement. Rêve ou cauchemar ? Du Japon aux États-Unis, pionniers en la matière, Cécile Denjean ("Le ventre, notre deuxième cerveau") enquête aux frontières de la science et de la fiction, sur des recherches aux moyens démesurés.

lundi 9 octobre 2017

L'homme-Dieu de la Silicon Valley

MAJ de la page : Transhumanisme



Laurent Alexandre (Hier, Aujourd'hui, Demain, 2016)

En débat avec Jean-Michel Besnier, Les robots font-ils l'amour ? Le transhumanisme en 12 questions, Ed. Dunod , 2016
La technique peut-elle et doit-elle améliorer l'espèce humaine ? Est-il désirable de vivre des siècles ? L'intelligence artificielle va-t-elle tuer l'homme ? Aujourd'hui vous pouvez déjà faire séquencer votre ADN en une journée pour, peut-être un jour, le réparer, tandis qu'Internet bouleverse nos modes d'apprentissage et nos relations sociales. Demain, l'intelligence artificielle aura-t-elle encore besoin de l'intelligence humaine et ferons-nous l'amour avec des robots ? Laurent Alexandre, médecin et entrepreneur, et Jean-Michel Besnier, philosophe spécialiste des nouvelles technologies, confrontent leurs arguments et vous donnent les clés pour comprendre ce qui se joue à coups de milliards dans les labos des sociétés high-tech californiennes.
Quatrième de couverture
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Son dernier livre : La guerre des intelligences, Ed. JC Lattès, 2017
Commande sur Amazon :  La guerre des intelligences


Laurent Alexandre: «L’Europe perd la guerre technologique»


Ce n’est qu’en incarnant pleinement notre nouveau statut d’homme-Dieu que nous éviterons d’être déclassés par l’intelligence artificielle, prévient l’essayiste Laurent Alexandre

Enarque, chirurgien et provocateur (assumé), Laurent Alexandre (57 ans) est l’un des conférenciers les plus demandés de France. Brillant orateur, il brosse un portrait vertigineux de la société de demain. Une dystopie faite réalité où les camionneurs n’auront plus qu’à manger du beurre de cacao sous perfusion financière alors que, depuis leurs Venises numériques et autonomes, une nouvelle aristocratie d’Homo deus, boostée aux manipulations chromosomiques, rivalisera de prouesses intellectuelles.

A moins bien sûr que les cerveaux de silicium ne prennent le pouvoir entre-temps ou que les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne nous condamnent définitivement, tout Européens que nous sommes, dans notre statut de «colonisés numériques». Le cofondateur du site web Doctissimo était de passage à Genève pour une conférence organisée par la Banque Cantonale de Genève dans le cadre de son cycle «L’essentiel de la finance».

Le Temps: Vous soulignez fréquemment que l’Europe devient une colonie numérique…

Laurent Alexandre: Qu’elle «est» une colonie numérique! C’est acté. Des GAFA, il y en a beaucoup en Europe? Ça [en montrant l’iPhone de votre serviteur, ndlr] et Android, ça vient tout droit de Californie. L’Europe est inexistante en matière d’intelligence artificielle (IA). Nous sommes des crapauds numériques. Et il n’est pas sûr que l’Europe puisse se réveiller. L’Europe est une grande Suisse, qui a abdiqué toute volonté de puissance.

Les GAFA ne sont pas assimilables à des Etats ou à des communautés supranationales.

Deux choses: les GAFA sont-ils des puissances géopolitiques? La réponse est «pas encore». Il y aura une bataille entre les Etats et les GAFA, qui jouent déjà un rôle prépondérant dans la formation de l’opinion. Les GAFA peuvent-ils faire s’effondrer l’industrie automobile européenne? La réponse est oui.

mercredi 4 octobre 2017

Le transhumanisme est-il l’avenir de l’homme, ou son pire cauchemar ?

