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mardi 21 mai 2013

Centrales nucléaires, démantèlement impossible ?



CENTRALES NUCLÉAIRES, DÉMANTÈLEMENT IMPOSSIBLE ? (France, 2013)
Voici quarante ans, les concepteurs des centrales nucléaires n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, les réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires.

De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.
Source : Arte 

Débat avec Corinne Lepage : Arte
Article de Corinne Lepage :  
Stockage des déchets radioactifs : c’est quoi mille siècles ?

samedi 11 mai 2013

Marinaleda, un village en utopie




Marinaleda est une commune située dans la province de Séville de la communauté autonome d’Andalousie en Espagne.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Autres articles : le grand soir (2010) / 
media part (2010) / courrier international (2012) / conscience citoyenne responsable (2012) / agoravox (2012) / utopia project (2013)

Site officiel : Marinaleda / Marinaleda TV

Filmographie : 
Sophie Bolze, Marinaleda, un vil­lage en utopie (France, 80', 2009.)


Du droit à terre au droit au logement. Marinaleda, un village andalou en autogestion unique en europe
« Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe. C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps. C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda. ».

Marinaleda, village d’Andalousie, développe depuis les premières élections libres de 1979 un système social et politique à contre-courant du modèle prédominant. Ses habitants ont obtenu par des actions incessantes 1 200 hectares qu’ils exploitent aujourd’hui en coopérative. Cette coopérative intègre ses propres unités de transformation et commercialise sa production. Le village a développé des formes innovantes de démocratie directe et de mise à disposition de logements très bon marché. La démocratie directe, la lutte collective, la participation bénévole ont transformé la vie de ses habitants, des paysans sans terre.

Source : les joyeux




Source (et autres extraits vidéo) : utopia project



Carnet d'utopie no2, France 2, 13:15 (2013 - à partir de 6'50'')



France Inter, "Là-bas si j'y suis", Marinaleda, une utopie vers la paix (2011 - à partir de 11').

Source : là-bas



Marinaleda : A Terra de Todos - The Land of Utopia - english subtitles







vendredi 10 mai 2013

Serge Latouche


Serge Latouche, né à Vannes le 12 janvier 1940, est un économiste français, penseur de la décroissance.
Serge Latouche est l'un des « contributeurs historiques » de la Revue du MAUSS, professeur émérite à la faculté de droit, économie et gestion Jean Monnet (Sceaux) de l'Université Paris-Sud. Il est directeur du Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie de la pauvreté (GRAEEP). Il est l'un des fondateurs de la "Revue d'étude théorique et politique de la décroissance" Entropia. Il dirige depuis 2013 la collection "Les précurseurs de la décroissance" aux éditions Le Passager clandestin.
Source (et suite) du texte : wikipedia


Bibliographie voir : wikipedia


La décroissance ne signifie pas nécessairement un immobilisme conservateur. L'évolution et la croissance lente des sociétés anciennes s'intégraient dans une reproduction élargie bien tempérée, toujours adaptée aux contraintes naturelles. «C'est parce que la société vernaculaire a adapté son mode de vie à son environnement, conclut Edouard Goldsmith, qu'elle est durable, et parce que la société industrielle s'est au contraire efforcée d'adapter son environnement à son mode de vie qu'elle ne peut espérer survivre». Aménager la décroissance signifie, en d'autres termes renoncer à l'imaginaire économique c'est-à-dire à la croyance que plus égale mieux. Le bien et le bonheur peuvent s'accomplir à moindres frais. La plupart des sagesses considèrent que le bonheur se réalise dans la satisfaction d'un nombre judicieusement limité de besoins. Redécouvrir la vraie richesse dans l'épanouissement de relations sociales conviviales dans un monde sain peut se réaliser avec sérénité dans la frugalité, la sobriété voire une certaine austérité dans la consommation matérielle. «Une personne heureuse, note Hervé Martin, ne consomme pas d'antidépresseurs, ne consulte pas de psychiatres, ne tente pas de se suicider, ne casse pas les vitrines des magasins, n'achète pas à longueur de journées des objets aussi coûteux qu'inutiles, bref, ne participe que très faiblement à l'activité économique de la société». Une décroissance voulue et bien pensée n'impose aucune limitation dans la dépense des sentiments et la production d'une vie festive, voire dionysiaque.

