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dimanche 1 juillet 2018

Pour les enfants, faire de la musique favorise les apprentissages



Glenn Gould, Variations Godlberg de J.S. Bach, début (1981)
Une interprétation aussi belle mais plus lente que celle de 1959 (ci-dessous)



Glenn Gould, Variations Godlberg de J.S. Bach, intégral (1959)

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MAJ de la page : La musique, un pansement pour l’âme

Pour les enfants, faire de la musique favorise les apprentissages
Par Amanda Castillo, le 28 juin 2018 - Le Temps


Le jeune musicien brille dans toutes les sphères cognitives qui dépendent de l’attention, comme les tests d’intelligence, la mémoire et les acquisitions scolaires. Explications de la chercheuse Isabelle Peretz

Comment l’apprentissage de la musique agit-il sur notre cerveau? Quels effets a-t-il sur la curiosité, l’attention et la mémorisation? Faut-il rendre l’apprentissage de la musique obligatoire à l’école? Ce sont là quelques-unes des questions posées par Isabelle Peretz. Dans Apprendre la musique: Nouvelles des neurosciences, un livre récemment paru aux Editions Odile Jacob, cette chercheuse conseille de faire de la musique dès l’âge de 6 mois. Elle cite une rare étude en milieu naturel conduite par des professeurs de l’Université McMaster en Ontario (Canada) sur des bébés. «Les bébés et leurs parents apprennent un répertoire de chansons en battant la mesure, en bougeant et en chantant. Après 6 mois, les habiletés musicales du bébé sont testées.» De façon intéressante, la communication parents-enfants est plus intense et le développement socio-émotif (exploration, sourires) s’améliore davantage chez les bébés «musiciens». «J’y vois les prémices de l’intelligence», analyse Isabelle Peretz.

Vers l’âge de 6 ans, on retrouve des effets similaires. «Les enfants de 6 ans qui reçoivent des cours de piano ou de chant pendant un an prennent quelques points de plus à l’échelle de mesure de l’intelligence. Les cours de théâtre ou l’absence de leçon, pendant la même période, ne donnent pas un tel avantage.» Fait intéressant, l’enseignement des rudiments de la musique à des enfants de 8 ans pendant six mois, à raison d’un cours par semaine, aide à l’acquisition de la lecture.

Un bon complément à l'éducation générale

L’avantage intellectuel du jeune musicien, qui s’exprime par des résultats académiques supérieurs, semble se maintenir durant toute sa scolarité. Ainsi, une enquête récente menée auprès de 18 000 élèves a confirmé qu’en fin de secondaire (entre 16 et 17 ans), les élèves canadiens qui participaient à un orchestre à vent, une chorale ou un ensemble à cordes avaient un taux de réussite plus élevé dans toutes les matières évaluées (mathématiques, biologie, anglais). Ceux qui avaient suivi des cours d’arts plastiques ne montraient pas un tel avantage. A noter cependant que l’avantage intellectuel ne s’observe plus chez les musiciens professionnels lorsqu’on les compare à des professionnels non musiciens. «Les étudiants en musique n’on pas un QI supérieur aux étudiants universitaires d’autres disciplines, note Isabelle Peretz. Autrement dit, apprendre à faire de la musique est un atout quand l’activité fait partie de l’éducation générale. En faire une profession n’assure pas un maintien intellectuel de haut niveau.»

Qu’en est-il de l’effet Mozart, suivant lequel la simple écoute de la musique améliore l’intellect? «Il ne suffit pas de faire entendre de la musique à l’enfant. Ce dernier doit en faire», répond Isabelle Peretz. Ainsi, savoir que l’apprentissage du piano est plus efficace pour modifier le cerveau que l’écoute attentive mais passive est à prendre en considération dans l’enseignement de la musique, comme dans la classe de maître à laquelle les élèves assistent sans jouer.

Etudier avec de la musique

Certains enseignants sont par ailleurs d’avis qu’étudier avec une musique de fond peut aider à se concentrer. Qu’en dit la science? «Les résultats des recherches sont mitigés. D’un côté, la musique peut aider à se concentrer. De l’autre, elle distrait. Elle peut par exemple nuire à la lecture et à la mémoire, surtout s’il y a des paroles. La présence de musique de fond est donc à doser avec discernement.» Isabelle Peretz cite une étude récente sur le sujet (The effect of background music: Listening to emotionally touching music enhances facial memory capacity).