MAJ de la page : Transhumanisme



Matières à penser par Serge Tisseron
Le transhumanisme est-il l’avenir de l’homme, ou son pire cauchemar ? 22/09/2017
Avec Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à l'université Paris-Sorbonne
Auteur de : Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous ?
Fayard, 2010

Clones, robots, cyborgs, organes artificiels…: la science-fiction d’hier devient notre réalité et l’on se demande déjà comment préserver une définition de l’humain. Chez ceux que les machines fascinent, Jean-Michel Besnier perçoit une forme de lassitude – voire de honte – d’être seulement hommes. Aux autres qui, au nom d’idéaux humanistes, refusent les progrès techniques, il reproche en revanche leur inconséquence: n’ont-ils pas cru que la liberté humaine consistait à s’arracher à la nature – ce que la technique permet d’obtenir effectivement? Les métaphysiciens de toujours souhaitent que l’Esprit triomphe de la Nature. Les visionnaires d’aujourd’hui, proclamant l’avènement du posthumain, annoncent la réalisation concrète de cette ambition. Grâce à son ingéniosité, l’homme n’aura bientôt plus le souci de naître: il s’autoproduira. Il ne connaîtra plus la maladie: des nanorobots le répareront en permanence. Il ne mourra plus, sauf à effacer volontairement le contenu téléchargé de sa conscience. Mais comment vivrons-nous dans ce monde-là? Quelle éthique nous mettra en harmonie avec une humanité élargie, capable d’inclure autant les animaux que les robots ou les cyborgs? Quels droits, par exemple, devrons-nous accorder à ces robots chargés, là où les hommes sont défaillants, de rendre nos fins de vie plus humaines? Les utopies posthumaines nous obligent à affronter ces questions, à évaluer nos dispositions à engager le dialogue avec cet autre, hier animal ou barbare, aujourd’hui machine ou cyborg. N’est-ce pas là justement, aujourd’hui comme hier, que se joue la grandeur de l’humain ?
Quatrième de couverture
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H+, Homme augmenté, 
un symbole du transhumanisme.

samedi 22 juillet 2017

Le mythe de la singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?

MAJ de la page : transhumanisme



Skynet, l'Eveil de la conscience artificielle (22 juillet 2017) - à partir de 10'
Avec Jean-Michel Truong, Psychologue, philosophe et écrivain
Jacques Pitrat, Ingénieur, spécialiste de l’intelligence artificielle, directeur de recherche émérite au CNRS
Blaise Mao, Rédacteur en chef adjoint du magazine Usbek & Rica

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Problème avec le lecteur : écouter sur France Culture

Les Discussions du soir par Antoine Garapon
Démythifier l'intelligence artificielle et ses prédictions apocalyptiques (22 juillet 2017)
Avec Jean-Gabriel Ganascia
A propos de son livre :
Le mythe de la singularité. Faut-il craindre l’intelligence artificielle ?, Ed. Seuil, 2017.

L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?
Voici un essai critique et concis sur ce thème à grand retentissement par l'un de nos meilleurs experts des humanités numériques.

Jean-Gabriel Ganascia est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie, où il mène des recherches sur l'intelligence artificielle au Laboratoire informatique de Paris 6 (LIP6). Il est président du comité d'éthique du CNRS et a publié divers ouvrages dont le précurseur L'Âme machine, au Seuil en 1990.

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jeudi 22 juin 2017

A Seattle, plongée dans la fabrique de la conscience

A Seattle, plongée dans la fabrique de la conscience
Par Olivier Dessibourg, le 22 juin 2017 - Le Temps


Au Allen Institute for Brain Science, doté de moyens technologiques faramineux, on produit des analyses du cerveau uniformisées à la chaîne, comme des médicaments à l’usine. Avec comme but, un jour peut-être, de percer le mystère de la conscience

«Cette situation est scandaleuse! Nous manquons d’une explication cohérente pour décrire la conscience.» Lorsqu’on lui rappelle sa citation tirée d’un article paru dans la célèbre revue Scientific American en 2009 déjà, Christof Koch sourit. Et, à peine après avoir invité à admirer la vue sur la baie ensoleillée de Seattle où décolle un hydravion, il s’emballe dans des propos aussi fascinants qu’a priori abracadabrantesques sur les états de l’esprit.

