Cette acception d'une sexualité précoce ne repose sur aucune base scientifique et ne tient aucun compte des processus habituelles de développement chez l'enfant. (...) Dit-on d'un bébé qu'il marche parce qu'il a des jambes alors qu'il ne fait que gigoter ou qu'il parle alors qu'il ne fait que babiller ? (...)
Deux hypothèses contradictoires.
Du point de vue de la méthodologie scientifique, la question du développement de la sexualité pourrait être formulée selon l'alternative suivante :
La sexualité de l'être humain est-elle une fonction présente d'emblée à la naissance dont le mode d'expression ne ferait ensuite que varier avec l'âge et le développement de l'individu ?
Ou bien : La sexualité suit-elle un mode de développement semblable aux autres secteurs du développement neuropsychique avec, en particulier chez l'enfant, des acquisitions antérieures indispensables à la mise en œuvre de la fonction elle-même, mise en route qui ne peut être réalisée avant cette maturation préalable (ce qu'on appelle des prérequis, comme par exemple l'appétence pour l'émission de sons ainsi que pour la communication avec autrui, compétences qu'un bébé doit développer avant de pouvoir parler) ? (...) Rappelons qu'en neuropsychologie du développement, on appelle prérequis certaines acquisitions nécessairement présentes à un moment de son développement avant qu'un enfant puisse en faire de nouvelles. Par exemple il faut se tenir debout avant de pouvoir marcher ou il faut d'abord communiquer avec son entourage avant d'utiliser un langage commun. (...) Les enfants sont innocents du désir des adultes ! Extrait de : Dr Régis Brunod : Préserver l'innocence des enfants, Ed. Bien commun, juin 2020
Pancrace Royer (1703-1755), Le Vertigo. Jean Rondeau, clavecin (2007)
L'Actualité musicale par Matthieu Conquet
Jean Rondeau joue du métal avec Pancrace Royer (France culture, )
Vivaldi, "Apri le luci, e mira" extrait de Catone in Utica (1737), Roberta Mameli, soprano (2013)
* * *
Manuela retourne à l'école, Olé #56 (2020)
* * *
Me Jerzy Kwaśniewski, avocat spécialiste des droits de l'enfant. L'éducation sexuelle selon les standards de l'OMS. Anthropologie de l'homme nouveau. (Cracovie, 10 février 2020)
Marion Sigaut, L'OMS, le sexe et les enfants (21 mai 2020)
ONU / OMS : une « éducation sexuelle » explosive pour révolutionner l’humain !
Par Vincent Held, 20 mai 2020 - Liliane Held-Khawam
Certains les soutiennent avec enthousiasme, d’autres les rejettent avec horreur. Encore relativement peu connus du public, les programmes « d’éducation complète à la sexualité » préconisés par l’ONU et l’OMS laissent rarement indifférents ceux qui prennent le temps de s’y intéresser. Assurez-vous d’être bien assis, respirez un bon coup – et préparez-vous à un choc.
La transsexualisation d’enfants prépubères : une tendance lourde du mouvement LGBT, parfaitement compatible avec les programmes « d’éducation sexuelle » de l’OMS.
Entre 0 et 4 ans, être informé sur « la satisfaction liée au toucher de son propre corps » et la masturbation infantile précoce ». Dans le même temps, il s’agira d’apprendre à « exprimer ses désirs » et de développer « une curiosité pour le corps des autres ». Passé 4 ans, on sera définitivement mûr pour le véritable « jeu sexuel ». [1] Il s’agira donc d’être informé au plus vite sur « l’amitié et l’amour avec des personnes du même sexe ». Entre 6 et 9 ans, on découvrira ses « droits sexuels », ainsi que « l’influence positive de la sexualité sur la santé et le bien-être ». Il faudra en outre continuer d’étudier la technique de la « masturbation », tout en apprenant à « accepter la diversité des modes de vie ». Entre 9 et 12 ans, il faudra être capable de « décrire un viol » et d’autres violences sexuelles[2] en plus d’être renseigné sur les différentes « tailles » possibles des appareils génitaux masculins et féminins. A ce stade, on aura évidemment appris qu’il est nuisible de garder le « silence » ou de rester dans le « déni » quant à son « orientation sexuelle ». Entre 12 et 15 ans s’ajoutera la question des « grossesses dans les couples de même sexe », ainsi que celle de « l’identité de genre ». (Ne serait-ce d’ailleurs pas le moment idéal pour entamer un « traitement hormonal »?). Et pour donner leur chance aux moins dégourdis, il sera encore enseigné à « faire son coming-out » homo- ou bisexuel même après 15 ans!
Voilà un petit éventail des « savoirs » et « compétences » que l’ONU appelle à inculquer aux têtes blondes dans le cadre des objectifs de « développement durable » (!) de son Agenda 2030. Plus précisément, ces programmes « d’éducation complète à la sexualité » correspondent aux « standards de l’OMS pour l’éducation sexuelle en Europe », adoptés à la fin 2010. [3]
Les « standards OMS Europe » ont été créés en 2010, dans le cadre d’une « collaboration » avec la Centrale fédérale d’information sanitaire (BZgA) de Cologne. Une subdivision du ministère de la Santé allemand chargée « d’informer la population pour un mode de vie sain »…
Mais au-delà de la pratique de « jeux sexuels » et d’une éventuelle homo- ou transsexualisation des bambins, les « standards » de l’OMS laissent entrevoir des possibilités encore plus exotiques. Ce texte s’appuie en effet expressément sur la « Déclaration des droits sexuels » de l’International Planned Parenthood Federation (IPPF), présentée par l’OMS comme « l’organisation internationale leader » en matière de « santé sexuelle ». [4]
Droits IPPF« Toute personne a le droit […] à la liberté sexuelle. Cela implique pour chacun l’opportunité […] de décider librement de ce qui touche à sa sexualité, de choisir ses partenaires sexuels, de rechercher à atteindre son plein potentiel et plaisir sexuels, ce […] en tenant pleinement compte […] des capacités évolutives de l’enfant. » (Art. 5 de la Déclaration des droits sexuels de l’IPPF)
Est-ce à dire qu’en fonction de ses « capacités évolutives », chaque enfant devrait pouvoir « librement choisir ses partenaires sexuels », tant parmi les autres enfants que chez les adultes ? De la même manière qu’un adulte devrait pouvoir « décider librement de ce qui touche à sa sexualité », y compris en choisissant ses « partenaires » parmi les « enfants » ?
Cette question se pose tout particulièrement en Suisse, où les pratiques éducatives d’avant-garde concoctées par l’OMS sont au cœur d’un lobbying bien organisé – et activement soutenu par les pouvoirs publics.
Lausanne - La Fondation PROFA, qui engloutit chaque année pour quelque 13 millions de francs de subventions publiques (sans compter les « prestations facturées » !), veut combattre « l’ignorance » en matière d’éducation sexuelle. « Mandatée par l’État » pour déniaiser les écoliers du canton de Vaud (40’000 élèves/an), cette organisation « reconnue d’utilité publique » se revendique tant des « standards » de l’OMS que de la « déclaration des droits sexuels » de l’IPPF, qui constituent son « cadre de référence ». Un positionnement qui mériterait sans doute quelques éclaircissements ! Sexualisation précoce des enfants : la Suisse aux avant-postes !
C’est un fait : le gouvernement suisse approuve ouvertement les standards de l’OMS en matière d’éducation sexuelle, qu’il considère comme « scientifiquement fondés ». En février 2018, le Conseil fédéral avait ainsi apporté son soutien officiel à la fondation lausannoise Santé Sexuelle Suisse (SSS), une organisation dédiée à la promotion de ces méthodes éducatives « basées sur les droits » :
Ariane Bilheran : Deux ans d'alerte, quel est le bilan ? (Ana l'exploratrice, 15 avril 2019)
* * *
MAJ Les cris insoutenables de Lily, 9 ans, confiée à un père qu'elle accuse de viol
Par Juliette Hochberg, le 18 avril 2019 - Marie-Claire
Dans une vidéo et un récit postés sur WhatsApp puis Twitter, une petite fille de 9 ans appelle à l'aide alors que des policiers l'escortent jusqu'à son père qu'elle accuse de viol.
