dimanche 29 avril 2012

La lune dans tous ses états

Fin de semaine avec l'astre nocturne - dont l'apparition dans le ciel définit le premier jour du mois lunaire. Il en va ainsi pour le calendrier musulman mais aussi pour les calendriers luni-solaires (prenant en compte les saisons), hébraïque, bouddhiste, chinois, tibétain, ...

Nouvelle lune, croissant de lune, pleine lune, lune décroissante ou lune noire :



Face cachée de la lune (première vidéo par la NASA, janvier 2012) :



Il était une fois...

 

Voyage dans la lune (2012) :





Voyage dans la lune par Meliès (1902), N/B et colorisé :





Premiers pas sur la lune (1969) - la vraie histoire que l'on vous a caché : 




Voir aussi : 1969, en direct de la lune / Moonwalk




jeudi 26 avril 2012

Françoise Bonardel


Agrégée de philosophie, titulaire d'un doctorat d'État ès-lettres et sciences humaines, Françoise Bonardel est Professeur à l'Université de la Sorbonne où elle enseigne la Philosophie des religions. Spécialiste des doctrines de l'hermétisme, de l'alchimie et du bouddhisme, ses travaux récents s'orientent vers une étude des finalités de la culture (culture, identité, sagesse). Il est question d'une troisième voie qui serait proprement européenne, la renaissance spirituelle à travers la « grande culture » de la Renaissance et des Lumières, entre ces deux écueils que sont l'enracinement patriotique et le relativisme d'une société de consommation mondialisée.
Source du texte : wikipedia
Autre biographie : Baglis TV


Bibliographie :
- Des héritiers sans passé. Essai sur la crise de l'identité culturelle européenne, La Transparence, 2010.
- Bouddhisme et philosophie en quête d'une sagesse commune, L'Harmattan, Ed. 2008
- Petit dictionnaire de la vie nomade, Ed. Medicis Entrelac, 2005
- Les pouvoirs de la musique à l'écoute du sacré, Dervy, 2005
- Transhumances, Ed. Fata Morgana, 1999
- Philosopher par le feu, Ed. du Seuil, 1998, rééd. Almora, 2009.
- L'irrationnel, coll. "Que sais je ?" (3058), PUF, 1996, rééd. 2005
- Philosophie de l'alchimie - Grand œuvre et modernité, Ed. PUF, 1993 (thèse d'État)
- Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini, Ed. Balland, 1987.
- L'hermétisme, coll. "Que sais je ?" (2247), Ed. PUF, 1985, rééd. Dervy, Albin Michel,  2002 sous le titre La voie hermétique.
Traductions, Contributions, Articles, Compte rendus, Communications, Emissions : voir sur Baglis TV
En ligne :
Françoise Bonardel sur France Culture (For intérieur)
Aperçus sur l'Hermétisme sur Baglis TV


Sous le nom d'alchimie se sont en effet rencontrées au fil des siècles une oraison visionnaire et une pratique (Ora et Labora) sans aucun doute issues des secrets de métier antiques, mais connaissant à partir du XIIIe siècle en occident un développement sans précédent auquel l'art des distillations alors florissant devait apporter une maîtrise technique, infléchissant aussi de ce fait une part de la recherche alchimique vers la fameuse abstraction ou extraction de Quinte-Essence qui, sans contredire le projet initial (purification des métaux), ne l'orientait pas moins vers une finalité plus spécifiquement médicale (eaux-de vie, essences diverses). Largement tributaire des conceptions antiques relatives aux quatre éléments et à la théories des exhalations telle que l'exposèrent Aristote et Proclus (Commentaire sur le Timée de Platon), la "philosophie" de l'alchimie devait prendre appui sur ces acquis pour développer une vision de la croissance des métaux dans les entrailles de la terre qui, associée à celle de l'unité de la matière déjà postulée par les alchimistes grecs, fut surtout dynamisée par l'embryologie spirituelle propre à cet art postulant que la Nature ne peut qu'aspirer à la perfection, symbolisée par l'Or, et cela dans les trois règnes (animal, végétal et minéral) dont est composée la Création : "Cette croyance aux multiples états de l'Etre, et à la possibilité de passer d'un niveau à l'autre, constitue le cadre général d'une tradition dont l'origine se perd dans la nuit des temps" (Seyed Hossein Nasr, "La tradition alchimique, Sciences et savoir en Islam, trad. fr. Paris, Sindbad, 1990, p. 267). (...)

Une tradition bien établie veut que l'Egypte ait été le berceau de l'hermétisme comme de l'alchimie, cet "art divin" dont le secret aurait été révélé par l'ange Amnël à Isis dont il était épris, laquelle aurait à son tour transmis à son fis Horus l'enseignement d'Hermès dont l'âme possédait "le lien de sympathie avec les mystères du ciel" (Corpus Hermeticum). La mort et la résurrection solaire d'Osiris semblaient par ailleurs devancer celle du Christ et symboliser le destin de la "matière" mise en oeuvre par les alchimistes. Si l'Egypte demeure bien le coeur, le foyer de la révélation attribuée à Hermès Trismégiste, nombre d'alchimiste occidentaux en élargirent le rayonnement à tout le bassin méditerranéen et moyen-oriental (Chaldée, Mésopotamie, Perse, Palestine).
Une sorte de tradition primordiale et orientale vit ainsi le jour, dont l'antériorité vénérable parait attester la supériorité sur le monde grec. Parfois rangés parmi les "faiseurs d'or", les philosophes grecs sont alors crédités de n'avoir pas encore trahi, comme le feront leur successeurs, la vraie philosophie révélée par Hermès Trismégiste, trois fois "grand" en ce qu'il aurait été à la fois Philosophe, Prêtre et Roi (Michael Maier). Qu'on rapporte l'origine à la triade égyptienne (Osiris, Isis, Horus) ou à une filiation élargie, la transmission ininterrompue des secrets propres au "sacerdoce" alchimique invite à se demander si une simple chimère aurait pu susciter une telle pérennité, assortie d'une si impressionnante "conformité d'idées et de principes" (Dom Pernety). (...)
Extraits de : Philosopher par le feu
Commande sur Amazon : Philosopher par le feu : Anthologie de textes alchimiques





Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir, Leili Anvar
L'alchimie avec Françoise Bonardel 


Les Racines du ciel par Frédéric Lenoir, Leili Anvar
Les enjeux spirituels de la culture avec Françoise Bonardel (09.03.2014)



Des héritiers sans passé (Baglis TV)



Enseignement, transmission et tradition (Baglis TV) avec la participation de Stéphane Arguillère




Pour un bouddhisme occidental (Baglis TV)

mercredi 25 avril 2012

Patrick Burensteinas

Auteur, conférencier et formateur international, Patrick Burensteinas est reconnu autant pour son enthousiasme, sa convivialité et son esprit de synthèse que pour sa faculté à vulgariser les principes et notions de l'Alchimie.
Scientifique de formation, il s'est très jeune intéressé à l'Alchimie, trouvant dans cette science une résonance avec ses propres recherches. Pour lui il, n'y a pas de différence entre la science et l'Alchimie; ce ne sont que deux points de vue différents.
Source (et suite) du texte : Orifaber


Bibliographie :
- Le Mont Saint-Michel, Ed. Trajectoire, 2014
- Heptalion, Ed. Mercure Dauphinois, 2013
- Chartres, Cathédrales alchimique et maçonnique, Ed. Trajectoire, 2012
- De la Matière à la Lumière, Pierre philosophale, modèle du monde, Ed. Le Mercure Dauphinois, 2009
- Le Disciple, trois contes alchimiques, Ed. Le Mercure Dauphinois, 2004
- La Trame, Se soigner par l'énergie du monde, Ed. Le Mercure Dauphinois, 1997
Filmographie :
- Le Voyage Alchimique, réalisation Georges Combes, 7 DVD + 1 livret, 2008
En ligne :
Sites officiels : Orifaber / La Trame (Thérapeutique) / Le voyage alchimique (DVD) / Transnutrition (Médicaments)


Prenez deux cuisiniers qui ont la même formation, les mêmes produits, qui ont les mêmes outils. Demandez-leur de faire les mêmes plats. Il y en a un qui fera un plat délicieux et l'autre cuisinera un plat moyen. Ils auront utilisés les mêmes produits. Le premier cuisinier a le tour de main, le petit quelque chose en plus. Et bien, c'est cela l'alchimie ! L'interaction entre l'opérateur et la matière sur laquelle il opère, et réciproquement d'ailleurs. Ce n'est pas quantifiable.
Mais l'art n'est pas quantifiable non plus ! L'art, d'ailleurs, est une fenêtre sur l'éternité. Une oeuvre d'art, j'entends une véritable oeuvre d'art, nous rend immobiles.
Par exemple, en regardant une sculpture vous restez bouche bée. Par contre, avec d’autres oeuvres, vous pouvez ne pas être immobilisés et vous êtes agités par diverses émotions. C'est que l'artiste s'est débarrassé de ses émotions dans son oeuvre, et quand vous la regardez elle vous les communique. Il a réussi son coup ! Mais il y a certains artistes qui sont capables de transmuter leurs émotions pour ouvrir des fenêtres sur la Lumière. (...)

Cette Lumière n'est pas la lumière visible qui est déjà une forme.
Pour retrouver la Lumière, c'est la quête de l'immobilité et de l'alignement. Quand vous êtes sur le chemin, vous êtes en mouvement. Quand vous êtes le chemin vous êtes immobile.
Le but de l'alchimie est de transformer la matière en Lumière (énergie), ce qui est l'inverse du mouvement de la création qui, elle, densifie la Lumière et la transforme en matière. (...)

Tant que le corps n'est pas transformé en Lumière, il subit toujours une pression et à la seconde où il est transformé en Lumière il ne subit plus de pression.
On repousse la Lumière en disant : "Moi, je ne veux pas qu'elle vienne", c'est comme si la Lumière ne demandait qu'une seule chose, c'est de rentrer dans la matière et nous faisons tout ce que l'on peut pour la repousser. Il y a toutefois une raison à cela, c'est qu'on a une forme et qu'on veut la garder. Cette forme, c'est la seule chose qui nous empêche de trouver cette Lumière.
On y tient à notre forme ! D'ailleurs on demande à quelqu'un : "Tu es en forme ?". Et s'il ne va pas bien c'est qu'il n'est pas en forme, pourtant il n'a jamais été aussi près d'aller mieux ! (...)
Extrait de : De la Matière à la Lumière
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L'alchimiste considère que la matière est composée de trois parties :
La première est la partie la plus fixe d'un corps. Par exemple, preniez une plante, calcinez-là, il restera toujours quelque chose. Ce quelque chose d'indestructible est appelé par l’alchimiste le Sel. Le sel étant l'ultime matière, a la particularité de fixer le volatil, c'est-à-dire de retenir, de piéger les matières plus subtiles. Par exemple le sel de cuisine fixe l'eau, mettez du sel dans un lieu humide, il deviendra instantanément humide.
La seconde partie d'un corps est la partie active. Par exemple, pour la plante ce sera une huile essentielle. L'alchimiste appelle cette deuxième partie le Soufre. Encore une fois, c'est un principe et non point l'élément soufre.
La troisième partie est la partie la plus subtile, la plus volatile d'un corps. Pour reprendre l'exemple de la plante, si je distille cette plante, je récupère de l'alcool, un corps volatil : l'esprit de la plante. C'est sans doute pour cela qu'il a été appelé un spiritueux. les alchimistes nomment ce principe le Mercure.