Dans une phase d’apprentissage, un étudiant est invité à mémoriser plusieurs visages présentés sur un écran. Dans ses écouteurs, on lui fait entendre tantôt de la musique instrumentale mélancolique, tantôt le son de la pluie, tantôt le silence. «Les résultats montrent que la mémoire est meilleure en présence d’une musique instrumentale émouvante et dans le silence». En effet, une musique joyeuse distrait, tout comme le son de la pluie.

Chanter ensemble favorise la cohésion sociale

Autre fait intéressant, la musique aurait un effet sur le comportement social. Ainsi chanter en chœur augmenterait, selon plusieurs études, la confiance en l’autre et favoriserait la coopération plutôt que la compétition. Dans le jeu du dilemme du prisonnier par exemple, connu pour sonder l’attitude d’entraide face à la trahison, les individus qui chantent en chœur juste avant manifestent une plus grande confiance en l’autre et coopèrent davantage que ceux qui lisent de la poésie ensemble ou qui regardent un film, ou encore qui écoutent de la musique préenregistrée.

Existe-t-il un âge au-delà duquel il n’est plus possible d’apprendre la musique ? «Nombreux sont les adultes qui ont toujours voulu apprendre la musique, observe Isabelle Peretz. Et voyant les leçons de musique des enfants, certains se demandent si ce ne serait pas l’occasion de s’y mettre. La science est encourageante à cet égard. Oui, même à un âge avancé, on peut apprendre la musique.» Et de conclure: «Outre le fait que cet apprentissage a un effet protecteur sur le cerveau – le déclin lié à l’âge fait moins de ravages chez le musicien – apprendre la musique tardivement améliore l’écoute dans le bruit, l’attention et prévient les méfaits de l’isolement social.»

jeudi 22 juin 2017

A Seattle, plongée dans la fabrique de la conscience

A Seattle, plongée dans la fabrique de la conscience
Par Olivier Dessibourg, le 22 juin 2017 - Le Temps


Au Allen Institute for Brain Science, doté de moyens technologiques faramineux, on produit des analyses du cerveau uniformisées à la chaîne, comme des médicaments à l’usine. Avec comme but, un jour peut-être, de percer le mystère de la conscience

«Cette situation est scandaleuse! Nous manquons d’une explication cohérente pour décrire la conscience.» Lorsqu’on lui rappelle sa citation tirée d’un article paru dans la célèbre revue Scientific American en 2009 déjà, Christof Koch sourit. Et, à peine après avoir invité à admirer la vue sur la baie ensoleillée de Seattle où décolle un hydravion, il s’emballe dans des propos aussi fascinants qu’a priori abracadabrantesques sur les états de l’esprit.

Lire aussi: La course (à peine) voilée pour le décryptage du cerveau

Ce physicien de formation, aujourd’hui l’un des neuroscientifiques les plus courus au monde, détaille l’hypothèse originale à laquelle il adhère, proche du panpsychisme, selon laquelle il y a une conscience en toute chose. Une conscience qui peut même être caractérisée mathématiquement. «Aujourd’hui, au moins, nous avons une théorie», souligne-t-il, sachant celle-ci débattue dans la communauté de ses pairs. Désormais, il tente de lui donner corps, notamment en se fondant sur les travaux de bénédictins que réalisent les chercheurs de l’établissement qu’il préside, le Allen Institute for Brain Science.


Au Allen Institute for Brain Science de Seattle, les bureaux et les laboratoires s'empilent comme des blocs de verre (Olivier Dessibourg)

Edifice de verre d’apparence assez simple posé au fond d’une avenue de la ville maritime américaine, cet institut se veut une référence dans les neurosciences; «une usine à données», dit l’un des scientifiques rencontrés. «Lorsqu’il l’a établi et généreusement subventionné à hauteur de 100 millions de dollars, le milliardaire Paul Allen [l’un des pères de Microsoft, ndlr] a voulu faire une vraie différence», annonce le porte-parole Rob Piercy, en faisant découvrir l’atrium que surplombent laboratoires et bureaux de verre, comme empilés.