"Je ne veux pas le voir" répété plusieurs fois, puis : "Je ne veux pas qu'il pose son sexe sur mon sexe." Dans une vidéo qui circule depuis mercredi 17 avril d'abord sur Whatsapp puis sur Twitter, on entend une fillette qui supplie de ne pas rester avec son père, qu'elle accuse très explicitement, dans une supplication, d'attouchements sexuels. Elle s'appellerait Lily-Rose, aurait 9 ans, et serait contrainte de rester avec son père après une décision de justice.
Source (et suite) du texte : Marie-Claire
Sur ce blog, le lecteur pourra trouver tous les renseignements nécessaires lui permettant de se forger un avis éclairé au sujet des écoles Steiner-Waldorf, souvent présentées à tort comme une alternative pédagogique, au même titre que celles des écoles Freinet ou Montessori.
En réalité, les écoles Steiner-Waldorf sont étroitement associées à une doctrine ésotérique et mystique nommée Anthroposophie, ainsi que la mouvance sectaire qui est chargée de sa promotion (lien).
Quelle est la réelle fonction de ces écoles ? Promouvoir insidieusement une nouvelle religion nommée Anthroposophie, syncrétisme mélangeant divers éléments de l’Hindouisme, du Christianisme et du Bouddhisme, associé à un discours pseudo philosophique, pseudo épistémologique et pseudo humaniste sorti tout droit du cerveau de Rudolf Steiner.
Qu’est-ce que l’Anthroposophie ? Une religion qui se dissimule et se travestit en pseudo-science ? Une doctrine qui se présente comme une philosophie humaniste d’émancipation de l’individu, alors qu’il s’agit d’un fourre-tout de croyances telles que le fait que le Christ est descendu du Soleil, que le Bouddha s’est réincarné sur Mars, que cette planète est une planète liquide, que la Lune est faîte de corne vitrifiée, que le cosmos s’arrête à Saturne, que ce sont les Gnomes qui font pousser les plantes, que la Résurrection du Fils de Dieu aurait engendré le phénomène de la radioactivité, que l’Atlantide n’est pas un mythe, mais un continent où les hommes avaient des corps cartilagineux capables de s’étendre à volonté, que les Blonds ont une intelligence cosmique, qu’une femme blanche qui lit un « roman nègre » alors qu’elle est enceinte pourra avoir un enfant tout gris, que ceux qui ont beaucoup de taches de rousseur étaient des imbéciles dans leur précédente incarnation, que les Dinosaures étaient en fait des Dragons cracheurs de feu, que les Africains pensent avec leur cerveau-arrière, que l’organe sexuel du futur sera le larynx, que tricoter développe de bonnes dents, que le cerveau est comme un tas de fumier, que les hommes et même la Terre se réincarnent, que ce sont les Dieux qui ont révélé à Steiner les principes de la pédagogie Waldorf ? (lien).
Source (et suite) du texte : La vérité sur les écoles Steiner-Waldorf
Les théosophistes n’ont vraiment pas eu à se louer de leurs rapports avec les soi-disant Rosicruciens allemands : nous avons parlé précédemment des démêlés de Mme Blavatsky avec le Dr Franz Hartmann ; nous venons de voir comment, au début de 1913 et à propos de l’affaire Alcyone, Rudolf Steiner, secrétaire général de la section allemande de la Société Théosophique, se sépara entièrement de Mme Besant[1]. Pour se venger, celle-ci, prenant prétexte de ce que Steiner (né en 1861 à Kraljevic, en Hongrie) appartient à une famille catholique (et non juive comme certains l’ont prétendu), l’accusa d’être un Jésuite[2] ; si cela était vrai, il faudrait reconnaître qu’elle avait mis quelque temps à s’en apercevoir, car Steiner faisait partie de sa Société depuis une quinzaine d’années, et que sa « clairvoyance » ne lui avait guère servi en la circonstance. Cette accusation toute gratuite de « jésuitisme » est presque aussi courante que celle de « magie noire » dans les milieux « néo-spiritualistes », et elle ne mérite certes pas qu’on s’y arrête ; il y a des occultistes pour qui la crainte des Jésuites ou de leurs émissaires plus ou moins déguisés est devenue une véritable obsession[A]. D’autre part, certains auteurs, et parmi eux Mme Blavatsky (qui avait peut-être emprunté cette idée à l’écrivain maçonnique J.-M. Ragon), n’ont pas hésité à attribuer aux Jésuites la fondation du grade de Rose-Croix dans la Maçonnerie écossaise ; d’autres prétendent que les Jésuites s’introduisirent au XVIIIe siècle dans diverses organisations rosicruciennes et les détournèrent de leur but primitif ; d’autres encore, allant plus loin, veulent identifier les Rose-Croix du XVIIe siècle eux-mêmes avec les Jésuites : autant de fantaisies pseudo-historiques qui ne résistent pas au moindre examen, et que nous ne mentionnons que pour montrer que, sous ce rapport, Mme Besant n’a rien inventé ; voyant se dresser devant elle un adversaire qui était d’origine catholique et se recommandait d’une école rosicrucienne (d’ailleurs imprécise et peut-être inexistante), elle ne pouvait manquer de le dénoncer comme un Jésuite[3]. Quelques-uns ont cru que cette querelle entre Steiner et Mme Besant n’avait été qu’une simple comédie[4] ; bien qu’il faille toujours se méfier des apparences, nous ne pensons pas qu’il en soit ainsi, et, à notre avis, il y eut là au contraire une scission véritable, qui, outre l’affaire qui en fut l’occasion avouée, et sans parler de la question de rivalité personnelle, peut bien avoir eu aussi quelques motifs politiques ; sans doute, de part et d’autre, on s’est toujours défendu de faire de la politique, mais nous verrons plus loin que la Société Théosophique n’en a pas moins servi fidèlement les intérêts de l’impérialisme britannique, dont ses adhérents allemands étaient sans doute fort peu disposés à faire le jeu, étant allemands avant d’être théosophistes.
Apologie de la pédophilie ou pédocriminalité par Alfred Kinsey (Premier Rapport sur la sexualité, 1948), Françoise Dolto (Interview, 1979), et actuellement, de manière insidieuse, dans deux documents internationaux : "Déclaration des droits sexuels de l'IPPF, 2008", et "Standards de l'éducation sexuelle en Europe de BzGA et OMS, 2010" promu dans toute l'Europe, notamment Santé Sexuelle Suisse, le Planning familiale en France et Sensoa en Belgique. (Voir aussi le blog : Un enfant est un enfant)
JCrabiller, Françoise Dolto défendait la pédophilie "consentante" (7 sept. 2018)
Françoise Dolto rejette le traumatisme de l'inceste sur son interdit,
nie le viol en affirmant que la petite fille est toujours consentante !
Marlène Schiappa dans son bureau parisien, juillet 2018.
Madame Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, a hérité d’un cadeau particulier de la part de Madame Vallaud-Belkacem, ex-ministre de l’Education nationale : la généralisation du plan d’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires. Face à l’inquiétude des parents, elle s’élève contre les « fake news » qui attaqueraient ce programme, en utilisant une méthode étonnante. Après les « en même temps », voici les « comme si »… Comme si je n’existais pas
Depuis quelques jours, Madame Schiappa fustige une pétition signée selon elle par des personnes qui voient dans ce programme l’intervention de Satan et par des conspirationnistes. Oui, parmi les 35 000 signataires, quelques-uns disent voir là l’intervention du diable, mais la secrétaire d’Etat fait « comme si » cette pétition n’avait pas été initiée par des professionnels de l’enfance dont des professeurs de psychologie clinique, un membre du Conseil scientifique de la Société française de psychiatrie de l’enfant, etc. ; « comme si » elle n’avait pas recueilli l’accord de 95 psychiatres et pédopsychiatres, 260 médecins, 35 pédiatres, plus de 1000 psychologues/psychothérapeutes et 1500 enseignants. Pour ma part, je suis pédopsychiatre, j’ai pratiqué des dizaines d’avortements bénévolement pour créer un état de fait avant le vote de la loi Veil, je suis athée, convaincu de la nécessité des vaccins obligatoires, je ne corresponds pas vraiment à un profil de conspirateur ou d’intégriste religieux.