L'alchimiste décompose son travail de recherche également en trois parties :
La première est appelée l'oeuvre au noir.
La première chose à faire pour trouver les trois parties à l'intérieur d'un corps, c'est de le décomposer. Quand on met quelque chose à décomposer, le mélange devient noir. Ensuite nous volatilisons la matière, les Anciens ont donc tout naturellement choisi pour cette opération un volatil noir comme symbole, un corbeau. Lors de cette décomposition s'expriment les trois principes que nous avons vus plus haut : le sel, le soufre et le mercure.
La deuxième partie est appelée l'oeuvre au blanc.
Elle consiste à purifier ces trois principes pour les recomposer mais pas n'importe comment. Reprenons l'exemple de la plante. Si nous mélangeons les cendres, l'huile essentielle et l'alcool ensemble et que nous mettions le tout dans un shaker, ce qui en ressortira sera une infâme bouillasse. Un ordre particulier doit être observé : le soufre et le mercure doivent d'abord être assemblés, c'est ce qu'on nomme les noces chimiques.  Le premier résultat de ce mélange s'appelle une teinture. Ensuite, nous lions cette teinture avec le sel, nous fixons le volatil. C'est l'oeuvre au blanc ou la licorne (lier par la corne, par le milieu du front).
Enfin la troisième partie, l'oeuvre au rouge.
Si le mélange est correctement fait, la conjonction entre notre produit et le reste de l'univers se fait et un produit rouge monte à la surface de notre sel blanc. L'oeuvre au rouge ou le rebis, la cohabitation pacifique des contraires. Ce produit rouge est la quintessence, la cinquième essence, l'essence indifférenciée dont son issues les autres. (...)
Extrait de : La Trame
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Interview (OCIRP, 2013)

MAJ de la page : Patrick Burensteinas



L'Alchimie au service du bonheur personnel (widoobiz, 2013)



Alchimie, communication et entreprise (widoobiz, 2013)



L'Heptalion : Alchimie, clefs et secrets de la pierre philosophale (widoobiz, 2014)



Alchimie (moodstep, 2013)




Les Eléments (Part 01/02) - R.I.M (Radio ici et maintenant, 2005)





Energie positive (Part 01/02/03) - R.I.M (Radio ici et maintenant, 2012)



Extrait de : Le Voyage Alchimique (7 DVD + 1 livret), 2008
Commande : Le Voyage Alchimique

Autres vidéos voir la page : MAJ


mardi 24 avril 2012

Barry Long


Barry Long est né a Sydney en 1926 et il a passé les 38 premières années de sa vie en Australie. Il a commencé à travailler pour les médias, d’abord comme garçon de bureau pour finir comme éditeur d’un journal du dimanche de Sydney. C’était un jeune homme ambitieux, à l’aise dans un monde de concurence et de matérialisme. A un moment donné il fut secrétaire de presse du leader de l’opposition au Parlement de la Nouvelle Galles du Sud. Il se maria et devint père de famille. Cependant sa carrière de cadre entreprenant et de père de famille dévoué fut de courte durée.
Source (et suite) du texte : barry long web


Bibliographie (en français) :
- La Méditation, cours de base en dix leçons, éditions Altess, 1996.
- Faire l’amour de manière divine, éditions Altess, 1998.
- Intuitions sur l’origine, éditions du Relié, 2001.
- Seule meurt la peur, éditions du Relié, 2007.


LA VÉRITÉ DE LA VIE SUR TERRE
Je vais vous parler de la vérité de la vie sur terre. Mais vous n’allez pas aimer cela.

Vous n’allez pas aimer cela car vous connaissez déjà cette vérité et vous avez choisi de l’oublier. Vous êtes résolu à ne pas vous la rappeler. Ainsi, vous allez vous trouver des excuses pour ne pas l’entendre, pour l’éviter et continuer à l’oublier. La voici:

Vous n'avez pas le droit d'être malheureux - jamais.

Mais vous pensez avoir ce droit. Ainsi, dans votre ignorance, vous vivez intimement et de plein gré avec le malheur; vous avez fait de lui un partenaire de votre vie. A tout moment, vous avez tendance à être déprimé, morose, soucieux, rancunier, frustré, agité et maussade. On ne peut compter sur vous pour rester longtemps hors de votre malheur. Il vous est plus proche et plus cher que n’importe quel homme, quelle femme ou enfant dans votre vie. Ainsi, il s'insinue régulièrement entre vous et les autres, plongeant même vos plus précieux rapports humains dans la discorde et la dispute. Inébranlable, vous persistez cependant à vivre au travers de vos émotions aiguës et créatrices de trouble, forçant vos proches à les supporter également et ceci, jusqu’au moment où il vous convient à nouveau d’être agréable et gentil . . . jusqu'à la prochaine fois.

L'horreur c’est que vous croyez qu'il est naturel sur terre de vivre de cette façon. Ainsi, vous tolérez vos humeurs sordides et malheureuses et vous les excusez. Et ainsi, par l’exemple qu’ils ont de vous, vous contaminez les enfants de cette terrible maladie dénaturée. Pendant ce temps, vous croyez être digne d'affection ou mériter que l'on vous aime davantage. Vous êtes irresponsable. Vous déshonorez la vie sur terre. Parce que c'est votre malheur que vous aimez et non la vie.

Vous en doutez? Alors, mettons votre intégrité à l'épreuve.
La prochaine fois que vous êtes de mauvaise humeur, irritable, soucieux, que vous ruminez en silence ou que vous êtes déprimé ou impatient, serez-vous prêt à y renoncer immédiatement, sur le champ, et à revenir à la vie? Ou allez-vous, obstinément, vous accrocher à cette monstruosité qu'est votre malheur? Allez-vous prendre sa défense? Vous attacher avec acharnement à votre droit d'être malheureux? Vous battre pour cela? Comme, peut-être, vous avez tendance à le faire maintenant? Quelque chose que vous défendez avec tant de dévotion et de loyauté est forcément quelque chose que vous aimez.

Vous avez choisi la solution de facilité qui consiste à oublier que votre malheur vous appartient, à vous seul. Vous seul en êtes responsable, et c’est votre contribution personnelle au malheur sur terre. Ceci ne peut demeurer en vous qu’aussi longtemps que vous êtes suffisamment égoïste, puéril et insensible pour vous en accommoder. Personne ne peut s'en débarrasser pour vous. Personne d'autre ne veut de votre malheur, sauf vous.