L’objectif ultime du Allen Institute est d’établir un atlas descriptif de chaque neurone du cerveau des mammifères. Un plan à dix ans lancé en 2012, et qui doit aider à déchiffrer le «code neural»: comment l’activité du cortex conduit-elle à la perception, à la prise de décision, à l’action, et à la conscience. «Pour cela, nous devons décrire dans ses moindres détails la circuiterie du cerveau», explique Christof Koch, qui évoque alors une autre image, celle du «Allen Brain Observatory»: «Il faut voir ce projet mené sur des souris comme un télescope, focalisé non sur des étoiles mais sur les cellules nerveuses dont nous voulons scruter les interactions.» Et cela si possible en générant des données interopérables: «Aujourd’hui, chaque laboratoire dans le monde travaille sur des neurones différents, avec des méthodes et des conditions variables, si bien que recouper les résultats de recherches est souvent impossible», dit Rob Piercy. Dans ces laboratoires de Seattle, on uniformise le recueil d’informations, en ciblant des groupes de neurones identiques avec des techniques similaires. Puis les données sont gratuitement mises à disposition de la communauté scientifique, pour accélérer les recherches.

vendredi 11 décembre 2015

Cerveau, mythes et réalité



Science publique par Michel Alberganti
Notre cerveau est-il moins extraordinaire que nous le croyons ? 11.12.2015
Avec :
- Elena Pasquinelli, philosophe, spécialiste des sciences de la cognition, chercheure associée à l'Institut Nicod (CNRS-EHESS-ENS), membre de la Fondation La Main à la pâte.
- Jean-Michel Besnier, professeur à l'université Paris-Sorbonne et directeur de l'équipe de recherches Rationalités contemporaines.
- Pierre-Henri Gouyon, professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, à l'Agro Paris-Tech et à Sciences Po
- Bruno Falissard, professeur de santé publique à l'université Paris-Sud, directeur de l’unité INSERM U669, co-auteur rapport Iserm janvier 2014
Elena Pasquinelli, Mon cerveau, ce héros - mythes et réalité, Ed. Le Pommier, 2015
Commande sur Amazon : Mon cerveau, ce héros - mythes et réalité


  

lundi 28 septembre 2015

Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau


LES ÉTONNANTS POUVOIRS DE TRANSFORMATION DU CERVEAU
Les troubles mentaux (Canada, 2010)

Pendant des siècles, on a considéré le cerveau humain comme un organe figé. Or, les recherches récentes ont mis en évidence ses incroyables capacités de réorganisation structurale et fonctionnelle. Le psychiatre Norman Doidge explore ici les implications de ces capacités d'adaptabilité dans le traitement des troubles mentaux.

Pendant des siècles, on a considéré le cerveau humain comme un organe figé. Or, les recherches récentes ont mis en évidence ses incroyables capacités de réorganisation structurale et fonctionnelle. Après s’être penché sur la plasticité neuronale et ses effets possibles sur des handicaps physiques dans un premier film diffusé par ARTE en 2009, le psychiatre Norman Doidge explore ici les implications de ces capacités d'adaptabilité dans le traitement des troubles mentaux. Du Canada à l’Espagne, il part à la rencontre de chercheurs qui, s’appuyant sur "les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau" – titre du best-seller du docteur Doidge, paru chez Belfond en 2008 –, pourraient révolutionner le quotidien des patients atteints de troubles obsessionnels compulsifs, de stress post-traumatique, d'aphasie ou de schizophrénie, et leur offrir un espoir de guérison.
Source : Arte

lundi 20 juillet 2015

Trois singes, une pensée



Connecter les cerveaux de trois singes pour les faire penser ensemble
Par Olivier Dessibourg, le 9 juillet 2015

Des chercheurs américains ont relié électroniquement les cortex de trois singes rhésus, les faisant travailler en synchronisation: les animaux parviennent à accomplir ensemble des tâches plus efficacement que s’ils les faisaient seuls. Selon les chercheurs, cette avancée constituerait le premier «superordinateur organique», ou «réseau de cerveaux». Ou quand la science-fiction deviendrait réalité. Des résultats qui créent le débat parmi les neuroscientifiques