On peut conclure avec Kate Soper : «Ceux qui plaident pour une consommation moins matérialiste sont souvent présentés comme des ascètes puritains qui cherchent à donner une orientation plus spirituelle aux besoins et aux plaisirs. Mais cette vision est à différents égards trompeuse. On pourrait dire que la consommation moderne ne s'intéresse pas suffisamment aux plaisirs de la chair, n'est pas assez concernée par l'expérience sensorielle, est trop obsédée par toute une série de produits qui filtrent les gratifications sensorielles et érotiques et nous en éloignent. Une bonne partie des biens qui sont considérés comme essentiels pour un niveau de vie élevé sont plus anesthésiants que favorables à l'expérience sensuelle, plus avares que généreux en matière de convivialité, de relations de bon voisinage, de vie non stressée, de silence, d'odeur et de beauté... Une consommation écologique n'impliquerait ni une réduction du niveau de vie, ni une conversion de masse vers l'extra-mondanité, mais bien plutôt une conception différente du niveau de vie lui-même.
Extrait de : A bas le développement durable ! Vive la décroissance conviviale !
Source : decroissance (PDF)








A Voix nue par Thierry Paquot
Serge Latouche, objecteur de croissance (29.04.-03.05.2013)





Voir aussi la page : Un projet de décroissance

 

vendredi 3 mai 2013

Que faire ? Klaus Wiegandt



QUE FAIRE ? KLAUS WIEGANDT
Klaus Wiegandt est né en 1939 à Stettin, en Allemagne. Président du comité directeur de Metro, le géant allemand de la distribution, il lâche tout pour créer en 1998 sa fondation, le Forum für Verantwortung (Fondation pour la responsabilité). A 60 ans, il entend « rembourser ce que la société lui a donné ». Selon le mensuel Manager Magazin, Klaus Wiegandt aurait injecté 2,3 millions d'euros issus de sa fortune personnelle.

Chacun d’entre nous peut apporter une contribution essentielle, simplement en réfléchissant au gaspillage dont il se rend responsable. Et en se demandant ensuite : « Quelle part de mes dépenses, de ma consommation, est véritablement liée à ma qualité de vie ? A quoi pourrais-je renoncer, sans pour autant amoindrir ma qualité de vie ? »
"Le « juste prix écologique » est l’un des aspects-clés du développement durable.
Dans le système économique mondial actuel, presque tous les prix sont erronés. Parce que les coûts liés à la production et à l’utilisation des ressources, au lieu d’être calculés selon leur impact, sont en fait supportés par la collectivité. C’est ce que les scientifiques appellent "l’externalisation des coûts". Cela entraîne des distorsions grotesques au sein de l’économie mondiale. Notamment en matière d’emploi.
Prenons l’exemple d’un entrepreneur de la filière bois qui agit en gestionnaire avisé. Une fois les arbres abattus et débités en planches, il fait charger le bois sur un bateau à destination de la Chine. Le bois est transformé en Chine puis renvoyé en Allemagne. Cette démarche, qui est une aberration écologique, est néanmoins une nécessité économique. Car si cet entrepreneur y renonçait, alors que ses concurrents y recourent, il ne serait plus compétitif. Cette aberration est possible parce que les prix de l’énergie sont beaucoup trop bas et parce les coûts induits sont supportés par la collectivité, et non pas directement imputés au produit."
Source : Arte
   

La face cachée du pétrole



Eric Laurent, La face cachée du pétrole, 2010
Des premiers forages de Rockefeller en 1860 à la récente guerre en Irak, le pétrole aura été le véritable moteur de l’histoire tragique du XXe siècle. Matière première vitale, stratégique, il a été au coeur de tous les calculs politiques. Tant et si bien que l’univers du pétrole est dominé depuis toujours par l’opacité et ladésinformation. "La face cachée du pétrole" lève le voile sur des secrets soigneusement cachés et donne des clés pour comprendre les enjeux autour du pétrole, alors qu’une véritable guerre des ressources est engagée.
1. Le partage du monde
Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952…
2. Les grandes manipulations
Le second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois, l’homme au coeur de cette stratégie, Roger Robinson, explique comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…
Source : Arte 
 