Pourquoi êtes-vous donc malhonnête avec vous-même?
Pourquoi, lorsque vous êtes malheureux, continuez-vous à vous plaindre que vous ne voulez pas être malheureux? Alors que c’est vous qui créez cet état sans arrêt et qui vous y accrochez?
Maintenant, laissez-moi vous rappeler la vérité de la vie sur terre.

Vous n’avez pas le droit d’être malheureux, jamais - car la vie
est bonne.

Et la vie est toujours bonne en cet instant. Vous n'avez qu'à demander à quelqu’un d’appuyer un coussin sur votre visage, maintenant, ou lorsque vous êtes malheureux, et vous comprendrez. Qu'on vous dise que vous avez le cancer et qu'il vous reste un mois à vivre, et voyez comment tous vos problèmes, chaque lamentable petit bout de malheur de votre vie actuelle, disparaissent comme par miracle. Immédiatement, vous découvrirez que la vie est bonne. Et qu'elle est bonne maintenant, en ce moment et à chaque instant.

Vous réaliserez alors que la vie n'est ni hier ni demain, qu’elle ne se déroule pas dans le pays malheureux des rêves du passé et du futur, dans lequel vous donnez naissance et couvez votre morosité et votre rancoeur. Quel que soit le jour de votre mort - et il est toujours plus proche que vous ne le pensez - votre seul souhait sera d'avoir réalisé la vérité de la vie.
Doit-on vous forcer à voir la mort en face pour que vous reconnaissiez que la vie est bonne?

II n'y a pas de malheur dans les événements.

Tout malheur réside en vous - dans votre façon de vous accrocher au droit d’être malheureux parce que les choses ont changé, comme elles doivent. Personne ne peut échapper aux événements de la vie. Mais dans l’aveuglement dû à votre état malheureux, vous manquez de voir que les événements qui vous choquent ne sont là que pour provoquer votre éveil et vous faire réaliser la vérité de la vie. Tel est le sens de la vie, celui que vous avez également choisi d’oublier.

Vous avez toujours une bonne excuse pour justifier votre malheur. Vous en rejetez toujours la responsabilité sur quelqu’un ou quelque chose; mais, jamais sur vous-même, qui êtes pourtant le seul à blâmer. La colère couve en vous quant à ce que l’on vous a fait. Vous êtes amer ou vous broyez du noir parce qu’on vous a abandonné, qu’on vous a trahi, qu’on vous a laissé tomber. Ou bien vous êtes inconsolable, accablé de douleur, parce qu'un amant, quelqu'un que vous aimez est mort ou vous a quitté, parce que vous avez perdu votre travail ou votre argent.

C'est ainsi que vivent la plupart des gens. Mais ce n'est pas la vie. Vivre de cette manière-là, en ignorant la vérité de la vie, est traumatisant ou douloureux, parce que toute chose pour laquelle vous vivez est appelée à disparaître, à changer ou à se terminer - alors que vous continuez d'espérer le contraire. Essayer de vivre d’une manière si désespérée, si dénuée de bon sens, voici ce qu’est le malheur.

Vous n’êtes pas juste en train de vivre. Vous êtes la vie.

Vous êtes la vie elle-même, la vie en personne sur cette terre. Et vous êtes la vie en permanence, au-delà des hauts et des bas de votre personnalité - pas seulement de temps en temps. La vie ne change ni ne disparaît. La vie continue. N’y a-t-il jamais eu un moment dans votre vie, où vous n'avez pas avancé, où vous ne vous êtes pas remis même de la crise la plus horrible? Bien sûr que non.

La vie est bonne parce que la vie est vraie. Et à chaque instant, une fois que vous abandonnez le droit d’être malheureux.

Abandonnez ce droit maintenant et vous êtes libre.

Extrait de : Seul meurt la peur 

Commande sur Amazon : Seule meurt la peur
Source et autres textes : barry long web

lundi 23 avril 2012

Darpan


Darpan (prononcer Darpane) est né en 1959. Il a grandi à Bevaix, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. Très tôt, il perçoit en lui un « potentiel » qu’il interprète comme un besoin d’élévation; une soif qu’il tentera d’étancher de mille façons, en cherchant notamment des réponses à travers plusieurs voyages autour du monde, en pilotant des avions et en se tournant vers le champ naissant des thérapies alternatives. Il s’engage alors dans une quête, toute aussi passionnante qu’épuisante, sans parvenir à comprendre et à réaliser la nature de ce qui vit en lui.
Source (et suite) du texte : vent d'éveil


Bibliographie :
- L'Aventure intérieur, Se libérer de la souffrance et réaliser sa propre nature, Ed. du nouvel homme, 2010.
- Les saisons spirituelles, (livres de photographies), 2011
Site internet : aventure intérieure
Blogue : aventure-intérieure

Chaine YouTube : aventure-intérieure


Parler de la vraie nature, c’est tenter de décrire l’indescriptible en utilisant des mots qui ne nous servent à expliquer les choses qu’à l’intérieur du contexte restreint de la raison.

Les limites du langage ne doivent toutefois pas nous inciter à imaginer quelque chose de phénoménal ou d’inaccessible ; notre vraie nature est plus proche de nous que notre respiration. D’une simplicité immédiate et d’une grande subtilité, elle se soustrait aisément à notre perception grossière et confinée dans ses vieilles frontières.

La vraie nature est une présence énergétique sur laquelle nous ne pouvons pas mettre de mots ni de sentiments. Elle est l’inexplicable vérité qui ne se laisse réduire à aucune définition, la profondeur vivante derrière le « je » superficiel que nous prenons pour nous-mêmes. Rien de ce que nous avons accumulé au cours de notre vie n’a le pouvoir de nous révéler ce que nous sommes. Bien au contraire, il faut nous dépouiller du superflu, abandonner toutes les idées que nous avons façonnées à notre sujet et exorciser notre château hanté de ses vieilles peines et de ses terreurs.