Comment, à partir de trois ordinateurs, obtenir une machine trois fois plus puissante ? En les connectant ! Le cerveau étant souvent comparé à un ordinateur biologique, des scientifiques se sont dit qu’il devait être possible de réaliser la même prouesse avec des cortex de mammifères, toujours avec des connexions électroniques. Dans deux articles paraissant le 9 juillet dans la revue Scientific Reports, ils expliquent comment ils y sont parvenus, reliant les cerveaux de trois singes rhésus, puis ceux de quatre rats, les animaux parvenant alors à accomplir ensemble des tâches assignées plus efficacement que s’ils les faisaient seuls. Et les chercheurs de créer ce qu’ils appellent, en anglais, un «brainet», ou réseau de cerveaux.

mardi 19 mai 2015

Neuroscience et neuroscepticisme



Continent sciences par Stéphane Deligeorges
Les neurosciences et la vie du cerveau 18.05.2015
Avec :
Lionel Naccache, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et chercheur en neurosciences cognitives au Centre de recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière



Continent sciences par Stéphane Deligeorges
Peut-on être neurosceptique face aux neurosciences ? 06.04.2015
Avec :
Denis Forest, philosophe, Professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre, directeur Laboratoire Ireph (Institut de recherches philosophiques), et également chercheur associé à l'IHPST, (Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques) à Paris
Son dernier livre :
Neuroscepticisme, Ed. Ithaque, 2014
Commande sur Amazon : Neuroscepticisme


samedi 28 mars 2015

Des chercheurs modélisent l'énergie du cerveau

Des chercheurs modélisent l'énergie du cerveau
Le 25 mars, TDG

EPFL Sur une simulation par ordinateur, les scientifiques tentent de comprendre comment le cerveau gère et produit son énergie.

Les cellules gliales. 

Le cerveau utilise le glucose comme énergie mais sa façon de procéder reste un mystère vu sa structure et les contraintes métaboliques. Une équipe internationale avec participation de l'EPFL a développé la première simulation sur ordinateur de cette relation entre neurones, vaisseaux sanguins et autres cellules cérébrales.

La clé de cette relation méconnue se nomme la glie, a indiqué le mercredi 25 mars l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Avec des confrères de l'Université des sciences et technologies du roi Abdallah (KAUST) et de l'University College de Londres, les chercheurs lausannois ont développé une simulation sur ordinateur qui a correspondu aux données expérimentales in vivo et in vitro déjà recueillies dans le domaine.

mardi 16 décembre 2014

Comment la musique modifie notre cerveau



COMMENT LA MUSIQUE MODIFIE NOTRE CERVEAU ? (05.12.2014)
Les observations cliniques en neurologie ont suggéré dès la fin du 19ème siècle que notre cerveau présentait une réponse singulière à la musique, notamment au regard des capacités liées au langage. C’est à la fin du 20ème siècle, avec la révolution de l’imagerie cérébrale, que l’étude des effets de l’écoute et de la pratique musicale a pris soudain une autre dimension. Étudier et comprendre les liens entre musique et cerveau c’est mieux comprendre comment le cerveau est modifié par des expériences et des apprentissages (neuroplasticité), et également tenter d’expliquer quels sont les mécanismes qui permettent à la musique d’être thérapeutique.
Source : FC

samedi 8 novembre 2014

Les signatures de la conscience



Syndiquer le contenu par Stéphane Deligeorges
Les signatures de la conscience 20.10.2014
avec Stanislas Dehaene, psychologue cognitif et neuroscientifique
D’où viennent nos perceptions, nos sentiments, nos illusions et nos rêves ? Où s’arrête le traitement mécanique, machinal de l’information et où commence vraiment la prise de conscience ? Grâce aux techniques modernes, IRM fonctionnelle, L’électro et la magnétoencéphalographie la psychologie cognitive expérimentale a pu mettre à jour des opérateurs neuronaux très précis, très rapides. Ce sont autant de moyens préconscients, inconscients qui, à un moment donné, vont permettre un « accès à la conscience ». Ainsi notre environnement offre un répertoire immense de sensations, d’impressions, (couleurs, bruits, odeurs) tous traité par ces opérateurs neuronaux. Mais dans la prise de conscience une seule chose est pensée à la fois. Notre cerveau est très sélectif. Paradoxalement il est aussi très lent ! Ce rendez-vous de Continent sciences est dévolu aux mécanismes cérébraux qui permettent la conscience.
Source : FC

vendredi 7 novembre 2014

Télépathie 2.0

Expérience de communication de cerveau à cerveau via internet, la première expérience a démontré la possibilité de transmettre une pensée, la seconde d'accomplir une action.