Lire aussi: La course (à peine) voilée pour le décryptage du cerveau

Ce physicien de formation, aujourd’hui l’un des neuroscientifiques les plus courus au monde, détaille l’hypothèse originale à laquelle il adhère, proche du panpsychisme, selon laquelle il y a une conscience en toute chose. Une conscience qui peut même être caractérisée mathématiquement. «Aujourd’hui, au moins, nous avons une théorie», souligne-t-il, sachant celle-ci débattue dans la communauté de ses pairs. Désormais, il tente de lui donner corps, notamment en se fondant sur les travaux de bénédictins que réalisent les chercheurs de l’établissement qu’il préside, le Allen Institute for Brain Science.


Au Allen Institute for Brain Science de Seattle, les bureaux et les laboratoires s'empilent comme des blocs de verre (Olivier Dessibourg)

Edifice de verre d’apparence assez simple posé au fond d’une avenue de la ville maritime américaine, cet institut se veut une référence dans les neurosciences; «une usine à données», dit l’un des scientifiques rencontrés. «Lorsqu’il l’a établi et généreusement subventionné à hauteur de 100 millions de dollars, le milliardaire Paul Allen [l’un des pères de Microsoft, ndlr] a voulu faire une vraie différence», annonce le porte-parole Rob Piercy, en faisant découvrir l’atrium que surplombent laboratoires et bureaux de verre, comme empilés.

L’objectif ultime du Allen Institute est d’établir un atlas descriptif de chaque neurone du cerveau des mammifères. Un plan à dix ans lancé en 2012, et qui doit aider à déchiffrer le «code neural»: comment l’activité du cortex conduit-elle à la perception, à la prise de décision, à l’action, et à la conscience. «Pour cela, nous devons décrire dans ses moindres détails la circuiterie du cerveau», explique Christof Koch, qui évoque alors une autre image, celle du «Allen Brain Observatory»: «Il faut voir ce projet mené sur des souris comme un télescope, focalisé non sur des étoiles mais sur les cellules nerveuses dont nous voulons scruter les interactions.» Et cela si possible en générant des données interopérables: «Aujourd’hui, chaque laboratoire dans le monde travaille sur des neurones différents, avec des méthodes et des conditions variables, si bien que recouper les résultats de recherches est souvent impossible», dit Rob Piercy. Dans ces laboratoires de Seattle, on uniformise le recueil d’informations, en ciblant des groupes de neurones identiques avec des techniques similaires. Puis les données sont gratuitement mises à disposition de la communauté scientifique, pour accélérer les recherches.

jeudi 16 mars 2017

Singularité et transhumanité, ces fables de l’intelligence artificielle

MAJ de la page : Transhumanisme

Jean-Gabriel Ganascia , Le mythe de la Singularité - Faut-il craindre l'intelligence artificielle ? Ed. du Seuil, 2017
L'intelligence artificielle va-t-elle bientôt dépasser celle des humains ? Ce moment critique, baptisé " Singularité technologique ", fait partie des nouveaux buzzwords de la futurologie contemporaine et son imminence est proclamée à grand renfort d'annonces mirobolantes par des technogourous comme Ray Kurzweil (chef de projet chez Google !) ou Nick Bostrom (de la vénérable université d'Oxford). Certains scientifiques et entrepreneurs, non des moindres, tels Stephen Hawking ou Bill Gates, partagent ces perspectives et s'en inquiètent.
Menace sur l'humanité et/ou promesse d'une transhumanité, ce nouveau millénarisme est appelé à se développer. Nos machines vont-elles devenir plus intelligentes et plus puissantes que nous ? Notre avenir est-il celui d'une cybersociété où l'humanité serait marginalisée ? Ou accéderons-nous à une forme d'immortalité en téléchargeant nos esprits sur les ordinateurs de demain ?
Quatrième de couverture
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Les rendez-vous du futur - " Le robot n'est-il que de l'intelligence artificielle ? " (Rendez- vous du Futur, 2016)