Notre état naturel a souvent été esquissé par ce qu’il n’est pas… Nous pouvons aisément décrire le silence comme l’absence de bruit, mais il nous est impossible de préciser ce qu’il est réellement. L’évocation de la vraie nature s’inscrit dans cette contradiction : l’essentiel échappe aux mots, car c’est avant tout la réalisation d’une vérité qu’aucun livre ni aucune personne ne peut décrire et que chacun se doit de découvrir dans sa propre expérience (...)

Nous ne pénétrons pas dans cette dimension en accumulant du savoir mais en nous dépouillant de l’inutile et du superflu, avec, à la clé, le choc de notre vie en découvrant qu’ils englobent pratiquement l’ensemble de ce que nous croyons être ! On ne s’acquitte pas d’une telle tâche en quelques jours. Il faut souvent des années pour amener notre intelligence à se séparer de la personne et à accueillir la puissance vivante de notre vraie nature.

Notre vérité essentielle est ce qui demeure quand tout ce que nous pensons être s’est effondré et lorsque le sentiment du moi est anéanti, entraînant dans sa chute l’ensemble des repères qui nous définissent.

C’est la conscience de ce qui est toujours présent une fois que le moule de la personne est brisé.

Notre vraie nature est l’espace entre nos pensées, c’est la réalité fondamentale dans laquelle prennent naissance la raison, l’émotion et le corps. Elle est un « rien » empli de notre complétude, une présence vivante, une énergie impersonnelle consciente d’elle-même. Nous sommes plus proches d’elle durant notre prime enfance, en restant silencieux, ou lorsque nous cessons de nous servir de notre énergie pour préserver notre image et nos peines.
Extrait de : L'Aventure intérieur
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Source et autres textes : aventure intérieur











Autres vidéos : 
aventure-intérieure 

vendredi 20 avril 2012

Seul, Tu es indicible...


Hymne à la Transcendance de Dieu
attribué au Pseudo-Denys l'Aréopagyte

Toi qui es au-delà de tout, est-il permis de Te chanter autrement ?

Une parole peut-elle Te célébrer ? Non, car Tu ne peux être dit par aucune. 
Seul, Tu es indicible puisque tout ce qui est dit vient de Toi. 
Un esprit peut-il Te connaitre ? Non, car Tu ne peux être saisi par aucun. 
Seul, Tu es inconnaissable puisque tout ce qui est connu vient de Toi. 
Tout ce qui parle et qui ne parle pas Te proclame d'une voix claire, 
Tout ce qui connaît et qui ne connaît pas Te rend des honneurs, 
Car tous les désirs et toutes les nostalgies de toutes choses
Se portent vers Toi, tous les êtres T'adressent une prière, 
Et tout ce qui connait Ton chiffre Te dit un hymne silencieux. 
En Toi seul tout demeure, vers Toi tout ensemble s'élance, 
Tu es la fin de tout, Tu es l'unique, le tout, le rien, 
Tu es non-un, non-tout. Innommé, comment Te nommerait-on, 
Toi, le seul innommable ? Quel esprit céleste pourrait
S'insinuer dans les ténèbres plus que lumineuses ? 
Sois favorable.

Toi qui es au-delà de tout, est-il permis de Te chanter autrement ? 

Extrait de : Proclus, Hymnes et prières, trad. Henri D. Saffrey, Ed. Arfuyen, 1994.
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jeudi 19 avril 2012

Theuth-Hermès ou Thot-Hermès ou Hermès Trismégiste


Ibis rouge
HERMOGENE - (...) Essayons encore de savoir quelle est la notion contenue dans le nom Hermès, pour vois si cet homme dit quelque chose de sensé.

SOCRATE - Bon. Il semble bien que le nom de Hermès se rapport au discours (logos) et que le fait d'être interprète (herméneus), autrement dit, messager, voleur, baratineur et habile marchand, que toute cette activité relève du pouvoir du discours. Comme nous le disions plus haut (398d,e), parler (eirein), c'est faire usage du discours et le mot qu'Homère emploie souvent : emesato, veut dire machiner. A partir de ces deux mots, le législateur nous prescrit, pour ainsi dire, de voir dans ce dieu celui qui a machiné (mesamenon) le dire et le discours : "Homme, celui qui a machiné (emesato) la parole (eirein), nous devrions l'appeler Eiré-mes", et nous, à présent, en croyant enjoliver le nom, nous l'appelons Hermès.
Platon (428-348), Cratyle, 407e, 408a,b (Oeuvres complètes sous la direction de Luc Brisson)
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Commentaire :
Platon s'amuse à faire dériver le nom d'Hermès de celui de herméneus (interprète), l'étymologie fantaisiste ressemble à un jeu de langage qui sera couramment pratiqué par les alchimistes, le rapprochement phonétique, élément-clé de la "Langue des oiseaux". Hermès, en tant que messager des dieux est aussi leur interprète. Selon le même procédé Socrate lui attribue l'invention de la parole et son fils Pan, sera identifié au discours lui-même (408 c/d).





SOCRATE - Eh bien ! j'ai entendu dire que, du côté de Naucratis en Egypte, il y a une des vieilles divinités de là-bas, celle-là même dont l'emblème sacré est un oiseau qu'ils appellent, tu le sais, l'ibis, le nom de cette divinité est Theuth. C'est donc lui qui, le premier, découvrit le nombre et le calcul et la géométrie et l'astronomie, et encore le trictrac et les dés, et enfin et surtout l'écriture. (...)
Platon, Phèdre, 274 c,d (oeuvres complètes sous la direction de Luc Brisson)
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SOCRATE - Lorsqu'un dieu ou un homme divin découvrit le caractère de la voix, comme le rapporte une tradition égyptienne à propos de Theuth, qui fut le premier à concevoir que, dans cet illimité, les voyelles ne sont pas une mais multiples, puis encore que d'autres voyelles n'ont aucune voix, mais qu'elles participent pourtant à un certain son et qu'elles ont aussi un certain nombre. Il distingua une troisième espèce, celle que nous appelons aujourd'hui les muettes, (...)
Platon, Philèbe, 18 b, c (oeuvres complètes sous la direction de Luc Brisson)
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Commentaire :
Si pour Platon Hermès est le dieu grec de la parole, Theuth est le dieu égyptien de l'écriture et de la science de la grammaire. Les deux ne sont pas formellement identifié dans le corpus platonicien, mais cette identification était déjà présente chez Hérodote, Aristoxène de Tarente ou Hécatée d'Abdère et sera courante dès le IIe siècle de notre ère.
Hermès Trismégiste (trois fois grand) sera précisément un Hermès-Theuth (ou Thoth), fruit de la rencontre entre la Grèce et l'Egypte sur la terre d'Alexandrie.