Madame Schiappa argue que ce programme a reçu l’aval d’organisations sérieuses, « comme si » elle ignorait que, volontairement, il n’a été demandé l’avis d’aucun clinicien spécialiste du développement affectif de l’enfant. D’où le résultat médiocre et dangereux.
Madame Shiappa rassure les parents en répétant à l’envie qu’il n’y aura aucun enseignement à la sexualité infantile en maternelle. Tant mieux. Mais elle fait « comme si » cette décision était spontanée. Or ce renoncement résulte de notre vigilance. La preuve : en 2017, sur le site internet de l’Académie de Grenoble, cet enseignement était programmé en grande section et il a été retiré dès que nous l’avons révélé publiquement. Lors du Congrès 2017 des enseignants de maternelle, le Planning familial a ainsi animé un atelier intitulé « L’éducation sexualisée [sic] : les petits aussi ! ». Comme s’il n’y avait rien d’inquiétant
La seule garantie concernant l’abandon de cette éducation précoce serait que le gouvernement décide clairement de retirer des textes officiels toute référence aux « standards européens d’éducation à la sexualité » qui préconisent que cette éducation débute avant 4 ans. Entre 4 et 6 ans devraient ainsi être abordées les sensations liées à la sexualité (plaisir, excitation) puis entre 6 et 9 ans, les menstruations, l’éjaculation, le plaisir lié au toucher de son propre corps, les relations sexuelles. Ces « standards » figurent sur le site Canopé de l’Education nationale. Qu’est-ce qui empêche Madame Schiappa de supprimer toute référence à ce texte nocif ? Mystère.
Lire aussi : R. Henri Joyeux, Bioéthique III: Les droits sexuels des enfants ? 23 mars 2018
(En rectifiant le fait que son auteur pensait que, suite aux propos de Macron, la loi Schiappa allait opter pour un seuil de non consentement, ce qui ne fut pas le cas. Les enfants français sont donc particulièrement vulnérables face à l'offensive des Droits sexuels).
* * *
Les Droits sexuels (la déclaration) légalise la pédocriminalité en niant son existence.
Le 24 août 2018 - Un enfants est un enfant
Ces textes comportent de bonnes propositions, en matière de lutte contre les discriminations notamment, hélas, s'y ajoute une idéologie perverse mettant à mal la protection des enfants contre les abus sexuels.
Regardons derrière le rideau.
La "Déclaration des Droits sexuels" de l'IPPF (36 p). et les "Standard de l'éducation sexuelle en Europe" de l'OMS (70 p.), ne comportent aucune occurence des termes de majeur (sexuel) et mineur (sexuel). Idem les termes de pédophilie, pédophile, pédocriminalité ou pédocriminel n'existent pas. (Vous pouvez le vérifier en faisant une simple recherche sur le PDF).
Un acte pédocriminel est un acte commis sur un mineur sexuel, si on supprime le concept de mineur sexuel comment continuer à parler de pédocriminalité ? Par conséquent la pédophilie devient une orientation sexuelle comme une autre. On ne le dit pas explicitement mais cela en découle logiquement. La suite le confirme.
On ne fait plus de différence entre le sexuel infantile et la sexualité adulte (la puberté est ce qui distingue les deux). Le terme de sexualité est redéfini pour tous les englober, adulte et enfants dès la naissance (1). L'enfant est donc sexualisé. Cela relève de l'idéologie de Kinsey (promue par SIECUS), et va à l'encontre des recherches scientifiques ainsi que de l'expérience des thérapeutes.
L'enfant a des Droits sexuels comme les adultes en fonction de (soi-disantes) capacités sexuelles évolutives et peut choisir librement ses partenaires. L'Education sexuelle, promue dès 0 ans (2), veut informer mais aussi donner des compétences et développer les capacités de l'enfant en matière de sexualité.
Aucune occurence pour les termes de majeur et mineur mais 72 occurences (66 + 6) pour celui de discrimination (3).
Les Droits sexuels sont pour tous, sans discrimination d'âge, nous l'avons vu, et d'orientation sexuelle. On supprime la notion de minorité sexuelle, on redéfinit la sexualité comme une pratique commune aux enfants et aux adultes, mais sans pour autant redéfinir le terme de pédocriminalité (ou un équivalent) pour a minima l'exclure des Droits sexuels et des orientations sexuelles. Aucun mot pour penser la transgression d'une sexualité entre enfants et adulte. Que faut-il en conclure ?
Aucune occurence non plus du terme "perversion" dans la déclaration des Droits sexuels.
Les pédophilie, zoophilie, et autres paraphilies, sont-elles alors des orientations sexuelles ? Et ceux qui les pratique ont-ils des Droits sexuels ? On doit le supposer.
Quelles sont les limites aux Droits sexuels ?
La seule est la contrainte, la pratique de la sexualité doit rechercher le consensus et ne pas s'imposer par la violence physique. (On ne parle pas de sidération, de dissociation ou de traumatisme. Zéro occurence pour les trois. Pourtant la passivité de la victime s'explique souvent par une peur qui la paralyse, ou une dissociation de ses émotions). Pour l'enfant s'ajoute la prise en compte de ses "capacités évolutives".
Sauf que l'enfant ne peut pas consentir à un acte sexuel, du fait de son immaturité (physique et psychique), et qu'il n'a aucune capacité sexuelle (de type adulte), évolutive ou non.
Cette Déclaration des Droits sexuels relève donc de l'idéologie pédocriminelle et est totalitaire.
Tous les pays protègent les enfants par des lois définissant une minorité sexuelle qui correspond à un seuil de non consentement (4). Ce qui n'est pas le cas des Droits sexuels qui se présentent comme des Droits humains relatifs à la sexualité, avec la même contrainte - nonobstant le fait que les états ne les ont jamais signés ou ratifiés.
Avec la caution de l'OMS, l'IPPF fait du lobying par ses représentants, sous les termes de Planing familial ou de Santé sexuelle, cherche et trouve des financements, privés et étatiques, pour promouvoir ces droits et les faire appliquer, notamment dans le cadre d'une éducation à la sexualité (intrusive pour le psychisme des jeunes enfants).
Pour l'instant les législations protègent encore les enfants en reconnaissant l'existence d'une minorité sexuelle. La pédocriminalité n'est donc pas (encore) légalisée, heureusement. Mais si nous n'y prenons garde le chemin des Droits sexuels y conduit.
(1) La sexualité est " une part naturelle du développement humain pendant toutes les étapes de la vie..." https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf / p.17.
(2) Ibid. p. 37 ss.
(3) La lutte contre les discriminations est le cheval de Troie pour imposer la pédophilie. La substitution de la notion de minorité sexuelle à celle de capacité évolutive de l'enfant sont les guerriers cachés à l'intérieur.
(4) La France est l'exception scandaleuse. La loi Schiappa ne fixe aucun seuil de non consentement, pire c'est à la victime de prouver son non consentement dès l'âge de 6 ans (une jurisprudence protège les enfants en dessous).