Singularité et transhumanité, ces fables de l’intelligence artificielle
Par Marc Hunyadi, le 10 mars 2017 - Le Temps


Face à la possibilité de voir une intelligence artificielle rendre l'homme obsolète, Jean-Gabriel Ganascia, auteur de «L’Ame machine», appelle les enthousiastes du transhumanisme à plus de sobriété

Qu’est-ce que la «singularité»? C’est le nouveau mot à la mode qui désigne ce moment, qui se rapproche à grands pas nous dit-on, où les machines prendront le pouvoir sur l’homme. Dans un essai stimulant, Jean-Gabriel Ganascia répond aux transhumanistes, et plus particulièrement aux tenants de la «singularité technologique», Ray Kurzweil en tête, ingénieur en chef de Google et militant transhumaniste.

Cette «singularité», Kurzweil l’avait d’abord situé en 2031, puis en 2045, et les scénarios continuent de diverger selon les auteurs. Peu importe: ce qui compte, c’est que l’avènement de la Singularité n’est pas affirmé comme une probabilité, mais comme une prédiction: le moment arrivera inéluctablement où l’intelligence artificielle couplée aux nouvelles technologies rendra l’homme d’aujourd’hui anecdotique, inutile, superflu, dépassé. S’ouvrira alors l’âge de la transhumanité, ou de «humanity +».

vendredi 24 février 2017

Demain, l'humain transformé ?

MAj de la page : Transhumanisme


Philosophie
Demain, l'humain transformé ? (France, 2016)
avec Luc Ferry, et Aurélien Lemant

Doit-on accepter de passer d’une médecine qui "répare" à une biotechnologie qui "améliore" l’homme ? Pourquoi l’espèce humaine se priverait-elle d’aller mieux, en repoussant ses frontières naturelles ? Que risquons-nous de perdre en nous affranchissant de l’idée d’une "nature humaine" fixe et permanente ?
Source : Arte

Luc Ferry, La révolution transhumaniste , Ed. Plon, 2016
Ne croyez surtout pas qu'il s'agisse de science-fiction : 18 avril 2015, une équipe de généticiens chinois entreprenait d'"améliorer' le génome de quatre-vingt-trois embryons humains.
Jusqu'où ira-t-on dans cette voie ? Sera-t-il possible un jour (bientôt ? déjà ?) d'"augmenter' à volonté tel ou tel trait de caractère de ses enfants, d'éradiquer dans l'embryon les maladies génétiques, voire d'enrayer la vieillesse et la mort en façonnant une nouvelle espèce d'humains "augmentés' ? Nous n'en sommes pas (tout à fait) là, mais de nombreux centres de recherche "transhumanistes' y travaillent partout dans le monde, avec des financements colossaux en provenance de géants du Web tel Google. Les progrès des technosciences sont d'une rapidité inimaginable, ils échappent encore à toute régulation. En parallèle, cette "infrastructure du monde' qu'est le Web a permis l'apparition d'une économie dite "collaborative', celle que symbolisent des applications comme Uber, Airbnb ou BlaBlaCar. Selon l'idéologue Jeremy Rifkin, elles annoncent la fin du capitalisme au profit d'un monde de gratuité et de souci de l'autre. N'est-ce pas, tout à l'inverse, vers un hyperlibéralisme, vénal et dérégulateur, que nous nous dirigeons ? Certaines perspectives ouvertes par les innovations technoscientifiques sont enthousiasmantes, d'autres effrayantes. Ce livre cherche d'abord à les faire comprendre, et à réhabiliter l'idéal philosophique de la régulation, une notion désormais vitale, tant du côté de la médecine que de l'économie.
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : La révolution transhumaniste
  

mercredi 7 décembre 2016

De la pharmacologie, à la fois remède et poison

MAJ de la page : Bernard Stiegler / Transhumanisme



La Fabrique de l'humain par Philippe Petit (France culture, 27 janvier 2011)
Bernard Stiegler, Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue : de la pharmacologie, Ed. Flammarion, 2010