Le dieu qui préside à l'éloquence, Hermès, passe à bon droit depuis longtemps pour être commun à tous les prêtres, et cet unique protecteur de la vraie science des dieux est le même toujours et partout, celui-là précisément auquel nos ancêtres eux aussi, dédiaient les inventions de leur sagesse, en mettant sous le nom d'Hermès tous leurs écrits à eux.
Jamblique (242-325), Les Mystères d'Egypte, trad. E. des Places, Ed. Les Belles Lettres, 1989.
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Remarque :
Le caractère hétéroclite est une des caractéristiques des écrits "hermétiques" ou des fragments retrouvés, attestés à partir de l'époque de Ptolémée, les écris couvrent les sujets les plus divers, astrologie, magie, alchimie, cosmologie, mysticisme, etc.
Le Corpus Hermeticum, comprenant le Poimandres, l'Asclépios, les Fragments de Stobée et autres Fragments, présente des influences grecques et égyptiennes mais aussi des éléments proche du gnosticisme chrétien.
La première Table d'Emeraude date du VIIIe, attachée à une version arabe d'un texte de Apollonius de Thyane. (A noter que dans la tradition arabe de l'alchimie Hermès Trsimégiste fera l'objet d'une nouvelle identification, avec le prophète Idris).
Voir le post : La Table d'Emeraude.


photo (et suivantes) Stephane Lemaire


Bibliographie :
- Corpus Hermeticum, quatre tomes (Poimandrès, Asclépius, Fragments extrait de Stobée, Fragments divers), trad. A.-J. Festugière, Ed. Les Belles Lettres, 1945.
- Les Trois Révélations (Poimandrès, Asclépios, Fille du monde), Ed. Les Belles Lettres, 1998. (Ouvrage épuisé).
- La Table d'Emeraude et sa tradition alchimique, Ed. Les Belles Lettres, 1994.
- Hermès Trismegiste, trad. Louis Menard (1867), Ed. Tredaniel, 1990.
- Hermès Trismegiste, Ed. Sand et Tchou, 1996.
En ligne :
- Hermès Trismégiste, trad. Louis Menard, 1867 : remacle
Etudes :
A.-J. Festugière, La Révélation d'Hermès Trismégiste, quatre tomes, Ed. Les Belles Lettres, rééd. 2006.
Collectif, Présence d'Hermès Trismégiste, Ed. Les Cahiers de l'Hermétisme
Garth Fowden, Hermès l'Egyptien, une approche historique de l'esprit du paganisme tardif, Ed. Les Belles Lettres, 2000.
Françoise Bonardel, Hermétisme, Ed. PUF, 1986.
François Bonardel, La philosophie de l'alchimie, PUF, 1993.
Anna van den Kerchove, La voie d'Hermès, pratiques rituelles et traités hermétiques, Ed. Leiden, Brilll, 2012
Autres ouvrages cités :
Platon, Oeuvres complètes, sous la direction de Luc Brisson, Ed.
Jamblique, Les Mystères d'Egyptes, Ed. Les Belles Lettres,







Hermès vit l'ensemble des choses, et ayant vu, il comprit, et ayant compris il eut puissance de révéler et de montrer. En effet, les choses qu'il connut, il les grava, et, les ayant gravées, les cacha, ayant mieux aimé, sur la plupart d'entre elles, garder un ferme silence que d'en parler, afin qu'eut à les chercher toute génération née après le monde
Corpus Hermeticum, Frag. Stobée, XXIII, 5 (Koré Kosmou)

Reçois les purs sacrifices en paroles que t'offrent une âme pure, un coeur tendu vers toi, Inexprimable, Indicible, toi que seul le silence nomme.
C.H. Poimandrès I 31

Si donc l'incorporel est quelque chose de divin, il est substantiel, s'il est Dieu, il devient même sans substance  [dans le sens : au-delà de la substance].
C.H. Poim. II 5

- Mais Dieu donc, qu'est-ce ? Hermès répond :
- C'est celui qui n'est aucune de ces choses, mais qui est, pour elles, la cause de leur existence, pour tous et pour chacun de tous les êtres. (...)
Dieu n'est donc pas intellect, mais cause que l'intellect existe, ni souffle, mais cause que le souffle existe, ni lumière, mais cause que la lumière existe.
C.H. Poim. II 14

Mais, maintenant, nous sommes encore trop faible pour atteindre à cette vue, nous n'avons pas encore assez de force pour ouvrir les yeux de notre intellect et contempler la beauté de ce Bien-là, sa beauté impérissable, incompréhensible. Quand tu ne pourras plus rien en dire, c'est alors seulement que tu la verras. Car la connaissance qu'on en prend est divin silence, inhibition de tous nos sens.
C.H. Poim. X 5

- Qu'y a-t-il donc qui soit vrai, ô Trismégiste ?
- Ce qui n'est pas pollué, mon enfant, ce qui n'a point de limite, point de couleur, point de figure, ce qui est immuable, nu, brillant, ce qui ne peut être appréhendé que par soi seul, le Bien inaltérable, l'Incorporel.
C.H. Poim. XIII 6

Car Dieu est toutes choses, toutes viennent de lui, tout dépend de sa volonté. Or ce Tout est bon, beau, sage, inimitable, il n'est perceptible et intelligible que pour lui seul, et, sans lui, rien n'a été, rien n'est, rien ne sera.
C.H. Asclepios, 34

Commentaire :
Dans ces extraits "hermétiques" (entre 100 et 300 de l'ère chrétienne) Dieu se révèle transcendant, infini et donc incompréhensible, indéfinissable et ineffable, innommable et indicible. Mais Il peut se (faire) connaitre à travers notre silence.







mardi 17 avril 2012

La Table d'Emeraude


Selon une tradition qui remonte aux alchimistes grecs, Hermès est souvent évoqué comme le père fondateur de l'alchimie. (...)
C'est là, au sein de cette alchimie arabe encore peu étudiée, que se trouvent les premières versions connues de la Table d'Emeraude.
Ce n'est pas dans un texte attribué à Hermès, mais au thaumaturge grec Apollonios de Tyane (arabisé sous la forme de Balînûs) qu’apparaît pour la première fois la Table d'Emeraude. (...)