Première expérience de télépathie réussie
WASHINGTON - Des chercheurs affirment avoir transmis pour la première fois un message mental simple entre deux personnes séparées par des milliers de kilomètres, selon une recherche récemment publiée dans la revue américaine PLOS one.
Pour cette expérience, un des sujets en Inde porte des électrodes sur la tête transmettant via internet ses activités cérébrales comme un électroencéphalogramme, alors qu'il pense des messages très simples comme «bonjour» ou «salut».
L'ordinateur convertit ces impulsions électriques en code binaire, le langage machine, avant de les envoyer à un autre ordinateur qui les transmet au cerveau d'une autre personne en France sous forme de flash lumineux, expliquent ces scientifiques.
Le sujet ne pouvait ni entendre ni voir les mots eux-mêmes mais a été capable d'interpréter les signaux lumineux pour saisir le message.
En fait cela revient à transmettre un message par télépathie.
«Nous voulions voir s'il était possible de communiquer directement entre deux personnes en lisant les activités cérébrales de la première puis en les transmettant à une autre et ce sur de vastes distances via les systèmes de communication existants comme internet», a expliqué Alvaro Pascual-Leone, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Harvard, co-auteur de cette expérience. (...)
Source (et texte intégral) : Canoe (05.09.2014)

La télépathie permet de contrôler la main d'un autre
TORONTO - Des chercheurs américains ont créé un système permettant de transmettre de manière fiable une communication de cerveau à cerveau entre deux personnes.
Cette forme de télépathie mise au point par les scientifiques de l'Université de Washington a permis à une personne de contrôler la main d'un autre participant lors d'une expérimentation qui s'est déroulée en août 2013.
Un des participants est connecté à un appareil à électroencéphalographie, qui mesure l'activité électrique cérébrale. Des signaux électriques sont transmis par internet à l'autre participant, qui porte un casque avec une bobine transcrânienne pour la stimulation magnétique. Cette bobine est placée près de la région du cerveau qui contrôle les mouvements de la main.
La première personne peut alors commander les mouvements de la main de l'autre participant simplement en y pensant.
Source (et suite) du texte : Canoe  (06.11.2014)




Ce qui nous arrive demain par Nicolas Martin
Des télépathes amis 07.11.2014

mardi 21 octobre 2014

Tableaux de la conscience



Continent sciences par Stéphane Deligeorges
Tableaux de la conscience 20.10.2014
avec Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale et membre de l’Académie des sciences



La Grande table (1ère partie) par Caroline Broué
Stanislas Dehaene 24.09.2014



La Grande table (2ème partie) par Caroline Broué
Qu’est-ce qu’apprendre ? 12.12.2013
avec Stanislas Dehaene



Les neurones de la lecture (France culture plus, ENS 11.11.2013)



Les grands principes de l'apprentissage (Collège de France, 2013)

Stanislas Dehaene est un psychologue cognitif et neuroscientifique français né le 12 mai 1965 à Roubaix. Ses principaux domaines de recherche concernent les bases cérébrales de l'arithmétique et de la numération, la lecture et la conscience, thématiques qu'il explore au moyen d'expériences de psychologie cognitive et par l'imagerie cérébrale (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, magnétoencéphalographie et électroencéphalographie).
Source (et suite) du texte : wikipedia

mercredi 24 septembre 2014

Neurones miroirs et mimesis

La tête au carré par Mathieu Vidard
Le troisième cerveau (03.06.2013) avec Jean-Michel Oughourlian, neuropsychiatre à l'Hôpital américain de Neuilly et ancien Professeur de psychologie à la Sorbonne.
Après le premier cerveau, siège du raisonnement et de l'intelligence ; le deuxième cerveau "émotionnel", un troisième cerveau est aujourd'hui admis. Il impose une relecture complète de la psychologie et de la psychiatrie. Autrement appelé le système miroir, il est composé de neurones dits "miroirs" caractérisés par leur capacité à réagir aux actions et aux intensions d'une autre personne.
Les mêmes zones de mon cerveau sont activées si je fais une action ou si je la regarde faire par un autre...
Source : France Inter
Ecouter l'émission : France Inter
Lire aussi : Vos neurones sont des miroirs : c'est pourquoi vous pouvez communiquer (Clé)