jeudi 2 mai 2013

Pauvre de nous



PAUVRE DE NOUS, documentaire de Ben Lewis (2012, 52mn)
Du Néolithique à la crise actuelle du capitalisme, une histoire de la pauvreté éclairée par les propos d’experts renommés.
Historiens et économistes, dont Joseph Stiglitz, lauréat du Nobel d’économie, décrivent les multiples facettes de la misère selon les époques et les régions du monde. Aux temps préhistoriques, l’extrême précarité était le lot commun de tous les chasseurs-cueilleurs tandis qu’au Moyen Âge, elle semble devenir le moteur du système, avec la charité comme seul remède. La pauvreté serait-elle la conséquence des déprédations et de la colonisation ? L’internationalisation des échanges et l’industrialisation seraient-elles à la racine du mal ? Des séquences d’animation viennent illustrer cette odyssée chronologique. Le film met en scène de multiples personnages plus pauvres les uns que les autres, et nous confronte à la misère moderne et à son origine principale : les inégalités...
Source : Arte


mardi 30 avril 2013

Que faire ? Ernst Ulrich Von Weizsacker



QUE FAIRE ? - ERNST ULRICH VON WEIZSÄCKER
Scientifique et homme politique allemand, Ernst Ulrich von Weizsäcker est l'auteur d'une théorie qu'il a baptisée "révolution de l'efficience".
Source :  Arte

Dissocier prospérité et consommation
Nous devons, de toute urgence, apprendre à vivre avec une empreinte écologique moindre, réduire notre consommation d’énergie et d’eau, réduire la consommation de minéraux et autres ressources.
"Le « decoupling », « découplage », en français, véhicule la notion suivante : jusqu’à présent, le bien-être a toujours été « couplé » de manière linéaire à la consommation additionnelle de ressources. Ou à l’émission de CO2 ...
La consommation d’énergie, d’eau etc, a toujours été liée au bien-être. Ou inversement : le bien-être, est lié à la consommation de ressources.
Et ça, nous devons le « découpler ».
Le bien-être peut continuer à augmenter, je n’ai absolument rien contre. Mais la consommation de ressources doit se découpler. Elle doit diminuer. En d’autres termes : il s’agit de maintenir la richesse, mais en consommant moins d’énergie, moins d’eau, moins de minéraux."
Source : Arte
Voir aussi : wikipedia


lundi 22 avril 2013

Objecteurs de croissance






Terre à terre par Ruth Stégassy
Un projet de décroissance (20.04.2013)
Avec Vincent Liegey, objecteur de croissance, co-auteur du livre « Un projet de décroissance : manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d'Autonomie (DIA), Ed, Utopia, 2013.

Site officiel : projet-decroissance


« Sans un minimum de ressources, le nouveau citoyen ne peut vivre pleinement les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité », déclarait Thomas Paine en 1792. Et pourtant deux siècles plus tard cette idée semble être restée lettre morte. Les produits de haute nécessité ne sont toujours pas accessibles à tous : logement, alimentation, vêtements, énergie et eau potable, éducation, santé, convivialité.
Et pourtant nos sociétés, qui n’ont jamais été aussi riches, s’arcboutent sur l’accumulation croissante de richesses pour atteindre cet idéal. Et si la résolution des inégalités ne passait pas par une croissance infinie ?
A travers la critique radicale de la société de Croissance, du développement, du capitalisme et du productivisme, les objecteurs de croissance proposent un outil économique, social et d’émancipation, permettant d’échapper aux effets d’une récession sans en appeler à toujours plus de croissance. La DIA (Dotation Inconditionnelle d’Autonomie), couplée à un Revenu Maximum Acceptable (RMA), est un outil pour sortir de l’impasse destructrice vers laquelle nous entraîne toujours plus vite la société de Croissance.
Au-delà d’un simple correctif, la DIA vise à susciter dialogues et débats sur ce qu’est le « vivre ensemble », sur la manière de créer « plus de liens » sans pour autant créer « plus de biens ».
Ce manifeste pour une DIA débute par les origines de la Décroissance et propose des pistes, des réflexions susceptibles d’initier une transition sereine et démocratique vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement justes.
En cela, il représente un projet de Décroissance.
Un projet de Décroissance, Manifeste pour une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Christophe Ondet et Anisabel Veillot, éditions Utopia, janvier 2013.
Commande sur Amazon : Un projet de décroissance. Manifeste pour une Dotation inconditionnelle d'autonomie
Voir aussi la page : Revenu de base