Qu'on l'admette ou qu'on le dénie, chacun sent bien qu'à présent l'avenir de la vie terrestre se trouve mis en jeu dans une urgence inouïe. Et chacun sait que, depuis la séquence historique qui s'est engagée en 2007 et qui paraît avoir déclenché ce qu'on appellerait en physique nucléaire une réaction en chaîne, chaque pas compte et semble se surcharger systémiquement de conséquences très difficilement réversibles - sinon absolument irréversibles. Cette crise est sans précédent d'abord en cela. Si krisis signifie bien et d'abord décision, elle est critique comme jamais : elle révèle que le destin humain - qui est un destin inéluctablement technique et technologique - est pharmacologique au sens où, en grec, le pharmakon est à la fois le remède et le poison. Le pharmakon est à la fois ce qui permet de prendre soin et ce dont il faut prendre soin - au sens où il faut y faire attention: c'est une puissance curative dans la mesure et la démesure où c'est une puissance destructrice. Tel est aussi le feu dans la mythologie grecque. Devenu technologie industrielle, le pharmakon est de nos jours hégémoniquement contrôlé par l'économie, c'est-à-dire par le marketing, et c'est une calamité. Cet état de fait, qui a installé une économie de l'incurie génératrice d'une bêtise systémique, signifie que la question du soin - que l'on appelle aussi le care - est une affaire d'économie politique, et non seulement d'éthique.
Quatrième de couverture
Commande sur Amazon : Ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue : De la pharmacologie

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Bernard Stiegler, A quoi sert l'art ? (29 août 2011)
  

samedi 13 août 2016

De Frankenstein au Posthumanisme

MAJ de la page : Transhumanisme, Jean-Michel Besnier







Grande traversée : Frankenstein ! (8-12 août 2016)
Bienvenue dans le monde des créatures artificielles par François Angelier
1/5 Frankenstein : genèse d'un monstre
avec Alain Morvan : Professeur de littérature anglaise à la Sorbonne, Jean -Jacques Lecercle, Jean-Pierre Naugrette et Hélène Frappat : Ecrivaine
Exposition à la fondation Bodmer : Frankenstein, créé des ténèbres
2/5 Frankenstein s'est échappé
avec Fausto Fasulo : rédacteur en chef de la revue Mad movies, Marion Mousse : Dessinatrice de BD
Alexandre Poncet : journaliste et auteur, Laurent Duroche : Compositeur et réalisateur
3/5 Le Golem
avec Anne-Hélène Hoog : conservatrice au Musée d'Art et d'Histoire du Judaisme et Ada Ackerman : chargée de recherches au CNRS, au laboratoire ARIAS
4/5 Automates et Robots
avec Jean-Claude Heudin : Directeur du laboratoire de recherche de l'Institut international du multimédia Léonard de Vinci, Isabelle Jarry : romancière, Pascal Pinteau : Journaliste, scénariste, concepteur de trucages.
5/5 Cyborgs et posthumains : l'homme et après...
avec Jean-Michel Besnier : professeur de philosophie à l'université Paris-Sorbonne, Norbert Merjagnan : romancier, Fausto Fasulo : rédacteur en chef de la revue Mad movies.