PETITION STOP A LA DANGEREUSE IMPOSTURE DES « DROITS SEXUELS » ET DE L’« EDUCATION A LA SEXUALITE »
Pour : Président de la République, Premier Ministre, Ministre de l'Education Nationale, Ministre de la Santé, Assemblée Nationale
Nous professionnels déclarons :
La « Déclaration des droits sexuels » de l’IPPF (Fédération Internationale des Plannings Familiaux), la publication des « Standards européens d’éducation à la sexualité » de l’OMS élaborés par divers lobbies, sont à l’origine du déploiement par nos décideurs politiques français d’une nouvelle forme « d’éducation à la sexualité » destinée aux mineurs à partir de la maternelle sur toute la France en 2017 1 , et qui a déjà commencé à être mise en place.
Nous, professionnels de l’enfance et/ou du psychotraumatisme, pédopsychiatres, psychiatres, psychologues, médecins, pédiatres, psychanalystes d’enfants, psychothérapeutes, éducateurs, travailleurs sociaux, infirmières, enseignants, réfutons formellement le postulat selon lequel les enfants doivent être éveillés physiquement ou psychiquement à la sexualité par le moyen d’une éducation quelconque.
Nous savons que la rencontre précoce de l’enfant avec la sexualité adulte ou conçue par des adultes peut être fortement traumatique et va à l’encontre du respect de son rythme affectif et cognitif, de sa croissance psychique, de sa maturation. La notion de minorité sexuelle légale située avant 15 ans correspond bien à la reconnaissance de ce danger.
L’ « éducation à la sexualité » qui figure dans ces textes internationaux est proche de la corruption de mineurs, la corruption étant constituée par le fait d’inciter l’enfant à des exhibitions, à des masturbations ou à des relations sexuelles. Or les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » 2 incitent les enfants avant 4 ans à « jouer au docteur » ; à 6 ans au « plaisir et (à) la satisfaction liés au toucher de son propre corps (masturbation, autostimulation) » ; et de 9 à 12 ans informent sur « la première expérience sexuelle, le plaisir, la masturbation, l’orgasme, les différences entre l’identité sexuelle et le sexe biologique », « décider consciemment d’avoir ou non des expériences sexuelles » (p 46). Et bien d’autres propositions encore.
Ariane Bilheran, l'Education sexuelle pour les nuls (2018)
« Il est intéressant de constater que l’enfant, par suite d’une séduction [autrement dit d'un abus sexuel], peut devenir un pervers polymorphe et être amené à toutes sortes de transgressions. » Freud, Trois essai sur la théorie sexuel, 1905
Autrement dit l'enfant peut développer des troubles comportementaux après avoir subi des violences sexuelles, Freud ne dit rien de plus. Il ne parle pas d'enfant pervers polymorphe de naissance (pas plus que de sexualité infantile de type adulte), ce ne sont que des interprétations erronées mise en avant par les lobbies pédophiles.
Développement ci-dessous par Ariane Bilheran dans sa lettre à Judith Reismann.
* * *
LETTRE DE ARIANE BILHERAN (PHD) AU PR. JUDITH REISMAN, LE 18 JUILLET 2018
Le 25 juillet 2018 - Ariane Bilheran
Cette lettre est une réponse à la Pr. Judith Reisman qui me questionnait relativement aux enseignements très répandus aux USA sur « le développement psychosexuel » de l’enfant, soi-disant fondé sur Freud, et justifiant une sexualisation précoce de l’enfant.
Elle s’étonnait de ce que je puisse donc faire parfois référence à Freud, lequel est souvent vulgarisé comme le théoricien des enfants « sexualisés », en particulier dans les textes appuyant « l’éducation sexuelle » des enfants.
Qu’en est-il exactement dans ce monde où le mensonge et les interprétations tout aussi délirantes que légères prédominent ?
Voici donc ma réponse, et ces arguments me paraissent d’autant plus importants que, si précisément Freud était en réalité opposé à « l’éducation sexuelle » et à la sexualisation de l’enfant… alors la seule « caution scientifique » restante des programmes de l’OMS concernant « l’éducation sexuelle » est la sinistre figure de Kinsey.
Or, Judith Reisman a déjà réalisé le magistral travail de dénonciation de cette imposture scientifique et de cette incroyable fraude, travail à ce jour malheureusement trop méconnu encore en France.
Ainsi donc, il n’existe plus aucune caution scientifique à « l’éducation sexuelle » des enfants et à la conception des enfants comme des êtres « sexualisés dès la naissance ».
NB : Merci à Philippe Vergnes, mon camarade infatigable dans la dénonciation des pathologies du pouvoir, et des manipulations de masse, auquel je reprends ci-dessous les exemples tirés du « Guide du formateur des supports pédagogiques de l’éducation à la sexualité dans un document ministériel », ainsi qu’une partie des analyses que nous avons menées conjointement.
Chère Judith,
Laissez-moi vous dire tout d’abord que je comprends parfaitement votre effroi, si Freud est ainsi enseigné aux USA, avec ce « développement psychosexuel » tel que vous me l’avez envoyé, et qui est du Kinsey adapté à une pseudo-psychologie de bazar.
En France aussi, le détournement de Freud a commencé environ dans les années 1960, avec la « révolution sexuelle ».
Certains psychanalystes lui ont fait dire ce qu’il n’avait pas dit, et même le contraire de ce qu’il avait dit.
Or, comme strictement personne ne va vérifier les sources… il est très facile de fabriquer l’imposture, de même que les Nazis ont fabriqué l’imposture sur l’œuvre de Nietzsche au sujet du « surhomme », sorte d’être aryen supra-viril, qui n’a rien à voir avec le surhumain prôné par Nietzsche (qui y englobait la femme…), lequel décrit l’humain qui est parvenu à dompter ses passions. Vous voyez jusqu’où va le contresens.
Il en est à peu près pareil de Freud, pour plusieurs raisons :
1° Un manque de retour aux textes, et l’œuvre de Freud est une œuvre en mouvement (cf. par exemple l’évolution entre la 1èreet la 2èmetopiques), comme celle de Nietzsche d’ailleurs, il faut donc en appréhender le détail, l’ensemble et la chronologie pour en saisir la complexité de la pensée.
2° De graves erreurs de traduction, voire des traductions intentionnellement tournées dans des termes ambigus (et, finalement, si l’on avait l’esprit tordu, l’on dirait que les pédophiles eux-mêmes se sont rapidement saisis de la question de la sexualité chez Freud, pour infiltrer et infléchir les traductions), il faut donc revenir aux sources en allemand.
3° Des ambiguïtés présentes chez Freud lui-même, mais qui ne sont pas celles que l’on croit (néanmoins elles sont suffisamment graves pour être relevées).
Laissez-moi commencer par une citation de Freud lui-même :
« C’est pendant la période de latence, totale ou partielle, que se constituent les forces psychiques qui, plus tard, feront obstacle aux pulsions sexuelles et, telles des digues, limiteront et resserreront leur cours (le dégoût, la pudeur, les aspirations morales et esthétiques). Devant l’enfant né dans une société civilisée, on a le sentiment que ces digues sont l’œuvre de l’éducation, et certes l’éducation y contribue. En réalité, cette évolution conditionnée par l’organisme et fixée par l’hérédité peut parfois se produire sans aucune intervention de l’éducation (point très important ; l’humain développe donc naturellement la pudeur, le dégoût etc. s’il n’est pas perturbé par de la séduction perverse, ceci Freud en parle ailleurs). Celle-ci devra, pour rester dans ses limites, se borner à reconnaître les traces de ce qui est organiquement préformé, à l’approfondir et à l’épurer. Les éducateurs, pour autant qu’ils accordent quelque attention à la sexualité infantile, se comportent tout comme s’ils partageaient nos vues sur la formation, aux dépens de la sexualité, des forces morales défensives, et comme s’ils savaient par ailleurs que l’activité sexuelle rend l’enfant inéducable. »
(Extrait de Trois essais sur la théorie de la sexualité).
En préambule, il nous faut donc affirmer sans aucune ambiguïté que Freud, l’un des grands concepteurs de la vie psychique de l’enfant, ainsi que Piaget, éminent psychologue spécialiste du développement mental de l’enfant, sont totalement d’accord pour dire qu’inciter l’enfant à la sexualité le rend inéducable.