9 autres vidéos sur : projet-décroissance

Un projet de Décroissance en Suisse – Discussion-débat autour du livre, lundi 6 mai à Genève et mardi 7 mai à Lausanne

dimanche 21 avril 2013

Je consomme donc je suis



Gene Brockhoff, Je consomme donc je suis, Allemagne, 2010

Dans la société de consommation moderne, le neuf et le beau ne suffisent plus : il faut posséder (parfois en plusieurs exemplaires) les produits dernier cri les plus performants. Les achats ne sont plus destinés à répondre à des besoins fondamentaux, mais à satisfaire nos désirs, à être enviés, à épater. Conséquence : le bonheur que procure l’acquisition d’un nouvel objet est toujours plus éphémère ; nous sommes en proie à un sentiment d’insatisfaction permanente. De plus, la durée de vie des produits ne cesse de diminuer, conduisant à l’épuisement des ressources et à l’accumulation des déchets. Derrière l’attitude de ces acheteurs boulimiques se profile un véritable scénario catastrophe. Est-il trop tard pour arrêter la machine que nous avons lancée ? Sociologues, psychologues, philosophes, spécialistes du marketing et de la publicité reviennent dans ce documentaire de Gene Brockhoff sur les limites du consumérisme et notre recherche effrénée du bonheur.
Source : Arte




samedi 6 avril 2013

Doit-on encore manger de la viande ?

MAJ de la page : Hors menu

Avec un documentaire Arte (2012)



Doit-on encore manger de la viande ?
Les amateurs de viande, toujours plus nombreux, en mangent de plus en plus. Et bien que de nombreuses études scientifiques démontrent qu’une consommation excessive de viande est mauvaise pour la santé, les habitudes alimentaires n’évoluent guère. Bien au contraire. D’après certaines estimations, la production de viande va doubler à l’échelle planétaire au cours des 35 prochaines années. Où cela nous mènera-t-il ? La Thema de ce soir présente, outre les différentes formes d’élevage en batterie, les conséquences écologiques de cette augmentation de la production de viande, qui vont de la raréfaction de l’eau potable au changement climatique en passant par la pollution de l’environnement.
Source : Arte
Dossier Arte : Doit-on encore manger des animaux ?




vendredi 5 avril 2013

Attac bancaire

Les 20 propositions d'Attac pour une véritable réforme bancaire.

Une par une, les promesses de s’attaquer à la finance, responsable de la crise, aux banques, actrices de la spéculation et bénéficiaires des rentes versées par les États, et aux gros actionnaires, avides de dividendes toujours accrus, s’envolent et vont allonger la liste des promesses non tenues.

Six ans après le déclenchement d’une crise qui ne cesse de s’approfondir parce que des politiques d’austérité se généralisent, le gouvernement français dépose un projet de loi de réforme bancaire dont l’esprit est de ne rien changer de fondamental, de telle sorte que le modèle de banque universelle perdure. S’agit-il de satisfaire une demande venant de la société, des populations ? Non. De la part des entreprises ?  Non plus. De la part de qui alors ? Des banques elles-mêmes, et plus précisément des banques les plus grosses et qui détiennent le plus de pouvoir.  En France, elle se nomment BNP-Paribas, Société générale, Crédit agricole et BPCE, et elles ont fait valoir leurs arguments et obtenu gain de cause.

Quels sont les enjeux d’une réforme bancaire ?  Pourquoi le renoncement du gouvernement à transformer le modèle des banques est-il grave ?  Et quelles sont les propositions alternatives qui permettraient de mettre au pas la finance au lieu de la rassurer et de rendre le pouvoir monétaire à la population ? C’est à ces trois questions que le présent document essaie de répondre.

Source : Attac France (14.03.13)

Une des 20 mesures est l'interdiction du Trading Haute Fréquence.


mercredi 3 avril 2013

The Pirate Bay



(Si besoin est cliquez sur CC pour choisir vos sous-titres).

THE PIRATE BAY : FROM KEYBOARD de Simon Klose (2013), 81 min
Le procès de trois geeks suédois, fondateurs de Pirate Bay, l'une des plus grandes plates-formes de peer-to-peer du monde. Cette chronique d'une procédure judiciaire pleine de rebondissements constitue également une contribution stimulante au débat sur le téléchargement illégal.