Conférence de Benoit Kullmann : Narcisse, Echo, et le mythe des neurones miroirs. (Nice, AtelierDesContenus, décembre 2011)
" l'empathie suppose une inhibition de la contrainte d'imitation : un désengagement"
Le Docteur Benoit Kullmann est neurologue et chercheur associé à l'Université de Montréal (CRIUGM) où il anime des ateliers sur les démences et les maladies neurodégénératives. Il collabore aussi à des projets de recherche sur la maladie de Parkinson ou celle d'Alzheimer.
Attaché au rapprochement de la psychatrie et de la neurologie, il est passionné par le lien qui unit la neurologie et les Arts.

Magritte, Reproduction interdite (1937)

samedi 20 septembre 2014

Les pouvoirs extraordinaires du cerveau humain



Les pouvoirs extraordinaires du corps humain (France, 2014) - Le cerveau



Les pouvoirs extraordinaires du corps humain (France, 2014) - Le corps

Après le corps, Adriana Karembeu et Michel Cymes s'intéressent au cerveau, organe mystérieux qui assure la régulation de toutes les fonctions vitales. Le duo découvre qu'il est possible, à tout âge, d'améliorer ses capacités. Grâce à une IRM, l'équipe pénètre dans le cerveau du médecin, pour en comprendre la
composition. Le binôme se mesure au cours de tests de QI et de QE, évaluant l'intelligence et l'émotion. Au programme également, des révélations sur l'hypnose et sur la vie du cerveau, le seul organe du corps humain qu'on ne peut pas remplacer, des rencontres avec des personnalités hors norme, et une destination : la Californie, région où se concentrent un grand nombre de recherches décisives dans le domaine de la neuroscience.
Source : France 2

dimanche 14 septembre 2014

Neuromarketing : votre cerveau les intéresse



Neuromarketing : votre cerveau les intéresse (Cash investigation, France 2, 2012)
Les marques sont de plus en plus nombreuses à scruter le cerveau de leurs clients. A l'aide d'IRM ou d'électroencéphalogramme, elles se livrent à des études sur le subconscient pour pousser à acheter. C'est le «neuromarketing», une pratique interdite. Une chaine de restauration rapide a notamment expérimenté des odeurs artificielles sur des cerveaux de consommateurs. Un géant de l'industrie cosmétique, un service public et le secteur bancaire sont eux-aussi démasqués. Portrait également de Jean-Luc Touly qui se bat contre la marchandisation de l'eau tout en étant salarié de Veolia, le numéro un mondial de la gestion de l'eau. Auteur d'un livre à charge contre son entreprise, il a été licencié puis réintégré après des années de procédure. Il tente de convaincre convaincre des communes de revenir à une gestion publique de l'eau.
Source : programme TV



Consommateurs pris au piège (France 5, 2012)
Bien naïf celui qui pense encore disposer de son libre-arbitre lorsqu’il court les magasins ! Pour encourager le client à remplir son Caddie, les professionnels du marketing ont une imagination débordante. Petit tour d’horizon de leurs dernières trouvailles.
«Quand vous faites vos courses, vous devenez une marionnette. Vous faites ce qu’ils vous demandent et vous le faites selon leur plan », prévient Alan Penn, professeur au University College London. Grâce à un parcours labyrinthique bien étudié, 68 % des achats réalisés dans les magasins du géant suédois de l’ameublement Ikea seraient ainsi des achats d’impulsion, un score sept fois plus élevé que celui des enseignes traditionnelles. Dans la grande distribution, rien n’est laissé au hasard : des paniers à roulettes conçus pour porter ses achats sans effort jusqu’à la « scénarisation » de la marchandise pour créer l’illusion de l’abondance, les astuces pour tenter le consommateur sont légion, dévoile de son côté Olivier Dauvers, un expert. Pour manipuler nos sens, tout est bon. Pour attirer le chaland, les espaces commerciaux ont de plus en plus recours au marketing olfactif. Délicats effluves de cappuccino s’échappant du stand des cafetières électriques ou saine odeur « de propre » émanant de celui des lave-linge parviennent en effet à augmenter de plus de 20 % la fréquentation des rayons d’électroménager. D’après ­Pascal Charlier, directeur général d’Air Berger, numéro un du marketing olfactif en France, en agissant directement sur notre humeur, la diffusion de senteurs artificielles boosterait les achats d’impulsion de 38 %. « On arrive grâce à cela à toucher aux émotions des gens sans qu’ils s’en aperçoivent », relève Caroline Ardelet, chercheur en marketing olfactif et spécialiste des odeurs. Leader du marketing sensoriel en Europe, Mood Media s’est fait quant à elle une spécialité de la réalisation de bandes-son sur mesure pour guider les achats. Plus de 25 000 points de vente dans l’Hexagone et des dizaines de milliers d’autres en Europe font ainsi confiance au flair artistique de ses DJ pour composer des play-lists adaptées aux moments de la journée et aux jours de la semaine.
Source (et suite) du texte : France 5