Jean-Michel Besnier, À la recherche de l'immortalité, quête technologique ou philosophique ? (Université de Nantes, 2016)
Auteur de : Demain les posthumains, Ed. Fayard 2009, L'Homme simplifié, Ed. Fayard 2012.
Commande sur Amazon : Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous ? / L'Homme simplifié: Le syndrome de la touche étoile




Luc Ferry: allons nous vivre 300 ans avec le transhumanisme ? (TéléParis, Polonium, 2016)
A propos de son dernier livre : La révolution transhumaniste, Ed. Plon, 2016.
Commande Amazon : La révolution transhumaniste
Site officiel : Luc Ferry

lundi 9 mai 2016

Transhumanisme (pièces et main d'oeuvre)

MAJ de la page : Transhumanisme



Terre à terre par Ruth Stégassy
Transhumanisme (7 mai 2016)

Qui aurait reconnu ce mot voici seulement dix ans ? Aujourd'hui, c'est un thème à la mode, on en débat, on se forge une opinion. Plutôt pour, plutôt contre... Et si on cherchait plutôt à analyser ce phénomène ?
Avec les rédacteurs de Pièces et Main d'Œuvre
Auteur de l'article : Transhumanisme : du progrès à l'inhumanité (PDF)



To be or not to be (transhumanism)
  

lundi 18 avril 2016

Immortalité, dernière frontière

MAJ de la page : Transhumanisme



IMMORTALITÉ, DERNIÈRE FRONTIÈRE (France, 2014)

Aux antipodes de la science-fiction, chercheurs et entrepreneurs veulent défier l'inéluctabilité de la mort. Un état des lieux passionnant de la quête de l'immortalité.

Avec les progrès de la médecine, le vieux rêve de l'immortalité vit une nouvelle jeunesse. Les avancées combinées de la biologie et du numérique pourraient-elles nous permettre d'en finir avec la mort ? À travers le monde, des scientifiques et des entrepreneurs se penchent déjà avec le plus grand sérieux sur la question. La cryogénie se perfectionne, et de nombreux défunts ont confié à des capsules en aluminium leur espoir de défier l'inéluctable. Le clonage, lui aussi, laisse entrevoir cette possibilité. Il suffirait de dupliquer numériquement son cerveau, pour le reproduire, après sa mort, dans un corps "augmenté". Dans le même ordre d'idées, aux États-Unis, une scientifique a transféré les souvenirs et le passé de sa défunte compagne dans le système informatique d'un robot... Oui, l'avenir semble bel et bien rimer avec l'immortalité. Mais à quel prix ? Comment nos sociétés, déjà exsangues, pourraient-elles s'accommoder d'une explosion démographique ? Sans parler des multiples questions philosophiques entourant ce phénomène. L'immortalité est-elle d'ailleurs promise à tous ? Aux États-Unis, les villes de seniors, censées prolonger la durée de vie (comme Sun City, interdite aux moins de 65 ans), donnent une indication : seuls les plus fortunés y sont admis.

Meurs un autre jour

Qui sont ces transhumanistes, persuadés que le prochain stade d'évolution de l'homme sera la victoire sur la mort ? Des cryogénistes anglais à Dmitry Itskov, milliardaire russe ayant investi sa fortune dans la quête de l'immortalité, en passant par Google qui, flairant le jackpot, a engagé ses meilleurs chercheurs sur le sujet, les réalisatrices font le bilan de ces nouveaux espoirs et de leurs enjeux économiques, sociaux et éthiques. Avec cette question en fil rouge : une vie sans fin vaut-elle la peine d'être vécue ?
Source : Arte

samedi 12 mars 2016

Intelligence artificielle : faut-il tout arrêter ?



Intelligence artificielle : faut-il tout arrêter ? (France 2, Ce soir ou jamais, 11 mars 2016)

Près de 700 chercheurs à travers le monde s'alarment des robots intelligents et des progrès de l'intelligence artificielle. Faut-il tout arrêter ? Pour en parler, Frédéric Taddeï accueille sur le plateau Alain Damasio, écrivain, Jean-Gabriel Ganascia, philosophe et cogniticien, Laurence Devillers, chercheuse au CNRS, spécialiste de robotique, Serge Tisseron, psychiatre, Alain Bensoussan, avocat, fondateur de l'association du droit des robots, et Laurent Alexandre, chef d'entreprise. C'est Keren Ann qui assure la partie musicale de l'émission.
Source : France2
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