Voici, lorsque j'eus pénétré dans la chambre funéraire, je pris la table d'émeraude qui était devant (la statue d') Hermès, et il était écrit sur elle dans la langue primitive : ... 
(voir plus bas)


Bibliographie : 
- La Table d'Emeraude et sa tradition alchimique, Ed. Les Belles Lettres, 1994.
Comprenant :
- Version arabe extraite du Livre du secret de la création de Apollonios de Tyane
- Version arabe extraite du Secret des secrets du pseudo-Aristote
- Version latine du Livre du secret de la création, traduit de l'arabe par Hugues de Santalla
- Version latine du Secret des secrets du pseudo-Aristote, édité et commenté par Roger Bacon
- Version française anonyme versifiée en moyen français (XVe siècle)
- Version française anonyme versifiée (XVIe siècle), remaniée par Clovis Hesteau de Nuysement (1621)
- Traduction française de la « vulgate » latine, avec son Commentaire par Hortulain (XIVe siècle)
- Commentaire extrait d'Atalanta fugiens (La fuyante Atalante) par Michaël Maier (1617)
- Sept traités ou chapitres dorés d'Hermès Trismégiste
- Le Livre de Cratès
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Autre présentation : wikipedia



LA TABLE D'EMERAUDE 

Version arabe (la plus ancienne retrouvée, 825)
extraite du Livre du secret de la création par le Pseudo Appollonios de Tyane

I. Vrai, vrai, indiscutable, certain authentique !
II. Voici, le plus haut vient du plus bas, et le plus bas du plus haut, une oeuvre des miracles par une chose unique.
III a. Comme les choses ont toutes pris naissance de cette matière par un procédé unique.
III d. (Comme son oeuvre est merveilleuse ! Il est le principe du monde et celui qui le dirige.)
IV. Son père est le soleil, sa mère la lune, le vent l'a porté dans son ventre, la terre l'a nourri.
V. Il est le père des enchantements, il veille sur les miracles, parfait en forces, l'éveilleur des lumières.
VI. Un feu qui devient terre...
VII. Ôte la terre du feu, le subtil du grossier, avec prudence et art.
VIII a. Il monte de la terre au ciel et s'empare des lumières d'en haut, puis il redescend sur la terre.
VIII b. Et en lui est la force du plus haut et du plus bas.
VIII c. Tu deviendras ainsi le maître du plus haut et du plus bas.
VIII d. Car avec toi est la lumière des lumières, aussi les ténèbres fuiront-elles devant toi.
IX. Avec la force des forces tu surmonteras toute chose subtile, tu pénétreras toute chose grossière.
X. Conformément à l'origine du grand monde (L'oeuvre prend son origine, et c'est ma gloire).
XII. Aussi ai-je été appelé Hermès triple en sagesse.
Extrait de : La Table d'Emeraude et sa tradition alchimique
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* * *

LA TABLE D'EMERAUDE
Version la plus répandue 
trad. française de la "vulgate" latine, XIVe

I. Il est vrai sans mensonge, certain & très véritable.
II. Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut : & ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose.
III. Et comme toutes les choses ont été, & sont venues d'un, par la médiation d'un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation.
IV. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l'a porté dans son ventre ; la terre est sa nourrice.
V. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière,
VI. Si elle est convertie en terre.
VII. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais doucement, avec grande industrie.
VIII. Il monte de la terre au ciel, & derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures & inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; & pour cela toute obscurité s'enfuira de toi.
IX. C'est la force forte de toute force: car elle vaincra toute chose subtile, & pénétrera toute chose solide.
X. Ainsi le monde a été créé.
XI. De ceci seront & sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici.
XII. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j'ai dit de l'opération du soleil est accompli, & parachevé.
Extrait de : La Table d'Emeraude et sa tradition alchimique
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samedi 7 avril 2012

Frank Martin



Frank Martin, né a Genève en 1890 (et mort à Naarden aux Pays-Bas en 1974), fut le dixième et dernier enfant du pasteur Charles Martin. Avant même d'aller à l'école, il jouait du piano et improvisait.

A neuf ans il composait des chansons parfaitement construites, sans avoir rien appris des formes musicales ni de l'harmonie. A douze ans il eut l'occasion d'entendre une exécution de la Passion selon Saint Matthieu; l'émotion ressentie par l'enfant fut décisive et laissa ses traces durant toute la vie du compositeur, pour qui Bach resta le véritable maître. Après le gymnase classique, il étudia pendant deux ans les mathématiques et la physique à l'Université de Genève (pour faire plaisir à ses parents) et travailla en même temps la composition et le piano avec Joseph Lauber, qui lui apprit fort bien le "métier", particulièrement l'instrumentation. Entre 1918 et 1926 il fait des séjours à Zurich, Rome et Paris. Les compositions de cette période témoignent de sa recherche d'un langage musical propre. (...)
Source (et suite) du texte Frank Martin 
Autres biographies : Universalis /  wikipedia
Site officiel : Frank Martin


Bibliographie :
- Un compositeur médite sur son art, Ed. A la Baconnière, 1956.
- A propos, Commentaire sur ses oeuvres, Ed. A la Bacconnière- Entretiens sur la musique avec Jean-Claude Piguet, Ed. A la Bacconnière, 1967
- Correspondance avec Ernest Ansermet (1934-1968), Ed. A la Bacconnière
- Lettres à Victor Desarzens, Ed. A la Bacconnière
- Le tombeau de Monsieur Basile, Ed. A la Bacconnière
- Ecrits sur la rythmique pour les rhytmiciens, les pédagogues, les musiciens, A la Bacconnière
Autre :
Maria Martin, Souvenirs de ma vie avec Frank Martin, Ed. A la Bacconnière
Frank Martin, L'univers d'un compositeur, catalogue de l'exposition Frank Martin, A la Bacconnière, 1984.