Rappelons qu’éduquer signifie refouler les pulsions selon Freud, donc, surtout, il s’agit de ne pas parler de la sexualité chez l’enfant et de contribuer à refouler les pulsions par l’éducation !!!!
Or, durant cette période de latence (environ 6/7-12 ans) où se construisent la morale, la vertu, mais aussi la pensée opérative (mathématiques, logique, latin…, 7 ans : « âge de raison ») dans l’esprit de l’enfant, le lobby pédophile enseigne les « relations sexuelles avec pénétration » ! (Cf. la matrice des « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », version en espagnol, à 6 ans, enseignement des « relaciones sexuales con penetracion ».
C’est EXACTEMENT L’INVERSE DE CE QUE PRECONISAIT FREUD.
Nous sommes bien au royaume des pervers, qui séduisent l’enfant de façon traumatique.
Les pédophiles de Kinsey, extraits (sous-titrés) de Secret History: Kinsey's Pedophiles (documentaire Yorkshire Television, 1998).
L'intégrale en anglais : Youtube
"Selon son tableau no 31 [décrivant des orgasmes de 317 sujet mâles pré-pubères], un enfant de 4 ans a eu 26 orgasmes en 24h (sic). Ailleurs il est question de l'orgasme d'un sujet femelle de 4 mois (sic). Kinsey écrit qu'il n'est pas facile de reconnaitre l'orgasme en l'absence d'éjaculation. (...) Il décrit l'orgasme chez les enfants pré-pubère de cette manière : "Un processus graduel et parfois prolongé conduit à l'orgasme, ce qui implique de violentes convulsions de tout le corps, respirations rapides, grognements ou cris violents, avec parfois abondance de larmes spécialement chez les jeunes enfants. (...) Certains garçons souffrent de douleurs atroces et hurlent (...), ils deviennent hypersensibles avant l'arrivée de l'orgasme, et se débattent contre le partenaire [c'est ainsi que Kinsey nomme le pédophile violant l'enfant], pouvant faire de violentes tentatives pour éviter l'orgasme même s'ils éprouvent un grand plaisir de la situation (sic)." (...) La seule personne pouvant écrire cela ne peut être qu'un pédophile et un sado-masochiste. (...) Kinsey s'infligeait à lui-même de graves violences sexuelles, il est mort d'une inflamation du scrotum. [Il aimait se suspendre au plafond par ses bourses attachées à une corde]."
L'Institut Kinsey est reconnu d'utilité publique par l'ONU, et possède un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations unies depuis 2014. SIECUS, fondé par l'Institut Kinsey pour promouvoir son idéologie, est une des références pour "Les Droits sexuels" (IPPF 2008) et "Les Standards pour l'Education Sexuelles en Europe" (OMS, 2010). Ceci explique cela : "Les Droits sexuels" devront être appliqués sans discrimination d'âge, selon les "capacités évolutives de l'enfant" (sic). L'Education sexuelle quant à elle doit commencer dès la naissance (sic).
Pédophilie en cours de normalisation: le lobby s'active pour une reconnaissance comme minorité sexuelle
Par Céri, le 22 juillet, 2018 - Donde Vamos
Cela peut sembler incroyable pour ceux qui ne suivent pas du tout la question de la pédophilie, mais les pédophiles sont bien organisés et réclament des droits. Oh, bien-sûr ils ne commencent pas par demander le droit de violer les mineurs dès la naissance. Non: d'abord ils demandent un abaissement de la majorité sexuelle (ce qui est en cours en france), puis ils vont réclamer des droits en tant que "minorité sexuelle", c'est-à-dire à pouvoir pratiquer la pédophilie. Pour y parvenir, il y a cependant des prérequis: faire croire que les enfants sont demandeurs de relations sexuelles avec des adultes, et qu'il y a des "gentils pédophiles".
Depuis les années 70 en france, un lobby pédophile est à l'oeuvre pour banaliser la pédophilie et tenter de démontrer que les enfants sont en réalité de petits pervers sexuels qui ne cherchent qu'une chose: se faire tripoter et violer par des adultes. Chaque personne un peu saine d'esprit sait que cela n'arrive jamais, à moins que le pauvre enfant n'y ait été conditionné depuis sa tendre enfance.
Aucun enfant ne veut sucer une bite qui pue, aucun ne veut avoir mal au sexe ou aux fesses, ni se faire embrasser par de vieux porcs qui puent autant que leur bite. Je le dis crûment (et encore), mais une "relation sexuelle" avec un adulte, pour un enfant, c'est ça.
Bref, les Matzneff, les Mitterrand, les Kouchner ou Lang qui défendent Polanski (quoi que maintenant qu'il en est à la 5e plainte pour viol sur mineur, on les entend moins), les pédophiles de Libé, les Cohn-Bendit, ont fait passer dans une certaine catégorie de la population qui se veut "intellectuelle", "décomplexée" et "ouverte", l'idée que les enfants aiment le sexe en général, et avec les adultes en particulier.
Aujourd'hui, le discours des pédophiles est plus subtil, axé sur la victimisation et la normalisation. Le pied dans la porte: les pédophiles abstinents
On met désormais en avant, non plus le pédophile pratiquant, mais le pauvre pédophile abstinent qui est injustement rejeté par l'opinion publique. On a vu quelques témoignages de ce genre dans des médias, d'abord anglo saxons, ces dernières années. Le top dans ce domaine étant un article de Slate en 2016, le journal d'Attali, intitulé "Le cerveau des pédophiles abstinents n'est pas le même que celui des pédophiles passés à l'acte". Donc en gros, il faudrait distinguer l'abstinent, dont on est censé croire qu'il ne passera jamais à l'acte (ni qu'ils regardent de la pédopornographie), à qui on peut donner des droits dans la communauté LGBT, des pédophiles pratiquants.
Une véritable campagne de propagande est en cours à ce sujet, depuis quatre ou cinq ans.
Le tout nouveau concept du "pédophile abstinent" sert aussi à ouvrir le débat sur la place des pédophiles dans la société, en commençant par ceux qui semblent les plus acceptables pour l'opinion: les abstinents. Evidemment, on n'a aucun chiffre sur les abstinents passés à l'acte ou consommateurs de vidéos et d'images de viols d'enfants, bien concrets ceux-là.
Les articles sur le sujet se multiplient avec à la clé des reportages d'une rare complaisance, comme si fantasmer sur des enfants était finalement quelque chose de normal, pas grave, acceptable en somme.
Sans surprise, on retrouve parmi ceux qui défendent cette ligne le psy Roland Coutanceau, qui considère qu'il s'agit d'un "trouble de préférence sexuelle" (sic.). Ce ne serait donc pas une perversion que de voir les enfants comme des objets sexuels, ni même une "maladie". Rien de bien grave, donc. Il introduit même la notion de "pédophile secondaire", c'est-à-dire ceux qui se rabattent sur les enfants quand ils n'ont rien d'autre sous la dent ou quand ils ont une pulsion et l'occasion de se faire un gosse.
Pour Coutanceau, l'attirance sexuelle pour les enfants "n’implique pas forcément un passage à l’acte. Il y a des pédophiles qui restent abstinents. Je vois aussi des pédophiles secondaires, des gens généralement attirés par des adultes, qui peuvent occasionnellement s’intéresser aux petits garçons ou aux petites filles."
Dispose-t-on de chiffres fiables sur l'abstinence chez les pédophiles? Certainement pas puisqu'on ne connaît pas le nombre de pédophiles dans la population, en raison du fait qu'ils ne sont que très rarement condamnés.
De plus, si comme Coutanceau on accepte le chiffre de 1% d'hommes ayant des pulsions pédophiles, j'ai bien peur que presque tous sont passés à l'acte à un moment où à un autre, si on en juge par le nombre de victimes chaque année (environ 80.000 mineurs victimes de viol chaque année [1]).