lundi 8 septembre 2014

Cerveau & Co

Le Sens des choses par Jacques Attali, Stéphanie Bonvicini
Source : FC


Le cerveau, la conscience et la subconscience 12.07.2014 avec : 
- Yves Agid, membre de l'Académie des Sciences, professeur émérite à l'université Pierre et Marie Curie, 
- Lionel Naccache, neurologue et neurophysiologiste, chercheur en sciences cognitives à l'Institut du Cerveau et de la moelle épinière  


Le cerveau, la mémoire et la décision 19.07.2014 avec : 
- Bruno Dubois est professeur de Neurologie à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière, directeur de l’équipe Inserm « Cognition, Neuro-imagerie et Maladies du cerveau » du Centre de recherche de l'Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière .  
- Françis Eustache dirige l’équipe U1077 de l’Inserm de Caen, unique unité de recherche en France totalement dédiée à l’étude de la mémoire humaine. S 


Le cerveau et le langage 26.07.2014 avec : 
- Laurent Cohen : Docteur en médecine, neurologue, 
- Christophe Pallier : Polytechnicien et Docteur en sciences cognitives de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, 


Le cerveau, le sommeil et les rêves 02.08.2014 avec : 
- Yves Dauvilliers est neurologue et directeur du laboratoire de sommeil au CHU de Montpellier. Spécialiste des troubles du sommeil, il est l'un des meilleurs spécialistes mondiaux de la narcolepsie.
- Isabelle Arnulf est Professeur de neurologie à l'université Pierre et Marie Curie et chef du service des pathologies du sommeil à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. 


Le cerveau, la créativité artistique et la musique 09.08.2014 avec :
- Hervé Platel est spécialiste de la perception musicale. Internationalement reconnu pour ses travaux sur la neuropsychologie de la perception musicale, il a identifié les réseaux cérébraux impliqués dans la perception et la mémorisation de la musique. Il est professeur de Neuropsychologie à l’Université de Caen. 
- Yaron Herman est pianiste, né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv, il réside à Paris depuis ses 21 ans. Véritable prodige, influencé par des pianistes comme Keith Jarrett, Paul Bley ou Lennie Tristano, il puise aussi son inspiration dans le monde de la pop et de la musique classique.  


Le cerveau, les émotions et la dépression 16.08.2014 avec : 
- Christophe André  est médecin psychiatre dans le Service Hospitalo-Universitaire de l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, au sein d’une unité spécialisée dans le traitement et la prévention des troubles émotionnels (anxieux et dépressifs). 
- Philippe Fossati est Docteur en médecine, psychiatre, professeur des Universités et praticien hospitalier en psychiatrie adulte à la Pitié-Salpétrière, enseignant de l'université Pierre & Marie Curie, Paris VI, chercheur à l'Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière, co-responsable de l’équipe ‘Neurosciences Sociales et Affectives’ CNRS UMR 1227 Inserm U 7225.  


Le cerveau et l'intelligence artificielle 23.08.2014 avec : 
- Laurent Alexandre, chirurgien-urologue, président de la société de séquençage de génome DNA Vision, en Belgique. Diplômé de Sciences Po, HEC et l'ENA 


Le cerveau et l'éducation 30.08.2014 avec : 
- Aldo Naouri a exercé la pédiatrie en cabinet à Paris pendant près de 40 ans.
Il a complété sa formation initiale par une psychanalyse personnelle lacanienne de 1973 à 1980, et par la fréquentation assidue d’un certain nombre d’équipes de recherches en Sciences Humaines (Processus Cognitifs à l’Ecole des Hautes Etudes, Anthropologie au Collège de France, Linguistique, Sociologie, etc…).  

mercredi 7 mai 2014

Cerveau et mémoire



Révolutions médicales par René Frydman
Cerveau et mémoire 29.04.2014
avec Bernard Sablonnière, médecin et biologiste

lundi 28 avril 2014

Comment prenons-nous nos décisions ?