Discographie (extrait) :
- Messe pour double chœur a cappella (1922-1926)
- Quatre pièces brèves pour guitare (1933)
- Concerto pour piano nº 1 (1935)
- Le Vin herbé (1938 et 1940-1941), inspiré de Tristan et Iseut
- Der Cornet (1942), pour voix d'alto et petit orchestre, poèmes de R.M. Rilke
- Sechs Monologe for Jedermann (1943), pour baryton et orchestre, de H. von Hoffmannsthal
- Passacaille pour orgue (1944)
- Petite symphonie concertante (1944-1945)
- In terra pax (1944), oratorio
- Huit préludes pour le piano (1947-48)
- Concerto pour sept instruments à vent, timpani, et cordes (1949)
- Golgotha (1945-1948), oratorio
- Concerto pour violon et orchestre (1950)
- Der Sturm (1952-55), opéra sur une pièce de Shakespeare
- Mystère de la Nativité (1957), oratorio
- Drey Minnelieder (1960), pour soprano et piano
- Monsieur de Pourceaugnac (1960-62), comédie mise en musique
- Les Quatre Eléments (1963), étude symphonique pour grand orchestre
- Pilate (1964), oratorio
- Concerto pour violoncelle et orchestre (1965)
- Quatuor à cordes (1966)
- Concerto pour piano nº 2 (1968)
- Maria Triptychon (1968), Ave Maria, Magnificat, Stabat Mater
- Poèmes de la mort (1969 et 71), de François Villon
- Polyptyque, et deux petits orchestres à cordes (1973)
- Requiem (1971-1972)
- Fantaisies sur des rythmes flamenco (1973)
Complément voir : Frank Martin

En ligne :
Documentaire de la Télévision Suisse : "Frank Martin", réalisateur Raymond Barrad, 1970 - durée 75 minutes Première partie / Seconde partie


Je suis arrivé à une humilité totale de mes facultés raisonnantes, et je suis maintenant convaincu que dès qu'il s'agit de l'esprit, du sens de la vie, de Dieu en un mot, nous devons faire taire notre pensée. Il y a quelque chose qui nous dépasse totalement et tout ce qu'on peut en penser ou dire ne fait que le transposer en le faussant dans le champs de notre conscience. En ce sens, j'ai pris horreur de toute espèce de théologie et même de philosophie, si elles ne se bornent pas à dire : jusqu'ici et pas plus loin. Pour moi, ce domaine réservé, a pris une importance capitale, et je ne comprends plus qu'on essaye de voir clair dans cette chose, la foi qui "passe toute intelligence". C'est dit en trois mots et cela suffit.
Lettre à Bernard Reichel, 12 juin 1968, extrait.

Chercher à créer de la beauté est un acte d'amour, encore même que cet amour ne se dirigerait vers personne, non pas même vers l'humanité comme telle, c'est un acte d'amour en soi. Et le fait d'exclure la recherche de la beauté, de la nier ou simplement de la négliger, c'est refuser cet acte d'amour. (...)
Un compositeur médite sur son art, p.117.

Et encore que l'on soit amené à exprimer la laideur, il faut que l'art soit, par lui-même, si beau que cette laideur en soit comme transfigurée. Car la beauté porte en elle une vertu qui libère notre esprit, quelle que soit l'expression qu'elle incarne, et alors même qu'elle n'exprime rien qui se puisse traduire explicitement par des mots.
Et si ce n'est pas nécessairement "la paix et la consolation" que l'artiste doit donner aux autres hommes, ce devrait être en tous cas cette libération que produit en nous la beauté.
Voilà, me semble-t-il, où réside la véritable responsabilité du compositeur.
Responsabilité du compositeur, 1966, dans : Un compositeur médite sur son art, p. 29

La pensée musicale est une pensée parfaitement claire en elle-même, mais c'est une pensée tout intérieur, globale et parfaitement inexprimable autrement que par elle-même.
On raconte qu'une dame, à qui Beethoven avait joué une de ses sonates, lui avait demandé ce que signifiait cette sonate. Beethoven lui répondit : "Ah ! vous n'avez pas compris ? je vais vous la rejouer".  (...) Et si la pensée analytique est en quelque sorte sans limite pour la connaissance des faits matériels et pour la puissance qu'elle nous donne sur eux, l'autre forme de pensée est indispensable à notre vie et représente, elle aussi, une connaissance, une connaissance qui a été, qui est et qui reste seule valable en ce qui concerne le monde de l'esprit.
Le rôle de l'art dans la société d'aujourd'hui dans : Un compositeur médite sur son art, p. 184.

Il me semble que le véritable travail de l'artiste n'est pas d'exprimer dans son oeuvre des sentiments, mais s'y mettre quelque chose qui soit capable d'évoquer ce sentiment chez les auditeurs. On a vraiment l'impression d'avoir réussi, non pas quand on a exprimé le sentiment qu'on ressentait ou auquel on pensait mais au moment où le sentiment ressenti s'est "incarné" dans la musique et qu'elle le porte en elle.
Entretiens sur la musique, p. 47




Messe pour double chœur a cappella (1922-1926)



Le Vin herbé (1938 et 1940-1941), inspiré de Tristan et Iseut





Petite symphonie concertante (1944-1945)



Der Cornet (1942)



Sechs Monologe for Jedermann (1943)



In terra pax (1944), oratorio



Golgotha (1945-1948), oratorio - répétition



Huit préludes pour le piano (1947-48)



Der Sturm (1952-55)



Quatuor à cordes (1966)



Polyptyque, et deux petits orchestres à cordes (1973)



Fantaisies sur des rythmes flamenco (1973) - master class





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