On retrouve aussi parmi les propagateurs du concept de "pédophile abstinent" l'innénarrable Hubert van Gijseghem, venu raconter n'importe quoi au procès de Daniel Legrand à Rennes, ainsi que dans de nombreux procès, et hélas dans les écoles de magistrature de France, de Suisse, du Canada. Car Gijseghem, toujours prompt à défendre les pédophiles, répand aussi les théories des "faux souvenirs" et du "syndrome d'aliénation parentale", inventées par des pédophiles, et qui consistent à dire que les enfants qui parlent d'abus sexuels inventent tout et sont manipulés par leur mère.
Avec ce personnage, on passe encore un pas, car celui qui se fait qualifier d' "expert" à travers le monde déclare que la pédophilie est une "orientation sexuelle au même titre que l'homosexualité ou l'hétérosexualité", qui concernent des adultes libres et consentants.On voit donc bien d'où vient cette normalisation de la pédophilie qui est en cours.
La banalisation par le vocabulaire
Aujourd'hui, donc, il ne faut plus dire pédophile, ça fait pas correct. Eux voudraient qu'on les appelle par le terme abscons de "Personnes attirées par des mineurs" (Minor Attracted Persons, MAP). Et ils ne sont donc pas pervers, ils ont un "trouble"...
Depuis 2010 environ dans les pays anglos saxons, des "jeunes" pédophiles promettent que jamais ils n'agresseront de mineurs, et se déclarent en tant que "Minor Attracted Person" ou même comme des pédophiles "Anti contact"! Sauf qu'évidemment, d'autres s'affirment "pro contact" et profitent de l'ouverture du débat par les "gentils pédophiles" pour porter leurs revendications de "méchants pédophiles".
Consentement : les relations sexuelles avec un mineur ne seront pas automatiquement un viol
Le 21 mars 2018 - Le Parisien Dans le projet de loi, les relations entre un adulte et un mineur de moins de 15 ans ne sont pas systématiquement assimilées à un viol, comme cela avait été envisagé.
Un recul du gouvernement ? A l’heure où le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles était présenté ce mercredi matin au Conseil des ministres, ce qui devait en être la disposition phare manquait à l’appel. Plus question, comme cela avait été annoncé, d’interdire toute relation sexuelle entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans, l’âge qui avait été finalement retenu.
L’urgence d’une telle disposition était apparue à l’occasion de deux affaires judiciaires récentes dans lesquelles des fillettes de 11 ans avaient été considérées comme consentantes par la justice, ce qui avait fait scandale, tant du côté des parents que de l’opinion publique.
(...) Une simple « présomption de contrainte »
Le projet de loi, qui doit encore faire l’objet d’un débat au parlement, se contente donc de renforcer la répression des abus sexuels commis sur les mineurs. Il propose d’ajouter dans le code pénal la notion de « présomption de contrainte » en cas d’acte sexuel entre un majeur et un mineur de moins de 15 ans.
« Lorsque les faits sont commis sur un mineur de quinze ans, la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de l’abus de l’ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire pour consentir à ces actes », précise le nouveau texte. Établir qu’il y a bien eu viol pourrait donc être plus facile mais le juge continuerait de disposer d’une marge d’appréciation. Un changement qui risque de décevoir les associations de protection de l’enfance, qui plaidaient pour une présomption de « non-consentement irréfragable », c’est-à-dire rendant irrecevable la preuve du contraire. « C’est toujours sur la victime que (va) repose (r) la charge de la preuve », s’est d’ores et déjà plaint le Haut conseil à l’Egalité. L'association La Voix de l'Enfant regrette une « mesure a minima » : « Le gouvernement n'a pas pris en considération la vulnérabilité et la fragilité » des enfants.
Source (et suite) du texte : Le Parisien
Remarque :
La France innove (si le texte soumis est accepté) en refusant le "non-consentement irréfragable" pour lui substituer une simple "présomption de contrainte".
Accepter qu'une relation sexuelle entre un enfant et un adulte puisse ne pas relever d'un viol c'est ignorer le discours des professionnelles de santé, pédopsychiatres, thérapeutes, mais aussi chercheurs, neurologues, autrement dit ne pas vouloir entendre les souffrances de l'enfant, et légitimer de fait une forme de pédophilie sans violence physique (mais non sans violence psychique).
Le monde marche sur la tête :
- On veut donner des "Droits sexuels" aux enfants (sic) comme si la sexualité relevait du droit et que les enfants avaient des demandes sexuelles à satisfaire (par définition un enfant n'en a aucune, ne peut assumer aucune forme de sexualité adulte, et doit donc en être protégé). (1)
- Et "Éduquer à la sexualité" des enfants dès la naissance (sic), même remarque. Cette soi-disant éducation ne peut être qu'une demande de la part d'adultes (ignorants sinon pervers) et non d'enfants (on ne parle pas d’adolescents mais bien d'enfants "dès 0 ans" - sic), et constitue donc une effraction de leur psychisme. (2)
Les auteurs de ces textes (ou les lobbies pédophiles derrière eux) penseront peut-être améliorer ainsi "les Capacités évolutives de l'enfant" (sic) en matière de sexualité - et échapper à la "Présomption de contrainte" (dont le critère est l'abus de l'ignorance) puisque l'enfant aura été informé dès 0 ans. Effectivement un enfant ayant subi une sexualisation précoce peut parfois développer une demande, voir de l'addiction à une excitation sexuelle, non pas pour sa "Santé sexuelle" (sic), ou pour "Développer son plein potentiel sexuel" (sic), mais comme une réponse pathologique à son traumatisme. (L'enfant doit alors recevoir des soins appropriés et non continuer à subir ce qui restera toujours des abus).
Le double mythe d'une sexualité enfantine (de type adulte) et de la possibilité d'un consentement des enfants à des relations sexuelles sans violence physique sont des revendications pédophiles et rien d'autres. (Quant à la pédophilie, ou pédocriminalité, ce n'est pas une orientation sexuelle mais une perversion et un crime).
(1) Déclaration des droits sexuels de l'IPPF (Planning familial international), 2009
(2) Standards pour l'éducation sexuelle en Europe, OMS, 2013
"Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : 'Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?' Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même". "J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ".
Extrait de : Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Ed. Belfond, 1975
Source du texte : L'Obs
L’apologie de la pédophilie est l'ensemble des actions, écrits et prises de position visant à faire accepter socialement la pédophilie ou simplement à en faire l'éloge. Cette tendance a principalement existé à l'époque dite de la révolution sexuelle, essentiellement dans les années ayant immédiatement suivi 1968, du fait de personnes se présentant elles-mêmes comme pédophiles, mais aussi de « sympathisants ». Des groupes de personnes et des individus isolés ont alors cherché à présenter la pédophilie comme une attirance sexuelle acceptable, ou à contester les notions de majorité sexuelle ou d'abus sexuel sur mineur. La pédophilie a parallèlement fait l'objet à l'époque de diverses formes de complaisance, médiatiques, politiques ou intellectuelles.
Source (et suite) du texte : wikipedia
Remarque :
Les lobbies pédocriminels n'ont hélas pas disparus (notamment au travers des avatars de l'Institut Kinsey), et sont probablement à l'origine des nouveaux "Droits sexuels", promouvant une "Education à la sexualité" dès la naissance.
Lire à ce sujet le livre de Ariane Bilheran : L'imposture des droits sexuels: Ou la loi du pedophile au service du totalitarisme mondial, 2017
* * *
La révolution sexuelle de Mai 68 a généré un tourbillon d’abus
Par Julie Rambal, le 13 mars 2018 - Le Temps
Il y a cinquante ans, Mai 68 donnait le coup d’envoi de la jouissance sans entraves. Une historienne rappelle dans un essai percutant comment cette injonction hédoniste favorisa un climat d’abus sur les femmes et les enfants
Elle fut adolescente dans les années 1970, quand il était interdit d’interdire. Devenue historienne et spécialiste des violences sexuelles et sexistes, Malka Marcovich raconte dans L'Autre héritage de 68 : La face cachée de la révolution sexuelle (Albin Michel) les dérives d’une époque qui voulait faire de l’épicurisme une règle de vie. «Avec le cinquantenaire de Mai 68, des hommes vont nous faire leur parcours de l’ancien combattant, explique-t-elle. Une femme m’a dit qu’il était important qu’une ex-adolescente de ma génération rappelle que cette révolution n’a fait que reproduire une vision archaïque des rapports entre les hommes et les femmes, et engendré un tourbillon d’abus.»