Science publique par Michel Alberganti
Comment prenons-nous nos décisions ? 25.04.2014
avec :
Philippe Damier, professeur de neurologie au CHU de Nantes
Alain Berthoz, professeur de cours honoraire au Collège de France, Membre de l' Académie des sciences et de l' Académie des technologies
Isabelle Vitte-Blanchard, coach de dirigeants, d'équipes et d'organisations et intervenante permanente à l'école de coaching d'HEC.

vendredi 7 février 2014

Peut-on apprendre à vivre heureux ?



Science publique par Michel Alberganti
Peut-on apprendre à vivre heureux ? (07.02.2014)
avec Christophe André, médecin psychiatre dans le service hospitalo-universitaire de l'hôpital Sainte-Anne (Paris) où il dirige une unité spécialisée dans le traitement des troubles anxieux et phobiques. Il enseigne également à l'université Paris X, Marie Andersen, psychologue clinicienne, à Bruxelles, et Riadh Lebib, docteur en neuropsychologie et chercheur à l’Institut de Médecin Environnementale.

lundi 3 juin 2013

Le cerveau en miroir



Philippe Baylaucq, Le cerveau en miroir (France, 2008)
Une plongée au cœur de nos neurones qui risque d'entamer le sentiment de supériorité de l'espèce humaine sur le monde animal.Que savons-nous de notre cerveau, cet organe aussi complexe que l'univers, censé abriter notre conscience ? Il y a une vingtaine d'année, on imaginait qu'à chaque zone du cerveau correspondait une fonction : l'audition, la vision, la mémoire. Les avancées des neurosciences ont fait voler cette idée en éclats. Aujourd'hui, les chercheurs découvrent l'extraordinaire plasticité du cerveau, cette capacité à se déformer puis à se reformer à l'identique, chez le bébé comme chez l'adulte. Ils traquent la formation d'une pensée et explorent les relations complexes entre le corps et le cerveau : qui commande ? Guidé par quelques-uns des meilleurs neuroscientifiques internationaux, Le cerveau en miroir propose une synthèse des recherches les plus avancées dans ce domaine. Jusqu'à présent, la conscience n'a été abordée que d'un point de vue philosophique ou psychanalytique. Grâce aux prouesses technologiques, les neuroscientifiques peuvent désormais observer un cerveau qui pense. D'où vient la conscience ? Est-elle liée au corps et à l'environnement physique et social ? Quelle est la part de la biologie et la part de la culture ? Et si le cerveau était un organe comme les autres, juste un peu plus complexe ? Et s'il était finalement assez proche de celui d'une mouche ?
Source : Arte

Au coeur du cerveau autiste



Au coeur du cerveau autiste
Steven nous révèle en un clin d'oeil le jour de la semaine pour toutes les dates depuis 1752. Laurianne s'est construit un univers imaginaire pour se protéger du monde réel qu'elle juge trop agressif. Anthony lui souffre d'un autisme sévère. Impossible de communiquer par la parole. Que se passe-t-il dans leur cerveau? Les neurosciences apportent de nouvelles réponses: pour certains chercheurs le cerveau autiste est un "supercerveau", une cerveau hyperconnecté dont les fusibles cèdent plus rapidement que dans le nôtre.
Laurianne,  Katia et  Matthias ont le syndrome d'Asperger: une forme particulière d’autisme qui leur permet de partager leur monde intérieur. Mais tous les autistes n’ont pas cette faculté. Pour beaucoup, un véritable mur se dresse entre eux et leur environnement.
Il existe autant de formes d’autisme que d’individus touchés par le syndrome, soit une multitude de mondes différents, en apparence très éloignés les uns des autres. La science commence tout juste à comprendre ce qui les relie entre eux. Aujourd’hui, preuve est faite que l’autisme a une forte composante génétique. Plusieurs dizaines de gênes de l’autisme ont déjà été identifiés. Ceux-ci construisent un cerveau différent du nôtre…
Source : RTS

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