Fondé en 2004, The Pirate Bay entendait permettre à ses millions d’utilisateurs, aux quatre coins du globe, d’échanger des fichiers audio et vidéo hors de tous les circuits commerciaux traditionnels – à la grande fureur de l’industrie cinématographique et musicale. Au terme d’un procès très médiatisé, un tribunal suédois a prononcé des peines de prison ferme et ordonné le versement de millions de dollars de dommages et intérêts à l’encontre de trois de ses principaux membres. Dans ce documentaire, chronique de cette longue procédure judiciaire, les trois jeunes geeks, Gottfrid Svartholm Ward, Fredrik Neif et Peter Sunde – leur souriant porte-parole et le plus politisé du groupe –, apparaissent comme trois garçons aux profils et aux motivations bien différents. De ce portrait de hacker en jeune homme, "les fondateurs de The Pirate Bay ne ressortent pas forcément grandis, mais plus humains", écrit Damien Leloup dans Le Monde. Le documentaire ne fait en effet l’impasse ni sur leurs traits de caractère les moins sympathiques – humour douteux, propos racistes – ni sur les zones d’ombre de l’aventure – liens avec l’extrême-droite, interrogations de la cour autour des recettes publicitaires. Surtout, de la visite des serveurs aux liens tissés entre The Pirate Bay, le tout jeune Parti des Pirates suédois et WikiLeaks, il propose une immersion passionnante dans l’univers du "crime désorganisé". Présenté en février à la Berlinale (en ouverture de la section Panorama documentaires), ce film de Simon Klose vient nourrir le débat sur les droits d’auteur dans une société de plus en plus interconnectée.
Source du texte : Arte
Diffusion :  aujourd'hui (mardi 02 avril) à 22h25

Site officiel : the pirate bay

lundi 4 mars 2013

Hors menu



Doit-on encore manger de la viande ? (2012)
Les amateurs de viande, toujours plus nombreux, en mangent de plus en plus. Et bien que de nombreuses études scientifiques démontrent qu’une consommation excessive de viande est mauvaise pour la santé, les habitudes alimentaires n’évoluent guère. Bien au contraire. D’après certaines estimations, la production de viande va doubler à l’échelle planétaire au cours des 35 prochaines années. Où cela nous mènera-t-il ? La Thema de ce soir présente, outre les différentes formes d’élevage en batterie, les conséquences écologiques de cette augmentation de la production de viande, qui vont de la raréfaction de l’eau potable au changement climatique en passant par la pollution de l’environnement.
Source : Arte Dossier Arte (doit-on encore manger des animaux ?)

* * *



Les animaux doivent être retirés des menus (2012)
Conférence de Philip Wollen
(Cliquer sur CC pour activer les sous-titres)

Le Roi Lear, tard dans la nuit sur les falaises demande au comte de Gloucester aveugle « Comment voyez-vous le monde ? »
Et l’aveugle Gloucester répond : «Je le vois avec émotion ».
Ne devrions-nous pas le voir ainsi ? (...)

Source (et suite) de la transcription : vincentgaliano




Earthling (2005) de Shaun Monson

mercredi 27 février 2013

Les Etats au service des banques



QUAND L'EUROPE SAUVE SES BANQUES, QUI PAYE ?
50 milliards d'euros en Grèce, 70 milliards en Irlande, 40 milliards en Espagne : au sein de la zone euro, les États se sont vus contraint les uns après les autres - moyennant des sommes astronomiques - de venir en aide aux banques pour compenser les pertes subies suite à des prêts pourris. Mais qui sont les bénéficiaires de telles opérations ?
C'est en posant cette question très simple qu'Harald Schumann, essayiste en économie et brillant journaliste, sillonne l'Europe. Et obtient des réponses pour le moins sidérantes. Car ceux qui ont été "sauvés" ne se trouvent pas - comme on tend à vouloir nous le faire croire - dans les pays en détresse, mais surtout en Allemagne et en France. En effet, une part importante des sommes débloquées finit dans les caisses des créanciers de ces banques sauvées. Quant aux financiers qui ont fait de mauvais investissements, ils se retrouvent protégés contre toute perte aux frais de la collectivité. Et ce contrairement aux règles de l'économie de marché. Pourquoi ? Qui encaisse l'argent ?
(Allemagne, 2013, 52mn)
Source : Arte 7

dimanche 24 février 2013

La fin de la pauvreté ?