Pour honorer néanmoins une salutaire libération des mœurs, Malka Marcovich commence son voyage après la Seconde guerre mondiale, alors que la sexualité était aussi taboue qu’impensable hors mariage. «Un fils d’ouvrier âgé de 18 ans en 1947 ne peut se procurer des capotes que chez un «coiffeur malfamé» et redoute d’y aller […] «Coït à la retirette» pour les hommes, peur de la pénétration pour les femmes dans le cadre du mariage, l’acte sexuel n’est pas cette grande valse de l’amour qui transporte et emporte. La douche vaginale post-coït, qui a été pratiquée depuis l’Antiquité avec des produits agressifs et dangereux, est très in grâce au Coca-Cola, considéré comme le nec plus ultra des produits spermicides», écrit-elle. Mise en scène du viol
Mais quelques années plus tard, grâce aux combats féministes pour une «maternité volontaire», la société découvre pour la première fois de son histoire le droit de jouir sans se préoccuper du lendemain. Hélas, le désir féminin est laissé de côté. Ainsi, des nouveaux blockbusters qui marquent l’avènement du sexe enfin montré sur grand écran: «Les films à l’affiche qui font grand bruit mettent en scène l’esclavage sexuel des femmes comme l’expérience absolue de l’émancipation: Portier de nuit, Histoire d’O., Le Dernier Tango à Paris demeurent les références cinématographiques par excellence. L’actrice Maria Schneider, âgée de 19 ans lors du tournage, racontera plus tard le vrai viol par surprise filmé en direct qui restera durant de longues années la séquence mythique du film.» Ou encore: «Etre jeune, c’est trouver «chouette» et «vachement sympa» le film Les Valseuses de Bertrand Blier qui rend romanesque le viol.»
C’est une époque, aussi, où les professeurs n’hésitent pas à coucher avec leurs élèves, au nom de l’éducation alternative. «Ceci est parfaitement illustré par Mourir d’aimer, d’André Cayatte, en 1970, qui bouleverse toute une génération», précise Malka Marcovich, avant de livrer la confession d’une ex-lycéenne dans ces années-là, qui se souvient d’une étreinte avec un prof ne cessant de lui répéter: «Tu es une adorable perverse, petit vagin de sucre.» Confusion mortifère
C’est une époque, surtout, où l’on considère que les enfants doivent participer à la libération, dans une confusion mortifère. L’historienne déterre ainsi un texte du pape du nouveau roman Alain Robbe-Grillet, publié en 1973 dans un recueil de photographies de David Hamilton – accusé d’avoir abusé de ses jeunes modèles. «La septième vague plus violente lui arrache un gémissement de souffrance. Il faut la maltraiter davantage, la saisir par les épaules, la secouer comme une poupée de chiffon. […] Il faut à présent laver son corps avec l’eau […], elle pleurniche un peu […]. Est-elle de nouveau bien propre pour le sacrifice? […] Elle se laisse faire. Elle ne dit plus rien. Elle est absente», déblatère l’écrivain. «C’est un texte de viol», constate désormais Malka Marcovich. Mais dans les années 1970, la majorité de l’intelligentsia s’en préoccupe peu. D’ailleurs les «nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux «stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux» (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux).
L'ONU donne un rôle consultatif à une organisation pédo criminelle
Par Erika Rinaldo, le 8 décembre 2017 - Mediapart Depuis près de 3 ans déjà, certains citoyens tirent la sonnette d'alarme. Pourquoi? L'innocence de nos enfants est en danger. Et ce danger ne vient pas du pervers du coin, mais bien de nos élites. Oui, de cette oligarchie qui côtoie les cabinets feutrés des institutions onusiennes, qui semblent aussi impénétrables que la culotte de chasteté de Jeanne d'Arc pour le français moyen.
L'innocence de nos enfants. A l'heure ou tous les médias nous bombardent "d'informations" sur les violences faites aux femmes, ces derniers semblent oublier la violence qui se prépare à toucher nos enfants, et ce au sein même d'un enceinte censée être le nid douillet de l'acquisition de savoir et de culture, de l'apprentissage du vivre ensemble : l'Ecole de la République.
On pourrait comme beaucoup, éjecter d'un revers de la main les accusations de Farida Belghoul en dénigrant le personnage: "elle est parano, c'est tout". On pourrait aussi s'attaquer à la personne de Marion Sigault en l'accusant de catholique primaire et bigote. Ou alors, on pourrait simplement s'intéresser réellement à la question, faire le travail et chercher les preuves. Faire un boulot de journaliste quoi, sans parti pris, simplement en suivant le fil de documents officiels et en tirant les conclusions qui s'imposent, en toute bonne foi. Pour cela, il suffit de 3 documents, trouvables sur le net :
1) Le "livre" d'Alfred Kinsey, Sexual Behavior of the Human Male . Cet homme est celui qui, encore aujourd'hui, est considéré comme le précurseur de la sexologie. A la suite d'une "étude" sur les comportements sexuels chez l'homme la femme (et l'enfant), il publie ce livre qui compile une foule de résultats, tableaux et conclusions péremptoires de l' auteur. Ce que le public ne sait pas encore, c'est que toutes les données sont faussées puisque au lieu d'étudier une population normale de femmes et d'hommes, l'entomologiste Alfred Kinsey, intègre une forte population de prostituées, de détenus et de délinquants sexuels dans les populations sondées. On comprend mieux aujourd'hui pourquoi son étude fait mention d'un taux de 87% de femmes ayant avorté au moins une fois dans leur vie. Et vous comprendrez donc aisément que toutes les conclusions tirées des études de Kinsey portent le "défaut" intrinsèque de décrire le comportement sexuel d'une prostituée ou d'un délinquant sexuel, plutôt que celui d'un homme ou d'une femme bon père et bonne mère de famille. S'il n'est pas trop "politiquement incorrect" que de considérer qu'un bon père et une bonne mère de famille constitue un modèle souhaitable à transmettre à nos générations, il serait de bon ton de remettre donc en question la plupart des conclusions de ce rapport Kinsey qui fait naître la "sexologie".
L'une des conclusions à remettre en question, est celle de la sexualité des enfants, et ceci de manière urgente, à la lecture du fameux rapport Kinsey.
Je ne vais ici traduire que quelques passages qui mettent en lumière que les conclusions soutenues par Kinsey sont fondées sur les viols répétés et prolongés de 317 enfants entre 2 mois et 15 ans.
Penser les limites par Olivier Rey (Espace éthique, juin 2017) Pour conclure je dirai que le fait que nous soyons si démuni face au désastre en cours tiens à énormément de facteurs, mais que parmi ceux-ci il faut compter notre incapacité à penser positivement l'idée de limites. Du fait de cette incapacité, la limite ne peut jamais apparaître que comme une contrainte, peut-être nécessaire mais toujours regrettable et dont on cherchera donc toujours à s'exonérer.
Olivier Rey : « Le discours sur les droits de l'homme est devenu fou » (1/2)
Par Alexis Feertchak Vincent Tremolet de Villers, le 5 août 2016 - Le Figaro vu sur Les Crises
Le philosophe et mathématicien Olivier Rey a accordé au FigaroVox un entretien fleuve. Nous surchargeons l’édifice social de tourelles sociétales et postmodernes au point qu’il risque de s’écrouler, explique-t-il.