La fin de la pauvreté, de Philippe Diaz, USA, 2008

Plus de 1 milliard de personnes vivent avec moins de 1 dollar par jour
2,7 milliards de personnes luttent pour survivre avec moins de 2 dollars par jour.
Avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ?
S’aventurant au-delà des réponses « populaires » sur les origines de la pauvreté, « LA FIN DE LA PAUVRETÉ ? » se demande si ses véritables causes ne viennent pas d’une orchestration des pays riches pour exploiter les plus pauvres, de l’époque coloniale à aujourd’hui.
Les peuples qui luttent contre la pauvreté répondent, condamnant le colonialisme et ses conséquences : appropriation des terres, exploitation des ressources naturelles, dette, néolibéralisme, demande permanente de croissance et mise en place d’un système économique dans lequel 25% de la population mondiale utilise 85% des richesses.
Des favelas d’Amérique Latine aux bidonvilles d’Afrique, des économistes de renom, des personnalités politiques et des acteurs sociaux révèlent comment les pays développés pillent la planète; un saccage qui menace ses capacités à soutenir la vie et accroît toujours plus la pauvreté.
Plus de 800 millions de personnes se couchent avec la faim tous les jours… dont 300 millions d’enfants.
Toutes les 3 secondes, une personne meurt de faim, en majorité les enfants de moins de 5 ans (Chiffre des Nations Unies).
« Aujourd’hui, si tout le monde vivait comme les Américains, il nous faudrait 6 planètes; en 2050, il nous en faudrait 30 » Serge LaTouche, Économiste.
Source (et site officiel) : lafindelapauvrete

jeudi 7 février 2013

Web mafia



AUX PRISES AVEC LA MAFIA DE L'INTERNET
En postulant sur Internet pour un petit boulot, Ursula M., une paisible retraitée de Leipzig, était loin de se douter qu'elle se retrouverait membre d'un réseau de blanchiment d'argent. Elle fait ainsi partie des 70% d'Allemands à avouer avoir été victimes d'arnaques en ligne. Évoluant très vite, la cybercriminalité comprend aussi bien la simple imposture que des montages complexes jouant sur les différentes réglementations nationales et capables de déstabiliser tout un pays. Lauri Altman était secrétaire d'État à la Défense en 2007, lorsque son pays, l'Estonie, a subi la plus grande attaque informatique de l'histoire. Il raconte la paralysie des sites gouvernementaux, des banques, des télécommunications, et les émeutes et pillages qui s'en sont suivis.
(Allemagne, 2012, 76mn)
Date(s) de rediffusion :
Vendredi, 8 février 2013, 09h45
Mercredi, 20 février 2013, 13h55
Source : Arte 7

mercredi 3 octobre 2012

Noire finance ou blanches arnaques


Jean-Michel Meurice, La grande pompe à phynances (France, 2012)
Peut-on encore arrêter la finance folle ? Une enquête magistrale au cœur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui a plongé le monde dans de graves turbulences.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)… : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.Pourquoi faut-il donner de l'argent public aux banques privées en faillite ? C'est par cette question sans ambiguïté que s'ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d'un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n'était pas gagné d'avance, tant est opaque l'univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s'inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d'animation, retrace l'histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l'économie mondiale, au profit d'une spéculation criminelle.
Source du texte : Arte






Jean-Michel Meurice, Le bal des vautours (France, 2012) Le second volet montre comment, à travers l'éclatement de la bulle immobilière et la crise des subprimes des années 2000, le "piège à pauvres" s'est refermé. Il décortique les rouages de la "machine à dette" et expose avec clarté les logiques boursières qui ont mené à la crise mondiale actuelle. Dénonçant l'impunité des "banksters" et leur emprise sur la classe politique occidentale (aux États-Unis, on parle même d'un "gouvernement Goldman Sachs"), les réalisateurs concluent leur enquête sur un chiffre éloquent : les principaux dirigeants financiers mondiaux totalisent 95 milliards de dollars de salaire alors qu'ils ont accumulé 1 000 milliards de perte...
Source du texte : Arte



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