Olivier Rey est un mathématicien et philosophe français né en 1964. Polytechnicien de formation, il est chercheur au CNRS, d’abord dans la section «mathématiques» puis, depuis 2009, dans la section «philosophie», où il est membre de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (IHPST). Auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment publié Itinéraire de l'égarement : Du rôle de la science dans l'absurdité contemporaine (éd. Le Seuil, 2003) ;Une folle solitude : Le fantasme de l'homme auto-construit (éd. Le Seuil, 2006) et Une question de taille (éd. Stock, 2014) pour lequel il a reçu le Prix Bristrol des Lumières 2014.
[Seconde partie de l'entretien en bas de page] FIGAROVOX. – Quand Élisabeth Guigou défendait le PACS, elle jurait que celui-ci n’ouvrirait pas la voie au mariage et à l’adoption des couples homosexuels. Or, récemment, la ministre de la Famille a décidé d’abroger une circulaire qui interdisait aux gynécologues de conseiller à leurs patientes une insémination à l’étranger. Pensez-vous que le mariage pour tous engendrera mécaniquement la PMA et la GPA?
Olivier REY. – Concernant Élisabeth Guigou, il est difficile de savoir à quoi s’en tenir: elle a dit qu’elle était sincère au moment du PACS, avant d’évoluer en faveur du mariage. D’autres déclarations de sa part laissent cependant entendre que sa position en 1999 était essentiellement tactique. Les mêmes incertitudes se retrouvent aujourd’hui envers ceux qui ont affirmé que la loi Taubira n’impliquait rien concernant la PMA «pour toutes» ou la GPA. Ce qui est certain, c’est que les plus ardents promoteurs de cette loi visaient, à travers elle, un changement du droit de la famille et de la filiation. De ce point de vue, la Manif pour tous a eu un effet: par son ampleur elle a empêché, au moins provisoirement, la mise à feu du deuxième étage de la fusée.
Pour l’heure, la démarche pour contourner les obstacles consiste à pratiquer le law shopping, c’est-à-dire à se rendre dans certains pays qui permettent ce qui est interdit ici, puis à réclamer de retour en France une régularisation de la situation. Si le phénomène prend de l’importance, on accusera le droit français d’hypocrisie, et on le sommera d’autoriser ce que de toute façon il entérine après coup. On pourra même invoquer le principe d’égalité, en dénonçant un «droit à l’enfant» à deux vitesses, entre ceux qui ont les moyens de recourir au «tourisme procréatif» et les autres.
Jean-Luc Mélenchon, Majorité sexuelle, ... (Revue de la semaine, 46, nov. 2017)
J'ai été stupéfait de voir qu'on évoquait l'âge possible du consentement à 13 ans, je ne comprends pas, si il y a une majorité sexuelle à 15 ans pourquoi il y aurait un consentement à 13 ans ? (...) 'Il faut créer un seuil de présomption de non-consentement et le porter à l'âge de la majorité sexuel de 15 ans, pour qu'il y ait un âge au-dessous duquel le discernement et le consentement ne puisse être évoqué. Saurez-vous les entendre, nous entendre et proposer une loi qui protège les enfants, et les jeunes de moins de 15 ans contre les violences sexuels' Clémentine Autain C'est une bataille, nous ne lâcherons pas prise sur le sujet. J.-L. Mélenchon
Remarques. Première anomalie française :
Logiquement l'âge du consentement est celui de la majorité sexuelle, un mineur ne peut consentir à une relation avec un adulte (en raison de son immaturité physique et/ou psychique), tout acte commis est donc un viol sur mineur. Ce n'est pas le cas en France. Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Code pénal Art. 227
Autrement dit cet article permet de ne pas qualifier de viol un acte sexuel sur mineur mais seulement d'atteinte sexuelle. L'absence de "violence, contrainte, menace ni surprise" défini alors une forme de consentement implicite. Cf. Wikipedia Seconde anomalie française :
Augmenter l'âge du consentement permet de mieux protéger les enfants d'actes pédocriminels. Or le gouvernement Macron veut abaisser le consentement à 13 ans, soit 2 ans de moins que la majorité sexuelle fixée à 15 ans. (Ensuite la majorité sexuelle sera probablement mise à niveau, pour la faire coïncider avec le consentement, où on la supprimera purement et simplement comme dans la Déclaration des Droits sexuels de l'IPPF, 2008 et les Standards pour l'éducation sexuelle en Europe de l'OMS, 2010).
En Suisse la majorité sexuelle est de 16 ans, elle coïncide avec l'âge du consentement, tout abus sexuel sur mineur est un viol.
* * *
Le consentement sexuel à 13 ans, une vision rétrograde de la protection de l'enfance
Par Céri, le 18 novembre 2017 - Donde Vamos
L'heure est grave. A part pour les pédophiles, évidemment. Le tout nouveau gouvernement a en effet décidé d'abaisser la majorité sexuelle, pour la faire passer de 15 ans à 13 ans. On nous fait le coup de l'hésitation, du truc qui n'est pas encore tranché, mais il est clair que tout cela n'est qu'une campagne de com' destinée à faire avaler une énorme couleuvre au bon peuple.
Dans un contexte où les autorités, via l' "éducation sexuelle" et la promotion des "droits sexuels" version OMS, engendrent une sexualisation de plus en précoce des enfants, il y a fort à parier que cet "âge du consentement" sera rapidement appelé à baisser.
Comment en est-on arrivé là? Eh bien l'affaire a été rondement menée, en 3 étapes, que l'on va détailler ici. Parce que la propagande politique fonctionne souvent sur ce modèle :
1. L'affaire mousse dans les médias,
2. On pousse l'opinion publique à se positionner, et on s'arrange pour qu'elle aille dans le sens voulu au départ.
3. Grand sauveur, le pouvoir politique pond un réforme, vendue comme étant consensuelle. Mais tout le débat a été cadré à l'avance, histoire d'en arriver à faire passer une loi ou une mesure qui ne serait jamais passée autrement, ou bien aurait suscité des levées de boucliers.
Cette affaire de la majorité sexuelle à 13 ans est assez emblématique de ce processus de propagande politique. En voici les grandes étapes:
Etape 1: les faits divers sordides
En l'espace d'un mois environ, coup sur coup, les médias se sont fait l'écho de deux histoires de mineures de 11 ans que la justice a considérées comme "consentantes" à des "relations sexuelles" avec des types adultes qu'elles ne connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, croisés dans la rue, alors qu'elles n'avaient jamais eu ce type de "relation" auparavant.
> Affaire n°1, début octobre: Le viol d'une fillette de 11 ans, requalifié non pas en "agression sexuelle" comme c'est désormais devenu la norme, mais en "atteinte sexuelle". En gros, la justice a considéré que la petite était consentante, mais comme elle est très jeune on a quand-même été obligé de qualifier les faits d' "atteinte sexuelle". Pourtant, c'est bien une plainte pour viol qui avait été déposée par la victime.
L'affaire, jugée à Pontoise, est pourtant simple: la fillette rentre chez elle en fin de journée, elle croise le type de 28 ans, finit par le suivre après qu'il l'ait mise en confiance, et là il la viole. Dès qu'elle rentre chez elle, elle raconte les faits à sa mère, qui va porter plainte.
"En avril 2017, Sarah, 11 ans, élève de sixième dans le Val-d'Oise, a suivi un homme de 28 ans qui l'avait abordée dans un square. L'homme obtient de l'enfant une fellation, puis l'emmène dans son appartement, où il la pénètre. La famille porte plainte pour viol, mais le parquet de Pontoise choisit de poursuivre l'auteur présumé des faits pour "atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans", et non pour viol.", résumait Le Point le 3 octobre. Techniquement, la fellation est un viol, la pénétration aussi, mais comme cela a été pratiqué, selon le tribunal, sans contrainte, menace, violence ou surprise, alors il s'agit seulement d'une "atteinte sexuelle".
La différence d'âge n'est pas considérée comme un moyen de contrainte sur cette fillette de 11 ans, alors que les juges auraient pu voir les choses comme cela.